« D. réside au milieu du peuple d’Israël pour écouter ses prières et agréer son service, Il veille à sa destinée sans aucun intermédiaire.
Israël n’a donc rien à redouter des forces de la nature et c’est ce qui confère au peuple juif son éternité. »

[Sforno –
sur : « Je ferai résider Ma présence parmi les enfants d’Israël » – Tétsavé 29,45]

« Tu confectionneras des vêtements de sainteté » (Tétsavé 28,2)

-> Dans ce verset, les « vêtements de sainteté » (bigdé kodéch) font référence aux paroles de Torah qui habillent une personne, comme il est écrit : « Elle [la Torah] l’habille d’humilité, de crainte [du Ciel] » (Rabbi Méïr – Pirké Avot 6,1).
[le ‘Hida – חומת אנך]

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-> De même qu’une personne recouvre son corps d’habits physiques, son âme désire être recouverte par des habits spirituels.
Chaque bonne action qu’une personne réalise dans ce monde va « habiller » son âme.

Une personne pourrait penser qu’elle ne doit se préoccuper de fournir des habits uniquement à son corps, et que Hachem va se charger d’habiller son âme, mais cependant nos Sages nous enseignent que cette attitude n’est pas correcte : « Tout est dans les mains du Ciel, sauf la crainte du Ciel » (guémara Béra’hot 33b).

Cela signifie que :
– en réalité une personne n’a pas de maîtrise sur comment elle habillera son corps, de telles préoccupations sont décidées au Ciel.
– par contre, une personne a le contrôle sur les « vêtements » de son âme : les mitsvot et les bonnes actions.

=> Il est essentiel de travailler à ce que notre âme soit habillée convenablement.

[Ben ch ‘Haï – Od Yossef ‘Haï – Tétsavé 28,8]

« Une fois par an, il expiera pour lui » (Tétsavé 30,10)

-> Il s’agit de l’expiation des fautes, le jour de Kippour.
Mais en réalité, la Torah vient, au passage, faire allusion que ce qui expie aussi beaucoup les fautes que l’on a commises, c’est : l’étude de la Torah.

C’est ainsi que ce verset, qui se dit en hébreu : « a’hat bachana yé’hapér alav » » (אַחַת בַּשָּׁנָה יְכַפֵּר עָלָיו), a pour lettres finales les mêmes lettres que le mot : « Torah » (תורה).

=> On n’estime pas assez la force réparatrice de la Torah, qui permet d’obtenir le pardon même pour des fautes dont l’expiation est très difficile à avoir.

[Tsél aéda]

« Un dirigeant du peuple juif ne doit pas se considérer comme étant au-dessus des autres (dans ce cas : plus il est distant, plus cela signifie qu’il est un grand dirigeant, car étant très au-dessus des autres!), mais plutôt comme étant plus proche d’eux (à l’image de Moché, dont le bien-être du peuple passait avant le sien!).« 

[le Bné Yissa’har – rabbi Tsvi Elimélé’h de Dinov]

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Par exemple :
-> D’une façon exceptionnelle le nom de Moché n’apparaît pas dans la paracha Tétsavé, car suite à la faute du Veau d’or, il déclara à Hachem : « Si tu ne pardonnes pas leur péché, efface mon nom, je t’en supplie, de Ton Livre que Tu as écrit! » (Ki Tissa 32,32).
=> Plutôt disparaître qu’il n’arrive du mal au peuple juif!
[A ce sujet : https://todahm.com/2011/02/12/paracha-tetsave ]

-> « Aharon était le « cœur » du peuple juif : il ressentait si profondément leurs douleurs et leurs souffrances, qu’il priait constamment, avec empathie et miséricorde, pour que chaque juif soit soulagé de ses peines. »
[le Béer Mayim ‘Haïm –
sur : « Aharon portera le destin des enfants d’Israël sur sa poitrine, devant Hachem, constamment » – Tétsavé 28,30]

« Tu feras un pectoral de jugement » (Tétsavé 28,15)

Ce verset débute la description du ‘Hochen, le pectoral que portait le Cohen gadol.

-> La guémara (Shabbath 139a) rapporte que Aharon a mérité de le porter car il a ressenti de la joie en son cœur lorsque Hachem a choisi Moché pour mener la libération d’Egypte, et ce malgré le fait que lui (le frère aîné) était déjà le responsable du peuple juif en Egypte depuis des dizaines d’années.

-> Selon le Maharacha, la joie qu’avait Aharon (de savoir Moché responsable du peuple à sa place) était complète et totale.

-> Selon le midrach (Yalkout Chimoni Vayéchev 141), si Aharon avait su que Hachem allait écrire dans la Torah qu’il s’est réjouit dans son cœur lorsqu’il est allait accueillir son frère à l’annonce de la nouvelle de sa « promotion », Aharon serait venu l’accueillir avec des tambours et en dansant.

=> Il semble y avoir une contradiction : est-ce que Aharon exprimait le maximum de joie ou pas?

-> Le midrach (Vayikra rabba 34,8) explique que si Réouven avait su que la Torah le louerait pour avoir essayé de sauver Yossef (cf.Vayéchev 37,21), il aurait porté sur ses épaules Yossef, et l’aurait rapporté à son père Yaakov.

Le Sfat Emet explique que Réouven pensait que cet acte de bonté était une action privée.
Il n’a pas réalisé l’impact phénoménal des conséquences de son action.
S’il avait conscience qu’elle serait écrite dans la Torah, devenant ainsi une leçon éternelle pour les juifs, il aurait investi encore plus de lui-même.

On peut penser qu’il en a été de même avec Pharaon.
A l’annonce du rôle de Moché, sa joie était totale et il a exprimé toutes les émotions dont il se pensait capable.
Cependant, il pouvait aller encore au-delà.

[Si nous avions conscience de l’importance de nos actions, nous nous investirions toujours davantage.
Au-delà de l’impact immédiat pour l’ensemble du monde (que nous pouvons élever!), que souhaitons-nous voir écrit dans le Livre de notre vie? ]

« Ils feront un éphod en or, laine azur (té’hélét) et pourpre (argaman), écarlate et lin tordu, oeuvre d’artiste » (Tétsavé 28,6)

Nous allons voir, b’h, un commentaire de Rabbi Yaakov Abe’hessera (Pitou’hé ‘Hotam).

La valeur numérique du mot éphod (אֵפֹד) est égale à celle de « pé » : bouche (פה).
L’expression : « ils feront l’éphod d’or » se comprend comme une incitation à garder sa langue en restant silencieux le plus possible, en allusion à l’adage : la parole est d’argent et le silence est d’or (il a plus de valeur!).

-> « Quel est l’homme qui souhaite la vie, qui aime de longs jours pour goûter au bonheur? Préserve ta langue du mal, tes lèvres de discours perfides » (Téhilim 34,13-14) ;

-> « Rabban Gamliel dit : Je n’ai rien trouvé de meilleur pour le corps que le silence » (Pirké Avot 1,17) ;

-> « Rabbi Akiva affirme que : le silence est une haie de protection pour la sagesse » (Pirké Avot 3,13) ;

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Le mot « Argaman » (אַרְגָּמָן) fait allusion aux différentes sortes de paroles, car ses lettres sont les initiales de :

-> assour (אסור) : cela renvoie aux paroles futiles, qui sont interdites ;

-> réchout (רשות) : inclut toutes les paroles autorisées, comme celles relatives aux relations commerciales indispensables pour la subsistance ;

-> gamour (גמור) : cela fait allusion à l’étude de la Torah (comme la guémara) ;

-> mitsva (מצוה) : se réfère aux paroles de remontrances, qui sont une mitsva ;

-> Ni’hrat (נכרת) : c’est les paroles médisantes ou grossières (entraînant la peine de karét).

Ainsi : « té’hélét (תכלת) véargaman » signifie : le but (ta’hlit – תכלית) pour lequel la bouche a été créé, c’est de veiller à respecter les prescriptions liées au langage, évoquées dans les lettres du mot Argaman.

Par ailleurs, l’écarlate provient de la cochenille, et cela enseigne qu’il faut se considérer avec humilité comme un misérable ver de terre même au moment où l’on dit des paroles autorisées.

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-> Le Abir Yaakov fait également remarquer que les 3 mots : éphod (אֵפֹד) ; pé (bouche – פה) ; mila (מילה – renvoyant au sexe masculin), ont la même guématria de 85.

Il existe 2 sortes de circoncision : celle de la bouche et celle du sexe, et l’intégrité de la 2e dépend de la 1ere.

Garder sa bouche de propos vains et des insanités, c’est garder la pureté de sa circoncision.

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« Le Pectoral (‘Hochen) ne se séparera pas de sur le Ephod » (Tétsavé 28,28)

Le Pectoral était le « vêtement » qui était placé sur le cœur du Cohen Gadol (grand Prêtre).
Le Ephod était l’habit qu’Aharon devait porter par-dessus sa tunique et la robe. Ce mot : Ephod (אפד), a la valeur numérique du mot : « pé » (פה – la bouche), soit de 85.

=> Le verset fait donc allusion au fait que le cœur (allusion au Pectoral) et la bouche (allusion au Efod) devaient être bien attachés ensembles pour ne pas se séparer.
En effet, la bouche doit refléter ce que pense et ressent le cœur, il ne doit pas y avoir de désaccord entre eux. La bouche ne doit pas s’éloigner du cœur en disant ce que l’on ne ressent pas.
Ce verset fait donc allusion à l’importance de prononcer uniquement des paroles vraies.

[le Déguel Ma’hané Efraïm – Rabbi Moché ‘Haïm de Sedlikov]

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« Tu placeras les 2 pierres sur les bretelles du Ephod, pierres de souvenir pour les enfants d’Israël » (Tétsavé 28,12)

-> L’éphod, avec ses 2 pierres (une sur chacune des 2 bretelles) sur lesquelles étaient inscrits les noms des tribus (« 6 de leurs noms sur une pierres et les noms des 6 restants sur la seconde pierre, selon leur ordre de naissance » – v.28,10), servait de rappel permanent à Aharon (le Cohen Gadol) de prier pour les besoins du peuple d’Israël.
La pierre sur la bretelle de l’épaule droit symbolisait les besoins spirituels des juifs, et la pierre à gauche leurs besoins matériels.

Aharon était responsable à la fois de la spiritualité et de la matérialité de tout le peuple d’Israël, et lorsqu’il réalisait son Service (avoda), il devait prier à Hachem pour le bien-être total de chacun des juifs.
[Béer Yossef]

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« Ils feront le Ephod » (Tétsavé 28,6)

-> Pourquoi est-ce que ce verset utilise le pluriel : « ils feront »?
Le midrach (Aggadat Béréchit) demande : Pourquoi les noms des tribus étaient-ils inscrits sur les pierres de l’Ephod?
Tous les juifs ont été appelés au mont Sinaï : Cohanim (« vous serez pour Moi un royaume de Cohanim et un peuple saint » – Yitro 19,6).

Cependant, tous les juifs ne peuvent pas véritablement accomplir le Service (avoda) dans le Temple. C’est pourquoi, les noms de tout le peuple d’Israël (ceux de toutes les tribus) étaient inscrites sur les pierres, et c’est ainsi que lorsque le Cohen Gadol réalisait son Service, portant le Ephod, c’était comme si chaque individu du peuple juif était en train de l’accomplir avec lui.
C’est pour cela que le verset utilise le pluriel (« ils feront ») en se référant à l’Ephod.
[Béer Moché]

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+ « On les ajusta sur les épaulières de l’éphod, comme pierres de souvenir (avné zikaron) pour les Israélites » (Pékoudé 39,7)

-> Pourquoi l’Ephod possédait des « pierres de souvenir »? Que devaient-elles rappeler aux juifs?

Le Messé’h ‘Hokhma répond qu’elles rappelaient que leurs noms étaient inscrits sur les saintes pierres de Ephod, et que cela les dissuadaient de commettre des fautes.
Il rapporte ensuite l’exemple de Yossef avec Potiphar, qui au moment de la faute a vu le visage de son père l’avertissant : « Un jour dans le futur, ton nom sera inscrit parmi ceux de tes frères sur l’Ephod. Est-ce que tu souhaites renoncer à ce privilège en fautant avec cette femme? ».
La réalisation de cette conséquence l’a poussé à y renoncer.

=> Un juif doit toujours se rappeler de son origine sainte, et ce que signifie être juif, sinon il est totalement aux mains du yétser ara.

[ => Chaque juif, chaque tribu d’Israël avait son nom sur une pierre précieuse de cet habit du Cohen Gadol, car même si tous les juifs ne peuvent pas faire le Service au Temple, chaque juif possède une sainteté interne énorme, et se doit de l’exprimer dans la réalité.
En effet, contrairement à ce que le yétser ara nous laisse croire, nous ne sommes pas quelconques, nous sommes les plus belles pierres précieuses, et devons agir avec toute la hauteur spirituelle que cela impose! ]

« [Le manteau du Cohen gadol] aura une ouverture pour la tête au centre, et cette ouverture sera garnie, tout autour, d’une bordure tissée semblable à celle d’une cotte de maille » (Tétsavé 28,32)
Rabbi Bounim de Pechis’ha en déduisait que chaque juif a le devoir de mettre une bordure à sa bouche pour l’empêcher de prononcer toute parole interdite.
Il ajoutait que la michna (Tamid 1,1) dit que, dans les tunnels creusés sous le mont du Temple, il y avait des toilettes utilisées par les Cohanim qui s’appelaient « les toilettes d’honneur ».
Quel était leur honneur?
Elles avaient un verrou : « si on les trouvait verrouillées, on savait qu’il y avait un homme dedans ; si elles étaient ouvertes, on savait qu’il n’y avait pas d’homme dedans ».
L’homme est évalué par sa bouche.
Si sa bouche est ‘verrouillée’, s’il sait garder sa bouche et ne dit pas de propos interdits, c’est le signe qu’il y a un homme en lui.
Mais si la bouche est ouverte et que les mots s’en échappent sans aucun frein, on sait qu’il n’y a pas d’homme en lui …

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« Tu feras une bordure inférieur de grenades en laine … tout autour de sa bordure inférieure et des clochettes d’or entre elles » (Tétsavé 28,33)

-> Suspendues autour de la robe du Cohen Gadol, des petites boules en forme de grenade alternaient avec des clochettes d’or pourvues d’une pièce métallique à l’intérieure frappant la paroi.

Il y avait 72 clochettes et 72 grenades, une allusion aux 72 teintes de blanc susceptibles de révéler la tsaraat (selon Akav’ya ben Maalal’el – michna Négaïm 1,4).
En effet, comme la robe venait obtenir l’expiation pour la médisance, il convenait qu’elle rappelle la tsaraat (sorte de lèpre), maladie sanctionnant des propos de ce genre.
[Baal haTourim]

-> La guémara (Arakhin 16a) affirme que de même que ce manteau/robe du Cohen Gadol (le méil – מעיל) faisait du bruit, de même il permettait de faire expiation aux bruits produits par notre bouche dans la faute du lachon ara.

-> « Des clochettes d’or » : le mot « or » (zahav – זהר) possède 3 lettres, renvoyant aux 3 personnes impliquées dans du lachon ara.
Nos Sages (guémara Arakhin 15b) enseignent : « Prononcer de mauvaises paroles (lachon ara) est une faute très grave parce qu’elle tue 3 personnes : celui qui médit, celui qui écoute ces mauvaises paroles et celui dont on a médit. »

[Le rav Mordé’haï Schwab dit que sans celui qui écoute, il n’y aurait pas de lachon hara, faisant que celui qui a commis la faute la plus grave est celui qui permet son existence (celui qui écoute).]

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-> « [D. dit à la langue : ] Je t’ai encerclée avec 2 murailles, l’une faite d’os [les dents] et la seconde de chair [les lèvres] » [destinées à empêcher la bouche de proférer des paroles malveillantes]
[midrach Yalkout Chimoni Vayikra 14]
[de même pour ce vêtement du Cohen Gadol (le Mé’il) : « l’ouverture à son sommet sera repliée à l’intérieur (allusion à la langue, replié derrière sa muraille de dents), son ouverture aura un ourlet tout autour en ouvrage tisserand, elle sera comme l’ouverture d’une cotte de mailles pour qu’elle ne se déchire pas (allusion aux lèves) » – v.28,32]

-> Selon le Alchikh haKadoch, les clochettes étaient composées d’un battant (un marteau intérieur) qui frappait leur contenant en forme de vase.
Ceci est à l’image de la langue, qui frappe et s’agite à l’intérieur de la bouche, et laisse échapper des sons à l’instar de ces cloches qui ornaient la robe.
Mais le bas de ce vêtement portait aussi des grenades, qui étaient semblables à des bouches closes dont ne s’échappe aucun son : le symbole du silence.
Il est écrit qu’il y avait alternativement une clochette et une grenade, mais qu’aux 2 extrémités il y avait une grenade (v.38,33). Cela nous indique qu’à chaque « parole », il convient d’imposer 2 « silences ».

[les grenades en laine azur renvoient au Ciel, à la crainte d’Hachem. Elles vont limiter l’amplitude des mouvements des clochettes, à l’image de nos propos qui doivent être « calmés » par notre crainte d’Hachem (en fonction de la personne, du moment, … tout ne doit pas être dit librement!). Entre ce que je souhaite dire, et ce que je peux dire, il existe un monde, mais c’est cela vivre en tant que juif!]

-> Le ‘Hafets ‘Haïm (Chmirat haLachon) enseigne qu’en quittant ce monde, l’homme sera confronté à toutes les paroles qu’il aura prononcées durant sa vie, comme le révèle le Zohar : « Pas un souffle qui s’échappe de la bouche de l’homme n’est perdu ».

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-> Le ‘Hafets ‘Haïm (Chmirat haLachon 2,15) dit que les clochettes faisaient du bruit et symbolisent le fait de dire des mots de Torah, tandis que les grenades ne faisaient aucun bruit et représentaient l’importance de rester silencieux lorsque cela est nécessaire.

Pourquoi est-ce c’est tout particulièrement la grenade qui est utilisée pour illustrer cette idée?

Le rav Daniel Yéhouda Bloch (Yad Av) rapporte les paroles de nos Sages (guémara Béra’hot 57a) : « même le plus ignorant parmi vous [Israël], est rempli de mitsvot comme une grenade ».
Le ‘Hafets ‘Haïm (Chmirat haLachon – Chaar haZé’hira 19) écrit que celui qui parle du lachon ara perd tous les mérites qu’il a pu accumuler, et ils sont alors transférés à la personne sur laquelle il a mal parlé.

=> La Torah utilise la grenade en allusion à l’importance de rester silencieux lorsque nécessaire, pour insinuer que seul celui qui se comporte ainsi va rester rempli de bonnes actions comme une grenade.