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Réflexions sur la yirat Chamayim

+ Réflexions sur la yirat Chamayim :

-> Le rav Eliyahou Lopian enseigne que le but ultime qu'une personne doit s'efforcer d'atteindre est la yirat Chamayim (crainte du Ciel). Seule une personne dotée de bonnes midot peut atteindre une telle grandeur.

La racine des bonnes midot et de notre relation avec autrui est le 'hessed, qui signifie voir et ressentir la situation dans laquelle se trouve une autre personne.
Nos Sages enseignent que cette caractéristique est la clé pour atteindre la yirat Chamayim.

-> Le rav Wolbe (Alé Shour) explique cela par une analogie simple.
Un homme est assis dans sa chambre, les rideaux fermés. Il regarde autour de lui et ne voit que ses propres possessions et ses propres besoins. Il est complètement absorbé par son propre mode de vie. Il ne voit rien au-delà des murs de son monde privé. Soudain, quelqu'un tire les rideaux et ses yeux s'ouvrent sur un monde immense à l'extérieur. Il y a d'autres maisons, des gens qui marchent, des voitures sur la route et des avions qui volent au-dessus.
En un instant, il prend conscience de tout ce qui se trouve à l'extérieur.

Une personne qui vit dans l'état d'esprit "il y a Moi-même, et en dehors de moi il n'y a rien" (Yéchayahou 47,8), ne voit rien d'autre que lui-même et ses propres besoins. Il ne peut pas voir les autres. Il ne peut certainement pas voir Hachem.

Comme l'a dit un jour le rav Avigdor Miller : "Si vous ne pouvez pas remercier votre mère qui se tient devant vous pour le repas qu'elle vient de vous servir, alors vous pouvez être sûr que vous ne remerciez pas Hachem pour tout ce qu'Il fait pour vous, même si vous faites une très longue prière de la Amida et que vous vous prosternez très bas à Modim".

Comme le disent nos Sages (midrach haGadol) : "quelqu'un qui nie la faveur que son ami a faite pour lui finira par nier le bien qu'Hachem fait pour lui".

Mais quelqu'un qui pratique le 'hessed a ouvert ses rideaux au monde, et est capable de voir et de sentir les autres. Une fois ses yeux ouverts, il verra également Hachem dans le monde. Il verra la grande sagesse d'Hachem visible dans toute la nature. Il prendra conscience de l'infinie bonté avec laquelle Hachem fournit nourriture et subsistance à des milliards d'êtres humains et à l'ensemble des animaux, des poissons, des oiseaux et des insectes. Il observera la main d'Hachem qui guide sa vie personnelle et l'ensemble de l'histoire.

Cette prise de conscience est appelée yirat Chamayim.
Bien que yirat Chamayim soit généralement traduit par "crainte d'Hachem", les commentaires expliquent que la racine de yirat Chamayim est : réé, ce qui signifie "voir".
Il ne s'agit pas d'avoir peur d'Hachem, mais plutôt d'en être conscient.

Selon le rav Shimshon Raphael Hirsch ('Horev - chap.8) : "la pensée de Sa grandeur ne vous quitte jamais, et partout, toujours et en toute chose, vous voyez le D. tout-puissant, grand, créatif, omniprésent, qui gouverne tout ... la yirat Hachem signifie, strictement, voir D. partout et sentir notre propre petitesse dans Sa grandeur"
[ le résultat d'une telle prise de conscience est d'avoir peur d'Hachem, et de ne pas Lui désobéir ou de faire quoi que ce soit qui ne soit pas en accord avec Sa volonté. ]

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-> La guémara (Béra'hot 12b) nous enseigne que le verset : "Ne vous égarez pas après vos ... yeux" (lo tatouru a'haré ... éné'hem - Chéla'h Lé'ha 15,39) est une mise en garde contre la négation de l'existence d'Hachem.
C'est curieux. Nous associons normalement le fait de suivre ses yeux à la poursuite de désirs et de convoitises, alors que l'existence d'Hachem est un concept philosophique et idéologique. Comment comprendre alors l'affirmation de la guémara?

Le rav El'hanan Wasserman (Aggadeta - Kovets Maamarim) se demande comment il est possible de nier l'existence du Créateur. Les preuves qui attestent de la présence d'un Créateur sont tellement indéniables qu'elles sont écrasantes. [comment avec toute la perfection et les miracles du corps humain, de la nature, ... on peut affirmer que tout cela est le fruit du hasard.]
Le midrach rapporte que Rabbi Akiva a dit à un moqueur, que de la même manière qu'un vêtement tissé témoigne de l'existence d'un tisserand et qu'un livre témoigne de l'intelligence de son auteur, l'éclat insondable de tout ce qui existe dans le monde témoigne de l'intelligence d'un Être qui les a fait naître.

Rav El'hanan Wasserman conclut que c'est un trait inaltérable de la nature humaine que les désirs d'une personne influencent sa pensée.

Le plus grand désir des gens est de profiter des plaisirs de ce monde et de vivre une vie de "liberté", faire ce qu'ils veulent sans rendre de comptes à personne. Leur devise est "mangez, buvez et soyez joyeux car demain nous mourrons" (d'après Yéchayahou 22,13 et Kohélet 8,15).

Cette pulsion extrêmement puissante est le plus grand de tous les pots-de-vin qui aveugle et ridiculise les personnes les plus intelligentes. Pour satisfaire cette soif ardente de plaisir, ils doivent éliminer Hachem du tableau.
La reconnaissance d'un Créateur, qui a construit le monde dans un but précis et exige que nous contrôlions nos désirs et que nous nous soumettions à Sa volonté, limite fortement une vie de frivolité insouciante et de fautes.

Le seul moyen de vivre comme ils le souhaitent est d'en venir à nier l'existence d'Hachem. C'est pourquoi ils créent des théories et des hypothèses absurdes et ridicules pour calmer leur conscience et leur permettre de poursuivre leurs désirs.
Pour reprendre les termes du rav Wasserman, ils deviennent comme des ivrognes ; sous l'influence de l'alcool, même le plus grand des esprits est incapable de penser correctement.

C'est pourquoi nos Sages ont enseigné que l'interdiction de suivre ses yeux est une mise en garde contre le refus d'Hachem.
La véritable source de l'athéisme n'est pas une perspective philosophique, mais plutôt l'envie de l'homme de suivre ses désirs et ses envies. [on est aveuglé! ]
En revanche, une personne qui contrôle ses pulsions physiques conserve son intelligence humaine pure et intacte, et peut ainsi voir clairement la vérité la plus évidente et la plus indéniable, à savoir qu'Hachem a créé le monde et contrôle chaque chose qui s'y passe.
[un juif doit tendre vers : "chiviti Hachem lénegdi tamid (Téhilim 16,8 = à l'image du roi David : placer constamment face à nous Hachem ]

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-> La racine du mal :
-> Le rav Eliyahou Dessler (Kountress ha'Hessed - Mikhtav méEliyahou, vol.1) développe l'idée fondamentale qu'il existe 2 types de personnes dans le monde : les donneurs et les preneurs.
Un donneur est quelqu'un qui se consacre à aider les autres dans la mesure de ses capacités, alors qu'un preneur est totalement égocentrique et fait tout ce qu'il peut pour prendre aux autres et au monde tout ce qui peut améliorer son confort et son bonheur personnels.

Ce qui pousse un homme à suivre ses désirs et ses envies, c'est d'être un preneur.
Il veut tout ce qui lui permet de se sentir bien, et il est prêt à toutes les extrémités pour atteindre ce but. Plus il est tourmenté par ce trait de caractère, plus il courra après tous ses désirs.

Le rav Dessler conclut que, comme l'a expliqué le rav Wasserman, il finira par nier la présence d'Hachem dans le monde, car c'est le seul moyen pour lui de poursuivre sa course aveugle vers l'autosatisfaction.

Quel est le remède à cela? Comment retrouver la foi en Hachem?
Le seul moyen est de cesser d'être un preneur. Cela nous libérera de notre insatiable désir humain/animal d'autosatisfaction, ce qui à son tour, ramènera notre esprit à notre état pur et naturel (lié à notre source spirituelle divine élevée), un état dans lequel on voit clairement Hachem dans le monde.

Comment éliminer la tendance à prendre? En donnant !
Chaque acte de 'hessed (bonté), qui consiste à sortir de sa zone de confort pour penser à quelqu'un d'autre et l'aider, inculque lentement à l'individu le sens du don, tout en détruisant simultanément lentement notre désir de prendre.

Selon la guémara (Baba Batra 10a) : "Si quelqu'un donne ne serait-ce qu'une prouta [une petite pièce de monnaie] à un pauvre, il mérite de voir la Chékhina.
Par ailleurs, Rabbénu Yona (Béra'hot 21a, dans les pages du Rif) explique que même si Hachem n'est pas visible à l'œil humain, Sa présence et Son implication dans le monde peuvent être perçues en étudiant les merveilles du soleil, de la lune et des constellations. Être mekabel pnei Shechinah signifie acquérir une conscience accrue d'Hachem.
Une personne peut également acquérir cette conscience accrue d'Hachem en donnant de la tzedakah, car son esprit est désormais plus apte à comprendre Hachem dans le monde. [on se débarrasse de couches d'égo, on éveille notre sensibilité au divin (qui est présent dans autrui - âme)]

L'un des moments forts de la prière de Rosh Hachana et de Yom Kippour est la déclaration : "La téchouva, la téfilla et la tsédaka éliminent tous les mauvais décrets".
Ceci est basé sur la guémara (Yérouchalmi Taanis 2) qui cite comme source de la tsédaka le verset dans lequel Hachem exhorte les juifs : "Cherchez Ma présence" (Téhilim 27,8). Nos Sages ont compris que si Hachem nous supplie de Le trouver, c'est-à-dire de devenir plus conscients de Sa Présence, cela doit signifier qu'Il nous demande de faire du 'hessed, car c'est le moyen de s'éclaircir l'esprit pour pouvoir le faire (mieux le percevoir).

Cela explique la coutume répandue, citée dans le Choulkhan Aroukh (Ora'h 'Haïm 92:10), qui consiste à donner la tsédaka avant la prière. Le but de la prière est de prendre conscience et de comprendre la présence d'Hachem et son contrôle total sur le monde. Donner la tsédaka nous donne une plus grande capacité à atteindre ce but.
Le rav Shlomo Zalman Auerbach (Halikhot Chlomo) note que la guémara ne parle pas exclusivement de tsédaka ; tout acte de 'hessed accompli avant la prière remplit cette exigence.

=> C'est la profondeur de ce que le rav Wolbe écrit : "Si vous ouvrez les yeux pour voir les autres, vous verrez aussi Hachem".
Lorsque l'on ouvre les yeux pour voir les autres et que l'on devient un baal 'hessed, on restaure son esprit à son état naturel et non altéré. Il en résulte la clarté qu'Hachem a créé le monde et qu'il contrôle tout ce qui s'y trouve.

[en faisant du 'hessed, on ressent davantage la grandeur Hachem, et on peut donc davantage avoir de yirat chamayim. ]

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-> Nos Sages nous racontent qu'Avraham était en train de recevoir une prophétie lorsqu'il aperçut trois arabes sans prétention qui voyageaient dans le désert. Il demanda à Hachem d'attendre pendant qu'il allait accueillir les invités, et ce n'est qu'après leur départ qu'Avraham revint à sa conversation avec Hachem.
Nos Sages en déduisent qu'accueillir des invités est encore plus important que de rencontrer la Chékhina (présence Divine).
Le rav Eliyahou Dessler explique que la prophétie est le plus haut niveau de communication avec Hachem, un don d'Hachem au prophète. Et comme il s'agit d'un don d'Hachem, il n'est qu'occasionnel et ne dure que peu de temps.

Cependant, Avraham voulait devenir une personne qui voyait et était connectée à Hachem à tout moment. C'est pourquoi il cessa de parler à Hachem pour faire du 'hessed, car faire 'hessed est un acte de croyance en Hachem. Le fait d'agir comme un donneur élimine dans une certaine mesure le trait de caractère d'un preneur.
Cela a libéré l'intelligence d'Avraham pour qu'il parvienne à une clarté encore plus grande d'Hachem dans le monde. Il atteignit ainsi un niveau de grandeur qui le transforma en une personne qui voit Hachem à tout moment, et pas seulement pendant la prophétie.

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-> Ce n'est pas une coïncidence si Avraham a excellé dans le 'hessed et dans sa émouna totale en Hachem.
Jeune garçon, il commença à remettre en question les idolâtres et à chercher qui avait réellement créé le monde. Il vit un monde avec un plan et un but et fut convaincu qu'il devait y avoir un Créateur.

Il vit également que le monde était plein de bonté et réalisa que cet Être suprême avait construit le monde pour faire du bien à ses créations.
Afin d'imiter ce trait de caractère, Avraham commença lui aussi à pratiquer le 'hessed.
En conséquence, ce 'hessed purifia davantage son esprit en éliminant la corruption et l'aveuglement liés à l'habitude de prendre, ce qui lui permit d'atteindre une conscience encore plus grande d'Hachem et de Sa bonté.
Bien sûr, cela l'a poussé à faire encore plus de 'hessed pour imiter Hachem, éradiquant ainsi encore plus le trait de caractère de la prise et raffinant encore plus son esprit pur.

C'est ainsi que commença une spirale de grandeur. Plus il faisait de 'hessed, plus il prenait conscience de la présence d'Hachem dans le monde. Plus il se consacrait à la 'hessed dans son désir d'imiter Hachem, plus il découvrait la clarté d'Hachem.
Le résultat final fut un géant du 'hessed et de émouna, des caractéristiques qu'Avraham utilisa pour construire le peuple juif.

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-> Le rav 'Haïm Friedlander (Sifté 'Haïm - midot et Avodat Hachem - vol.1) approfondit cette idée.
Une personne qui reçoit du 'hessed acquiert une certaine conscience de ce qu'est le 'hessed.
Cependant, quelqu'un qui accomplit du 'hessed aura une bien meilleure appréciation du 'hessed accompli par d'autres. Il saura désormais ce que signifie penser aux besoins des autres. Il comprendra combien de réflexion, de temps et d'énergie ont été investis dans le 'hessed, comme il l'a fait lui-même lorsqu'il a aidé les autres. Son œil expérimenté remarquera désormais chaque détail que la plupart des gens ignorent complètement.

Le rav Friedlander illustre cette idée par une analogie simple.
Imaginez un artiste professionnel qui montre ses meilleures peintures à un groupe de visiteurs. Il explique chaque tableau et l'idée qui le sous-tend, en soulignant les différentes couleurs et nuances. La plupart des membres du groupe se montrent intéressés et impressionnés, mais sont rapidement prêts à passer à autre chose. Cependant, l'un des spectateurs est également un artiste. Son expérience est complètement différente de celle des autres. Il se délecte des nuances de chaque coup de pinceau.
Il admire le mélange subtil de couleurs et les ombres délicates que personne d'autre n'a remarquées. Il est impressionné par l'immense talent qui ne peut être remarqué que par l'œil expert et expérimenté d'un autre professionnel.

De la même manière, une personne qui ne pratique pas le 'hessed n'a pas les outils nécessaires pour voir tout le 'hessed qu'Hachem accomplit dans le monde. En revanche, celui qui pratique le 'hessed a tout ce qu'il faut pour apprécier les moindres détails et l'étendue incommensurable du 'hessed qu'Hachem accomplit constamment pour Ses créations.

Les nombreux actes de 'hessed d'Avraham ont non seulement éliminé toute trace d'une attitude de preneur, mais ont également élargi et approfondi sa capacité à comprendre l'étendue du 'hessed d'Hachem.
C'est l'une des raisons pour lesquelles nous sommes invités à suivre les traces d'Avraham afin d'accroître et de perfectionner notre 'hessed.
Voici une pensée forte à considérer : à cet égard, nous avons un avantage sur les anges, même les plus saints. Les anges sont les bénéficiaires de l'infinie bonté et du 'hessed d'Hachem, et ils louent Hachem sans cesse pour cela. Un juif, cependant, est capable d'accomplir le 'hessed lui-même.
Cela lui permet d'apprécier encore davantage la bonté d'Hachem envers Ses créations.

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-> Le rav Shlomo Wolbe ajoute une autre explication au fait que l'incroyable émouna d'Avraham s'est accompagnée d'un formidable 'hessed.
L'objectif ultime d'Avraham était d'enseigner au monde l'existence d'Hachem, de démontrer tout le 'hessed qu'Hachem fait pour tout ce qui existe dans le monde, et de prouver que l'octroi du 'hessed était la raison pour laquelle Hachem a créé le monde.
Pour atteindre cet objectif, Avraham doit d'abord présenter au monde le concept de 'hessed en général. Les gens devaient voir et ressentir par eux-mêmes l'énorme 'hessed qu'Avraham avait fait pour eux. Ce n'est qu'une fois qu'ils furent familiarisés avec le concept et l'étendue du 'hessed qu'un être humain peut accomplir qu'Avraham fut en mesure de leur enseigner le 'hessed d'Hachem.

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-> Le Séfer ha'Hinoukh (mitsva 33) explique qu'il s'agit là de l'une des idées fondamentales de la mitsva d'honorer ses parents. L'enfant doit reconnaître tout ce que ses parents ont fait pour lui, et par gratitude, il doit les honorer au mieux de ses capacités.
Il sera alors capable de reconnaître tout le bien qu'Hachem fait pour lui, et développera le désir d'honorer Hachem et d'accomplir Ses commandements.

[rav Avraham Tabor]

J’aime Hachem, car Hachem m’aime

+ J'aime Hachem, car Hachem m'aime :

"Il m'embrassera avec les baisers de Sa bouche, car Son amour est meilleur que le vin" (Chir haChirim 1,2)

-> Le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi - Vayé'hi 49,20) enseigne :
Il y a deux niveaux dans le service D.
Certains aiment D. parce qu'Il montre son amour en acceptant volontiers notre service divin et en récompensant chaque personne, en fonction de ses actes, par d'abondantes bontés. Il nous récompense généreusement, nous donnant une récompense que "nul œil ne peut prévoir" (guémara Béra'hot 34b).
En raison de la récompense qu'une personne reçoit pour son service, elle va aimer D. d'un amour total.

Mais il existe un niveau plus élevé de service à D.
Il y a ceux qui aiment D. simplement parce que Hachem les aime, même s'ils ne reçoivent aucune récompense pour Le servir.
L'amour de D. est si cher, si précieux et si délicieux qu'en raison de cet amour lui-même, nous l'aimons d'un amour consommé.
L'amour qu'Il a manifesté en nous choisissant comme Son peuple nous est plus précieux que toute autre chose.
[chaque mitsva, témoigne qu'Il nous a choisi parmi toutes les autres nations, et sont un signe de Son amour infini pour chaque juif (ex: "Hachem a voulu donner des mérites (énormes) aux juifs, et pour cela Il leur a multiplié la Torah et les mitsvot")]

[ Ailleurs, sur le verset "qu'Il m'embrasse avec [littéralement, 'de'] les baisers de Sa bouche", le rabbi de Berditchev (Chir haChirim 3) commente :
nous déclarons que notre amour et nos baisers pour Lui ne sont que le résultat des baisers de Sa bouche, c'est-à-dire uniquement en raison de Son amour pour nous, et non parce que Son amour pour nous nous profitera d'une manière ou d'une autre.
Nous l'aimons d'un amour total simplement à cause de son amour pour nous ...

C'est le sens de la phrase "Car Ton amour vaut mieux que le vin" = "Ton amitié et Ton amour pour nous, comme le dit le verset : "Je t'aime", dit Hachem" (Mala'hi 1,2), valent mieux pour nous que le vin.
Le "vin" fait ici référence au plaisir spirituel avec lequel Il nous récompensera bien, d'un royaume si sublime que "nul œil ne l'a jamais vu".
Notre amour pour Lui n'est pas motivé par l'attente de cette bonne récompense, mais exclusivement par Son amour pour nous, la seule chose qui soit vraiment précieuse, chère et agréable pour nous.
C'est pourquoi nous l'aimons d'un amour total, parfait. ]

La crainte est inspirée par quelque chose de plus grand que la personne. En effet, il est interdit de craindre quelque chose d'inférieur à soi.
Par exemple, si quelqu'un craint autre chose que D., c'est comme s'il commettait une idolâtrie, à D. ne plaise ('Hovot haLévavot - Ahavat Hachem 6).

En revanche, il n'en va pas de même pour l'attribut de l'amour. Une personne est autorisée à aimer quelqu'un de moins important qu'elle, comme un membre de sa famille.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - 'Hayé Sarah 24,6]

[il existe certainement des entités qui sont plus grandes (c'est-à-dire plus puissantes) que nous-mêmes mais moins puissantes qu'Hachem, et l'on pourrait donc supposer que nous serions justifiés de les craindre.
Cependant, le rabbi de Berditchev nous dit que ce n'est pas le cas ; nous ne devons craindre que D.
Cela implique vraisemblablement que, puisque l'âme divine d'un juif est "une partie de D. en haut"(Iyov 31,2 ; Tanya chap.2), il n'y a en fait rien de plus puissant qu'un juif, si ce n'est D. lui-même.
Craindre quoi que ce soit d'autre que D., impute donc à cette entité un pouvoir supérieur (ou au moins égal) à celui d'Hachem.
Comme David l'a dit au redoutable géant Goliat : "Tu viens à moi avec une épée, une lance et un javelot, mais je viens à toi avec le nom de D." (Chmouël I 17,45).

En cela, le rabbi de Berditchev fait écho aux dernières paroles du père du Baal Chem Tov à son fils :
"Mon enfant, ne crains personne et rien d'autre au monde que D. seul, et aime chaque juif sans exception, peu importe qui et peu importe la situation dans laquelle il se trouve, avec toute la profondeur de ton cœur et la flamme de ton âme" (Séfer haSi'hot 5701). ]

Humilité & crainte d’Hachem = répandre de la bonté dans le monde

+ Humilité & crainte d'Hachem = répandre de la bonté dans le monde :

-> À chaque instant, tous les mondes reçoivent leur subsistance et leur vitalité du Créateur, et c'est l'humanité qui suscite cette émanation, la faisant se répandre sur tous les mondes.
Lorsqu'une personne souhaite susciter un nouveau flux d'effluves/émanations Divins, afin qu'ils soient accordés à tous les mondes créés, elle doit s'attacher au "néant", c'est-à-dire au niveau de la Divinité qui n'est pas contractée, afin d'être infusée dans les mondes créés.
En annulant son existence et en s'attachant au "néant" divin dans ses pensées, pour ainsi dire, la nouvelle émanation qu'elle cherche à susciter, qui n'existait pas dans le monde auparavant, est attirée dans le monde.

[ l'égocentrisme empêche la conscience divine (et la vitalité divine qui lui est associée) de s'écouler dans le monde. En remplaçant notre conscience égocentrique par la conscience de notre propre "néant", c'est-à-dire de notre dépendance totale à l'égard de D. pour la poursuite de notre existence et de notre bien-être, ou, plus encore, de notre propre inexistence par rapport à l'existence de D., nous nous vidons (et au moins une partie du monde) de notre (et de son) égocentrisme inhérent. Cela permet à une nouvelle force de vie divine supplémentaire de s'écouler dans la réalité créée. ]

C'est par sa crainte de D., en raison de son immense respect/admiration pour le Créateur, qu'une personne peut annuler sa propre existence indépendante et s'attacher au "néant", pour ainsi dire. C'est ainsi qu'un nouvel émanation se répand dans le monde, chargé de bonté, comme nous l'avons dit.

[La crainte de D. que le Kédouchat Lévi mentionne ici n'est pas la crainte d'un châtiment, mais la crainte inspirée par l'expérience écrasante de notre propre néant face à Hachem. Ce choc d'une paralysie radicale et impressionnante est l'expérience de la perte totale de l'ego. ]

[rabbi Lévi de Berditchev - Kédouchat Lévi - Béréchit 2,4-5]

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[on ne parle pas d'être "néant" dans le sens négatif, mais au contraire on est conscient d'à quel point nous existons à chaque seconde grâce à D., que nous avons une partie Divine en nous qui permet de faire des choses énormes si D. nous le permet, ...
Plus Hachem est énorme à nos yeux, plus nous apprécions notre partie Divine (souhaitant l'exploiter au mieux), tout en se sentant "néant" en comparaison. ]

Joie et crainte d’Hachem

+ Joie et crainte d'Hachem :

-> Nos Sages écrivent que si une personne accomplit des mitsvot dans la joie mais néglige de les faire précéder d'une conscience, d'une crainte et d'une révérence appropriées à l'égard d'Hachem, appelées yirat Hachem, non seulement la joie n'est pas une mitsva, mais elle est également considérée comme une simple folie et elle peut éloigner la personne de la Torah.
Nos Sages expliquent que cela est dû au fait que la yirat Hachem (crainte de D.) est le récipient par lequel tous les autres aspects du service divin sont accomplis. Si une personne n'a pas le récipient, elle n'est pas en mesure de soutenir un niveau plus élevé.

-> Le yétser ara incite une personne à négliger d'atteindre la yirat Hachem appropriée, en la convainquant qu'il suffit d'aimer Hachem et de se réjouir de Le servir.
Rabbi Na'hman de Breslev assimilait les mitsvot accomplies avec une joie ancrée dans l'ego ou les arrière-pensées à un "feu étranger", ce qui était la faute de Nadav et Avihu (Chémini 10,1-2).

-> Nos Sages nous rappellent qu'il faut "se réjouir en tremblant", c'est-à-dire qu'il faut associer de la crainte à nos réjouissances afin qu'elles ne se transforment pas en vaines sottises.
Une fois qu'une personne acquiert une véritable yirat Hachem, elle éprouvera une grande joie et un grand plaisir à accomplir les mitsvot.
[plus nous avons conscience devant qui nous sommes (le Roi des Rois), qui nous demande d'accomplir Sa volonté ... alors plus cette crainte va servir de tremplin vers davantage de joie, de fierté.
Par ailleurs, la crainte d'Hachem permet de diminuer la taille de notre égo, et donc de laisser davantage de place pour que Hachem réside en nous. Il en résulte davantage de joie, car le plus grand plaisir est le fait d'être plus proche de la Source de toutes les bontés Hachem. ]

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-> Le Séfer ha'Hinoukh (432) affirme que le commandement d'avoir la yirat Hachem inclut le fait de s'éveiller au sentiment qu'Hachem surveille attentivement toutes nos actions, en particulier lorsqu'une occasion de fauter se présente.
L'essentiel est de s'habituer à se rappeler à chaque instant qu'Hachem se tient à ses côtés à tout moment.
Hachem voit tout ce que nous faisons, connaît toutes nos pensées, nous observe à chaque instant, et rien de bon ou de mauvais n'arrive à une personne sans la volonté d'Hachem.

[cette réalité est incroyable : plus je développe cette crainte issue du fait qu'Hachem m'observe constamment et à conscience de la moindre de mes pensées, alors plus je peux développer une joie profonde à l'idée que Hachem est si fier et heureux de mon comportement. Il connaît mes forces et mes faiblesses, et apprécie du moindre effort fait pour Lui.
Rien de me vient sans décret d'Hachem, et chaque seconde je suis important aux yeux d'Hachem, au point qu'Il m'accorde encore la possibilité de vivre. ]

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-> Le Baal Chem Tov dit que lorsqu'une personne n'a pas de yirat Hachem, Hachem lui envoie des difficultés, telles que des problèmes financiers ou autres, afin de lui rappeler d'être conscient d'Hachem.
Il s'agit en fait d'une grande bonté de la part d'Hachem.
En fait, le Séfer Yéré'im (1:405) écrit : "Le commandement d'avoir la yirat Hachem est extrêmement précieux en ce sens qu'une personne peut l'accomplir mille fois par jour, car chaque fois que son cœur 'fait un battement' en se souvenant des mitsvot, il accomplit le commandement d'avoir de la yirat Hachem".

Cela signifie qu'avant d'accomplir l'un des commandements, une personne doit prendre du recul et ressentir un sentiment de révérence en reconnaissant qu'elle est sur le point d'accomplir un commandement explicite du Roi des rois qui se tient devant elle.
Les tsadikim ont averti qu'une personne devrait craindre davantage la barrière qui se dressera entre elle et Hachem en commettant une faute que toute répercussion douloureuse potentielle liée à la réalisation de la faute elle-même.

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-> Tous nos Sages ont écrit qu'il est approprié de fixer des moments dans la journée pour prier Hachem de nous aider à acquérir la yirat Hachem. Il faut exprimer verbalement à Hachem, avec des larmes et des supplications, à quel point il est important pour soi de progresser dans les niveaux de yirat Hachem.

Puis, après ces prières, on doit utiliser notre esprit pour contempler l'exaltation d'Hachem.
Selon nos Sages, Hachem répond toujours aux prières d'une personne pour qu'elle parvienne à un état supérieur de yirat Hachem.
Il est bon pour une personne de choisir des versets qui parlent positivement d'un tel état et de les utiliser régulièrement. Chaque personne peut choisir les versets qui lui plaisent et changer les versets qu'elle utilise de temps en temps.
Voici quelques exemples de versets qui parlent avec éloquence de l'atteinte de niveaux de yirat Hachem : Béréchit 42,18 ; Chémot 20,17 ; Dévarim 5,26 & 10,12 ; Méla'him II 17,25 ; Yéchayahou 33,6 ; Méla'hi 3,16 ; Téhilim 2,11 & 5,8 &19,10 & 36,2 & 66,11 & 111,10 & 112,1 & 119,63 &128,1 ; Michlé 1,7 & 14,27 & 31,30 ; Iyov 28,28 ; Kohélet 3,14 & 7,18 & 12,13 ; Né'hémia 7,2.

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+ La crainte du Ciel = une nécessité spirituelle :

-> Le Baal Chem Tov dit qu'une personne doit s'efforcer et persévérer pour atteindre un état de crainte d'Hachem plus que pour atteindre un sentiment d'amour d'Hachem.
En effet, l'amour est déjà enraciné dans un sentiment de crainte et de respect.

Le rabbi de Berditchev explique que si l'on pouvait accéder à la jouissance spirituelle avant d'acquérir un sentiment de conscience ou de révérence à l'égard d'Hachem, il n'y aurait plus de choix du libre arbitre.
Le Baal haTanya estime qu'il n'est pas trop difficile d'acquérir la crainte du Ciel, car une personne peut s'y plonger à tout moment, et Rabbi Zacharie Mendel conseille de prier pour la révérence lorsqu'on est dans un état de joie.

-> Selon le 'Hozé de Lublin, il est impossible d'atteindre un niveau spirituel quelconque sans yirat Hachem.
Le rabbi de Karlin fait remarquer que lorsqu'une personne n'a pas la crainte d'Hachem, elle comble cette lacune par d'autres craintes. Comme le disent les 'hassidim breslev : "celui qui craint l'Unique ne craint personne, et celui qui ne craint personne craint tout le monde".

De même, Rabbi Avraham Hamalach a calculé que sans crainte d'Hachem, il est impossible de connaître Hachem.

-> Selon nos Sages, la yirat Hachem d'une personne doit être pure, sans aucune tristesse. Elle doit apporter la tranquillité et l'harmonie intérieure.
Si la yirat Hachem n'apporte pas à une personne la tranquillité et l'harmonie intérieure, c'est le signe que quelque chose ne va pas et qu'il faut y remédier.

L'amour d'Hachem et la crainte de Sa grandeur permettent à une personne de former un lien d'attachement avec son Créateur.

L'amour nous lie et nous attache à Hachem, augmentant notre force spirituelle et nous enveloppant d'une aura Divine.
L'élément principal de l'amour est la joie dans le cœur et l'embrasement de l'âme devant son Créateur, ainsi que la dévotion de toutes nos forces pour sanctifier le Nom d'Hachem et accomplir Sa Volonté.
[Ram'hal - Déré'h Hachem]

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-> Le Baal Chem Tov souligne que dans les affaires du monde, il ne peut y avoir de crainte là où il y a de la joie, et de joie là où il y a de la crainte/peur.
Mais dans le service d'Hachem, partout où il y a de la crainte, on trouve aussi de l'amour.
[Toldot Yaakov Yosef - Bé'houkotaï]

-> "Connaissez-vous la signification de la peur/crainte de la faute?
Cela signifie que vous avez plus peur de la faute elle-même que de la punition qui suivra dans son sillage".
[rabbi Ména'hem Mendel de Vitebsk - Pri ha'aretz - Réé]

"Vous qui vous attachez à Hachem, votre D., vous êtes tous vivants aujourd'hui" (Vaét'hanan 4,4).
Plus vous vous attachez à Hachem, plus Sa guidance bénéfique et Son implication dans votre vie personnelle sont importantes. [Rambam]

En proportion de votre attachement à Hachem, "vous êtes en vie aujourd'hui" = c'est-à-dire que vous recevrez la vie et la vitalité du Créateur, qui est la source de la vie et de la bénédiction.
[Min'hat Elazar]

Torah & crainte du Ciel

+ Torah & crainte du Ciel :

-> Le lien entre l'étude et l'ahavat Hachem (amour d'Hachem) comprend deux étapes. Tout d'abord, une personne qui étudie la grandeur et la bienveillance d'Hachem est remplie d'amour pour Hachem et du désir de Le connaître. Cet amour l'incite à se consacrer à l'étude de la Torah au maximum de ses capacités.
En apprenant la Torah, une personne découvre qui est Hachem, ce qui, à son tour, développe en elle un amour plus profond et plus grand pour Hachem et un lien avec Lui.

Dans les enseignements de nos Sages, nous trouvons une corrélation parallèle entre yirat chamayim (crainte du Ciel) et l'étude de la Torah.
La guémara (Shabbath 31a) compare quelqu'un qui étudie la Torah mais qui n'a pas de yirat chamayim à un trésorier qui possède les clés du coffre intérieur mais pas celle extérieure pour y accéder.
Sa possession des clés est inutile, car il est incapable d'accéder à l'intérieur.
Cela implique que la yirat chamayim est le tremplin qui permet à une personne d'acquérir la Torah.

Cependant, la guémara continue à déplorer les perspectives d'une telle personne qui étudie mais n'a pas de yirat chamayim, la comparant cette fois à quelqu'un qui possède une porte qui sert d'entrée à une cour, mais qui n'a pas de cour derrière cette porte.
Cela suggère que l'étude de la Torah est l'outil nécessaire pour acquérir la yirat chamayim.
=> Ainsi, les deux affirmations de cette guémara semblent se contredire : la yirat chamayim mène-t-elle à la Torah, ou la Torah mène-t-elle à la yirat chamayim?

La réponse est que, tout comme il y a 2 niveaux de ahavat Hachem, il y a 2 niveaux de yirat chamayim.
En vérité, l'ahavat Hachem n'est qu'une facette de yirat chamayim.
La yirat chamayim est généralement traduit par crainte d'Hachem, mais la racine du mot : "yira" signifie en fait "voir". Le rav Shimshon Raphael Hirsch explique que la yirat chamayim ne signifie pas avoir peur/craindre Hachem, mais plutôt être constamment conscient de Sa présence.
Le rav Hirsch écrit ('Horev) : "la pensée de Sa grandeur ne vous quitte jamais, et partout, toujours et en toute chose, vous voyez le D. tout-puissant, grand, créatif, omniprésent et régnant sur tout. La yirat Hachem signifie, au sens strict, voir Hachem partout et sentir sa propre petitesse dans Sa grandeur."

-> Le résultat d'une telle prise de conscience sera qu'une personne aura peur d'Hachem et craindra de Lui désobéir, mais en même temps elle sera remplie d'amour et d'admiration envers Lui.
L'amour d'Hachem et la crainte d'Hachem sont des résultats directs de la conscience d'Hachem, atteinte par l'étude des merveilles de la Création et par l'étude de la Torah.
La yirat chamayim a deux étapes. La première est la prise de conscience d'Hachem, acquise à travers les merveilles de la Création. Cette prise de conscience incitera l'individu à s'engager dans l'étude de la Torah avec le dévouement et l'assiduité nécessaires. À cet égard, la yirat chamayim conduit à l'étude de la Torah.
Cependant, c'est en étudiant correctement la Torah qu'une personne atteint le niveau le plus élevé de yirat chamayim, la reconnaissance la plus claire d'Hachem, "parce qu'à travers la Torah, on reconnaît Celui qui a parlé et qui a fait naître le monde".
En effet, le but ultime de l'étude de la Torah est d'atteindre le niveau élevé de la conscience maximale d'Hachem, et c'est ce que la guémara veut dire en affirmant que la Torah mène à la yirat chamayim.

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-> Le Rambam (Yessodé haTorah 2,2) dit explicitement que l'étude des merveilles de la Création inspire un sentiment à la fois d'amour et de crainte d'Hachem :
"Quel est le moyen de parvenir à l'amour et à la crainte d'Hachem? Si une personne étudie tout ce qu'Hachem a fait, Ses grandes et merveilleuses créations, et qu'à travers elles elle reconnaît l'incommensurable et infinie sagesse d'Hachem, elle ressentira immédiatement de l'amour [pour Hachem], Le louera et Le glorifiera, et sera remplie d'un immense désir de connaître Son Grand Nom ...
Et lorsqu'il considérera ces concepts, il reculera immédiatement, effrayé, et il réalisera qu'il n'est qu'une création chétive et basse ... en comparaison avec l'Intelligence Suprême."

"Craindre Hachem pour être épargné d'une punition est bien en deçà du niveau de ahavat Hachem.
La crainte d'Hachem devrait être comparable à l'amour entre un mari et sa femme. Il a peur de faire quelque chose qu'elle désapprouverait parce qu'il ne veut pas gâcher l'amour qu'ils ont l'un pour l'autre.
De même, une personne devrait avoir peur de désobéir à Hachem, de peur de ruiner l'amour d'Hachem ... C'est la peur qui naît de l'amour!"
[Or'hot Tsadikim - Aava]

"Chaque prière est une nouvelle leçon de crainte du Ciel (yirat Chamayim)"
['Hazon Ich]

La prière, que l'on appelle le "service du cœur", permet d'atteindre le cœur de quelqu'un.
Or, le fondement même de la prière est qu'Hachem est celui qui dirige le monde entier.
Plus on ressent qu'Hachem est le Roi (sur nous-même, et sur l’univers tout entier), plus on est conscient de Lui, et plus on a de la crainte du Ciel.