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-> "Quel est le sens du verset : 'Les bigdé hasserad [les vêtements de service (des Cohanim)] pour servir dans le sanctuaire' (Vayakel 35,19)?
Il veut dire que sans les vêtements des Cohanim, pas un seul sarid [survivant] ou rescapé ne serait resté des ennemis du peuple juif [un euphémisme pour désigner les Bné Israël].
[guémara Yoma 72a]

-> "Pourquoi la paracha des korbanot est-elle juxtaposée à celle des vêtements des Cohanim?
[Pour montrer que] de même que les sacrifices font expiation, les vêtements des Cohamim font expiation". [guémara Zéva’him 88b]

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-> Rabbénou 'Hananel l'interprète ainsi : les vêtements de prêtrise eux-mêmes font expiation pour le peuple juif.

D'autre part, Rachi explique ainsi la Guemara : ce sont, en réalité, les sacrifices que les cohamim accomplissent en portant les bigdei kehouna qui conduisent à cette expiation.
Cependant, le Panim Méirot (guémara Zéva'him 88b) et le Hida (Pné David - parachat Béréchit 32) questionnent l'interprétation de Rachi, car la guémara dit que "sans les vêtements des Cohanim", le peuple juif aurait été effacé, D. en préserve. Si l'interprétation de la guémara avait été celle que donne Rachi, elle aurait dû dire : 'sans les sacrifices' le peuple juif aurait été effacé.
On peut voir également le commentaire de Rabbénou Elyakim (Yoma 72a) qui dit qu'aujourd'hui aussi, les vêtements de prêtrise, qui existent encore à Rome, font expiation pour le peuple juif, et c'est pourquoi ils sont appelés bigdé basserad, terme dérivé du mot sarid, qui veut dire « survivant ».

-> La guémara dit (Zeva'him 88b) que les bizdé kehouna (vêtements de prêtrise) font même expiation pour des fautes pour lesquelles on n'offre pas de sacrifice : "Il y a 2 choses pour lesquelles nous ne trouvons pas d'expiation par les sacrifices, mais pour lesquelles nous trouvons une expiation par autre chose : le crime et la médisance".
Les vêtements de prêtrise font également expiation pour des mauvaises actions qui ne peuvent pas être résolument qualifiées de fautes, par exemple la fierté.

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=> Quel pouvoir ont les vêtements des Cohanim d'expier la faute, au point d'être même supérieur à celui des sacrifices?

-> Le Maharcha (guémara Shabbath 77b) enseigne : "Les vêtements d'un homme indiquent ses traits de caractère, comme le dit le verset : 'Que tes vêtements soient blancs à tout moment' (Kohélet 9,8)."
[ailleurs (guémara Shabbath 114a), le Maharcha dit également : "Les traits de caractère de l'homme
sont ses vêtements". ]

-> Le rav Its'hak 'Havèr (Ohr Torah, son commentaire sur Maalot HaTorah, par. 7) explique que les traits de caractère de l'homme sont comme les "vêtements" de son âme, et les vêtements utilisés pour se vêtir reflètent la nature des "vêtements" de l'âme.
[le Akédat Its'hak (51) cite pour preuve le fait que le mot "midot" (traits de caractère) peut aussi vouloir dire vêtements, comme dans les versets : "mido bad" (son vêtement de lin - Tsav 6,3), "mita bat lemadar" (sous ses vêtements - Choftim 3,16) et "al pi midotar" (sur le bord de ses vêtements - Tehillim 133,2). ]

-> Il semble donc que les vêtements des Cohanim véhiculent le message que ceux qui les portent ont dirigé leur personnalité et leurs traits de caractère uniquement vers le service de D.
Comme le dit Abarbanel (Tétsavé 28,1) : "Les vêtements des Cohanim ordinaires étaient faits de lin seulement afin de montrer que leur corps était désigné et préparé pour le service sacré, comme si chacun d'eux disait, en enfilant [les vêtements] : 'Tous mes os diront : ô D., qui est semblable à Toi ?'".

-> Le Malbim (Tétsavé 28,2) donne cette interprétation pour expliquer une répétition étonnante : la Torah raconte d'abord que D. dit à Moché (v.28,2.) : 'Confectionne des vêtements sacrés qui soient nobles et superbes pour ton frère Aharon'. Or dans le verset suivant, D. dit à Moché : "Parle à tous les hommes talentueux... afin qu'ils exécutent les vêtements d'Aharon".
Pourquoi le commandement divin de fabriquer les vêtements de prêtrise est-il mentionné 2 fois, d'abord à Moché puis aux "hommes talentueux"?

Le Malbim explique :
"Les vêtements qu'Il a ordonné de confectionner semblent être des vêtements physiques ... mais ils indiquent en réalité les vêtements 'intérieurs' que les Cohanim de D. devaient confectionner pour vêtir leur âme de connaissance, de traits de caractère et d'attributs positifs, qui sont l'habit de l'âme.
Ces vêtements n'étaient pas exécutés par des artisans, et D. a ordonné à Moché de confectionner ces vêtements sacrés, c'est-à-dire d'inciter les Cohamim à améliorer leur âme et leurs traits de caractère de façon à ce que leur âme intérieure soit 'revêtue' de noblesse et de raffinement.
Cependant, les vêtements extérieurs, qui font allusion aux 'vêtements' intérieurs, devaient être confectionnés par des artisans talentueux. Les hommes talentueux au cœur sage cousurent les vêtements d'Aharon pour le sanctifier, car ils comprenaient le symbolisme de ces vêtements, et ils les firent dans l'intention que la sainteté y repose."

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-> Rabbi Dovid Hofstedter (Darach David - Moadim) explique :
Ainsi, il ressort un principe selon lequel non seulement les vêtements de prêtrise faisaient allusion aux traits de caractère de ceux qui les portaient, mais ils avaient le pouvoir de changer leurs traits de caractère et c'est pourquoi ils faisaient expiation pour les fautes du peuple juif.

Nous pouvons peut-être ajouter que cette expiation venait du fait que, comme le dit la Torah, ces vêtements étaient destinés à donner la "noblesse et la splendeur". Les vêtements des Cohanim étaient des vêtements qui donnaient à ceux qui les portaient une apparence digne et majestueuse. Or lorsqu'un homme développe un sentiment de respect de soi, il se rend compte que la faute n'est pas digne d'un homme de son niveau. Cette attitude l'empêche de commettre des transgressions. Un homme aux beaux vêtements sent qu'il est une personne plus raffinée, qui ne se souillerait pas par les actes d'hommes médiocres.
[Le Rambam (Hilkhot Klé Hamikdach 8,4, d'après Zeva'him 18b) dit : "La mitsva relative aux vêtements des Cohanim est qu'ils soient neufs, beaux et longs et enveloppants comme ceux des hommes distingués, comme il est écrit : 'nobles et superbes. S'ils étaient sales, déchirés, trop longs ou trop courts, ou si [le cohen] les maintenait par une ceinture, son service était impropre". ]

Lorsque les Cohanim étaient élevés en portant les bigdé kéhouna (vêtements de prêtrise), le reste du peuple s'élevait aussi. Lorsque les Cohanim portaient ces vêtements, c'était comme si tout le peuple juif les portait.
[selon le Maharal ('Hidouché Aggadot - Zeva'him) : "Car tous les Bné Israël sont comme un seul homme, et en portant les bigdé kehouna, le Cohen Gadol fait expiation pour tout Israël, le Cohen est le prêtre de tout Israël et les vêtements du Cohen enlèvent les fautes d'Israël." ]

Ces vêtements donnaient "noblesse et splendeur" aux Cohanim et à tout le peuple juif, en cultivant la sensibilité et le raffinement appropriés au peuple juif. Et lorsque les juifs étaient élevés par les vêtements des Cohanim, cette élévation spirituelle s'attachait aussi aux fauteurs parmi eux.
Même ceux qui avaient fauté étaient élevés, soulevés au-dessus du niveau spirituel auquel ils étaient tombés à cause de leurs fautes et ils étaient transformés.

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+ Porter des habits blancs à Yom Kippour :

-> "A tout moment, que tes vêtements soient blancs" (Kohélet 9,8).
Rabbénou Yona (Chaaré Techouva 2,15) commente ce verset : "La couleur blanche des vêtements symbolise la purification de l'âme par la techouva".]

-> Rabbi Dovid Hofstedter enseigne :
Les vêtements de prêtrise ont la capacité d’élever ceux qui les portent, de les guider pour servir D., et de révéler leur pureté spirituelle intérieure.
Cela peut aussi expliquer la coutume de porter du blanc à Yom Kippour. Les vêtements blancs symbolisent le repentir et la purification, comme il est écrit : "Si tes fautes sont comme un fil écarlate, elles deviendront blanches comme la neige" (Yéchayahou 1,18), et Yom Kippour est le moment propice à cette purification.

Ainsi, le fait de porter des vêtements blancs à Yom Kippour est bien plus qu'un rite superficiel. C'est une forme d'avoda qui atteint les profondeurs de notre âme et dont le but est de nous éveiller à nous repentir et à effectuer un changement authentique.
Les vêtements blancs que nous portons Yom Kippour doivent nous faire prendre conscience que nous ne sommes plus les personnes que nous étions et que nous nous sommes sanctifiés à présent pour nous dévouer entièrement à la volonté d'Hachem.
Lorsque nous portons des vêtements blancs Yom Kippour, nous devons nous tenir devant D. comme les anges, purifiés de toutes nos fautes et ne désirant rien d'autre que d'être proches de Lui et d'être considérés comme purs.

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+ Les vêtements de Shabbath :

-> Le rav Tsadok haCohen (Pri Tsadik - Kédouchat haShabbath 5,1-2) enseigne :
"Le cœur de chaque juif est rempli de sainteté, et durant Shabbath, il se remplit de la kédoucha spéciale de ce jour.
Lorsqu'une personne honore son corps en ayant des vêtements de Shabbath, elle honore en réalité la kédoucha du jour, qui est présente en son cœur.
[...]
De même que Shabbath est un semblant du monde à venir, de même les habits que nous avons durant ce jour, sont un semblant des habits que notre âme revêtira dans le monde à venir (éternel).
[...]
Le service du Cohen n'est valide que s'il est habillé de ses vêtements sacrés (bigdé kéhouna).
Ils sont sacrés par la sainteté que D. transmet au Cohen, lui permettant d'accomplir son service dans le Temple.
Chaque juif, expérimente la même kédoucha à Shabbath, car les habits de ce jour, sont alors l'équivalent de ceux portés par le Cohen.
"

-> "Il enlèvera ses vêtements et portera d’autres vêtements" (Tsav 6,4)
Rachi : Les vêtements avec lesquels il a fait la cuisine pour son maître, qu’il ne les porte pas pour verser à boire à son maître.
La guémara (Shabbath 114), et le Maharcha dessus, nous enseignent :
Il y a là une preuve que l’homme doit changer de vêtements pour Shabbat et porter des vêtements plus beaux.
De même que le cohen ne portait pas pendant son service les mêmes vêtements avec lesquels il faisait sortir les cendres, mais d’autres vêtements, plus beaux et plus propres, le Shabbat il faut porter des vêtements plus beaux et plus propres que ceux qu’on porte la veille du Shabbat pour préparer le Shabbat.

[issu du divré Torah : http://todahm.com/2016/12/26/les-vetements-de-shabbath ]

"Pendant 6 jours on travaillera, mais au 7e jour sera pour vous une solennité sainte" (Vayakel 35,2)

-> Le Ben Ich 'Haï commente :
Si le verset prend la peine de nous dire qu’on travaille les 6 jours de semaine c’est forcement pour nous ordonner de le faire, sinon, il n’était pas besoin de nous l’enseigner. Seulement en hébreu, ce "on travaillera" se dit té’assé méla'ha (תֵּעָשֶׂה מְלָאכָה), ce qui ne veut pas dire : "tu feras un travail" mais "le travail sera fait".
Et nous découvrons un secret de la kédoucha et de la bénédiction de Shabbath, c’est que grâce au respect du Shabbath, l’homme peut mériter de se reposer même pendant les 6 jours de semaine, et à l’instar des riches qui ne connaissent pas de dur labeur et qui voient leur travail effectué par leurs serviteurs.
Ainsi Hachem veut nous récompenser, mesure pour mesure, de la même manière que nous nous efforçons d’accomplir comme il se doit la mitsva de repos du Shabbath, nous méritons que notre labeur soit fait tout seul.
Mais la condition pour ceci, vient dans la suite du verset : "le 7e jour pour vous sera kodech" c’est-à-dire saint. Il ne faut pas que le Shabbat soit un moment de manger-boire-dormir, mais un moment consacré entièrement à Hachem. Et là on peut s’attendre à cette grande récompense.

"Il fit les planches pour le tabernacle (michkan), 20 planches du côté sud ... Et pour le 2e côté du tabernacle au côté nord, il fit 20 planches ... Et au fond du tabernacle vers l'ouest, il fit 6 planches.
Et il fit 2 planches pour les angles" (Vayakel 36, 23&25&27&28)

-> Dans le Yalkout Chimoni (365), nos maîtres rapportent que lorsque Hachem ordonna à Moché de construire le michkan (le sanctuaire), celui-ci s'étonna :
"L'honneur de Hachem remplit les mondes supérieurs et inférieurs : comment peut-Il m'ordonner de construire un michkan pour y faire résider Sa présence?"
Hachem lui dit : "Cela n'est pas comme tu le penses ; mais tu le feras en plaçant 20 poutres au nord, le même nombre au sud et 8 à l'ouest. De plus, Je descendrai et Je ferai régner Ma présence dans un autel d'une coudée de côté".

Rav Aharon Yéhouda Leib Steinman explique que nos maîtres nous dévoilent ici comment l'homme peut faire résider la présence divine dans le monde : c'est en exécutant tous les commandements de Hachem. En effet, si D. n'avait pas précisé comment construire le michkan, et qu'il avait laissé Moché le faire selon sa compréhension et sa volonté, la présence divine et la sainteté n'auraient pas été aussi grandes.
C'est pourquoi Hachem fit savoir à Moché qu'il suffisait d'exécuter de manière précise tous Ses commandements : 20 poutres au nord, 20 au sud, 6 à l'ouest et 2 aux angles pour qu'Il puisse résider le michkan.
Ainsi, conclut Rav Steinman, même sans le michkan, nous pouvons aujourd'hui bénéficier de la présence de Hachem parmi nous, en accomplissant précisément toutes les mitsvot qu'Il nous a ordonnées.

"Ils vinrent, tout homme que portait son cœur, à l'esprit généreux, qui apportèrent le tribut de Hachem pour la construction de la tente d'assignation et pour tout son service, ainsi que pour les vêtements sacrés" (Vayakel 35,21)

-> Le Ben Ich 'Haï fait remarquer que, pour la construction du michkan, en plus de bonne volonté, les Bné Israël devaient faire preuve de "sentiments élevés".
C'est ce que signifie l'expression "tout homme que portait son cour" = il s'agissait effectivement de participer avec joie à cette construction.
Dans notre verset, la Torah tient à nous avertir que lorsque l'homme veut donner la tsédaka (la charité), le mauvais penchant s'efforce, par différents arguments, de le convaincre qu'il lui est difficile d'accomplir cette mitsva. Ainsi, ce don sera fait, sinon avec tristesse, du moins avec peine, et altérera sa valeur.

Rav Haïm Vittal écrit que, concernant la mitsva de tsédaka, il faut veiller particulièrement à la réaliser avec joie.

Le Ben Ich 'Haï ajoute que la tristesse est symbolisée par la terre, le plus inférieur des 4 éléments : la terre, l'eau, l'air et le feu.
En revanche, pour susciter la joie, il faut porter son regard vers le haut, vers Hachem, et de cette façon élever son cœur vers la spiritualité. On pourra alors réaliser la mitsva de tsédaka, ainsi que toutes les mitsvot, dans la joie.

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"Tout homme dont le cœur est inspiré viendra" (Vayakel 35,21)

-> Le Ramban écrit que la Torah se réfère à ceux qui vinrent tisser, coudre et construire. Où ces personnes avaient-elles appris à effectuer des tâches si habiles?
Le Ramban répond qu’elles découvrirent ce talent caché, grâce à leur profond désir d’accomplir la volonté d’Hachem, d’aider à construire le Michkan. En voyant une telle ardeur, Hachem leur donna la possibilité de faire des choses qu’elles n’avaient jamais apprises.

-> Le rav Yéhonathan Gefen commente :
Hachem accorde à chacun des talents uniques qui doivent l’aider à atteindre son objectif sur terre. Connaissant nos forces et nos faiblesses, nous risquons de limiter nos activités aux secteurs dans lesquels nous excellons et d’ignorer ceux dans lesquels nous nous sentons moins doués.
Si quelqu’un s’estime, par exemple, incapable de parler en public, il sera intimidé, même quand il sera nécessaire de discourir, parce qu’il s’est "étiqueté" comme incompétent dans ce domaine. Le Ramban nous prouve que cette attitude est erronée ; les hommes qui se sont lancés dans la construction du Michkan n’étaient pas conscients de leur savoir-faire. Mais leur dévouement leur fit découvrir des talents jusqu’alors cachés, qui purent être utilisés pour accomplir la volonté Divine.

Plusieurs personnes décidèrent de dévoiler des dons insoupçonnés et accomplirent, par conséquent, de grandes choses. L’un des exemples les plus remarquables est celui du Nétsiv. Ce dernier raconta que dans son enfance, il manquait de sérieux dans son étude de la Torah. Ses parents déployèrent tous les efforts possibles pour l’aider à changer, mais en vain. Un soir, il surprit l’une de leurs discussions à propos de ses échecs, ils conclurent qu’il n’avait aucune chance de devenir un Talmid ’Hakham (érudit en Torah) et qu’il valait donc mieux qu’il devienne cordonnier. Ils espéraient toutefois qu’il resterait pratiquant, honnête et dévoué.
En entendant cela, le Nétsiv, choqué, décida de prendre ses études de Torah au sérieux ; cet incident lui fit un tel effet qu’il changea complètement d’attitude et il devint un Gadol (littéralement, un "Grand" ; dirigeant spirituel). Comment réussit-il à atteindre un si haut niveau? Grâce à son désir de persévérer dans l’étude, c’est ce qui lui fit découvrir ce potentiel exceptionnel ...

"Plusieurs efforts ont parfois été fournis sans porter de fruits et c’est peut-être la preuve que nous sommes dispensés de trop en faire", pourrait-on ajouter.
Le 'Hafets 'Haïm répond à cet argument ; il montre tous les efforts que nous sommes prêts à fournir pour nos intérêts personnels. Par exemple, si les affaires déclinent, on ne va pas abandonner rapidement ; on va réfléchir sans cesse à tous les moyens possibles pour améliorer la situation (ex: on prendra même conseil chez d’autres hommes d’affaires) jusqu’à ce que celle-ci se stabilise. Si la volonté d'Hachem avait la même valeur à nos yeux, on chercherait toutes sortes de stratégies, on prendrait conseil, on demanderait de l’aide, etc. pour soutenir la Torah afin que son étude ou son observance ne soit affaiblie. Et Hachem nous aiderait certainement à mener à bien cette tâche. Mais nos motivations ne sont pas si nobles. On a tendance, quand on ne voit pas de solution, à esquiver immédiatement toute initiative ...
[on abandonne trop vite, et on s'investit pas de toutes nos capacités, au point où peut s'accomplir les paroles ci-dessus du Ramban : "elles découvrirent ce talent caché, grâce à leur profond désir d’accomplir la volonté d’Hachem, d’aider à construire le Michkan. En voyant une telle ardeur, Hachem leur donna la possibilité de faire des choses qu’elles n’avaient jamais apprises".
A cause de cela on se prive de réaliser tellement de belles et grandes choses dans notre vie, tout cela parce qu'on écoute notre yétser ara qui endort notre aspiration intérieure à faire la volonté de D., au mieux.]

=> Ainsi, les gens dont le cœur fut inspiré pour accomplir la volonté d’Hachem et construire le Michkan découvrirent des forces et des talents complètement insoupçonnés. Nous avons tous également la capacité de dépasser nos limites et de réaliser ce qui nous parait impossible!

"Pendant 6 jours sera fait le travail, et le 7e jour sera saint pour vous, un repos absolu en l'honneur de Hachem ; quiconque travaillera en ce jour sera mis à mort" (Vayakel 35,2)

-> Rachi précise au nom de nos Maîtres (Mékhilta Vayakel), l'interdiction du travail pendant le Shabbath a été placée avant la construction du michkan, pour signifier que cette dernière ne repoussera pas le Shabbath.

-> Le rav Yé'hiel Mikhel Feinstein écrit qu'on peut déduire de là le principe suivant :
même pour l'accomplissement d'une grande mitsva, il n'est pas permis de transgresser certains interdits.
Bien que la construction du michkan soit une grande œuvre (celle de faire résider Hachem dans ce monde), il est malgré tout interdit de transgresser le Shabbath pour le réaliser.

Nous remarquons également dans la paracha Chémot (2,4) que Moché fut puni pour n'avoir pas circoncis son fils le moment venu, bien qu'il fût envoyé par Hachem pour délivrer les Bné Israël (qui souffraient atrocement de l'esclavage) et leur faire recevoir la Torah.
En effet, on ne doit pas prendre uniquement en considération l'objectif fixé : du début jusqu'à la fin, notre travail doit être accompli dans les règles, selon la volonté de Hachem.
Dans le cas contraire, l'homme n'aura pas seulement commis un manque à son devoir, mais il en aura entaché le but.

Le Gaon de Vilna disait que celui qui étudie dans une maison dans laquelle se trouve un clou volé ne pourra pas réussir dans son étude.

"On fit 2 kerouvim en or" (Vayakél 37,7)

=> Il y a de quoi s’étonner : Pourquoi les kérouvim avaient-ils le visage d’enfants, et non le visage d’un tsadik ou bien d’un ange?

-> Le livre "Maskil el dal" l’explique d’après l’enseignement des Sages selon lequel "cher est l’homme qui a été créé à Son image".
Le Rav ‘Haïm Vital a écrit au nom du Arizal que même un non-juif qui vient de naître est à l’image de D., mais quand il grandit et faute cette image le quitte, et il en va de même pour un juif que l’image de D. quitte quand il faute.
Comme l’image d’un jeune enfant, avant qu’il grandisse et pèche, est à l’image de D., c’est elle qui a été choisie pour se trouver sur l’Arche d’Alliance.
C’est une image sainte et pure, qui a été gravée sous le Trône de gloire.
Le Zohar donne une ségoula pour quelqu’un de coléreux : qu’il regarde un jeune enfant, alors sa colère s’apaisera. Tout cela parce que l’image d’un jeune enfant a la sainteté de l’image de D., et elle a sur l’homme l’influence de le ramener vers le bien et de le calmer.

"Les enfants d'Israël sortirent de devant Moché" (Vayakel 35,20)

-> Le début de la paracha commence par les mots : "Moché rassembla toute l'assemblée". Ainsi nous savons déjà que le peuple se trouvait devant Moché. Ainsi, pourquoi, au moment de partir, il est dit qu'ils "sortirent de devant Moché", alors qu'on le sait déjà?

En fait, la Torah veut nous signifier que quand les Juifs se trouvaient devant Moché et écoutaient ses propos, cela leur permit de se raffiner et de devenir meilleur par le simple fait de sa proximité. Et ce, au point que quand ils le quittèrent, ils étaient différents et bonifiés par rapport à leur état d'avant.
Ainsi, quand ils sortirent, n'importe qui aurait pu deviner qu'ils étaient en présence d'un grand tsadik.
"Ils sortirent de devant Moché" = chacun pouvait ressentir et attester que c'était bien Moché qu'ils quittèrent. Car un homme grand ne laisse pas indifférent. Quiconque le fréquente ne peut que grandir de par sa prestance et son influence.
[Ohr ha'Haïm haKadoch]

"Six jours, le travail sera accompli, et le septième sera pour vous, un Shabbat consacré à Hachem ... N'allumez pas le feu dans toutes vos demeures le jour du Shabbat" (Vayakel 35,2-3)

-> Dans l'introduction du Noam Elimélé'h, il est écrit :
L'homme a le devoir d'unir constamment les jours de la semaine au jour du Shabbath.
Le service divin réalisé durant les jours profanes doit être empreint de crainte tandis que le service divin réalisé durant le Shabbath doit être empreint de miséricorde et d'amour.
Ainsi, en nous souvenant du jour du Shabbath chaque jour de la semaine, nous attirons son influence d'amour et de miséricorde sur les jours profanes.
C'est la raison pour laquelle nous comptons les jours de la semaine uniquement en fonction du jour du Shabbath : 1er jour, 2e jour, 3e jour, ...

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-> "Toutes les bénédictions des mondes supérieurs et du monde inférieur dépendent du 7e jour ... parce que c'est par ce même jour que sont bénis les 6 jours de la semaine" (Zohar - Yitro 88a).
Le 'Hatam Sofer écrit : Néanmoins, un réceptacle est nécessaire afin de recevoir cette bénédiction. Or, il est écrit : "Hachem n'a pas trouvé de meilleur réceptacle pour contenir la bénédiction pour Israël, que la paix" (fin du traité de la Michna de Ouktsine)".

C'est pourquoi le Satan s’applique autant à susciter la discorde durant le Shabbat, jour prédisposé à la bénédiction, afin qu'aucun réceptacle ne soit prêt à la recevoir et que tous les jours de la semaine en soient entachés.
C’est d’après cela qu'il explique le verset : "Six jours, le travail sera accompli, et le septième sera pour vous" = le travail des six jours de la semaine sera accompli (de lui-même) pour vous, par le mérite de la sainteté du septième jour.
Ainsi : "N'allumez pas le feu (de la discorde) le jour du Shabbat", afin que la bénédiction puisse trouver un endroit où résider.
Le Zohar (Tikouné haZohar 48) rapporte que, dans le verset "N'allumez pas le feu", la Torah fait référence au feu de la dispute, pour nous mettre en garde : N'allumez pas le feu de la dispute dans toutes vos demeures le jour du Shabbat".

-> Le Baal haTourim écrit aussi à propos de ce verset : "Hachem dit : Mon feu (le feu du Guéhinam) s'arrête pour vous le jour du Shabbat, que votre feu aussi s'arrête."

-> Le Ben Ich 'Haï écrit au nom du 'Hida (Moré Baétsba 140) : "La veille de Shabbat, à l'approche de min'ha, est une heure dangereuse, prédisposée à la dispute d’un mari avec sa femme et des serviteurs entre eux.
Le Satan investit alors beaucoup d'efforts à semer la discorde. L'homme craignant D. soumettra son mauvais penchant et ne réveillera aucune dissension ni reproche, mais au contraire, il recherchera la paix."

-> Le Ben Ich 'Haï enseigne ailleurs sur ce sujet :
"Sache que celui qui se dispute avec sa femme, ses enfants ou ses serviteurs est convaincu d’avoir raison et de devoir reprocher les erreurs commises par ces derniers dans la conduite de la maison. Mais en réalité, s'il possède un peu de bon sens, il comprendra que l'erreur commise n'est pas de leur fait, et n'est pas l'œuvre de leurs mains, mais celle du Satan, afin de susciter la discorde à ce moment-là ...
C'est pourquoi chacun veillera, lorsqu'il verra une quelconque bévue ou un préjudice se produire dans la bonne marche de la maison, à ne pas en imputer la faute à son épouse ni à ses serviteurs, et à ne pas se disputer avec eux. Mais, il se rappellera la raison que nous avons mentionnée plus haut, car elle est vraie, et il gardera alors le silence sans se disputer ni se mettre en colère.
En agissant de la sorte, il sera heureux dans ce monde et dans le monde futur".

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-> "Le Satan provoqua l'homme et la femme avant l'entrée du Shabbath ce qui entraîna des disputes entre eux.
Rabbi Méïr entra là-bas et les empêcha de se disputer durant 3 veilles de Shabbath consécutives jusqu'à ce qu'il fasse la paix entre eux" (guémara Guittin 52a).

Ainsi, nous apprenons de ce passage : chaque veille de Shabbath, le mauvais penchant vient créer des disputes pour chasser la paix et faire entrer les querelles dans les maisons.

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=> Pourquoi le mauvais penchant provoque-t-il des disputes précisément avant l'entrée du Shabbath?

-> Le Maharam Shick répond en citant la guémara (Shabbath 119b) :
"Deux anges de service accompagnent l'homme le soir de Shabbath depuis la synagogue jusqu'à sa maison : un ange bienfaisait et un ange accusateur. Lorsque l'homme arrive dans sa demeure et trouve les bougies de Shabbath allumées, une table préparée et le lit prêt, l'ange bienfaisant dit : qu'il soit ainsi Shabbath prochain! Et l'ange accusateur répond : "amen" malgré lui.
A l'inverse, si la maison n'est pas prête pour Shabbath, l'ange accusateur dit : qu'il en soit ainsi Shabbath prochain! Et l'ange bienfaisant répond malgré lui : "amen!"."

-> Le Maté Yéhouda rapporte que l'ange accusateur en question qui raccompagne l'homme de la synagogue jusqu'à sa maison est Samaël.
Il est rapporté dans de nombreux ouvrages qu'il s'agit du Satan, comme l'a écrit le Chla haKadoch : "Sache que Samaël c'est le mauvais penchant".
Il provoque des querelles et des disputes juste avant l'entrée de Shabbath afin d'empêcher que la maison soit prête en l'honneur du Shabbath car cela lui permettra, que D. nous en préserve, de maudire cette famille et l'ange bénéfique devra répondre "amen" malgré lui.
Dans le cas contraire, s'il en réussit pas à semer la zizanie avant Shabbath, c'est l'ange bienfaisant qui réussira à bénir toute la famille et l'ange accusateur devra répondre malgré lui "amen".

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-> "Vous n’allumerez pas de feu dans toutes vos demeures le jour du Shabbath" (lo Tévaérou éch bé'hol mochvoté'hem béYom haShabbath - Vayakel 35,3).

-> La défense d’allumer est considérée par le Talmud comme devant servir de prototype pour l’ensemble des 39 travaux interdits le Shabbath [guémara Shabbath 70a].
(Les Cohanim avaient le droit d’allumer du feu dans le Michkan pour offrir les Korbanot de Shabbath. Mais ils n’avaient pas le droit
d’exécuter ce même travail à des fins privées).

-> La guémara (Shabbath 119a) enseigne que la sainteté du Shabbath est juxtaposée avec l’interdiction d’y allumer le feu, afin de nous enseigner que le feu (un incendie) ne peut se trouver que dans une maison où l’on transgresse le Shabbath.

-> Les dernières lettres de : "tévaérou éch béhol mochvoté'hem" (תְבַעֲרוּ אֵשׁ בְּכלֹ משְֹׁבתֵֹיכֶם) forment le mot "Shalom" (שלום), or nous nous saluons le Shabbath en disant "Shabbath Shalom".
L'objet de cet injonction est que comme le jour du Shabbath les gens sont libres de tout travail, ils se rencontrent et se mettent à parler de toutes sortes de choses, si bien qu’ils risquent d’en venir à faire du lachon ara, en "allumant" le feu de la discorde, ce qui est une interdiction absolue un jour de semaine et à plus forte raison le
Shabbath. C’est pourquoi on nous met en garde : "Vous n’allumerez pas de feu dans toutes vos demeures le jour du Shabbath".
Au contraire, si un feu s’est allumé un jour de semaine, le Shabbath on fera la paix (Shalom), on pardonnera et on reviendra vers Hachem [Méchiv Dévarim].

[à Shabbath on dit de nombreuses fois : "Shabbath Shalom", pour avoir bien en tête que le jour du Shabbath = Shalom (le reste, on verra plus tard!).]

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-> "Vous n'allumerez pas de feu (éch) dans toutes vos demeures le jour du Shabbath" (Vayakel 35,3)

-> Le Zohar (Tikouné Zohar 48 daf 85a) dit que la colère allume le feu du guéhinam ce qui crée un dommage incommensurable le jour du Shabbath, car comme nous le feu du guéhinam s'arrête ce jour-là.

-> On peut voir une allusion à cela dans notre verset : le mot "colère" (kaas - כעס) a une valeur numérique de 150.
En général, la colère fait rage entre 2 personnes ce qui équivaut à une valeur numérique de 300.
Le Satan se trouvant parmi eux, la guématria alors obtenue est de 301, qui est celle du mot : feu (éch - אש).

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-> De même, le Alchikh haKadoch enseigne qu’une faute commise le Shabbath est plus grave qu’une faute commise les autres jours de la semaine. En effet, si le feu du Guéhinam s’éteint à l’arrivée du Shabbath, il se rallume si on commet une faute le Shabbath.
La Torah nous met en garde : le Shabbath, n’allumez pas par vos fautes, le feu du Guéhinam! Soyez particulièrement vigilants à ne pas commettre de faute le jour du Shabbath.

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-> Le Réchit 'Hokhma (chaar hakédoucha) enseigne :
Il est évident que cet avertissement de ne pas se mettre en colère est valable tout le temps. Cependant, la colère durant le Shabbath engendre un dommage sans limite.
La colère étant "le feu du guéhinam" qui est annulé le jour du Shabbath, la colère allumerait ce feu durant ce jour sacré et la punition serait immense.
Le jour du Shabbath, l'homme doit impérativement être dans l'humilité et apprendre de la façon d'agir du Créateur qui est patient et magnanime avec les réchaïm le jour du Shabbath car Il éteint le feu du guéhinam.
Celui qui acquiert l'humilité le jour du Shabbath en tirera profit durant les 6 jours de la semaine car le jour du Shabbath est la source de toutes les saintetés.

-> Pour le Michkan : "Tous, hommes et femmes, ce que le cœur portait à offrir pour les divers travaux que Hachem avait prescrits par l'organe de Moché, les Bné Israël en firent l’hommage spontané à Hachem" (Vayakel 35,29)

-> Pour le Veau d'or : "tout le peuple qui se dépouilla" (Ki Tissa 32,3)

=> Comment comprendre que pour le Michkan seuls ceux qui y "étaient portés par leur cœur" offrirent leurs dons, mais pour le Veau d'or c'était "tout le peuple qui se dépouilla"?

-> Le rav Yonathan Eibschutz donne l’explication suivante :
Lorsque Moché appela les Bné Israël à apporter des offrandes pour la construction du Michkan, même le Erev Rav voulut contribuer en amenant des offrandes afin d'avoir aussi une part dans sa construction. Mais les Bné Israël s'y opposèrent : "Ceux qui nous ont fait fauter au Veau d'Or n'auront pas de part dans la construction du Michkan".
Cependant le Erev Rav attendait son tour, chacun avec son or, son argent, son cuivre. Les Bné Israël manifestèrent leur mécontentement.
Un délicat s’éleva alors : pouvions-nous "perdre" le Michkan de tous les dons du Erev Rav, sous prétexte que les Bné Israël ne voulaient pas qu'ils participent? Beaucoup d'or et tous les autres matériaux allaient être perdus!
Les Bné Israël décidèrent, malgré tout que le Erev Rav ne donnerait rien. Ils combleraient eux-mêmes la perte.
Ils firent donc l'inventaire de tout ce que le Erev Rav avait l'intention de donner : la quantité d'or, d'argent, ... et ils les renvoyèrent chez eux.
Et chaque Bné Israël apporta de ses propres biens afin de compenser la perte.
C'est ce que signifie le verset : "Tous hommes et femmes" : c'est le Erev Rav!

-> Le 'Hida nous livre l'enseignement suivant : Lorsque la quête pour la construction du Michkan eut lieu, il n'y eut pas une seule personne qui regretta d'avoir donné, même lorsque certains offrirent plus que d'autres.
C'est ce que signifie le verset : "Tous, hommes et femmes, ce que le cour portait à offrir" = depuis leur première intention de donner jusqu'au moment où ils apportèrent leur don, tout se fit avec un zèle et dévotion parfaite.
Personne ne changea d'avis, ni ne regretta entre temps!
[lorsque les juifs ont pu donner au Veau d'or cela n'était pas de tout cœur. En effet, c'est seulement pour une mitsva qu'un juif peut donner entièrement car tout juif a une intériorité qui restera toujours pure, sainte.
En ce sens on célèbre la réalisation de mitsvot, mais jamais il n'y aura de célébration pour avoir fait une faute.]

-> Le Alchikh haKadoch explique la chose de cette façon : Tous les juifs de la génération du désert se disaient: "Si j’en avais eu les moyens, j’aurais tout offert tout seul! Seulement, je n’en ai malheureusement pas les moyens! J’ai déjà apporté le maximum".
Or, lorsqu’un homme a des bonnes pensées de cette sorte, Hachem lui compte comme s’il avait réellement accompli l’acte!
C’est ce à quoi le verset fait allusion : Tous, hommes et femmes, ce que le cœur portait à offrir (la totalité) ... les Bné Israël en firent l'hommage spontané à l'Eternel (qu'Il considéra comme effectif)" = c'est comme s'ils avaient chacun tout apporté!
[lorsque l'on désir vraiment donner l'infini à Hachem, alors Il considère comme si l'on avait donné l'infini. Ainsi, quoique les Bné Israël aient pu donner pour le Veau cela reste insignifiant en comparaison.
(bien que donnant extérieurement l'intériorité pure du juif ne le voulait pas vraiment, et donc ils n'aspiraient pas à cela à 100%)]

"Recueillez parmi vous une offrande à Hachem" (Vayakél 35,5)

-> Cela signifie que chacun devait faire un don s'il le désirait, sans aucune contrainte.
Le mot "parmi vous" (mit'hém) sous-entend de donner sous l'impulsion de ses sentiments profonds, selon l'élan de son cœur.
"Ne donnez pas parce que vous y êtes forcés ou par jalousie. Votre don ne doit pas provenir de causes extérieures. Donnez "méit'hém" : de l'intérieur de vous-mêmes."
[Sifté Cohen]

-> Ce verset peut se traduire littéralement par : "Prenez de vous-mêmes" = si un homme donne de son plein gré, c'est comme s'il avait donné une partie de lui-même.
[Kli Yakar]

-> Le Kli Yakar enseigne également :
La Torah dit : "recueillez de vous-mêmes" pour enseigner qu'aucun don ne devait provenir d'objets volés.
Chaque don qu'une personne fait à une cause sacrée doit provenir de sa propriété personnelle, gagnée de ses propres mains, sans la moindre trace de tromperie ou de vol ...

Généralement, lorsqu'un homme accomplit un acte louable, un ange défenseur est créé.
Cependant, s'il vole de l'argent et l'utilise pour une bonne action, au lieu de créer un bon ange, il créé un ange mauvais qui dénonce toutes ses fautes.
L'objet de la mitsva, que ce soit une soucca, un loulav ou tout autre objet sacré acheté avec cet ange, s'écrie devant Hachem : "Je proviens d'un vol!"
Les anges s'exclament alors : "Malheur à cet homme! Au lieu de créer un bon ange qui parle en sa faveur, il a créé un ange mauvais qui l'accuse!"
[...]

Lorsqu'un homme accomplit une bonne action avec de l'argent volé, l'ange de cette bonne action se présente pour crier devant Hachem. Au lieu de se faire avocat, il devient accusateur!

Moché dit : "Recueillez parmi vous une offrande à Hachem".
L'offrande que vous offrirez à Hachem doit provenir de vous, elle doit vous appartenir. Qu'elle soit dépourvue de toute trace de malhonnêteté!
[rapporté par le Méam Loez - Ki Tissa 35,4-9]