Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Bil’am réalise la grandeur de chaque juif

+ Bil'am réalise la grandeur de chaque juif (d'après le Abir Yaakov) :

-> Le peuple juif est enraciné dans le monde le plus élevé (spirituellement), qui est puissant et bon. Les autres nations sont enracinées dans un monde inférieur, qui est faible et mauvais.
Comment Bil'am, issu des autres nations, pouvait-il penser qu’il avait le pouvoir de maudire le peuple juif et que sa malédiction serait efficace? Comment pouvait-il croire à l’impossible?

Selon le Zohar (vol.III, 208a), Bil'am s’entretenait souvent avec Ouza et Azaël (deux anges déchus) et il tenait d’eux tout ce qu’il savait, notamment en matière de sorcellerie. .
Lorsque Bil'am dit : "tombés, et les yeux découverts" (nofel, ouguélouï énayim - Balak 24,4), il faisait référence à ces anges. Ils avaient été bannis du camp de la Chékhina, le camp de la sainteté, et quiconque est banni de ce camp ne se voit accorder aucune connaissance ni aucune compréhension du peuple juif ou de sa destinée ; ils n’ont donc certainement aucun pouvoir de le maudire ou de lui nuire de quelque manière que ce soit. Car le peuple juif est directement attaché à Hachem, comme le dit le verset : "Tu t’attaches à Hachem, ton D." (Vaét'hanan 4,4) ...

Bil'am disait ceci : "Balak ne connaît pas le fond des choses aussi bien que moi. Je place toute ma confiance dans "les montagnes de l’orient" (Balak 23,7), où vivent les anges Ouza et Azaël. Balak, lui aussi, comptait sur ce pouvoir et me fait confiance pour maudire la nation juive.
Cependant, il m’est apparu clairement qu'Ouza et Azaël sont comme des cruches brisées sans valeur comparés au peuple juif. Ils ont été bannis du campement de la sainteté, tandis que le peuple juif puise sa force dans les forces de la sainteté au sein du sanctuaire le plus intime du plus élevé des mondes, un lieu où les forces de l’impureté n’ont aucun pouvoir. (les âmes juifs proviennent de sous le Trône de Gloire d'Hachem, un lieu beaucoup plus élevé et intime du divin que les autres nations. )
Dans ces conditions, quel pouvoir ai-je pour les maudire?"

C’est ce que Bil'am voulait dire lorsqu’il a déclaré : "Balak, roi de Moav, m'a conduit d'Adam, des montagnes de l'orient" (Balak 23,7).
Bil'am signifiait ceci : "Balak m’a conduit depuis les montagnes de l’est afin que je maudisse le peuple juif.
Cependant, il est impossible de les maudire car les montagnes de l’orient, comparées au peuple juif, sont comme de la paille comparée au grain.
Les noms et les âmes du peuple juif sont enracinés dans les niveaux les plus élevés de sainteté ; il est donc inconcevable qu’une quelconque puissance maléfique puisse les affecter de quelque manière que ce soit."

Bil'am poursuit : "[Pourtant,] comment pourrais-je maudire ce qu'Hachem n'a pas maudit, et comment pourrais-je susciter la colère si Hachem n'est pas en colère?" (Balak 23,8).
[Par cela,] Bil'am dit : Les Bné Israël sont enracinés dans les Patriarches, qui sont eux-mêmes enracinés dans les attributs divins sous leur forme la plus sublime.
De plus, même leurs noms contiennent les Noms d'Hachem, comme אַבְרָהָם (Avraham) qui a une valeur numérique de 248, ce qui équivaut à אל (Eil - D.) huit fois.
Si cela est vrai, comment pourrais-je, moi qui suis un étranger se tenant en dehors des forces de la sainteté, maudire quelque chose qui se trouve au sein des forces de la sainteté et au-dessus de moi?
Peut-être que si le אל (D.) auquel son nom fait allusion le maudissait, cela me serait alors également possible. Mais moi, par moi-même, comment cela pourrait-il être possible? "Comment pourrais-je maudire ce que D. n’a pas maudit?"

De plus, le nom יצחק (Its'hak) équivaut huit fois au Nom d'Hachem (יהוה), et le nom יעקב (Yaakov) équivaut sept fois à ce Nom. Si ce Nom les maudissait, alors je serais moi aussi capable de les maudire. Mais par moi-même, je n’ai aucun pouvoir contre eux. "Comment puis-je susciter la colère si Hachem n’est pas en colère?"
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Balak 23,7-10 ]

<--->

+ Les juifs ont leurs racines dans l'Atsilout :

[les kabbalistes discutent des trois mondes spirituels : l'atsilout, la bériya et la yétsira, qui précèdent le monde physique (matériel). Chacun d'entre eux contiendrait d'innombrables mondes spirituels.
Selon le rabbi de Berditchev, le monde le plus élevé est appelé le monde d'Atsilout, car le mot "Atsilout" (אצילות) est linguistiquement lié au mot pour "à côté de Lui" (אצלו). (voir le Ramban sur Bamidbar 11,17)
Dans le monde d'Atsilout, une personne se tient pour ainsi dire à côté de D. ( l'Atsilout est le monde/niveau spirituel le plus élevé et proche d'Hachem, où il n'y a que la lumière d'Hachem Lui-même. [c'est trop élevé pour les Créatures Célestes (ex: anges), et il n'y a pas de niveau plus élevé spirituel que celui là. ]
A l'image de Bil'am, l'erreur d'Haman a été qu'il n'a pas réalisé qu'un juif est enraciné dans le plus élevé des niveaux spirituels, l'Atsilout, dans Elokout (la Divinité) lui-même. (ce qui n'est pas le cas des autres nations) ]

-> "Car, dès ses débuts, je vois qu'il est semblable au roc et des collines, je le découvre: ce peuple, il vit solitaire, il ne se confondra point avec les nations." (Balak 23,9)
Bil'am et Balak souhaitaient maudire le peuple juif depuis le monde (spirituel) de bériya, qui contient les Noms d'Hachem יהוה et אהיה. C’était peut-être parce qu’ils ne comprenaient que les sefirot qui composent zé'eir anpin (le "petit visage") telles qu’elles se manifestent dans le monde de bériya et les mondes inférieurs, ce qu’on appelle le "monde de la séparation". Quant au monde suprême d’Atsilout, ils n’en avaient aucune compréhension et ne pouvaient donc pas [puiser dans son pouvoir pour maudire le peuple juif à partir de là].
Au départ, Bil'am pensait que le peuple juif était comme lui et ne comprenait que le monde de Bériya. Lorsqu’il s’est rendu compte que les juifs comprenaient également le monde d’Atsilout, il a changé d’avis et son plan a été contrecarré.

- "Car, dès ses débuts, je vois qu'il est semblable au roc ..." = en d’autres termes, Bil'am disait : "Au début, je pensais que cette nation (peuple juif) tirait sa force du "roc", qui représente le monde de Bériya où se trouvent les séraphins (anges de rang inférieur) ...
- "... et des collines" = Bil'am disait : je pensais également que cette nation tirait sa force des "collines", du monde de yétsira, qui se trouve directement au-dessus du monde de bériya et où se trouvent les 'hayot (anges de rang supérieur). Mais je réalise maintenant qu’elle tire sa force du monde de l'atsilout, qui est un monde d’unité sans aucune division quelle qu’elle soit. [il n'y a que l'Un, Hachem Lui-même]
- "je le découvre: ce peuple, il vit solitaire" = ils vivront seuls et unis dans le monde d'Atsilout. (les autres nations provenant et étant dans des mondes spirituels inférieurs)
- "il ne se confondra point avec les nations" = concernant le monde d'Atsilout, le verset : "Aucun mal ne séjourne auprès de Toi" (Téhilim 5,5). On n'y trouve ni anges Accusateurs, ni forces d'impureté, ni quoi que ce soit de mauvais.

... Bil'am voulait dire : Si le peuple juif puise sa force à une source (spirituelle - l'Atsilout) si élevée et si sainte, comment pourrais-je ouvrir la bouche pour dire quoi que ce soit à son encontre ?
[on parle du plus grand prophète qu'on eu les nations, en parallèle potentiel avec Moché. Ses paroles nous enseignent une réalité que notre yétser ara tente de nous empêcher de ressentir, préférant nous laisser croire qu'à l'image du physique (ex: bouche, yeux, jambes) nous sommes spirituellement équivalent aux non juifs, alors pourquoi avec de l'ambition et des faire des efforts spirituels pour Hachem. .]

<--->

-> "Qui peut compter la poussière de Yaakov ou dénombrer la descendance d'Israël?" (Balak 23,10)
Peut-être ce verset nous informe-t-il de la grandeur du peuple juif et de sa proximité avec son Père céleste. Chaque jour, lors des prières du matin, par leurs actes et leurs paroles, les juifs rectifient les quatre mondes : atsilout, bériya, yétsira, assiya (le monde de l'action [dans la matérialité] ).

Dans un premier temps, ce sont nos actions qui opèrent cette rectification, comme suit : lorsqu’une personne se lève le matin, s’occupe de ses besoins corporels, et récite les bénédictions de Elokaï néchama (Mon D., l'âme que Tu as placé en moi est pur, ...), elle rectifie le monde de l'assiya, le plus bas de tous les mondes.
Lorsqu'on s’enveloppe de tsitsit, on rectifie le monde de la yétsira. Lorsqu’on met les téfilin sur son bras, on rectifie le monde de bériya, et les téfilin portés sur la tête rectifient le monde de l'atsilout, le plus élevé de tous les mondes.
Tout comme on rectifie les quatre mondes par nos actions, de même, lorsqu’on récite les différentes parties des prières du matin, on rectifie ces mondes par notre parole.
[du début de la prière jusqu'à "Barou'h chéamar" on rectifie le monde de l'assiya, ensuite jusqu'aux bénédictions du Shéma on rectifie le monde de la yétsira. Ensuite jusqu'à la 1ere bénédiction de la Amida (comprise), on rectifie le monde de la bériya. Le restant de la Amida rectifie le monde de la Atsilout.
En ce sens, la Amida est un sommet spirituel : https://todahm.com/2024/03/11/la-amida-un-moment-au-plus-proche-dhachem ]

Il s’avère que même lorsque nous nous occupons de nos besoins corporels, cela est considéré comme faisant partie de nos efforts qui rectifient ces quatre mondes. C’est là une question profonde, qui étonne quiconque l’entend.
Voyez à quel point la sainteté du peuple juif se rapproche de son Père céleste : même les excréments qu’ils évacuent de leurs intestins (qui sont comme de la poussière) sont considérés comme une rectification des quatre mondes supérieurs.

C’est ce que Bil'am disait à Balak : "Viens et vois jusqu’où s’étend leur sainteté!" Qui aurait pu imaginer que même les excréments qu’ils évacuent de leurs entrailles, qui sont comme de la poussière, puissent être considérés comme une rectification pour les quatre mondes!

-> "Qui peut compter la poussière de Yaakov ou dénombrer la descendance d'Israël?"
Qui aurait jamais compté la poussière de Yaakov (c’est-à-dire les excréments du peuple juif) et l’aurait considérée comme faisant partie de "la descendance d’Israël"?
Le peuple juif accomplit la rectification des quatre mondes chaque jour.
Puisque leur sainteté atteint un niveau si élevé, qui pourrait bien se lever et dire quoi que ce soit de mal à leur encontre?
[...]

Puisque le Créateur (Hachem) a assimilé le peuple juif à Lui-même dans toutes Ses voies, cette nation n’est rien de moins qu’une extension d'Hachem et aucun étranger n’est capable de s’approcher d’eux.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Balak 23,7-10 ]

<--->

-> Balak et Bil'am ont voulu maudire le peuple juif depuis le monde de la Bériya, qui contient les Noms d'Hachem יהוה et אהיה.
... Bil'am dit : "Nous ne tirons notre pouvoir que de la combinaison de ces Noms, tandis que le peuple juif tire son pouvoir directement des Noms dans leur forme originelle. Si tel est le cas, quel pouvoir avons-nous contre eux?"
[...]

Bil'am disait à Balak :
"Peut-être espères-tu que mon pouvoir d’élocution changera tout, afin que nous aussi, nous tirions notre force directement des Noms d'Hachem. C’est inconcevable, car Hachem ne m’écoutera pas.
Dès le tout début des Patriarches, lorsqu’ils se sont attachés pour la première fois à Hachem, Il a conclu une alliance avec eux et a gravé Ses Noms sacrés en eux et en leurs enfants par la suite, et cela restera ainsi pour toujours.
Hachem a choisi le peuple juif comme Sa part, tandis que les autres nations ont été laissées entre les mains des anges ministres (ange tutélaire/responsable de chaque nation). Puisque c’est ce qu'Hachem, dans Sa sagesse divine, a décrété, cela reste valable pour toujours et il est inconcevable que Hachem puisse l’annuler.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Balak 23,18-24 ]

<--->

-> "Voici, j’ai reçu [la parole de Hachem] pour bénir : lui [le peuple juif] sera béni et je ne retiendrai pas [la bénédiction]" (Balak 23,20)

-> Bil'am souhaitait faire savoir à Balak à quel point le peuple juif est profondément enraciné dans la sainteté, de toutes parts, dans les mondes supérieurs, ce qui ne laisse aux forces de l’impureté aucun moyen de s’approcher de lui.
Yaakov Avinou est considéré comme le plus éminent des Patriarches, et c’est pourquoi Hachem l’a appelé יִשְׂרָאֵל (Israël). La raison en est, comme l’expliquent le Zohar (tome 1, 144b, 173b) ainsi que les écrits du Arizal (Shaar HaPessoukim- Paracha Vayichla'h), qu’au départ, Yaakov ne possédait pas les six séfirot qui composent les Attributs divins connus sous le nom de zé'eir anpin (le "petit visage"). Finalement, il acquit bien ces six attributs.
C’est pourquoi ses descendants s’élevèrent à 600 000, ce qui correspond à ces six attributs : chacun en contenant cent mille. Pour la même raison, la Torah contient six cent mille lettres. Tout cela est évoqué dans le nom יִשְׂרָאֵל qui est l'acronyme de : "yéch chichim ribo orot lé'Israël" (il y a 600 000 lumières du peuple juif).
Ces lumières font référence à leurs âmes, qui sont "une extension d'Hachem d’en-Haut".
Le nom יִשְׂרָאֵל (Israël) est également un acronyme de : "yéch chichim ribo otiyot laTorah" (il y a 600 000 lettres dans la Torah), comme l’ont dit nos Sages (voir 'Hessed lé'Avraham, HaKor" Nahar 11).

Le fait que le peuple juif compte 600 000 personnes et le nom יִשְׂרָאֵל indiquent à quel point le peuple juif est grand ; qu’il est littéralement le prolongement d'Hachem.

Cela étant, comment un étranger pourrait-il les maudire ? Même s’il le faisait, comment pourrait-il penser que sa malédiction les affecterait?

Les âmes du peuple juif représentent la sainteté des mondes les plus élevés. Ces mondes ne contiennent que la bénédiction, qui descend d’eux vers les mondes inférieurs.
[toutes les bénédictions dans ce monde viennent par le biais et le mérite des juifs! ]
C’est pourquoi, ayant reçu [la parole d'Hachem] pour bénir (voir Balak 23,20), Bil'am dit : j’ai une tradition selon laquelle leur nombre de 600 000 correspond à la bénédiction des mondes les plus élevés, qui est la source de toute bénédiction. De plus, avant que je ne vienne vers toi, Hachem m’a dit explicitement : "Tu ne maudiras pas ce peuple, car il est béni" (Balak 22,12). Par conséquent, je ne peux en aucun cas leur retirer leur bénédiction.
[...]

L’ouverture ou la fermeture de toutes les portes célestes dépend de la Chékhina, et les âmes du peuple juif en sont issues. Si tel est le cas, qui pourrait bien s’opposer à eux?
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Balak 23,18-24 ]

<--->

-> Le pouvoir de Balak s’exerçait par ses actes de sorcellerie. Bil'am dit : ni la divination ni la sorcellerie n’ont d’effet sur cette nation, car celle-ci est enracinée dans la sainteté des mondes supérieurs, tandis que la divination et la sorcellerie sont enracinées dans les niveaux les plus bas.
Il est inconcevable que les niveaux inférieurs puissent exercer un quelconque contrôle sur les mondes supérieurs.
[ il existe une Puissance supérieure à toute autre chose (Hachem - dont les juifs sont un prolongement, le plus intimement liés), et les forces de l’impureté sont inférieures aux forces de la sainteté. ]
[...]

Bil'am continue de dire à Balak : "Tu dois savoir à quel point le peuple juif est élevé, qu’il est supérieur aux anges. Les anges sont ancrés dans les dimensions extérieures des mondes spirituels, tandis que les justes sont ancrés dans leurs dimensions intérieures.
C’est pourquoi les justes sont supérieurs aux anges. Les anges, se trouvant à l’extérieur et plus éloignés de la Chékhina, doivent demander aux justes : "Qu’a accompli Hachem?"

-> "Voici, ce peuple se lèvera comme un lionceau et se dressera comme un lion ; il ne se couchera pas avant d’avoir dévoré sa proie et bu le sang des tués."
Bil'am parle à Balak de la grandeur du peuple juif, de ce qu’il accomplit grâce au pouvoir de sa parole.
Il dit également que, bien que lui-même et le peuple juif possèdent tous deux le pouvoir de la parole, la différence entre eux est aussi grande que celle qui sépare l’Orient de l’Occident, sans aucune similitude.
Bien que le pouvoir de Bil'am réside dans sa parole, il repose sur la récitation de sortilèges, un pouvoir issu des forces de l’impureté et impliquant le recours à des démons comme intermédiaires.

Le peuple juif, en revanche, est une nation sainte et le peuple élu d'Hachem. Leur pouvoir de parole provient de leurs prières et de leur étude de la Torah, qui parviennent à Hachem sans aucun intermédiaire. Ils s’adressent simplement à Hachem et Il leur répond, comme le dit le verset : "Quelle est la grande nation qui a un D. si proche d’elle, comme l’est Hachem notre D., chaque fois que nous l’invoquons?" (Vaét'hanan 4,7).

Chaque jour, leurs prières du matin brisent les forces de l’impureté et les bannissent [ce qui les empêche de se nourrir en prenant des forces de la sainteté].
Chaque nuit, leur récitation du Shéma avant le coucher détruit des dizaines de milliers de démons, comme le dit le verset : "Mille peuvent tomber à tes côtés et une myriade à ta droite" (Téhilim
91,7).
[le Zohar (vol.III, 211b) indique que ce verset fait référence à la destruction des démons lors de la récitation du Shéma du coucher. Si une personne se concentre bien, elle peut détruire des dizaines de milliers de démons ; en revanche, si sa concentration est médiocre, il se peut qu'elle n'en détruise pas un seul. ]

-> "Voici, ce peuple se lèvera comme un lionceau et se dressera comme un lion"
Il se lèvera le matin comme un lionceau et, par sa prière il se dresse comme un lion. À cet instant, un juif devient comme un roi régnant sur les forces de l’impureté, tout comme le lion est le roi de tous les autres animaux. Les forces de l’impureté sont incapables de se dresser contre lui.

-> "il ne se couchera pas avant d’avoir dévoré sa proie et bu le sang des tués"
Lorsqu’un juif se couche pour dormir, il tue des dizaines de milliers de démons. Il accomplit tout cela sans aucune sorcellerie ni magie, mais plutôt par la prière et l’étude de la Torah.

Ainsi, Bil'am conclut à Balak : Qui pourrait bien lui tenir tête? Nous n’avons d’autre choix que de rester les bras croisés et d’espérer être sauvés de lui."

[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Balak 23,18-24 ]

<------------->

-> Le Arizal (Shaar HaGilgoulim, hakdamah 22) écrit que Bil'am était une réincarnation de Lavan.
Lavan souhaitait anéantir le peuple juif, comme le dit le verset : "Un Araméen a tenté de détruire mon ancêtre" (Ki Tavo 26,5), mais il n’a rien pu faire. De même, Bil'am souhaitait détruire le peuple juif ; du moins jusqu’à ce qu’il prenne conscience de la vérité et comprenne qu’il n’avait absolument aucun pouvoir, pas même celui de s’approcher d’eux.

-> "Comme elles sont belles, tes tentes Yaakov, tes demeures, Israël" (ma tovou ohalékha Yaakov, michkénoté'ha Israël - Balak 24,5).
Nos Sages(Sanhédrin 105b) disent que cela fait référence aux synagogues et aux baté midrach.
Peut-être cela fait-il également allusion à ce qui suit : les âmes du peuple juif proviennent des royaumes spirituels connus sous les noms de Léa et Ra'hel.
Balak et Bil'am n’avaient qu’une compréhension des dimensions extérieures de ces royaumes, là où la partie inférieure du royaume supérieur (Léa) rejoignait la partie supérieure du royaume inférieur (Ra'hel).
Bil'am comprit alors que lui et Balak n’étaient rien comparés au peuple juif, car les âmes du peuple juif proviennent des dimensions intérieures de ces royaumes.

Nous pouvons désormais comprendre ce verset comme suit :
Les "tentes" et les "demeures" font référence à Léa et Ra'hel, les épouses de Yaakov, ainsi qu’aux royaumes spirituels de "Léa" et de "Ra'hel".
Bil'am disait ceci : "Quelle force magnifique que celle du peuple juif, car il est relié à Léa et à Ra'hel, qui sont les tentes et les demeures. Il est relié aux dimensions intérieures, à la racine même et aux aspects principaux de ces royaumes. Nous, Bil'am et Balak, ne sommes reliés qu’aux aspects les plus extérieurs de ces royaumes, tandis qu’ils sont reliés aux dimensions les plus intimes des quatre mondes."

-> "Comme des cèdres près de l’eau" Balak 24,6).
Cela fait allusion aux dimensions intérieures du monde d’Atsilout, comme le dit le verset : "Comme un cèdre du Liban, il s’élèvera" (Téhilim 92,13).
Puisque le peuple juif est lié aux dimensions intérieures de tous ces mondes, comment un étranger, quelqu’un qui reste en dehors de ces mondes, pourrait-il pénétrer dans leur domaine? Cette idée est tout à fait absurde.

[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Balak 24,3-9]

Notre amour d’Hachem affaiblit la force de nos ennemis

+++ Notre amour d'Hachem affaiblit la force de nos ennemis :

"Il (Hachem) consumera les nations qui l'oppriment et broiera leurs os" (Balak 24,8)

-> Lorsque l'amour d'Hachem pour le peuple juif s'éveille, Sa haine pour les ennemis du peuple juif s'éveille également.
Il s'ensuit qu'à partir d'une seule émotion, il y a une division en plusieurs manifestations. En d'autres termes, l'amour d'Hachem pour le peuple juif et sa haine pour ses ennemis découlent de Sa bonté.

Hachem se comporte ainsi avec le peuple juif, qui agit de la même manière envers D.
Une seule de leurs émotions se divise en 2 expressions : en raison de leur amour pour D., de leur désir de s'attacher continuellement à Lui, ils détestent d'autres choses, non saintes, qui pourraient les séparer de Lui, à D. ne plaise.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

<--->

=> Lorsque notre amour d'Hachem nous pousse à détester tout ce qui est contraire à cet amour, D., à Son tour, par amour pour nous, coupe le flux de Sa force vitale à nos adversaires.

Mérites & fautes = la double approche d’Hachem

+++ Mérites & fautes = la double approche d'Hachem :

"Il (Hachem) ne regarde pas le mal en Yaakov, et Il n'a pas vu de perversité en Israël ; Hachem, son D., est avec lui et l'amitié du Roi est en lui" (Balak 23,21)

-> "Il ne regarde pas le mal chez Yaakov, et Il n'a pas vu la perversité chez Israël" = cela signifie que lorsque les fautes du peuple juif s'élèvent, D. n'y prête pas attention ; Il ne souhaite pas que les transgressions du peuple juif se présentent devant Lui.
La deuxième partie de ce verset : "Hachem, son D., est avec lui", signifie que, d'autre part, lorsque leurs mérites apparaissent devant Lui en Haut, Il s'y attache (c'est-à-dire qu'Il se concentre sur eux).
C'est ce que signifie l'expression "Hachem, son D., est avec lui". Il s'attache immédiatement au peuple juif et à ses mérites.
La suite du verset explique cette dichotomie : "l'amitié du Roi est en lui" = cela signifie que cette approche d'Hachem à l'égard des fautes et des mérites du peuple juif est appelée "amitié" (téroua - תרועה) ...
[ ainsi, le mot תרועה implique à la fois que Dieu est l'ami de la nation juive, et qu'en raison de cette amitié, il applique un double standard à leur comportement : ignorant leurs démérites/fautes et se concentrant sur leurs mérites. ]
[...]

En gardant cela à l'esprit, je vais maintenant vous expliquer comment cette idée est en elle-même la signification profonde des coups de Shofar : tékia, téroua, tékia.
Le mot tékia implique "l'attachement", car les lettres du mot tékia (תקיעה) peuvent être décomposées en 2 mots : תקע י"ה (téka YA - D. s'attache), ce qui implique que D. lui-même, pour ainsi dire, s'attache au peuple juif. Cela était vrai à l'époque où le Temple s'élevait. Hachem était continuellement attaché aux juifs, car les offrandes quotidiennes (le matin et l'après midi) expiaient pours Israël. (midrach Bamidbar rabba 21,21 ; Zohar 1,259a)

En revanche, le son téroua caractérise l'état d'exil, dans lequel nous nous sommes mélangés aux nations non juives. Dans cette situation, la façon dont Hachem se rapporte à nous est symbolisée par la téroua, ce qui signifie que D. a une double approche : Il ne regarde pas nos fautes, mais regarde nos mérites.
La téroua est suivie de la tékia finale, qui correspond à l'époque de la future construction du Temple final, puisse-t-elle se faire rapidement de nos jours, amen!
Ce sera le moment où Hachem "purifiera l'esprit d'impureté du monde"(Zé'haria 13,2) ; Hachem n'aura plus à utiliser cette double approche, ignorant nos transgressions, car il n'y aura plus de transgressions du tout ; il n'y aura qu'une tékia, c'est-à-dire un attachement constant de D. au peuple juif.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Balak 23,21 ]

<--->

=> Pendant notre exil, lorsque nos fautes ne sont pas "automatiquement" expiées par le service du Temple, Hachem utilise un double standard lorsqu'il s'agit du peuple juif, choisissant de se concentrer sur nos mérites et d'ignorer nos démérites.

[le yétser ara cherche à nous focaliser sur nos fautes, en dévalorisant nos ambitions spirituelles, et en nous faisant croire que nous sommes "moches" spirituellement parlant aux yeux d'Hachem.
Mais la réalité est tout autre : papa Hachem se focalise avec admiration sur tous ceux qu'on a pu faire, même les "petites/faciles" mitsvot (malgré sa nature, son yétser ara, il a fait Ma volonté! Waouh!), et à l'inverse Il fait abstraction de toutes nos fautes, de notre face sombre. Nous sommes donc sublimes et aimés par Hachem.
(cela ne nous dispense pas de faire une téchouva) ]

"Comme des jardins le long d'un fleuve, comme des tentes dressées par Hachem" (Balak 24,6).
Pourquoi ce verset mentionne-t-il les fleuves à côté des tentes? Tout comme les fleuves font passer une personne de l'impureté à la pureté (lorsqu'elle s'y immerge), les tentes (dans lesquelles on étudie la Torah) font passer une personne de la culpabilité (de nos fautes) au mérite".
[guémara Béra'hot 16a]

<--->

[ nos Sages Sages comparent la Torah à de l'eau : "les mots de la Torah sont comparés à de l'eau" (nimchélou divré Torah lamayim - guémara Taanis 7a).
de même : "l’eau ne fait référence qu’à la Torah" - guémara Avoda Zara 5b - én mayim ella Torah. ]

"Qui peut compter la poussière de Yaakov, nombrer la multitude d'Israël? Puissé-je mourir comme meurent ces justes, et puisse ma fin ressembler à la leur!" (Balak 23,10)

-> Le midrach (Sifri - Haazinou 329) dit : "C'est l'un des endroits où nous trouvons une allusion à la résurrection des morts".

-> Le 'Hafets 'Haïm raconte que Balak avait suggéré à Bil'am de compter les juifs parce que le fait de les compter directement leur attirerait sur eux une plaie (voir Yoma 22b).
Bil'am lui répondit : "Qui a compté la poussière de Yaakov?" = en d'autres termes, il est impossible de les compter, car même lorsqu'ils sont morts et enterrés dans la "poussière" du sol, leur mort n'est pas permanente. C'est comme s'ils dormaient simplement (voir aussi guémara Sotah 21a). Il est donc impossible de les compter et de connaître leur nombre réel.

C'est pour cette raison qu'il conclut : "Que mon âme meure de la mort des hommes droits". Si seulement je méritais une telle mort!" Et que ma fin soit semblable à la sienne, afin que je ressuscite à mon tour.
[Dougma miNimouké Avi - p.49 ]

Pourquoi Moav craignait les juifs?

+ Pourquoi Moav craignait les juifs :

"Moav fut terrifié par le peuple ... et Moav fut dégoûté par les Bné Israël" (Balak 22,3)

=> Pourquoi le verset désigne-t-il d'abord le peuple juif comme "le peuple", puis comme "les enfants d'Israël (Bné Israël)"?

-> Comme on le sait, le midrach (Chémot rabba 42,6) et le Zohar (2,191a) affirment que chaque fois que la Torah emploie le terme "peuple", elle fait allusion au érev rav.
C'est pourquoi il est dit ici que Moav fut très effrayé par le peuple, ce qui signifie qu'il fut effrayé par "le peuple", c'est-à-dire le érev rav. Moav avait peur parce qu'il voyait que partout où le peuple juif séjournait, la population locale se convertissait, comme l'avait fait le érev rav, qui s'était convertie et avait rejoint le peuple juif en Égypte.
C'est pourquoi Moav craignait que, si le peuple juif arrivait à sa frontière, certains de ses habitants se convertissent eux aussi au judaïsme.

Afin que vous ne vous demandiez pas pourquoi Moav s'en soucie, la Torah répond : "Moav a été dégoûté par les Bné Israël", ce qui signifie que Moav haïssait intensément le peuple juif.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Balak 22,3 ]

=> Les Moavites craignaient le peuple juif non pas à cause de ce qu'il pouvait leur faire, mais parce que certains des leurs pouvaient se convertir au judaïsme. La haine intense qu'ils éprouvaient à l'égard des juifs ne leur permettait pas d'envisager une telle éventualité.

<--->

-> Rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi - Balak 22,4) écrit :
Les âmes des pénitents, qui sont une sorte de "convertis", peuvent plus facilement élever les étincelles qu'une personne qui a été juste depuis sa jeunesse.
[lorsqu'une personne se repent (fait téchouva), elle élève les étincelles divines intégrées dans les aspects matériels de la vie avec lesquels elle a fauté auparavant.
De même, lorsqu'un non-juif se convertit, il élève les étincelles divines qui se trouvent dans les activités auxquelles il participait auparavant et qui sont interdites aux juifs. Une personne qui a été un juif vertueux depuis sa jeunesse n'a pas la possibilité d'élever ces étincelles.
(Néanmoins, cela ne signifie pas qu'une personne devrait délibérément choisir de fauter afin de se repentir par la suite et d'élever ainsi les étincelles qu'elle a rencontrées. Seul Hachem peut déterminer quelles étincelles ont besoin d'être élevées de cette manière, et s'Il détermine que c'est nécessaire, Il "arrangera" les circonstances nécessaires pour que cela se produise.)

Le racha Balak était effrayé par le peuple juif, parce qu'en voyageant, le peuple juif élevait des étincelles divines, et ce malfaiteur haïssait intensément tout ce qui était saint (Zohar 2,157a).
C'est l'allusion au verset "Et Moav fut dégoûté à cause du peuple juif" (v.22,3). Être juif était dégoûtant pour ce racha.

C'est l'allusion à la phrase "Moav fut terrifié par le peuple" car chaque fois que les mots "le peuple" (a'am) sont écrits, il s'agit du érev rav, des convertis au sein du peuple juif.
C'est l'allusion dans la suite de ce verset "car il était 'redoutable' [ki rav ou]" (lien entre érev rav et rav) = cela fait allusion au érev rav, les convertis. Il craignait que le erev rav ne les élève, car il était plus apte à élever les étincelles que les Bné Israël nés naturellement.

[ainsi, Balak craignait que certains membres de son peuple ne se convertissent au judaïsme, élevant ainsi les étincelles divines latentes en eux vers le monde de Beria, tout comme un animal, en mangeant de l'herbe, passe du monde de Yétsira au monde de Beria.
Une fois que ces étincelles se trouvaient dans le monde (plus élevé) de Beria, elles pouvaient alors être élevées par les juifs nés dans le monde de l'Atsilout, tout comme une personne peut élever les étincelles de yétsira dans l'herbe en mangeant l'animal qui l'a mangée.]

=> Il n'y a rien de plus terrifiant pour un dirigeant racha que la perspective de voir son peuple transformé en son antithèse, la bonté et la sainteté.
C'est pourquoi le roi de Moav était pétrifié à l'approche du peuple juif, d'autant plus qu'il était accompagné de la multitude mixte, particulièrement apte à transformer le mal en sainteté.

Hachem aime notre avoda dans la difficulté

+ Hachem aime notre avoda dans la difficulté :

"Il n'a pas regardé l'iniquité de Yaakov, ni vu l'injustice en Israël" (Balak 23,21)

-> Chaque personne doit se clarifier sans cesse : l'Avodat Hachem qu'elle accomplit lorsqu'elle se trouve dans des situations difficiles est très apprécié par Hachem. Même si elle ne parvient pas à Le servir en toute sérénité et qu'elle ne dispose pas des outils, des capacités intellectuelles et de la compréhension nécessaires pour accomplir les mitsvot de manière optimale, ce service est tout de même plus désirable pour Hachem que son service lorsqu'il est en paix et que son esprit est serein.

Même à ce moment-là, cette personne peut se concentrer sur son avodat Hachem et même atteindre des niveaux élevés, car son engagement à servir Hachem quelle que soit la situation dans laquelle elle se trouve témoigne de sa puissante émouna dans le Créateur.
À travers cette avoda, elle démontre sa foi en Hachem qui a décrété qu'elle devait Le servir spécifiquement dans ces circonstances difficiles.
Puisque tout est orchestré par la Providence divine, ce doit être le sentiment qu'elle est censée avoir en ce moment.

C'est un principe fondamental de l'avodat Hachem : quelles que soient les circonstances, il faut accepter sa situation avec amour, plutôt que de rêver à des niveaux et à des réalisations élevés. Cela signifie que notre seul objectif est de servir Hachem, et qu'on ne se concentre pas sur le plaisir et les avantages personnels dont on jouirait en temps normal.
[c'est dans cet état de souffrance, de fatigue, ... car Hachem veut que Le serve, et j'accepte Sa volonté, car j'ai foi en Lui. ]

Cette idée est évoquée dans le verset : "Il n'a pas regardé l'iniquité de Yaakov, ni vu l'injustice en Israël" (Balak 23,21) ; même si une personne se trouve dans un état bas (on est loin d'être au top), en proie à l'iniquité et à l'injustice, Hachem, son D., est avec elle, et le désir du Roi est en elle, Hachem trouve son service agréable précisément dans cette circonstance, car Il a décrété que cette personne Le serve, à ce moment précis, précisément dans son état d'abaissement.
De plus, l'amitié du Roi est en lui, car il affirme qu'Hachem se trouve en tout lieu et en toute circonstance, même ceux qui sont éloignés de la sainteté. De cette manière, nous le couronnons Roi sur toute la Création : "Que tous ceux qui ont une âme dans leurs narines déclarent, Hachem, D. d'Israël, est Roi, et Son Royaume règne sur tout!"
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Pourquoi le peuple d’Israël est-il comparé à un lion?

+ Pourquoi le peuple d'Israël est-il comparé à un lion?

"Voici un peuple qui se lève comme un lionceau" (Balak 23,24)

-> Dès le lever du soleil, il se lève fort comme un lion pour le service de son Maître (Hachem), en chantant Ses louanges. Il étudie la Tora jour et nuit.
"Il ne se couche pas sans avoir dévoré sa proie" (ibid.) = avant de s'endormir, il proclame que D. est roi ici-bas et dans le ciel en récitant le Shéma et implore la miséricorde du Roi par la lecture de différents versets en ce sens.
Rabbi Aba, lui, déduit du verset : "Voici un peuple qui se lève comme un lionceau" que, dans le futur, ce peuple se dressera contre toutes les nations païennes comme un lion puissant et fondra sur elles.

Autre explication : "Voici un peuple qui se lève comme un lionceau pour offrir des sacrifices sur l'autel devant le Roi. Nous avons appris par tradition que l'on pouvait voir la forme d'un lion dévorer le sacrifice pendant qu'il était en train de brûler sur l'autel. Et Rabbi Aba précise que ce lion dévorant était en fait l'ange Ouriel.
Lorsque les Hébreux avaient moins de mérite, ils voyaient sur le sacrifice la forme d'un chien impudent. Ils comprenaient alors qu'ils devaient se repentir et ils s'empressaient de le faire.
Suivant cette explication, la suite du verset : "Il ne se couche pas sans avoir dévoré sa proie" fait allusion aux sacrifices, comme les holocaustes, qui sont brûlés pendant la nuit.
La fin du verset : "Il boira le sang des victimes" signifie que Hachem fera la guerre pour eux contre leurs ennemis.

Pour sa part, Rabbi El'azar explique la formule "il ne se couche pas sans avoir dévoré sa proie" de la manière suivante : Quand un homme respecte les commandements de son Maître (Hachem), il ne se couche pas avant d'avoir tué 1125 êtres malfaisants qui se trouvaient à ses côtés.

Rabbi 'Hizkiya déclare : Les Bné Israël furent bénis par Bil'am à trois reprises, autant de fois qu'il avait frappé son ânesse. Rabbi 'Hiya ajoute : Ils reçurent le privilège de venir trois fois par an pour se présenter devant D. lors des fêtes de pèlerinage et de bénéficier ainsi de la bénédiction divine.
[Zohar - Balak 211a]

"Hachem ouvrit la bouche de l'ânesse" (Balak 22,28)

-> Il est rapporté au sujet du Arizal que durant la sieste d'un Shabbat de la parachat Balak, son élève Rabbi Avraham Halévi observa que ses lèvres murmuraient pendant son sommeil. Il tendit l'oreille au-dessus de la bouche de son maître pour écouter ses paroles.
Le Arizal se réveilla et vit son élève se tenir au-dessus de lui. Il lui demanda : que veux-tu?
Il répondit : j'ai vu que le Rav parlait durant son sommeil et je souhaitais écouter ce qu'il disait.
Le Arizal lui répondit : durant mon sommeil, mon âme s'élève constamment dans les mondes supérieurs et les anges de service m'accompagnent jusqu'à Matatron, le Sar Hapnim qui me demande dans quelle yéchiva céleste je souhaite me rendre afin de recevoir des secrets des mondes supérieurs.
Rabbi Avraham Halévi lui dit : je t'en prie mon maître, peux-tu nous transmettre ce que l'on vient de t'apprendre durant ton sommeil?
Le Arizal commença à sourire et lui répondit : je témoigne en présence du Ciel et de la terre que si je devais faire un cours durant 80 ans sans interruption, je ne pourrais pas terminer d'expliquer et de dire ce que j'ai appris à présent sur la paracha de Bilaam et de son ânesse.

[cela nous montre à quel point tout texte de la Torah, même un récit anodin, a en réalité une profondeur infinie, divine.]

La force de reconnaître : « j’ai fauté »

+ La force de reconnaître : "j'ai fauté" :

"Bilaam dit à l'ange d'Hachem : j'ai péché" (Balak 22,34)

-> Il ressort de ce passage de la Torah une preuve établie que celui qui confesse ses fautes même s'il n'est pas sincère, sera épargné des souffrances et des accusations. Comme cela est rapporté dans le midrach (Bamidbar rabba 20,13) sur : "Bilaam dit à l'ange d'Hachem : j'ai péché". Bilaam était un grand racha dénué de bonnes actions et savait parfaitement que face au repentir, la punition ne peut se tenir.
Tout celui qui a péché et qui dit : "j'ai péché", ôte la permission à l'ange de le frapper.

Pour appuyer cet enseignement du midrach, voici ce qui est écrit dans le Zohar haKadoch : "Un homme doit devancer le Satan en exprimant ses fautes ce qui empêchera ce dernier de porter des accusations contre lui" (Zohar ח"ג רלא).
Ce tut le cas de Bilaam dont la confession était uniquement motivée par la crainte du châtiment et non par un quelconque repentir.
=> S'il en est ainsi concernant un racha, à plus forte raison pour le juif qui est le fils bien-aimé du Créateur et qui lorsqu'il exprime juste ses fautes, même s'il ne ressent pas encore la force du repentir sincère le bouleverser, se crée indéniablement un bouclier qui le préserve des souffrances et des accusateurs.