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La sorcellerie

"Une sorcière, tu ne la laisseras pas vivre" (Michpatim 22,18)

-> La sorcellerie provient des pouvoirs de Lilith, l'ange maléfique qui est "la klipa maléfique" ("l'écorce" du mal, qui est une force spirituelle négative).
[ toutes les klipot sont négatives et mauvaises. Lilith est appelée "la klipa du mal" parce que, comparée à son homologue masculin, Samaël, elle est la plus maléfique des deux (Binat ha'Hotam). ]
Une personne qui pratique la sorcellerie donne de la force à la sitra a'hara (force du mal) et affaiblit les forces de la sainteté.

"Une sorcière, tu ne la laisseras pas vivre" (mé'hachéfa lo té'hayé - מְכַשֵּׁפָה לֹא תְחַיֶּה) = les premières lettres de ces mots (מלת) et les dernières lettres (האה) ont une valeur totale de 481, qui est la même que לילית (Lilith) avec un ajout pour le mot lui-même (le kollel).
C'est une allusion au fait que la sorcellerie est dérivée de la sitra a'hara, qui est Lilith, et lui donne vie.
De plus, le mot מְכַשֵּׁפָה (sorcière) est composé des lettres מך שפה (ma'h chafa), qui ont la signification suivante : les lettres שפה ont une valeur numérique de 385, qui est la même que שכינה (Shéchina).
La lettre מך signifie "humilité".
Ainsi, la sorcellerie fait baisser la Chékhina, et par conséquent, "tu ne laisseras pas vivre une sorcière".
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam ]

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-> b'h, également sur la sorcellerie : https://todahm.com/2025/08/03/la-sorcellerie

La sainteté de nos yeux

+ La sainteté avec les yeux :

"Vous serez pour moi un peuple saint" (véanché kodech tiyoun li - Michpatim 22,31).

-> La Mékhilta dit que nous devons lire le verset ainsi : "véanché kodech" = lorsque vous agissez avec sainteté, alors "tiyoun li" = vous êtes à Moi.

-> Le Réchit 'Hokhma (chap.2) enseigne que nous apprenons le négatif à partir du positif : "Si vous ne vous rendez pas saints, vous n'êtes pas à Lui."

-> Le Yérouchalmi (Béra'hot 1,8) déclare : "Hachem dit : "Si vous Me donnez votre cœur et vos yeux, je sais que vous êtes à Moi."

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Hachem déclare : "ayin ta'hat ayin" (œil pour œil - Michpatim 21,24).

-> La traduction littérale est que si quelqu'un blesse l'œil d'une autre personne, il doit payer pour le dommage causé.
Le Tiféret Shlomo enseigne que le verset nous enseigne également que lorsqu'un juif garde ses yeux de regarder là où il ne devrait pas, cela incite Hachem à le regarder [bien davantage] d'en-Haut.
Il écrit : "Le verset révèle la grandeur d'un juif. Lorsqu'il agit avec sainteté, cela suscite un éveil en-Haut ... Quelqu'un qui garde ses yeux de regarder là où il ne devrait pas, cela suscite, éveil, l'œil d'Hachem d'en-Haut [qui n'est que bonté, compassion pour chaque juif] ... Cela est suggéré dans les mots "ayin ta'hat ayin" (œil pour œil).
[si tu sacrifies tes envies de fauter avec l'œil (comme si on se crevait momentanément l'œil face à notre désir naturel de regarder l'interdit), alors plein de joie, de fierté de notre acte, Hachem compense cela en nous donnant Son oeil de papa miséricordieux, qui nous comble de bénédictions au-delà de nos mérites (selon la rigueur). ]
Le Tiféret Shlomo écrit là que "mé'én olam aba" ( מעין עולם הבא - de  le chant de Ma Yédidout - peut se lire : mé'ayin olam aba) qui peut être traduit par "en gardant ses yeux (ayin), on mérite le Olam Haba."

-> Le Tiféret Shlomo dit également : "Nous verrons la Chékhina dans la mesure où nous avons été prudents avec nos yeux (de notre vivant)."

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[de plus, avec la venue du machia'h, notre monde à Venir éternel sera dépendant de nos actions dans ce monde.
En ce sens, on peut éventuellement comprendre : "ayin ta'hat ayin" (œil pour œil) = notre ayin (un œil) [physique] ta'hat (en dessous : référence à notre monde ci-bas), va définir l'état de fonctionnement de notre 'ayin' [spirituel] éternel (monde de vérité) = plus nous aurons préservé nos yeux dans ce monde, plus nous pourrons voir davantage la sainteté (et donc être proche d'Hachem, la source de tout bonheur). ]

Le Temple d’en-Haut fait directement face au Temple d’en bas

+ Le Temple d'en-Haut fait directement face au Temple d'en bas :

"J'ai envoyé un ange devant toi pour te garder sur ton chemin et te conduire à l'endroit que j'ai préparé" (Michpatim 23,20)

-> Rachi commente : "Le Temple d'en-Haut fait directement face au Temple d'en bas."

-> Le rav Yéhochoua de Belz note : [Deux parachiot auparavant] Rachi (Béchala'h 15,17) écrit : Le Temple en bas est directement en face du Trône Divin en-Haut."
Alors, lequel est le bon? Le Temple en bas a-t-il été construit directement en face du Temple en-Haut, ou bien le Temple en-Haut a-t-il été construit directement en face du Temple en bas?

Le rav de Belz explique que le Temple a certainement été construit à sa place en-Haut avant la construction du Temple en bas, et lorsque les Bné Israël ont construit le Temple en bas sur le mont Moria, ils ont mérité de le construire directement en face du Temple en-Haut.
[le verset (téviémo vétitaémo béhar na'halaté'ha ... - Béchala'h 15,17), issu de la Shirat haYam, prophétise qu'Hachem les amènera sur le har haMora et qu'ils résideront en terre d'Israël, et qu'ils y construiront ensuite le Temple en bas directement en face du Temple d'en-Haut. ]

Cependant, lorsque les Bné Israël ont fauté et ont été banni de leur terre, errant d'un endroit à l'autre et d'une terre à l'autre, il n'avait plus la sainteté du Temple dans son emplacement permanent sur le mont Moria, et ils n'ont qu'un échantillon de la sainteté du Temple dans les synagogues et les baté midrach, comme l'explique nos Sages (Méguila 29a) sur le verset (Yé'hezkel 11,16) : "Je serai pour eux un petit temple (mikdach méat)".
Dans Sa grande miséricorde, Hachem déplace le Temple d'en-Haut de son emplacement, afin qu'il se trouve directement en face des "baté mikdach" (Temple) d'en bas, les synagogues et les baté midrach où le peuple juif s'adonne à la Torah et à la prière.

-> Ici, dans la paracha Michpatim, la Torah parle des temps de l'exil, c'est pourquoi Rachi écrit ici que "le Temple d'en-Haut est directement opposé au Temple d'en bas", car Hachem leur disait que même s'ils fautaient et étaient exilés de leur terre, Il déplacerait néanmoins le Temple d'en-Haut afin qu'il soit directement opposé au "Temple", qui est chaque endroit où ils prient ou ils étudient la sainte Torah dans les synagogues et les baté midrach.

-> Son fils le rav Yissa'har Dov de Belz ajoute que nous pouvons maintenant comprendre les paroles de Rachi dans Vayétzé sur la déclaration de Yaakov (Vayétsé 28,17) : "ceci est la porte du Ciel" (וזה שער השמים), où Rachi écrit : "Le Temple d'en-Haut est directement en face du Temple d'en bas".
A l'époque de Yaakov, le Temple n'était pas encore construit, et lorsqu'il n'y a pas de Temple, Hachem repose Sa Chékhina là où les tsadikim étudient la Torah et prient, comme l'écrivent nos séfarim sur le verset (Téhilim 78,60) : "vayitoch Michkan Chilo" = lorsque Hachem abandonne le Michkan et le laisse être détruit, "Ohel chikèn baAdam" = Sa tente, Sa Chékhina repose dans l'homme, à l'endroit où un tsadik prie et étudie.
A l'époque de Yaakov, Hachem a dû déplacer le Temple supérieur pour qu'il soit directement en face de l'endroit où le tsadik, Yaakov, s'était endormi, et c'est pourquoi Rachi écrit "le Temple supérieur est directement en face du Temple inférieur".

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-> Cela nous permet d'expliquer nos Sages selon lequel Hachem a montré à Moché une Ménorah de feu, une pièce de monnaie de feu, et toute la forme du Michkan et du Temple, car au Ciel, ils sont tous là-bas, et Moché devait fabriquer les ustensiles exactement comme ceux du Ciel.

Cela éclaire également les louanges adressées à Aharon pour n'avoir apporté aucune modification lors de l'allumage de la Ménora, comme l'enseignent nos Sages. Cela est difficile à comprendre : pourquoi Aharon aurait-il changé? Et est-ce là la louange d'Aharon, qu'il n'ait pas changé ce qui lui avait été ordonné?
Mais selon les paroles ci-dessus, nous pouvons expliquer que la sainte Torah témoigne qu'Aharon Hacohen a allumé la Ménorah exactement comme la Ménorah supérieure, sans aucun changement entre la Ménorah en-Haut et la Ménorah dans le monde en bas.

-> De cette manière, il est également possible d'expliquer la grandeur de Bétsalel, dont la guémara (Béra'hot 55a) enseigne que les lettres hébraïques furent utilisées pour créer le Ciel et la terre. Bétsalel savait combiner les lettres utilisées lors de la Création, et c'était cette sagesse secrète qui lui permit de construire le Michkan.
Même Moché a dit de lui : "Tu étais dans l'ombre d'Hachem" (בְּצַלְאֵל se décompose en : בצל (BéTsel - à l’ombre) אל (E-l [de] D.)), lorsque Bétsalel révéla l'ordre de fabrication des ustensiles du Michkan selon l'ordre donné par Hachem, alors même si Moché lui avait donné l'ordre inverse.
Comme Bétsalel avait reçu l'ordre de construire le Michkan et qu'il devait le faire exactement comme le Temple (Beit Hamikdach) d'en-Haut, il mérita du Ciel la connaissance nécessaire pour fabriquer des ustensiles exactement identiques à ceux d'en-Haut.

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-> Il incombe à chaque juif de savoir que ce n'est pas quelque chose qui était et qui n'est plus.
Non, même dans notre génération, même sans Temple, nous devons continuer cette avoda et nous souvenir que même à notre époque, Hachem, dans Sa grande miséricorde, place le Temple supérieur exactement en face des "Baté Mikdach" (synagogues) d'aujourd'hui, et il est possible à chaque individu de diriger son Temple (Beit Hamikdach) personnel, que ce soit dans l'étude de la Torah ou l'observance des mitsvot, avec sainteté et pureté, éveillant ainsi la sainteté d'en-Haut.
["Et ils construiront pour Moi un lieu saint (sanctuaire - véassou li Mikdach), et Je résiderai parmi eux" (Térouma 25,8).
Le verset ne dit pas "et j'y résiderai", "il" faisant référence au Mikdach (Sanctuaire). Il dit plutôt "et je résiderai parmi eux" (béto'ham), c'est-à-dire dans le cœur de chaque juif.
Le Ohr ha'Haïm haKadoch commente ce verset : "En faisant une mitsva, l'homme devient porteur de la Chékhina et Hachem réside en lui ... "et je résiderai parmi eux" = en eux, et tout cela par le biais des mitsvot qu'un homme réalise. ]

-> Comme l'a dit le Maguid de Mézéritch (Maguid Dévarav LéYaakov 208) sur la Michna (Pirké Avot 2,1 - da ma lémaala mim'ha) = "Tu dois savoir que tout ce qui est au-dessus dépend de toi et de tes actes".
[chaque juif par ses actions impactent les mondes Supérieurs, qui par ricochet influence le monde ici-bas. ]

-> De même, le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech Ha'haïm (chaar 1 chapitre 4) écrit :
"Que chaque juif doit prendre à cœur ce qui suit : il ne doit pas penser : "quelle est ma valeur, qu'accomplis-je dans ce monde avec mes actes insignifiants", car il doit comprendre et déterminer dans son esprit qu'aucun acte, aucune parole, aucune pensée n'est jamais perdu.
Quelle est la grandeur de ses actions et leur exaltation, tout monte haut selon sa racine, dans les mondes supérieurs.
Et celui qui comprend cela tremblera en réalisant jusqu'où vont ses mauvaises actions, ruinant et détruisant avec une faute mineure, bien plus que Névou'hadnétsar et Titus n'ont détruit (le saint Temple en bas)."

[ dans la note de bas de page, le rav de Volozhin explique avec cela la michna "da ma lémaala mim'ha" de la même manière que celle expliquée ci-dessus].

-> La crainte et la joie de savoir que tous les mondes dépendent de ses actions, en particulier de ce qu'il fait dans les Baté Midrach (synagogues et lieux d'étude de la Torah).
Une personne sera saisie de tremblements, et d'autre part de joie et d'exultation, lorsqu'elle saura et se souviendra à quel point tous les mondes supérieurs dépendent de ses bonnes actions, et inversement de ses mauvaises actions.
Nous devons particulièrement nous en souvenir lorsque nous étudions la Torah et prions dans les synagogues et les baté midrach où la Chékhina est présente, car le Temple supérieur se trouve exactement en face d'eux, comme mentionné ci-dessus.
Et en se comportant comme il le convient dans ces lieux, on apporte la perfection à soi-même et au monde entier, qui dépend du Temple et tire sa vie de lui.

[divré Torah ci-dessus issus du rav David 'Haï Abou'hatséra]

Terre d’Israël & bénédiction d’avoir des enfants

"Il n'y aura aucune femme qui fera une fausse couche ou qui sera stérile dans ta terre. Je comblerai le nombre de tes jours" (Michpatim 23,26)

-> Il s'agit en fait d'une bénédiction d'Hachem d'avoir des enfants et de ne pas faire de fausses couches, qui change le destin (mazal d'une personne). Cependant, le verset écrit clairement que cette bénédiction ne s'applique que "bé'artsékha" (dans ta terre), en terre d'Israël.

Le grand mérite de vivre en terre d'Israël change le destin (mazal) spécifiquement à cet égard. La raison en est que celui qui vit en terre d'Israël le fait pour se connecter à la Chékhina (voir Kétoubot 110b) et avoir des enfants fait venir la Chékhina, la présence divine d'Hachem, dans ce monde (voir Yébamot 64a), mesure pour mesure, il mérite d'avoir des enfants.
[Zéra Shimshon - sur Michpatim 23,25-26]

Mettre les punitions encourues face au yétser ara

"Et voici les jugements (ordonnances [lois]) que tu placeras devant eux" (élé amichpatim achèr tachim lifné'ém - Michpatim 21,1)

-> Le mot המשפטים (amichpatim - jugements) a la valeur numérique de 484, qui est la même que celle des mots גוך נשמה (kouf - corps et néchama - âme).
Cela nous suggère que lorsque le yétser ara domine quelqu'un, lorsqu'il tente de le retourner contre son Créateur et de lui faire perdre à la fois son corps et son âme, il doit se souvenir des jugements et des punitions qu'il recevra dans l'au-delà pour les avoir transgressés. Ce faisant, son corps et son âme lui seront soumis.

Nous pouvons comprendre le verset comme suit :
"achèr tachim lifné'ém" = que tu placeras devant eux. Tu placeras les jugements devant le corps et l'âme, auxquels fait allusion le mot "les jugements" [car ils ont la même valeur numérique].
"élé amichpatim achèr tachim lifné'ém" (וְאֵלֶּה הַמִּשְׁפָּטִים אֲשֶׁר תָּשִׂים לִפְנֵיהֶם) = Et voici les jugements que tu leur présenteras. Les initiales de ces mots sont והאתל, qui forment le mot לתאוה (létaava - par désir).
C'est une allusion au fait que si une personne est submergée par les désirs (taavot) du yétser ara, elle doit garder à l'esprit les jugements et les punitions qu'elle recevra dans le monde à Venir (qui est éternel, alors que les désirs sont éphémères).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Michpatim 21,1]

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[nos Sages nous recommandent avant chaque action de réfléchir : qu'est-ce je gagne, par rapport à ce que je vais y perdre, au prix des souffrances que je vais devoir subir pour cela. ]

"Celui qui sacrifie aux dieux sera détruit ; [sacrifiez] uniquement à Hachem. Vous ne raillerez ni n'opprimerez l'étranger, car vous avez été étrangers au pays d'Égypte" (Michpatim 22,19-20)

-> La juxtaposition de ces deux versets implique ce qui suit : une personne qui se convertit était auparavant idolâtre. Le peuple juif doit veiller à ne pas la railler en lui disant : "Hier encore, tu étais idolâtre, et aujourd'hui, tu veux te placer sous l'aile protectrice de la Chékhina!"
Car, comme le dit la guémara (Baba Métsia 105b) : "Ne critique pas ton prochain pour un défaut que tu possèdes toi-même". Lorsque le peuple juif était en Egypte, il était également idolâtre.

Injecter de l’âme dans notre nourriture lors de nos repas

+ Injecter de l'âme dans notre nourriture lors de nos repas :

"Vous servirez Hachem votre D. et Il bénira ton pain et ton eau" (Michpatim 23,25)

-> Lorsque nous prononçons des paroles de Torah au cours de nos repas, ces paroles deviennent l'âme de l'aspect physique (de la nourriture) qui se trouve sur la table.
Nous devons toujours parler beaucoup de Torah pendant nos repas, pendant la semaine, et d'autant plus, le Shabbath.
[Baal Chem Tov - Kéter Chem Tov - partie 2, p.4b]

Joie & prière

+ Joie & prière :

"Sil advient (véaya) qu'il crie vers Moi, J'écouterai car Je suis compatissant" (Michpatim 22,26)

-> Le Ben Ich 'Haï (séfer Adéret Eliyahou) explique qu’une prière est plus efficace si elle est dite avec joie. Quand on prie avec joie, nos prières sont facilement acceptées.

Le mot "véaya" a toujours une connotation de sim’ha (midrach Béréchit rabba 42,3).
Ainsi, le verset dit : "véaya ki yits'ak élav" = si tu pries pour Moi avec joie.
"vé'shamati" = Hachem acceptera cette prière car Il désire que les prières soient prononcées avec joie.

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[on pense que si nous avions telle et telle chose alors nous serions heureux (nous attendons qu'Hachem fasse le premier pas), mais en réalité c'est à nous de faire l'effort d'être joyeux (quitte à se forcer), et par cela nous générons de belles choses dans notre vie. ]

Honorer le Shabbath, permet de payer moins de frais médicaux

+ Honorer le Shabbath, permet de payer moins de frais médicaux :

"Il paiera seulement pour son incapacité à travailler et il pourvoira à sa guérison" (rak chivto yiten vérapo yérapé - Michpatim 21,19)

-> Il est écrit dans la guémara (Shabbath 12a) :
"Celui qui vient visiter un malade le Shabbath dit : "Shabbath hi milize'oq ouréfoua quérova lavo" (le Shabbath, on n'implore pas mais la guérison est proche).
Rabbi Méir enseigne : "Le Shabbath a le pouvoir de t'amener la miséricorde". "

-> Le séfer Arougat Habosem explique que nous voyons dans cette guémara que le Shabbath lui-même peut permettre à une personne de se rétablir complètement. Cela signifie que si quelqu'un refuse d'honorer le Shabbath en dépensant de l'argent à cette occasion (en l'honneur du Shabbath), il finira par perdre cet argent de toute façon parce qu'il tombera malade et devra payer des frais médicaux.

En gardant cela à l'esprit, le Arougat Habosem explique les mots "rak chivto yiten" de la manière suivante : le mot "rak" est utilisé pour "minimiser".
Le verset dit que si quelqu’un minimise ses dépenses pour Shabbat (le mot "chivto" - שִׁבְתּוֹ - peut être vu comme une allusion à "Shabbat" - שבת), alors "vérapo yérapé", il devra payer des frais médicaux pour se soigner. Mais si quelqu'un respecte Shabbat comme il se doit, il n’aura pas de frais médicaux.

Les mensonges éloignent une personne d’Hachem

+ Les mensonges éloignent une personne d'Hachem :

"Eloigne-toi de la parole mensongère" (Michpatim 23,7)

-> Le séfer Imré Pin'has cite le rav Zoucha d'Anipoli qui explique que le verset dit que lorsqu'une personne prononce des paroles mensongères, "tir'hak" = elle s'éloigne d'Hachem.

De la même manière, le verset dit : "Les lèvres mensongères sont une abomination pour Hachem" (Michlé 12:22).
Le targoum de ce verset est le suivant : "Les lèvres mensongères s'éloignent d'Hachem".
Le rabbi de Radomsk (séfer 'Hessed léAvraham) explique que celui qui prononce des paroles mensongères, il s'éloigne d'Hachem.

Nous pouvons ajouter que nous tirons la même leçon du verset : "Et vous (atem) qui êtes attachés à Hachem, votre D., vous êtes tous vivants aujourd'hui" (Vaét'hanan 4,4).
Le mot "atem" (אַתֶּם), vous, a les mêmes lettres que le mot "émet" (vérité). Cela nous apprend que l'on peut se connecter, s'attacher, à Hachem grâce à l'honnêteté, tandis que le mensonge éloigne la personne d'Hachem.

De même, le séfer midrach Pin'has (page 26) raconte que le Baal Shem Tov dit un jour à son entourage : "Mes enfants, tout ce que vous avez à faire, c'est de vous assurer de ne jamais dire un mensonge. Si vous faites cela, vous serez déjà de grandes personnes".

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-> Le rav Bounim de Peshischa rapporte qu'il a un jour entendu son maître, le 'Hozé de Lublin dire : "J'aime un racha qui sait qu'il est un racha plus que j'aime un juste qui sait qu'il est un tsadik."

Le rav Bounim demanda une explication et le 'Hozé répondit : "Si un racha sait qu'il est un racha, au moins il est honnête, et Hachem, qui est appelé "émet", aime la véracité. Mais si un juste se considère comme un tsadik, il est certain qu'il n'est pas tout à fait honnête, car nous savons qu'il n'y a pas de tsadik au monde qui n'ait fait que du bien et pas de mal (Kohélet 7,20). Par conséquent, ce n'est pas une personne honnête et je ne le trouve pas sympathique."