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Chaque mitsva, de chaque juif, est très appréciée par Hachem

Parfois, le yétser ara vient et tente de dire à une personne qu'elle est sans valeur, et que toute son avoda et les actions qu'elle a accomplies au service du Créateur sont insignifiantes, tout cela parce qu'elle n'a pas servi Hashem avec amour et crainte, et qu'elle est souillée par les fautes ... tout cela est complètement faux.
Il est prouvé que chaque petite mitsva et chaque prière même brève, qu'une personne réalise pour le bien du Ciel, dans la mesure de ses capacités, atteint des sommets et a un impact énorme et merveilleux au Ciel ...

Si Hachem n'avait désiré que des individus exceptionnellement vertueux, il n'aurait pas retardé si longtemps le don de la Torah, la donnant plutôt à Avraham, Its'hak et Yaakov ... Mais Hachem n'a pas voulu cela et a préféré attendre qu'il y ait exactement 600 000 âmes juives pour leur donner la Torah avec joie et amour.
Chaque mitsva accomplie par les membres les plus bas [spirituellement parlant] du peuple juif soutient des centaines de milliers de mondes qui sont maintenus par cette seule mitsva.
[Béer Mayim 'Haïm - parachat Shoftim ]

Une personne devrait toujours s'engager dans la Torah et les mitsvot, même si ce n'est pas lichma, car en agissant ainsi, elle en viendra à le faire lichma.
[léolam yaassok adam béTorah oumitsvot af al pi chélo lichma, mito'h chélo lichma ba lichma - guémara Pessa'him 50b ]

-> Le rabbi de Loubavitch explique cette guémara comme suit : non seulement il est vrai qu'une personne finit par atteindre le stade de lichma, mais même au sein ("mito'h" signifiant "au sein" par opposition à "à partir de") du chélo lichma, il y a toujours un élément de lichma profondément ancré en chaque juif.

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-> Dans le cœur de tout juif, quel qu’il soit, est implanté le désir intérieur et profond d’accomplir toutes les mitsvot et de s’éloigner des transgressions, et c’est son mauvais penchant qui parfois l’en empêche.
[Rambam - Hilkhot Guérouchin chap.2, halakha 20)]

[Tout juif possède cette qualité, cette aspiration à donner de la satisfaction à Hachem et à accomplir Sa parole avec dévouement. Mais parfois, au fil du temps, elle se recouvre de poussière et s’endort à cause du mauvais penchant et des désirs du monde, et il faut la réveiller et la renouveler.]

Tout comme l'huile est attirée par la mèche, même si elle sait qu'elle brûlera, nous sommes attirés par Hachem, même dans nos moments les plus difficiles.
Les jours où le feu [de la vie] semble brûler en nous, c'est au cœur même de ce feu que Sa présence nous enveloppe le plus profondément.
[Chem miChmouel]

"Ne te réjouis pas de moi, mon ennemi ; bien que je sois tombé, je me suis relevé. Bien que je sois assis dans les ténèbres, Hachem est ma lumière" (Mikha 7,8).

Ce qui signifie que si je n'étais pas tombé, je ne me serais pas relevé. Si je n'étais pas assis dans les ténèbres, (dans l'obscurité de ma vie), Hachem n'aurait pas été ma lumière.
[Yalkout Shimoni - Na'h 628 ]

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-> La guémara (Kétoubot 33b) rapporte que si 'Hananya, Michael et Azarya avaient été fouettés [pour ne pas s'être prosternés], ils auraient adoré l'idole (voir Daniel - chap.3).
Il faut comprendre l'intention de la guémara en mentionnant cela, car il ne s'agissait certainement pas de les dégrader. Au contraire, cela nous enseigne que "Hachem ne traite pas durement Ses créatures" (Avoda Zara 3a), Il ne met pas les gens à l'épreuve avec des épreuves qu'ils ne peuvent supporter.
Puisqu'il était révélé devant Lui que si 'Hananya, Michael et Azarya avaient été fouettés, ils auraient capitulé et adoré l'idole, Il ne les a donc pas mis à l'épreuve de cette manière.

Il en va de même pour tous les êtres humains : les épreuves qui leur sont imposées sont proportionnelles à leur capacité à les supporter.
['Hidouché HaRim - Sia'h Sarfé Kodesh - Inyanim Shonim - Nissayon 2 ]

La grandeur d'une personne ne se mesure pas à la hauteur [spirituelle] qu'elle a pu atteindre, mais plutôt à la profondeur [spirituelle] qu'elle a pu surmonter.
[rav Its'hak Hutner ]

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[le fait de se relever après une chute dans un trou tendu par notre yétser ara, est plus important que le moment exalté où l'on se trouve à des sommets spirituels de notre vie. ]

Il existe de nombreuses mitsvot qu'une personne n'est pas tenue d'accomplir tant qu'elles ne lui sont pas imposées. Cependant, lorsqu'une personne lit à leur sujet et que son cœur désire les accomplir, Hachem considère qu'elle les a accomplies [à la perfection]. C'est une grande récompense illimitée.
[Smak - introduction ]

-> "Sache ce qui est au-dessus de toi" (da ma lémaala mima'h - Pirké Avot 2,1 )

-> Le Maguid de Mézéritch (Maguid Dévarav LéYaakov 208) explique : "Tu dois savoir que tout ce qui est au-dessus dépend de toi et de tes actes".
[chaque juif par ses actions impactent les mondes Supérieurs, qui par ricochet influence le monde ici-bas. ]

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-> De même, le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech Ha'haïm (chaar 1 chapitre 4) écrit :
"Que chaque juif doit prendre à cœur ce qui suit : il ne doit pas penser : "quelle est ma valeur, qu'accomplis-je dans ce monde avec mes actes insignifiants", car il doit comprendre et déterminer dans son esprit qu'aucun acte, aucune parole, aucune pensée n'est jamais perdu.
Quelle est la grandeur de ses actions et leur exaltation, tout monte haut selon sa racine, dans les mondes supérieurs.
Et celui qui comprend cela tremblera en réalisant jusqu'où vont ses mauvaises actions, ruinant et détruisant avec une faute mineure, bien plus que Névou'hadnétsar et Titus n'ont détruit (le saint Temple en bas)."

[ dans la note de bas de page, le rav de Volozhin explique avec cela la michna "da ma lémaala mim'ha" de la même manière que celle expliquée ci-dessus].

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-> b'h, par exemple également sur ce sujet : https://todahm.com/2021/11/07/notre-but-dans-ce-monde

Se sanctifier en agissant de tout son être

-> Celui qui dit "Amen yéhé chémé raba" de toute sa force, le (mauvais) jugement prononcé contre lui est annulé, et les portes du Gan Eden s'ouvrent devant lui. [guémara Shabbath 119a]

-> Rachi explique que "de toutes ses forces" signifie "avec toute sa kavana".
La Michna Béroura (56,1), basée sur les Richonim, explique que cela signifie "avec toute sa kavana et tout son être", plutôt que de simplement dire les mots sans y mettre tout son cœur.

-> Le Shévet Moussar (14,18) explique que nos Sages disent "de toutes ses forces" plutôt que "de toute sa kavana" afin de nous enseigner qu'il faut réellement utiliser toute sa force physique pour dire Amen yéhé chémé raba.
Quand on dit Amen yéhé chémé raba à voix haute, on éveille sa kavana. Par conséquent, l'explication de Rachi "de toute sa kavana" souligne que lorsqu'une personne utilise toute sa force, elle éveille ses émotions et s'éveille à une kavana plus intense.
Le Shévet Moussar précise en outre que lorsqu'on utilise toute sa force physique, tout le corps se balance et les membres deviennent plus sanctifiés. Si quelqu'un a une faute avec l'un de ses membres, cela expie la faute et toute décision prise à son encontre est annulée.
En fait, accomplir une mitsva de toutes ses forces est une source de vie pour tout le corps.

Mitsvot – S’attacher à Hachem (dvékout)

+ Mitsvot - S'attacher à Hachem (dvékout) :

-> La racine de toutes les mitsvot est d'aimer Hachem de toute son âme et de s'attacher à Lui.
[ Ibn Ezra - Ki Tissa 31,18 ]

-> Le but et l'objectif premiers de la Torah, des mitsvot et de la prière sont d'atteindre le niveau d'amour d'Hachem et d'attachement à Lui.
[Toldot Yaakov Yossef - parachat Vaét'hanan]

-> Tu as été créé dans le but : de gravir les échelons de l'attachement avec Hachem (dvékout), niveau après niveau, jusqu'à atteindre le niveau de nos Patriarches, Abraham, Its'hak et Yaakov.
[ Divré Binah - parashat Nitsavim ]

-> Toute la Torah n'existe que pour [faciliter notre capacité à] nous attacher à Hachem.
... Tous les commandements positifs ont pour but de nous lier à Hachem, et tous les commandements négatifs sont des avertissements contre les choses qui entravent cette connexion.
C'est pourquoi le mot mitsva (מצוה] vient du mot "en compagnie, ensemble" (צוותא - tsivéta) [car on devient chaque fois plus proche de D. ], et le mot pour faute (avéra - עבירה) contient le message de passer à côté d'Hachem (avar Ya - עבר יה).
C'est ainsi que la Torah est une seule et même chose [le fait de pouvoir constamment être plus proche, attaché, avec l'infini, avec Hachem (nous en aurons pleinement conscience dans l'éternité de notre monde à Venir) ].
[Avodat Israël - Pirké Avot 3,8 ]

-> Le Ohr ha'Haïm hakadoch (Ekev 11,12) explique que chaque âme juive est intrinsèquement liée à Hachem, mais que la faute crée une distance dans cet attachement. Il s'ensuit donc que l'accomplissement des mitsvot rétablit cette connexion et permet ainsi d'atteindre à nouveau l'objectif de s'attacher à Hachem.
Comme l'écrit le Zohar, les 613 mitsvot ne sont que des occasions d'accomplir le commandement de "ouvo tidbak" (et tu t'attacheras à Lui - Ekev 10,20).

-> L'être humain n'a été créé que pour se réjouir en Hachem et bénéficier de la lumière de Sa Chékhina. Car c'est là le véritable plaisir et la plus grande joie, plus grande que toutes les joies que l'être humain peut trouver.
En vérité, le lieu de cette joie est monde à Venir (olam haba) ... Cependant, le moyen d'atteindre cet objectif tant désiré passe par ce monde-ci (olam hazé) ... et les moyens par lesquels une personne atteint ce but sont les mitsvot que le Tout-Puissant nous a commandées ...
Et lorsqu'une personne examine cela plus en profondeur, elle voit que la véritable perfection ne s'obtient qu'en s'attachant à Hachem ... Et si elle est un homme de valeur qui réussit dans la bataille sur tous les fronts, elle sera un homme parfaitement accompli qui mérite de s'attacher à son Créateur.
[Ram'hal - Medsillat Yécharim - chap.1 ]

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-> Le Malbim (Téhilim 23,1) explique le chapitre 23 des Téhilim comme suit :
Dans ce mizmor, le roi David raconte sa vie depuis l'époque où il était berger dans le désert jusqu'à son accession au pouvoir en tant que roi. Il se souvient avec nostalgie des premiers jours de sa vie, lorsqu'il méditait seul isolé dans les champs (parlant librement avec D.).
A cette époque, il se sentait comme un mouton avec Hachem comme berger, veillant attentivement sur lui. Puis, il a été contraint de quitter cette vie et de devenir roi à la suite d'une série d'événements qui se sont déroulés selon le plan de Hachem. Il a été emmené dans la maison de Shaoul pour être son musicien ; c'est parce que Hachem l'y avait amené qu'il s'est porté volontaire pour combattre Goliath ; Shaoul s'est alors mis en colère contre David et a fini par le poursuivre dans une chasse meurtrière.
Tout cela avait pour but d'amener David sur le trône, contre sa volonté. David exprime qu'il aurait préféré rester dans les champs, s'attachant à Hachem par la méditation (hitbodédout), plutôt que d'être roi.
[ le Séfer 'Harédim (chap.65) écrit que la méditation (hitbodedout ) aide l'âme 70 fois plus que l'étude. ]

Toute mitsva illumine notre intériorité

-> Sois vigilant (évé zahir) [en accomplissant] une mitsva [apparemment] mineure, comme pour une mitsva conséquente (importante), car tu ne connais pas la récompense accordée pour les mitsvot.  [Pirké Avot 2,1 ]

-> Le Baal Shem Tov (Al HaTorah - parachat Vaét'hanan 5) explique que "zahir" (vigilant - זָהִיר) vient du mot "zohar" (זהר), qui signifie "rayonnement".
Cela signifie que l'âme d'une personne rayonne autant lorsqu'elle accomplit une mitsva mineure, que lorsqu'elle réalise une mitsva importante (en apparence).