Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

-> La descendance principale et véritable des tsadikim réside dans leurs bonnes actions. (midrach Béréchit raba 30,60)

Si une personne saisit toute la profondeur de ce sujet, elle comprendra que c’est bel et bien vrai, non seulement dans un sens abstrait, mais aussi d’une manière très concrète, car, comme nous le savons : "Pour chaque mitsva qu’une personne accomplit, un ange (défenseur) est créé" (Pirké Avot 4,10).
Il est évident qu’un ange est supérieur à un être humain ; par conséquent, la descendance créée par les mitsvot d’une personne est supérieure à sa descendance physique.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bamidbar 3,1]

"Combien grand et précieux est l'amour que porte Hachem à Israël car bien que ses membres portent la responsabilité de l'exil parmi les nations qui les afflige, la Présence divine ne les quitte jamais, telle une mère qui prend en pitié ses enfants et les accompagne partout.
Ainsi, ne viens pas dire que le peuple juif est seul au sein de son exil ...

Ceci peut être illustré par la parabole d'un roi qui se mit en colère contre son fils et décréta, pour le punir, de l'éloigner du royaume en l'exilant dans un pays lointain. La reine qui entendit le décret déclara :
"Puisque le Roi a renvoyé notre fils de son palais, moi je ne l'abandonnerai pas. Je l'accompagnerai et nous reviendrons tous les deux dans le palais du roi. Quelque temps plus tard, le roi s'enquit de la reine mais ne la trouva point. Le roi déclara : puisque la reine est avec mon fils, que tous les deux reviennent dans mon palais."
[Zohar - Haazinou 256b]

En raison du grand amour d'Hachem pour le peuple juif, tout ce qu’Il lui commande de faire est lié à des concepts extrêmement élevés et à des niveaux élevés de sainteté dans les mondes supérieurs.
Il n’y a absolument rien, aussi insignifiant que cela puisse paraître, qui ne soit basé sur quelque chose dans les mondes supérieurs.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Emor 24,5-9]

<--->

-> Tout sur terre correspond à quelque chose dans les mondes supérieurs ; chaque action accomplie [par un juif(ve)] sur terre a un effet sur ce qui lui est parallèle dans les mondes supérieurs, que ce soit pour le bien ou pour le mal.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Kédochim 19,35-36]

<--->

=> chaque acte, pensée, ... que nous faisons impacte le Ciel, et par ricochet notre monde.
Il n'y a pas de neutralité, soit on apporte du bien, soit on apporte du mal dans le monde.
Soit nous avançons, soit nous reculons.
Etre juif(ve) est une immense fierté, mais également une immense responsabilité.

Tant que le corps court après les désirs de ce monde, l’âme s’éteint et ne brille pas.
Si une personne ouvrait les yeux et orientait son cœur vers le service d'Hachem, l’âme brillerait et son influence et son effet sur le corps seraient manifestes.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,10-13 ]

L’impact des mitsvot sur la Chékhina

-> Selon le Zohar (vol.I, 174b), le but principal de la Torah et des mitsvot est de rectifier la Chékhina (présence Divine dans ce monde).
Par nos actions, nous la faisons s’élever ou, à D. ne plaise, nous la faisons tomber.
Les principales mitsvot et étude de Torah qui élèvent la Chékhina sont celles qui sont accomplies avec des motivations pures, sans aucune arrière-pensée.
Lorsque nous faisons en sorte que la Chékhina s’élève et que sa bénédiction s’accroisse, elle, à son tour, déversera une bénédiction infinie sur le peuple juif.
Lorsque la Chékhina est dans son état de perfection, comme à Shabbat, elle est appelée : un "verger de pommiers sacré" ('hakal tapou'hin kadichin - חקל תפוחין קדישין - Zohar, vol.I, 249b) ; les premières lettres de chaque mot, réarrangées, forment un acronyme du mot חקת ('houkot - statuts).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,3-9]

<----->

-> C’est par l’étude de la Torah et par les bonnes actions (mitsvot) qu'elle accomplit, ainsi que par son niveau de sainteté et de pureté, qu’une personne mérite d’acquérir un néfech, un roua'h et une néchama (les trois niveaux de l’âme, par ordre croissant) provenant d’un lieu élevé (Introduction au Zohar 2b).

Une personne qui mérite cela est illuminée par la Chékhina en permanence, comme l’a dit le roi Shlomo : "Que tes vêtements soient toujours blancs, et que l’huile ne manque jamais sur ta tête" (Kohélet 9,8).
Les "vêtements" font référence au néfech, au roua'h et à la néchama.
Le verset implique que lorsque tes vêtements sont blancs en tout temps, c’est-à-dire que tu gardes correctement ton néfech, ton roua'h et ta néchama, alors "que l’huile ne manque jamais sur ta tête" ; "l'huile" fait référence à la Chékhina, qui restera au-dessus de toi et t’illuminera.

Une personne qui mérite cela doit veiller correctement sur elle-même et sur son niveau de sainteté, car le yétser ara devient jalouse et complote pour la persuader de fauter. Par conséquent, cette personne doit redoubler de prudence pour protéger ce qu'Hachem lui a donné.
Sinon, si elle se laisse persuader par le yétser ara, la Chékhina ainsi que ses compagnons, la néchama et le roua'h, la quitteront immédiatement.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Emor 21,10-12]

<--->

-> C’est par l’étude de la Torah et l’accomplissement des mitsvot qu’une personne peut mériter que l’âme (divine) réside en elle en permanence et lui apporte la lumière.
Lorsqu’une personne faute, l’âme la quitte et elle perd cette lumière.
Outre ces deux extrêmes, il existe des niveaux intermédiaires où l’âme brille en elle de temps à autre.
[Binat ha'Hotam]

Si une personne accomplit une mitsva, prie ou étudie la Torah et ressent la joie d'Hachem d’avoir accompli Sa volonté, alors, en plus de la récompense pour ses actes, elle reçoit une récompense supplémentaire pour avoir éprouvé cette joie.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,3-9]

Nous pensons que nous devons travailler très dur dans la avodat Hachem pour remplir nos obligations. Nous avons l’impression de devoir faire plus que ce dont nous sommes capables afin de plaire à Hachem. À cause de cela, nous nous refusons de mener une vie de délivrance personnelle, une vie de joie, de paix, de clarté d’esprit, ...

Le tikoun pour y remédier consiste à renforcer notre émouna en nous-mêmes. Nous devons croire que chaque petite chose que nous faisons dans la avodat d'Hachem illumine tous les mondes supérieurs et inférieurs et procure au Créateur une joie incroyable.
Chaque bénédiction et chaque mot de la Torah sont très précieux aux yeux de Hachem. Hachem n’attend pas de nous que nous soyons parfaits.
[rav David Kivak - rapportant Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,86 ]

La principale raison pour laquelle nous fautons est que nous ignorons que ce que nous faisons est interdit. Et même si nous sommes conscients qu’il s’agit d’une faute, nous ne réalisons pas le mal spirituel que cette faute va réellement entraîner.
Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 2) écrit que si seulement nous connaissions des dégâts causés par nos fautes, nous verserions suffisamment de larmes pour former un torrent [d'eau].

<--->

+ Fauter = une forme d'idolâtrie :

-> Notre histoire regorge de juifs qui ont préféré mourir plutôt que d'être contraints de servir des idoles.
Le mot hébreu pour "idolâtrie" est avoda zara, ce qui signifie "adorer une entité étrangère". Il n’est pas nécessaire de se prosterner physiquement devant une idole pour que cela soit considéré comme de l’idolâtrie.
Chaque fois que vous faites quelque chose qui va à l’encontre de la volonté d'Hachem, cela est considéré, à un degré moindre, comme une forme d’idolâtrie, car par vos actions, vous démontrez qu’il existe une entité ou une motivation en dehors d'Hachem qui vous guide.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,17 ]

Tsitsit & la force du désir spirituel

-> A l’époque du Temple, les tsitsit étaient composés de quatre fils. Trois fils étaient blancs, et le quatrième fil était teint d’une couleur bleutée unique appelée : té'hélet.
Malheureusement, nous ne sommes pas en mesure de fabriquer la teinture pour le té'hélet, et nous avons dû remplacer ce fil par un autre fil blanc.

Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 2,2) écrit que même si nous ne pouvons pas porter les tsitsit comme le faisaient nos ancêtres, nous pouvons être récompensés comme si nous le faisions. Comment cela est-il possible?
Si nous déplorons sincèrement le fait que nos tsitsit soient actuellement incomplets et que nous attendons avec impatience le moment où nous pourrons les porter tels qu’ils devaient être, alors Hachem nous récompensera comme si nous portions le fil té'hélet.

Payer en réincarnation nos fautes actuelles envers autrui

-> Selon le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Haazinou 32,4) :
"Nous savons que les transgressions de l'homme vis-à-vis de son prochain ne sont pas expiées, même le jour de Yom Kippour, à moins d'avoir apaisé son prochain. [guémara Yoma 85b]
Ainsi, lorsqu'une personne a créé un dommage à son prochain en le maltraitant, par des paroles ou par des coups, et n'a pas demandé pardon pour cela, étant donné qu'il n'a pas effectué de réparation, il devra revenir dans le monde ici-bas, en réincarnation, afin de consoler son prochain envers qui il a fauté.
Lorsque l'homme arrive dans les mondes supérieurs et qu'il apprend la punition qui a été décrétée de redescendre à nouveau dans ce monde, une fois de plus, il se met immédiatement à pleurer et pousse des cris amers pour la faute qu'il a commise.
Il implore alors le Maître de l'univers, quant à sa première réincarnation : s'il était riche, il dira : "Le riche répond avec effronterie" (Michlé 18,23), puis déclare : si j'avais été crée, dès la première fois, pauvre, je n'aurais jamais été effronté de cette manière. Il supplie donc le Créateur de ne pas le renvoyer de nouveau dans ce monde-ci.
Lorsqu'il constate que le verdict du Jugement céleste est irrévocable et qu'il doit revenir à nouveau en réincarnation dans le monde, il supplie de pouvoir, cette fois-ci, être créé pauvre ou bien de naître avec un défaut, comme par exemple de naitre sans main, afin qu'il ne puisse plus frapper personne et ne plus s'enorgueillir.
Cependant, les accusateurs objectent et s'opposent à cette requête en affirmant que ceci ne saurait constituer un repentir digne de ce nom. Au contraire, ils souhaitent qu'il revienne de nouveau dans ce monde en étant riche, avec ses deux mains.
Ce n'est qu'au terme de nombreuses prières et de nombreuses supplications, avec l'appui et le soutien de ceux qui le défendent, qu'il pourra avoir le mérite que le Tribunal céleste accède à sa demande et le crée avec un défaut.
Ainsi, certains hommes se plaignent d'avoir hérité ici-bas d'une destinée difficile ou de défauts corporels, en ayant complètement oublié que c'est, en réalité, au prix de grandes difficultés qu'ils ont pu être créés avec des défauts afin qu'ils ne soient plus en mesure de recommencer a nuire a leurs prochains. "

<---->

[la nature humaine fait que nous aimons avoir le dernier mot, ressortir supérieur dans notre confrontation avec autrui (notre honneur, notre égo, devant être défendu à tout prix), mais si nous savions le prix à payer pour cela, plutôt que de suivre la volonté d'Hachem, où l'on doit rechercher la paix avec autrui. ]