Chaque cœur humain est un fragment du cœur unique qui est là-Haut.
[Ram'hal - Adir BaMarom, 241]
[kol alévavot chébékhol anachim, énam ella 'helek min alev azé (chélémala)]
Catégorie : y- Divers
La grandeur d’une prière faite avec kavana
+ elle est acceptée au Ciel :
-> La guémara (Roch Hachana 18a) dit que deux personnes qui sont malades d'une façon équivalentes, ou deux personnes comparaissant devant un tribunal pour un crime identique passible de la peine capitale, l’une survit et l’autre non ; l’une est exécutée et l’autre est libérée. Pourquoi l’une a-t-elle mérité d’être guérie et l’autre non? Pourquoi un suspect a-t-il échappé à la peine capitale et l’autre non?
La raison en est que l’un a prié et a été exaucé, tandis que l’autre a prié et n’a pas été exaucé.
Pourquoi l’un a-t-il été exaucé et l’autre non?
La guémara répond que, puisque l’un a récité une "prière complète", il a été exaucé, tandis que l’autre, qui n’a pas récité une "prière complète", ne l’a pas été.
Rachi explique à cet endroit qu’une "prière complète" désigne une prière avec kavana.
-> De même, le Yérouchalmi (Béra'hot 5,5) dit : "Rabbi Shmouel bar Na'hmani dit : "Si tu as de la kavana dans ta prière, tu constateras que ta prière a été acceptée ... comme le dit le verset : "Guide leur cœur, que Ton oreille soit attentive" (ta'hin libam, takchiv ozné'ha - Téhilim 10,17).
Si l’on ressent une aide d'Hachem lorsque l'on prie avec kavana, c’est un signe clair qu'Hachem a entendu et accepté notre prière.""
[Toldot Yaakov Yossef - paracha Nasso]
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+ c'est une échelle pour nos prières :
-> Le verset dit : "il y avait une échelle (סולם - soulam) fixée sur la terre, dont le sommet atteignait le Ciel" (Vayétsé 28,12). [Yaakov en vu en rêve des anges qui y montaient et y descendaient]
Le Baal haTourim explique que cela fait allusion à ce qui suit : "soulam" (סולם - une échelle), correspond à la valeur numérique de "kol" (קול), qui signifie : une voix, un son.
Le son des prières est une échelle qui permet aux anges de monter vers le Ciel en transportant nos prières vers le haut. Lorsqu’une personne prie avec kavana, tous les échelons de l’échelle sont intacts et, de ce fait, ses prières monteront vers les cieux.
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+ c'est plus grand qu'un korban (sacrifice) :
-> Lorsque nous nous tenons en présence d'Hachem, nous devons veiller à ce que nos prières trouvent grâce aux yeux de Hachem, en particulier pendant la Amida.
Heureux celui qui récite les bénédictions de la Amida du plus profond de son cœur. Cela trouve davantage de grâce aux yeux d'Hachem qu’un sacrifice (korban - que l'on apportait au Temple sur l'autel).
Il ne s’agit pas ici de toutes les kavanot ésotériques, mais plutôt d’une concentration totale sur la simple compréhension des bénédictions. Chacun a la capacité d’y parvenir.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]
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+ protège contre les souffrances après la mort :
-> "Celui qui prie avec kavana est protégé contre le 'hibout hakéver, les intenses souffrances que l’on subit après l’enterrement."
[Kaf ha'Haïm 95,5 ]
-> Le séfer 'Hassidim (n°32) écrit : "Quiconque accomplit avec dévouement des actes de charité, accepte de bon gré la réprimande, aide les autres avec dévouement, accueille des invités et prie avec kavana, même s’il vit en dehors de la terre d'Israël, ne subira pas le jugement du 'hibout hakéver, ni celui du Guéhinam."
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+ faire taire les forces accusatrices qui sont sur nous :
-> La prière quotidienne avec kavana fait taire toute accusation portée contre une personne, efface les fautes que l’on pourrait commettre par inadvertance et freine le désir de fauer.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]
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+ permet à la prière de franchir n'importe quel obstacle :
-> Lorsqu’on prie avec ferveur (kavana), on peut surmonter les divers obstacles qui bloquent notre prière.
Comme le disent nos Sages : "Hachem est proche de tous ceux qui L’invoquent" (karov Hachem lé'hol koréav - Téhilim 145,18), cela pourrait-il faire référence à tout le monde?
[Le verset poursuit et précise : ] "à tous ceux qui L’invoquent sincèrement" (lé'hol avec yikraou'ou bé'émet).
Hachem est proche de tous ceux qui L’invoquent. Même s’il existe des obstacles qui bloquent la prière, Il exaucera les cris de tous. Cependant, cela n’est vrai que lorsqu’ils L’invoquent sincèrement ; celui qui se contente de réciter les paroles de la prière sans réfléchir à ce qu’il dit n’invoque pas Hachem "sincèrement" (bé'émet).
[Bina lé'Itim II, drouch 3 léTéfila]
[est-ce que si l'on était 100% qu'Hachem est en face de nous pendant la prière, on prierait comme on le fait actuellement. Est-ce que si l'on était 100% convaincu du pouvoir incroyable de notre prière, on prierait d'une façon aussi routinière, machinale?
Est-ce que notre démarche à chaque prière est une retrouvaille heureuse et sincère avec papa Hachem, ou bien on le fait pour se débarrasser de notre obligation (apparemment un juif se doit de prier alors je le fais parfois pour le regard d'autrui, mais est-ce que j'apprécie personnellement la chance et l'importance de ce moment unique?)? ]
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+ même la prière d'un racha :
-> La prière est si puissante que même un racha complet, qui prie du plus profond de son cœur sera inspiré à faire téchouva, et sa prière sincère guérira les blessures de l’âme.
Grâce à la grande compassion d'Hachem, sa prière sincère aura cet effet guérisseur.
[Bina lé'Itim II, drouch 3 léTéfila]
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+ amène la réussite ce jour-là :
-> Il a été testé et prouvé que si l’on prie Cha'harit et récite la lecture du Shéma avec kavana, ce jour-là, on méritera ... de réussir dans ce qu'il entreprendra. Même si le succès n’est pas immédiat, il finira par se concrétiser.
Il va sans dire qu’il réussira dans son étude de la Torah, et qu’une mitsva mènera à la suivante.
L’inverse est également vrai. Celui qui manque de kavana lors de la prière aura du mal à étudier correctement. Cependant, s’il implore Hachem du plus profond de son cœur, Hachem lui fera preuve de compassion et lui accordera la clarté dans son étude.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,4 ]
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+ nous affine et purifie :
-> "Le creuset sert à l’argent, le pot d’affinage à l’or, et l’homme selon ses louanges" (Michlé 27,21).
Le 'Hida ('Homat Anakh - Michlé 27,21) explique ce verset comme suit :
Il existe différents niveaux d’orfèvres et d’argentiers. Certains artisans maîtrisent parfaitement la technique ; ils peuvent purifier le métal au maximum en un minimum de temps. D’autres ne sont capables de raffiner le métal que de manière minimale et doivent y consacrer beaucoup de temps. D’autres encore ne maîtrisent pas du tout ce métier.
Tout comme il existe différents niveaux d’expertise chez un artisan qui affine le métal, de même chaque personne possède un niveau différent pour apporter de la sainteté au monde par sa prière.
[l'idée est que plus nous mettons notre coeur dans la prière (kavana), plus nous nous purifions et amenons de la sainteté (kédoucha) dans le monde.
Si la halakha demande à tout juif que sa prière soit une "avoda chébalev" (service du cœur), c'est qu'on peut tous y arriver (chacun du mieux de ses capacités), et plus on met du cœur, plus l'impact est important. ]
-> La Amida est le test décisif qui permet de savoir si l’on est pur et juste. Si l’on est capable de réciter l’intégralité de la Amida avec une kavana totale, sans aucune distraction, alors on sait que l’on est un tsadik. Comme le dit le verset : "Le creuset est pour l’argent et le fourneau pour l’or, et l’homme selon ses louanges" (Michlé 27,21) ; c’est à la kavana dont on fait preuve dans la prière que l’on peut connaître son niveau d’avodat Hachem.
['Hida - 'Homat Anakh - Michlé 27,21]
[une prière est un moment où l'on s'isole seul face à papa Hachem, c'est un moment d'union entre notre intériorité la plus profonde avec Sa source divine. Plus nous apprécions ce moment d'amour, alors aucune autre préoccupation n'est plus importante que cela à nos yeux, et ainsi notre kavana est un thermomètre de notre désir d'attachement avec Hachem. ]
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+ efface les fautes :
-> La puissance de la prière est si grande que lorsqu’on se tourne vers Hachem du plus profond de son cœur, non seulement sa prière est acceptée, mais Hachem pardonne également tous nos fautes.
Comme le dit le verset : "Car Tu n’es pas un D. qui désire la méchanceté ; aucun mal ne réside en Toi" (Téhilim 5,5).
Le midrach Tan'houma (parachat Béchala'h 9) commente : "Hachem ne désire punir aucune de Ses créatures. Au contraire, Il désire que Ses créatures se tournent vers Lui dans leur prière et Il acceptera alors leurs prières."
De même, le verset dit : "Hachem, écoute ; Hachem, pardonne" (Daniel 9,19).
Nos Sages commentent : "Aujourd’hui, nous n’avons ni prophète, ni cohen, ni sacrifice, ni Mikdach, ni Mizbéa'h, qu’est-ce qui peut expier pour nous maintenant que le Temple a été détruit? La seule chose qui reste, c’est la prière ; c’est pourquoi : "Hachem, écoute ; Hachem, pardonne"."
[Maalot haMidot - Maalat haTéfila]
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+ réduit les fautes :
-> Nos Sages (midrach raba Vayikra 10,5) nous enseignent que "la prière accomplit la moitié du travail".
Par exemple, quelqu’un se réveille le matin avec quarante fautes. En récitant la prière de Cha'harit, la moitié d’entre elles lui sont pardonnées. Il lui en reste donc vingt. Avec la prière de Min'ha, une autre moitié lui est pardonnée. Il lui en reste donc dix. À la prière d'Arvit , il n’en reste plus que cinq.
Cela signifie qu’il ne lui reste qu’un huitième de ses fautes, et que sept huitièmes lui ont été pardonnés, à condition qu’il ait prié avec kavana.
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+ la bataille principale du yétser ara se joue contre la kavana :
-> Même si l’on peut étudier la Torah et accomplir les mitsvot, faire du 'hessed et aider les pauvres, le yétser ara ne concentre pas l’essentiel de ses efforts sur ces domaines.
Mais lorsqu’une personne ouvre son cœur à Hachem dans la prière et accepte le joug du Royaume céleste d'Hachem, avec une pureté totale de pensée, le cœur enflammé, s’efforçant d’atteindre les sommets de la prière et de la proximité avec Hachem tels qu’ils sont décrits dans le Choulhan Aroukh (98) et les autres sifrei kodech, alors le yétser ara intensifiera sa lutte, bien plus qu’avec les autres mitsvot.
[Maor vaChémech - paracha Ki Tétsé]
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+ une priorité actuelle :
-> La prière avec kavana est le principal moyen de purification ; et dans notre génération, le service (d'Hachem) le plus important consiste à prier avec crainte et un grand amour, ce qui mènera à une formidable croissance spirituelle.
Le roi David y a fait allusion lorsqu’il dit : "Il s’est tourné vers la prière des désespérés, et n’a pas méprisé leur prière. Que cela soit consigné pour la génération future" (Téhilim 102,18-19).
[Maor vaChémech - paracha Vaét'hanan]
La prière sans kavana
-> Certaines autorités halakhiques affirment que celui qui prie sans kavana n’a pas accompli la mitsva de la prière (voir Rambam - Hilkhot Téfila 4,15). Bien que nous ne statuions pas ainsi, cette décision du Rambam souligne l’importance de la kavana lors de la prière.
[si le Rambam fixe ainsi la loi, c'est que tout juif peut avoir de la kavana dans sa prière, et que c'est véritablement un élément vital et indispensable (pas une piété réservée à une élite spirituelle, comme veut nous le laisser croire notre yétser ara). ]
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+ une comparaison avec l'idolâtrie :
-> "Tu ne te feras point d’idoles d’argent ni d’idoles d’or avec Moi" (Yitro 20,20), Rabbénou Bé'hayé commente ce verset que "avec Moi" (li - לִּי), lorsque tu pries en Mon nom, tu ne dois pas laisser tes pensées s’égarer vers ton propre or et ton propre argent.
Si tu laisses tes pensées s’égarer, cela revient à avoir fabriqué des idoles d’or et d’argent.
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+ comme un Cohen dans le Temple :
-> Puisque la prière remplace les sacrifices, lorsqu’une personne prie, elle doit se considérer comme si elle était un Cohen officiant dans le Temple.
Par conséquent, tout comme les pensées du Cohen pouvaient invalider un sacrifice, cela s’applique également à ses prières.
Ce ne sont pas seulement les pensées pécheresses qui peuvent invalider une prière. Il est également interdit de penser à ses affaires commerciales et à d’autres préoccupations pendant la prière.
Le Zohar (Pékoudé 245b) dit qu’un ange veille à l’entrée de la chambre [au Ciel] où les prières pénètrent dans le monde Supérieur. Les prières souillées par des pensées superflues (étrangères) se voient refuser l’accès et flottent simplement dans le monde, jusqu’à ce qu’un autre ange les rassemble et les conserve dans la guéniza.
-> Le Zohar poursuit en expliquant qu’il est possible de rectifier toutes ces prières.
Lorsqu’on constate que nos prières ne sont pas exaucées et qu’on commence à faire téchouva sur notre manque de kavana ; lorsqu’on prend conscience qu’on a agi avec un grand manque de respect en s’adressant au D.ieu Grand, Puissant et Impressionnant sans réfléchir à ce qu’on disait, et qu’on décide de changer nos habitudes et de ne plus prier qu’avec kavana à l’avenir, ce même ange sort les prières conservées de la guéniza.
L'ange présente ces prières devant Hachem, en même temps que la toute première prière qu’on récite avec kavana, et elles forment une couronne avec toutes les autres prières du peuple juif.
C’est là une immense bonté d'Hachem, que l’on puisse rectifier toutes ses prières grâce à une seule prière récitée avec kavana.
[Kav haYachar 8]
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+ Toutes les prières sont restées dans le beit midrach :
-> Le Baal Shem Tov vint un jour dans un beit midrach et se tint près de l’entrée, refusant d’entrer.
Lorsqu’on lui demanda pourquoi il ne voulait pas entrer, il répondit qu’il ne pouvait pas entrer car la pièce était totalement remplie de la Torah et de la prière, de mur à mur.
Les paroles de la communauté n’étaient pas prononcées avec la kavana requise, du plus profond de leur cœur ; ainsi, toute leur Torah et toutes leurs prières restaient dans le beit midrach au lieu de monter au Ciel comme elles auraient dû le faire.
Le beit midrach était donc trop bondé pour qu’il puisse y entrer.
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+ comme un corps sans vie :
-> Les mots prononcés pendant la prière sont comme l’écorce d'un fruit, et les pensées que l’on a sur la signification de ces mots sont comme le fruit lui-même.
De même, la prière est comme le corps, et ses pensées sont comme l’âme de ce corps.
Si l’on prie avec la bouche, mais que l’on est distrait par d’autres choses, notre prière est comme un corps sans vie, comme une écorce sans fruit à l'intérieur ; notre corps prie mais notre cœur n’y participe pas, comme le dit le verset : "Dans la mesure où ce peuple s’est approché [de Moi], il M’a honoré de sa bouche et de ses lèvres, mais il a éloigné son cœur de Moi, leur crainte de Moi est comme l'étude par cœur de commandements humains" (Yéchayahou 29,13).
On peut également comparer cela à un serviteur dont le maître est venu chez lui. Le serviteur a ordonné à sa femme et à ses enfants de traiter le maître avec respect et de pourvoir à tous ses besoins, tandis que lui-même s’occupait de ses propres affaires et ne s’impliquait absolument pas pour servir son maître et lui témoigner le respect qui lui est dû. Le maître était tellement en colère que le serviteur ait abandonné ses propres responsabilités pour les faire peser sur les autres. C’est pourquoi le maître a tout rejeté afin de montrer au serviteur que ce service n’avait aucune valeur.
Si quelqu’un prie uniquement avec sa bouche, c’est comme si les membres de sa famille servaient le maître, tandis que lui-même, dans son cœur, reste totalement indifférent. Hachem n’accepte pas une telle prière.
['Hovot haLévavot - chaar VIII - 'Hechbon haNéfech 3,9]
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+ c'est comme si l'on ment :
-> Le Yessod véChorech ha'Avoda (introduction) dit que si quelqu’un prie sans kavana, il est malhonnête, et comme le dit le verset : "Celui qui ment ne restera pas devant Moi" (Téhilim 101,7) ; "Il M’a honoré de sa bouche et de ses lèvres, mais il a éloigné son cœur de Moi" (Yéchayahou 29,13).
[sans kavana c'est comme si le texte prononcé énonce une totale confiance et dépendance en Hachem, mais notre comportement (nos pensées, coeur ailleurs), notre intériorité est en contradiction avec notre extériorité (lèvres qui bougent), ce qui est malhonnête. ]
-> À la fin de la Amida, nous disons : "Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur soient agréables devant Toi" (Téhilim 19,15).
Comment peut-on en venir à réfléchir à des affaires matérielles pendant la Amida , puis demander que "la méditation de mon cœur" soit agréable à Hachem?
C’est inacceptable : prétendre s’adresser à Hachem alors que notre cœur n’y est pas, puis demander à Hachem d’accepter une telle prière.
Lorsque Rabbi Eliezer était sur le point de quitter ce monde, l’une des choses essentielles qu’il transmit à ses disciples fut : "Lorsque vous priez, sachez en présence de Qui vous priez".
[guémara Béra'hot 28b]
Le Gan Eden de l’homme se trouve au Ciel.
Le Gan Eden d’Hachem se trouve dans le cœur d’un juif.
[le Avodat Israël ]
La prière de chaque juif (sans exception) a le pouvoir de lui apporter tout ce dont il a besoin, immédiatement.
Ce qui nous retient, ce n'est pas le pouvoir de la prière elle-même, mais notre foi en ce pouvoir.
Lorsque nous prions avec une foi totale, convaincus qu'Hachem entend (véritablement) chaque prière et peut y répondre instantanément, notre prière ouvre les cieux.
[rav Moché de Kobrin]
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[le yétser ara ne cherche pas tant à nous empêcher de prier, mais plutôt à empêcher de prendre conscience de sa grandeur.
Par exemple, rabbi Na'hman de Breslev dit qu'avoir de la émouna implique être certain qu'Hachem se trouve vraiment en face-à-face de nous lorsque nous prions.
De même, la guémara (Béra'hot 6b) parle des "choses qui se tiennent au sommet du monde, mais que les gens traitent avec légèreté."
Rachi commente : "Par exemple, la prière qui s’élève jusqu’au ciel."
Le rav Moché Sternbuch dit que le fait que tant de personnes ont de si grandes difficultés à prier avec ferveur/concentration est la preuve de son importance. (le yétser ara faisant tant d'effort pour nous endormir dans ce domaine). ]
Hachem met l'homme à l'épreuve pour concrétiser son potentiel.
[Ramban]
Le Maggid de Zlotchov enseigne que lorsqu'une personne a besoin d'un miracle qui transcende la nature, elle doit accomplir une mitsva qui transcende sa propre nature.
À mesure qu'elle s'élève au-dessus de ses limites, Hachem répond par des bénédictions qui dépassent les limites de la nature.
La prière est bien plus que les mots que nous prononçons.
C'est le véhicule qu'Hachem nous a donné pour nous faire progresser spirituellement.
[d'après le rav Yé'hezkel Levenstein ]
Nous aspirons à servir Hachem avec perfection, mais nous devons également se satisfaire de peu.
[En spiritualité,] chaque petite chose est un grand accomplissement.
Une goutte de bita'hon, c'est beaucoup.
Une goutte de joie, c'est beaucoup.
Une goutte d'étude de Torah, c'est beaucoup.
Aspirez (spirituellement) à plus, mais appréciez la moindre petite chose.
[rav Elimélé'h Biderman ]
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(même la mitsva la plus facile génère un impact énorme et une récompense infinie. Il n'y a pas de petite chose lorsque l'on fait la volonté d'Hachem, tout devient du divin, de l'infini.
Notre yétser ara nous empêche de prendre le temps d'apprécier cette réalité, qui pourrait nous permettre de repartir de l'avant encore plus motivé, fier de notre part dans ce monde!).
Hachem dit : "Chaque fois que J’amène sur eux des "yissourim" (épreuves ou souffrances) dans ce monde-ci, qu’ils se souviennent de l’immense bonté (éternelle) que Je leur réserve dans le monde à Venir."
[Sifri - Haazinou]