Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Quand une personne a la émouna, elle ne se met pas en colère.
Si une personne se met en colère, c'est un signe qu'elle n'a pas d'émouna, qu'elle ne vit que pour elle-même et ne pense qu'à elle-même (ex: moi je ; ce n'est pas comme JE veux/pense).
Avec la émouna, une personne ne devient pas triste ou déprimée, car elle sait qu'elle se tient juste à côté d'Hachem.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot - Elloul]

Le matin dans la prière de yotser, nous disons : "Bénit soit Tu ... qui a créé la lumière et l’obscurité", tandis que dans la prière du soir, nous disons : "Qui fait passer le jour et amène la nuit".
Nos Sages ont instauré qu’on mentionne le jour pendant la nuit et la nuit pendant le jour.

Une raison est que le jour est comparé à la miséricorde et la bonté, tandis que la nuit aux jugements et la punition. Pour nous enseigner, que les 2 conduites d’Hachem sont en parallèle, et que quand tout va bien chez quelqu’un, il ne doit pas oublier son Créateur et dévier de Son chemin, pour qu’Il n’ait pas à le punir.
De la même manière si l’homme est en souffrance et que les accusateurs s’abattent sur lui, il ne doit pas désespérer de la miséricorde à venir.
[Ben Ich 'Haï]

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[lorsque c'est la lumière dans notre vie, attention à ne pas se relâcher spirituellement, à ne pas prendre tout ce que Hachem nous donne comme acquis (sans prier et Le remercier), ... car sinon Hachem risque de nous envoyer de l'obscurité afin que cela nous "réveille", nous fasse revenir vers Lui (ex: en téchouva, prières, davantage exploiter nos capacités personnelles).
A l'inverse, lorsque c'est obscure dans notre vie, par le fait d'espérer en la lumière prochaine grâce à Hachem, alors on attire la miséricorde, la bonté, de papa Hachem.]

Quand les enfants pleurent, ils courent vers leurs parents, ils ne s'enfuient pas.
Si quelque chose te fait mal dans ta vie, cours vers Hachem.
[rabbi Shlomo Carlebach]

"Tout comme nous sommes certains que le soleil se lèvera le [lendemain] matin, nous devons être certains que Hachem nous aidera."
[Séfer ha'Ikarim]

"Hachem se tient aux côtés de l'homme pour l'aider, le délivrer ou le protéger, selon le degré et la qualité du bita'hon de l'homme lui-même"
[rav Avraham - le fils du Gaon de Vilna]

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-> "Un homme est tenu de bénir sur le mal de la même manière qu'il bénit sur le bien" (Béra'hot 54a)

=> Comment peut-on accomplir cet enseignement de nos Sages à la lettre et bénir Hachem sur un malheur comme s'il s'agissait d'un bienfait?

Rabbi Zoucha d'Anipoli enseigne :
celui qui possède une foi parfaite en Hachem ne ressent pas l’adversité. Au contraire, il est constamment plongé dans le bien, heureux en permanence de la manière dont Hachem dirige son existence.
C'est ce que veulent signifier nos Sages lorsqu'ils enseignent que l'on est tenu de bénir sur le bien de la même manière que sur le mal : c’est par la force de la émouna que tout n'est que pour le bien.

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-> Rabbi Ména'hem de Pano (Assara Maamarot) nous enseigne au nom du Arizal, qu'au-dessus de la tête de chaque juif une lumière éclaire avec les 2 Noms d'Hachem : יהוה et אלהים, tandis qu'au-dessus de la tête des non-juifs, une lumière éclaire avec pour seul Nom אלהים et dans un ordre différent : אלה מי.

Le Nom אלהים sert à diriger les lois de la nature, car sa valeur numérique 86 est égale au mot הטבע (hatéva - la nature).
Quant au Nom יהוה, il organise et dirige le monde au-delà des règles de la nature. Ainsi le Arizal nous apprend que les non-juif ne sont éclairés que par un seul Nom, celui de אלהים, dans la mesure où ils sont dirigés exclusivement par les règles de la nature.
Il n'en est pas de même pour Israël éclairé par les lumières où sont inscrits les 2 Noms Divins : יהוה et אלהים et par conséquent régi par des lois dépassant celles de la nature.

Tout cela vient nous apprendre qu'il est préférable d'avoir les 2 Noms plutôt qu'un seul. Ainsi Israël est parfois aussi soumis aux lois de la nature, mais à d'autres moments en cas de besoin, il peut se défaire de l'emprise parfois pesante de la nature et la dépasser.

Le rav Naftali Tzvi Horovitz (dans son Zéra Kodech - 'Houkat) écrit :
"L'action d'adoucir la rigueur signifie que le juif doit sortir de la croyance et de sa torpeur en pensant qu'il dépend uniquement des lois de la nature car le Nom אלהים a la même valeur numérique que le mot הטבע (la nature), soit 86. Nous devons être confiants en notre capacité d'être au-dessus de la nature.
Mais si, D. en préserve, l'homme n'a pas cette confiance, et qu'il se rabaisse au niveau de la subjectivité de son intellect dans sa perception de la nature, alors pour un homme comme celui-ci, qui s'enferme dans un esprit cartésien et de pure logique, se limitant toujours à la définition communément admise de ce qui est possible ou impossible, la rigueur se renforcera jour après jour contre lui, provenant du Nom de אלהים qui est l'attribut de la rigueur Divine."

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-> Hachem agit toujours avec nous de la même manière que nous envers lui.
[Ben Ich 'Haï - (גדולת חיים - תרנ"ו)]

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[plus on a confiance en la totale puissance d'Hachem, plus il en a pour nous aider, plus on porte un regard positif/joyeux sur la vie, plus Hachem nous donne des raisons réelles de l'être, ... ]

Les lettres du mot "bita'hon" (בטחון - la confiance en D.) sont les mêmes que celles de l'expression "tov 'hèn" (טוב חן - la bonne grâce).

Il est écrit : "La grâce et l'honneur, Hachem les donnera, Il n'enlèvera pas le bien de ceux qui vont dans l'intégrité (Téhilim 84,12)".
On peut l'expliquer ainsi : Car ceux qui sont intègres, ce sont ceux qui ont confiance en Hachem (et grâce à) cette confiance, ils attireront sur eux une abondance de grâce et de bienfaits.
C'est ce que dit le verset : "La grâce et l'honneur Hachem les donne" et aussi "Il n'enlèvera pas le bien" ; et tout cela Il l'accorde "à ceux qui vont dans l'intégrité"."
[Ben Ich 'Haï - Ben Yéhoyada - Bétsa 16a]

"Voici les années la vie de Sarah" ('Hayé Sarah 23,1) = un homme qualifié de "vivant" est un homme qui ne s'inquiète d'aucune situation et est heureux en toute circonstance!" [grâce à sa confiance en Hachem]
C'est à ce propos que la Torah dit : "Et tu choisiras la vie" (Nitsavim 30,19).
[Beit Avraham - 'Hayé Sarah]

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-> b'h, issu du divré Torah : J'ai confiance, donc je vis! : https://todahm.com/2022/11/24/37949

"Avec le bita'hon (la foi concrète en Hachem) vient la joie"
[im abita'hon asim'ha - Maharal - paracha 'Houkat]

"Le plus un juif a de émouna en Hachem, le moins de puissance il laisse au Satan."
[Sfat Emet - Shoftim 5631]

Si l'on se rendait compte de ce que les épreuves nous apportent, et de tout ce qu'elles rachètent, nous serions prêts à payer pour en bénéficier, et nous supplierions pour les recevoir,
Car sans elles, nous serions totalement perdus dans le Monde à venir.
[Gaon de Vilna]

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-> Le rav Yaakov Israël Pozen enseigne :
Toutes les épreuves, Dieu les envoie à l'homme par amour et par pitié [pour notre bien], comme il est dit : "D? est bon avec tous, et Sa pitié s'étend sur toutes Ses créatures".
[...]
Lorsque nous apprenons à vivre en percevant la Providence, nous pouvons comprendre combien chaque petit incident qui advient dans ce monde efface des fautes bien plus conséquentes dans l'autre monde.
C'est exactement comme notre perception du mouvement du soleil. On le voit bouger de dix centimètres, d'un mètre, mais sous la voûte céleste, il parcourt des milliers de kilomètres. De même, chaque petite frustration dans ce monde-ci apporte un acquittement sans commune mesure, que nous ne sommes pas capables d'estimer.

Nous devons apprendre et nous habituer à vivre ainsi!
À chaque incident ou difficulté, nous devrions dire : "Je suis absolument convaincu que cette épreuve m'a été envoyée de façon providentielle par D., et je l'accepte avec amour. Je sais que cela m'est arrivé à cause de mes nombreuses fautes, et Toi, mon Dieu, Tu es juste dans ce que Tu m'envoies. Car Tu as agi avec justice, et moi j'ai mal agi. Accepte que ces épreuves fassent pardonner toutes mes fautes."

Lorsqu'un homme s'habitue à dire ces paroles à chaque fois qu'il a un malheur, une douleur, une épreuve, il reçoit une expiation dans des proportions démesurées. Et il comprendra alors que tout ce que D. fait, c'est pour le bien comme il est dit : "Dieu est bon avec tous, et Sa pitié s'étend sur toutes Ses créatures".

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-> Il est rapporté dans un livre ancien que le Ramban avait un élève illustre, qui décéda alors qu'il était encore jeune. Le Ramban se rendit à son enterrement avec un petit papier sur lequel il avait écrit : "Je te demande la chose suivante. Lorsque tu arriveras dans le Monde Suprême, trouve la grande salle qui porte le nom de couronne du jugement. Entres-y et vérifie la raison pour laquelle tu es décédé à un âge si précoce, alors que tu es si brillant, que tu étudies la Torah, que tu as une famille avec des enfants à charge... Que signifie cette punition?". Il entra dans la morgue, glissa le papier dans la main de son élève, et donna pour instruction qu'il soit enterré ainsi avec le papier.
Cette même nuit, l'élève apparut en rêve au Ramban et lui dit : "Mon Maître, lorsque je suis arrivé dans le Monde Suprême, le mot à la main, toutes les portes se sont ouvertes devant moi, et je suis arrivé devant le Trône de Justice. Mais je n'ai posé aucune question. Car ici, En-haut, tout est clair et limpide, si bien qu'il n'y a plus lieu de poser de questions".

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-> Après la traversée de la Mer Rouge et le Cantique chanté au bord de la Mer, la prophétesse Myriam prit un tambourin et chanta un cantique. Pourquoi un tambourin et pas une harpe ou un violon?
Elle voulait que les Filles d'Israël tirent un enseignement du tambourin : de même que le tambourin émet un son mélodieux quand on le frappe, de même un juif, qui reçoit des coups, renforce sa confiance en D.
C'est ainsi que chante l'âme du Juif : plus on l'oppresse, plus il se rapproche de son Créateur.

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-> La guémara (Yoma 12a) explique que le Mont du Temple et le Temple ont été attribués au territoire de la tribu de Yéhouda et de Binyamin : 'Qu'y avait-il dans le territoire de Juda? Le Mont du Temple, les officines et les cours. Et qu'y avait-il dans le territoire de Binyamin? Le portique, le Saint et le Saint des saints. Une enclave sortait du territoire de Yéhouda, mordant sur celui de Binyamin, sur laquelle se trouvait l'autel. Binyamin, le Juste, était tourmenté chaque jour par l'envie de se l'accaparer'.
C'est-à-dire que bien qu'il ait reçu en héritage le portique, le Saint et le Saint des saints, Binyamin était profondément affligé que l'autel soit situé dans le territoire de Yéhouda.

Dans le midrach (paracha Mikets) nous trouvons une explication de la raison pour laquelle Benjamin a mérité que le Saint des saints fasse partie de son territoire, tandis que l'autel est resté dans le territoire de Yéhouda. Le Midrach Tan'houma raconte que lorsque la coupe a été retrouvée dans les bagages de Binyamin, ses frères le rouèrent de coups.
Par le mérite des coups qui tombèrent sur ses épaules, il mérita la bénédiction "entre ses épaules Il repose", c'est-à-dire que le lieu où réside la Présence Divine lui est attribué.
Le seul à ne pas avoir frappé Benjamin fut Juda, qui se justifia ainsi : J'ai dit "je me porte garant pour lui' [pour convaincre mon père de l'envoyer en Égypte], c'est pourquoi je ne peux pas le frapper.
Pour avoir épargné un coup à Benjamin, l'autel fut attribué à Juda au lieu de Benjamin. C'est là-dessus que Benjamin s'affligeait, sur ce coup qu'il n'avait pas reçu!

=> Nous voyons combien nous sommes loin de comprendre ce que D. nous envoie, et combien Il est bon, même quand Il donne des coups. C'est pourquoi, nous devons être profondément convaincus que tout ce qui nous arrive vient de notre Créateur.

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-> b'h, voir également : Notre relation avec les souffrances : https://todahm.com/2017/12/11/notre-relation-avec-les-souffrances