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La Torah, c’est la liberté

+ La Torah, c'est la liberté :

-> En ce qui concerne les Tables de la Loi, la Torah nous dit : "'harout al halou'hot (elles ont été gravées sur des Tables - Ki Tissa 32,16).
Le midrach (Chémot 41,7) explique que le mot 'harout, en plus de signifier "gravé", peut également être lu comme 'hérout, qui signifie "liberté". C'est parce que la Torah nous libère.
De quoi sommes-nous libérés? Le midrach explique que lorsqu'une personne étudie la Torah, elle est libérée de la douleur, du dur labeur et du Mala'h HaMavét (l'ange de la mort).

Expliquons comment chacun de ces éléments fonctionne.
Le Steipler (Toldot Yaakov 141) écrit que de la même manière que la quantité d'argent que chaque personne gagnera au cours d'une année est décrétée au début de cette année (à Roch Hachana), il est également décrété combien d'afflictions on endurera.
On peut choisir ses souffrances ; plus précisément, nous pouvons décider de la manière dont nous recevons les afflictions (Roua'h 'Haïm - Pirké Avot 6,6). Nous pouvons soit attendre que le Ciel choisisse ce que seront nos souffrances, soit choisir de remplir notre quota d'afflictions par l'étude de la Torah. Grâce au labeur de l'étude de la Torah, nous couvrons notre quota de douleur.

Le midrach (Yalkout Chimoni - Ekev 8) explique qu'aucune personne ne peut exister sans douleur ni affliction. Parfois, une personne est destinée à rester éveillée un certain nombre de nuits par an.
Elle peut finir par se coucher tard à cause d'un mal de dents ou choisir de se coucher tard pour apprendre la Torah. Lorsqu'il lutte contre le sommeil pour s'asseoir et apprendre, on considère qu'il s'agit d'une affliction. Ces souffrances peuvent remplir son quota. Non seulement il évitera d'autres afflictions indésirables, mais il sera également récompensé pour ces actions. Une situation gagnant-gagnant!

Ensuite, nous constatons que la Torah libère une personne de ses obligations.
En termes simples, cela signifie que la Torah nous libère du fardeau des responsabilités. Si nous acceptons le joug de la Torah, les choses s'arrangeront d'elles-mêmes sans que nous ayons besoin de nous y impliquer. Ainsi, la michna (Pirké Avot 3,5) dit que quiconque accepte de porter le joug de la Torah sera libéré de ses autres responsabilités.

Cette michna peut également faire référence à une autre liberté, qui surpasse peut-être toutes les autres. Nous disons dans la prière de Birchos Krias Shema : "Hachem a fait sortir Sa nation Israël de l'intérieur [d'Egypte] pour lui donner une liberté éternelle" (vayotsé ét amo Israël mito'ham lé'héouts olam).
Comment pouvons-nous comprendre cela? En effet, lorsque nous avons quitté l'Egypte, nous n'avons pas connu la liberté éternelle. Nous sommes devenus des esclaves à plusieurs reprises ... des Babyloniens, des Romains, de A'hachvéroch et de bien d'autres encore.

Nous pouvons répondre à ces questions par un principe énoncé par le Ibn Ezra (Nasso 6,7), qui écrit que le véritable esclavage est l'esclavage du yétser ara, des désirs. Lorsque nous nous élevons au-dessus de nos désirs, nous sommes libres (on est pleinement nous-même). N'y a-t-il pas de pire esclave que celui qui est contrôlé par ses propres désirs et qui ne peut s'en libérer? Existe-t-il un plus grand esclave qu'une personne qui veut se libérer de ses dépendances et qui n'y parvient pas?

Comment pouvons-nous nous élever au-dessus de nos désirs? Par la Torah. C'est le seul moyen. Comme il est écrit : "Il n’est d’homme libre que celui qui se consacre à l’étude de la Torah" (Pirké Avot 6,2)
[ le Méiri de commenter : "La Torah est une source de liberté qui permet à l'homme d'être fidèle à lui même et à son âme divine, d'être libre de pouvoir vivre en harmonie avec sa véritable intériorité.
A défaut de cela, il est esclave de ses passions, des mœurs de la société, ..."
Le Ramban, dans une lettre à son fils, écrit : "Soumets ton corps à ton âme, car d'une telle soumission naît la liberté dans ce monde et dans le monde futur". ]

Mais pourquoi cela? Pourquoi la Torah est-elle le moyen de nous libérer?
La guémara (Baba Métsia 84a) nous raconte une histoire concernant Reich Lakich et Rav Yo'hanan.
Rav Yo'hanon se baignait dans le Yarden. Reich Lakish sauta à travers la rivière, faisant preuve d'une grande force physique. Rav Yo'hanan lança un défi à Reich Lakich : s'il acceptait de se repentir et d'étudier la Torah, il pourrait épouser sa sœur. Reich Lakich accepta ces conditions. Cependant, lorsque Reich Lakich s'apprêta à bondir en arrière pour saisir ses biens, il n'y parvint pas. Pourquoi?
Rachi explique qu'une personne qui consacre ses forces à la Torah perd sa force physique.
Le Maharsha explique en outre que nos désirs sont canalisés vers la Torah et que notre yétser ara s'affaiblit. La Torah affaiblit nos désirs.

Lorsqu'une personne est occupée par son travail ou toute autre tâche, elle oublie momentanément ses désirs, mais ceux-ci ne disparaissent pas pour autant. La Torah est la seule chose qui a le pouvoir d'aspirer/absorber nos désirs. [étudier un bon moment d'étude de la Torah avec concentration, fait disparaître nos mauvais désirs. ]
["Si ce méprisable (le yétser ara) t'affronte, amène-le dans un lieu d'étude (beit hamidrach)" (guémara Soucca 52b - la Torah est tellement puissante que s'il est de fer, il va exploser, et pas uniquement chauffer, voir fondre).]

Le Kli Yakar (Emor 23,16) écrit que la seule raison pour laquelle la Torah a été donnée aux mortels est pour cette raison : pour que nous puissions conquérir le yétser ara. Dans le cas contraire, la Torah serait restée entre les mains des anges.
C'est ainsi que Moché Rabbénou a répondu à l'affirmation des anges selon laquelle nous sommes de simples mortels et ne méritons pas la Torah (guémara Shabbath 88b) : Moché explique que nous avons un yétser ara et que nous avons besoin de la Torah pour le contrôler. [à la différence des anges]

Enfin, la Torah a le pouvoir de protéger une personne de l'Ange de la mort (mala'h amavét).
La guémara (Makot 10a) nous dit que l'étude de la Torah est un refuge contre l'Ange de la mort.
Quelle est la logique qui sous-tend cette affirmation? Pourquoi la Torah a-t-elle un tel
pouvoir?
Il est écrit : "Zot Torat haadam ki yamout ba'ohel" (Ce sont les lois de quelqu'un qui meurt dans une tente - 'Houkat 19,14). La guémara (Béra'hot 63b) explique que ce verset fait allusion à une directive concernant la manière dont une personne doit apprendre la Torah. La Torah ne peut être acquise que par ceux qui se tuent à l'étudier. Que signifie se tuer à l'étude de la Torah?

Le Rambam (Talmud Torah 3,12) nous dit que la Torah nécessite un véritable engagement, et que ce n'est que si une personne s'abstient de tout luxe et consacre sa vie à une véritable étude de la Torah qu'elle réussira dans son étude de la Torah.
C'est ainsi que la Torah peut être une libération de l'Ange de la mort. Si une personne se tue pendant qu'elle étudie, elle n'a pas besoin d'être soumise à l'Ange de la mort! Elle s'est acquittée de sa "condamnation à mort" grâce à son étude assidue de la Torah.
[traduction d'un divré Torah du rav Mordé'haï Sultan]

Renforcer l’importance de l’étude de la Torah à nos yeux

+ Quatre choses nécessitent un renforcement et un effort constant pour s'améliorer, et ce sont : la Torah, les bonnes actions (maassim tovim), la prière et le déré'h érets.
[guémara Béra'hot 32b]

-> Rachi ajoute un détail très important : ce type de 'hizouk (renforcement/encouragement) est nécessaire constamment (tamid), et de toutes ses forces (békol ko'ho).

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-> L'étude de la Torah a un pouvoir et une importance phénoménale, et la tendance naturelle est de la traité avec légèreté. D'où l'importance de constamment renforcer son importance à nos yeux.

-> La michna (Béra'hot (4,2) écrit que rav Né'hounia haKana faisait 2 prières spéciales chaque jour : une lorsqu'il entrait dans le beit midrach pour étudier la Torah, et une autre lorsqu'il en sortait.
La michna demande : "Quelle prière disait-il?". Rav Né'hounia explique que lorsqu'il entrait dans le beit midrach, il priait pour qu'il ne commette pas d'erreur dans l'enseignement de la halakha, et s'il en commettait, pour que personne ne soit satisfait de ses erreurs. Lorsqu'il quittait le beit midrach, il remerciait Hachem de pouvoir passer du temps dans le beit midrach et non dans d'autres endroits.

La guémara (Berachos 28b) rapporte le texte exact de la prière qu'il prononçait en quittant le beit midrach (lieu d'étude). Rav Né'hounia se compare à d'autres personnes qui n'apprennent pas la Torah. Il dit : "Nous ne sommes pas comme les autres, qui perdent leur temps avec le néant. Au contraire, nous passons notre temps dans un but précis. Nous nous réveillons pour apprendre la Torah, alors qu'ils se réveillent pour ne rien faire. Nous travaillons et ils travaillent. Nous travaillons et recevons une récompense, ils travaillent et ne reçoivent pas de récompense, ..."
[de même dans la prière de conclusion de chacune de nos prière, le Alénou léChabéa'h, nous disons : "C’est à nous qu’il incombe de louer le maître de Tout... il ne nous a pas faits comme les peuples du monde ... qui se prosternent devant la vanité et le vide et qui adressent leurs oraisons à une divinité non secourable, alors que nous, nous nous prosternons devant le roi suprême" ]

Le Tiféret Israël demande : "Je comprends l'importance de remercier Hachem pour nos privilèges, mais pourquoi devons-nous dénigrer les autres dans ce processus?"
[ce n'est pas le genre de la religion juive de dévaloriser son prochain!
C’est comme si on affirmait : on est les meilleurs! Et eux ils sont trop nuls, débiles dans ce qu’ils font!
C’est comme si sur le chemin de la synagogue à Shabbath, on regardait les non-juifs avec un sentiment de fierté, d’orgueil d’être dans la Vérité, d’avoir la responsabilité de pouvoir faire des actes énormes, car Divins! Et eux, ils vont des choses si futiles, si éphémères, en comparaison. ]

Il répond à sa propre question en soulignant un principe important : après avoir étudié la Torah, en s'exposant au monde extérieur, on peut commencer à douter de sa raison d'être et de ses objectifs spirituels dans la vie.
Combien ce que nous propose le monde environnant peut être attrayant, intéressant! Nos valeurs spirituelles sont alors en concurrence redoutable!
La tendance humaine recherche la facilité, ce qui rapporte rapidement et de façon visible.
Les valeurs non-juives influencent notre subconscient.
Ainsi, on peut en arriver à garder la halakha, mais avoir un état d'esprit très loin de la judaïcité.

Nos rabbanim ont institué cette prière afin de nous rappeler la grandeur du fait d'étudier la Torah et de réaliser que ce que nous faisons surpasse tout ce qui existe dans ce monde.
On doit réaliser que rien n'est comparable à la grandeur de la Torah, rien! On doit en être joyeux, fiers!
[ex: certes ce que la société non-juive me propose est intéressant, mais par rapport à ce que la Torah me propose cela n'a que peu d'intérêt, c'est vide.]

-> Le Or'hot Tsadikim (chaar Gaavah) dit qu'une telle fierté, un tel orgueil, est obligatoire.
Il est impératif d'apprécier la capacité d'apprendre la Torah et de ne pas perdre de temps. Ce n'est que lorsque nous l'apprécions et que nous en sommes fiers que nous nous sentons encouragés à continuer à le faire.

-> Comme l'affirme la guémara (ci-dessus), nous devons constamment se travailler pour que l'étude de la Torah et une vie qui en découle, soit important à nos yeux. Nous devons avoir de l'orgueil de la sainteté (gaava diKédoucha), en dénigrant par exemple ce que le monde non-juif nous propose. Nous devons nous renforcer dans ce que nous faisons spirituellement, en comprenant pourquoi nous le faisons et ce que cela implique.

Le rav Zev Zeichick, l'un des tsadi de Jérusalem a dit un jour : "Un ben Torah doit se promener en sentant qu'il n'y a pas de plus grand bonheur au monde que d'apprendre la Torah et qu'il n'y a rien de plus malheureux que d'être un am haarets, un ignorant qui n'a pas de lien avec la Torah.

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-> Rachi (guémara Béra'hot 6b) enseigne que la prière fait partie des choses qui se tiennent au sommet du monde (dévarim chéom'dim béroumo chel olam), mais que les gens traitent avec légèreté. Dans ses mots : "la prière qui s’élève jusqu’au ciel".
L'Alter de Kelm (Ohr Yé'hezkel) interprète : "des choses qui se tiennent au sommet du monde" = "quelque chose qui peut amener [une personne] au sommet du monde".
C'est le pouvoir de la prière : élever et transformer une personne.

Toute personne à qui Hachem révèle Sa sagesse et qui ne l'écrit pas vole à Celui qui la lui a révélée, car ces 'hidouchim ne lui ont été révélés que pour qu'il puisse les écrire.
[Séfer 'Hassidim - 530 ]

-> Cette idée comporte 2 éléments importants.
Premièrement, Hachem nous révèle les 'hidouchim. C'est comme le roua'h hakodech.
Lorsque nous avons un 'hidouch, c'est un cadeau d'Hachem.
Deuxièmement, l'écriture est importante. Hachem veut que nous écrivions nos 'hidouchim pour que d'autres puissent en bénéficier. Si elles ne sont pas écrites, ces pensées risquent d'être perdues à jamais.
[rav Mordé'haï Sultan]

Celui qui surmonte son yétser ara dans une épreuve impliquant des relations interdites verra une grande lumière briller au-dessus de sa tête, ce qui, dans les générations précédentes, pouvait être vu par les gens autour de lui.
Cette lumière spirituelle n'est autre que la Ché'hina d'Hachem reposant sur lui, en témoignage de sa grande réussite à survivre à une telle épreuve et à apporter une révélation d'Hachem dans le monde.
['Hafets 'Haïm (Nid'hé Israël - ch.23) - se basant sur la guémara (Sanhédrin 31b) ]

[cela explique également que selon nos Sages si l'on a réussi à détourner son regard d'une femme mal habillée, ce moment est propice pour demander ce que l'on veut à Hachem et pour voir sa demande exaucée. (en effet, D. est davantage à nos côtés suite à cette belle attitude!) ]

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-> "Tout plaisir [interdit] dont une personne s'est privée pour l'amour d'Hachem lui sera rendu d'une manière permise à un autre moment dans l'avenir"
[Steïpler - Karyana Dégarta - lettre 15]

[on n'y perd jamais à faire la volonté de D. ]

La génération avant le machia’h

+ La génération avant le machia'h :

-> Le 'Hafets 'Haïm (dans Tsipita l'Yéchoua, s'interroge sur une contradiction apparente entre nos Sages et la Torah.
La michna de Sotah (49b) dépeint la dernière génération dans un état terrible : insolence croissante, débauche, hérésie, manque de respect, et pire encore.
D'un autre côté, la Torah (Nitsavim 30,1-3) décrit que le peuple juif se repentira totalement, de tout son cœur et de toute son âme, qu'il accomplira toute la Torah et toutes les mitsvot et qu'il sera proche d'Hachem.
Quelle est l'image correcte?

Le 'Hafets 'Haïm répond : les deux sont correctes!
Au cours de la dernière période avant le machia'h, il y aura deux groupes distincts, qui accéléreront tous deux la venue de la rédemption finale.

Il y aura un groupe, qui malgré toutes les difficultés, qu'elles soient financières ou sociales, se consacrera loyalement à une vie de Torah et de mitsvot et se consacrera à l'étude de la Torah [autant que possible].
Malgré leur situation difficile, ils continueront à faire du 'hessed et à faire tout ce qu'ils peuvent pour s'entraider. Ils résisteront aux tentations écrasantes du monde extérieur qui tentent de les détourner de leur mode de vie fidèle.
Ceci, écrit le 'Hafets 'Haïm, est certainement considéré comme un repentir complet, et leur récompense est beaucoup plus grande que dans les générations précédentes, car la récompense reçue est proportionnelle à la difficulté impliquée.

Cependant, il y aura un 2e groupe qui s'éloignera du style de vie et de l'engagement que les juifs ont eu pendant des millénaires. Ils abandonneront la voie glorieuse de leurs ancêtres. Leur ressentiment à l'égard de la Torah et des tsadikim s'accentuera et toutes les terribles tragédies décrites dans la michna se matérialiseront.

Mais le 'Hafets 'Haïm donne une explication remarquable sur la façon dont ce groupe est également une cause de l'arrivée rapide du machia'h.
Hachem aurait pu amener la guéoula il y a bien longtemps. Cependant, dans Son infinie bonté, Il a retardé son arrivée afin de permettre au peuple juif d'accumuler davantage de récompenses pour les mitsvot qu'il accomplit et surtout pour l'attente dans l'espoir et le désir de l'arrivée du machia'h. À chaque génération qui passe, leur récompense augmente (chaque génération vit dans un milieu plus obscure, avec une descente spirituelle, et donc chaque jour a plus de mérite d'espérer en la venue du machia'h, de rester fidèle à la volonté de D. ).
Mais si les nouvelles générations commencent à abandonner le style de vie de leurs ancêtres et n'attendent pas et n'anticipent pas l'arrivée de machia'h, alors, comme le dit le 'Hafets 'Haïm : "Contre Sa volonté, Hachem devra se dépêcher d'apporter la guéoula" pour sauver un plus grand nombre de Ses enfants de l'égarement.

Le 'Hafets 'Haïm conclut que chacun a le choix du groupe auquel il veut appartenir.

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-> Il en résulte que l'obscurité et le niveau plus faible de notre génération n'est pas une raison de désespérer (ex: on vaut rien aux yeux d'Hachem), au contraire la "récompense est beaucoup plus grande que dans les générations précédentes, car la récompense reçue est proportionnelle à la difficulté impliquée."

-> "L'homme Moché était extrêmement humble, plus que tout homme sur la face de la terre!" (Béahaloté'ha 12,3)

Le Rachab donne l'explication suivante :
Le midrach (Chémot rabba 40,2) nous dit que Hachem a montré à Moché le séfer de Adam haRichon, dans lequel il a pu voir toutes les générations de l'Histoire de celle de béréchit jusqu'à celle de la résurrection des morts.
Lorsque Moché a vu la génération précédent la venue du machia'h et qu'il a vu à quel point ils s'efforçaient d'avoir de la émouna et de servir Hachem, alors il en est devenu si humble au point de déclarer : "ils sont plus grands que moi!"
[il est écrit : "véa'ich Moché, anav méod MIKOL aadam" = Moché était très humble PAR RAPPORT, en raison d'autres personnes (ceux avant l'arrivée du machia'h= nous!).]

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-> Le 'Hafets 'Haïm nous enseigne que si le machia'h n'est pas encore là c'est parce que Hachem désire que l'on acquiert davantage de mérites (dont la mitsva d'attendre/espérer en la guéoula).
Ainsi, Hachem préfère qu'il y ait un 'hilloul Hachem (ex: absence manifeste de Sa Gloire dans le monde, les gens L'oubli, Il est sans résidence fixe en l'absence du Temple, Il est éloigné de Ses enfants (juifs) adorés, ...), et Il accepte cette situation par amour pour Ses enfants.

-> Selon le 'Hidouché haRim (Sia'h Sarfé Kodech - vol.2, 176), il se peut que notre exil dure si longtemps car c'est agréable à Hachem lorsque les juifs étudient la Torah même quand ils ont de très nombreux problèmes et que gagner sa vie est si difficile.

-> Le Shomer Emounim (maamar ha'bita'hon vé'hischazout 10) dit que la raison de cet long exil ... est parce que Hachem aspire et attend impatiemment que tous les juifs retournent à Lui peu importe à quel point ils ont pu tomber.

-> Lorsque le rav Yissa'har Dov de Belz (1854-1926) était à Vienne, il a été impressionné par un certain garçon qui étudiait la Torah avec passion pendant des heures le jour du Shabbath.
Voulant en savoir plus, le rav lui a parlé.
Le garçon lui a rapporté qu'il avait été engagé dans l'armée, et il a ajouté : "Généralement, les soldats sont forcés de profaner le Shabbath. J'ai parlé au chef de mon peloton et j'ai demandé d'avoir mon Shabbath de libre, en échange du fait de travailler des heures supplémentaires pendant la semaine.
Cela a été un miracle qu'il accepte ma requête. Afin de payer en retour Hachem pour cela, j'essaie de faire que tout mon Shabbath soit saint pour Hachem, en m'immergeant dans la Torah".

Lorsque le rav Yissa'har Dov de Belz répétait ce récit, il ajoutait : "Qui sait si cette Torah n'empêche pas la construction du Temple?"

[évidemment que l'on doit s'analyser et tout faire pour constamment s'améliorer pour contribuer à la venue du machia'h. (en plus d'attendre impatiemment sa venue)
Mais d'un autre côté, nous ne devons pas désespérer, mais plutôt se dire que s'il n'est pas encore venu c'est pas parce qu'on est nul, mais au contraire car Hachem adore tout particulièrement notre étude, nos mitsvot, qui sont faites dans un contexte d'une obscurité spirituelle importante.
Cela doit nous booster à encore davantage apporter de la joie, du plaisir à notre papa Hachem!]

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-> On vient de voir la position d'Hachem qui adore tellement Ses enfants et surtout les efforts qu'ils font dans les dernières générations avant la venue du machiah', qu'Il repousse la guéoula, au prix même de Son honneur, du fait de souffrir avec les souffrances des juifs en exil, de repousser le moment où Il sera réuni en grande proximité avec Ses enfants adorés (les juifs) au Temple, ...

Maintenant, la position des juifs est de désirer ardemment la venue du machia'h au plus vite, et cela malgré le fait que l'on ne pourra alors plus faire des mitsvot (dont les faciles comme celle des tsitsit) qui nous donnent d'infinis mérites (dont avoir un meilleur monde à Venir avec davantage de proximité avec papa Hachem), on ne pourra plus faire téchouva. Ainsi à un niveau individuel, on peut y perdre beaucoup à la guéoula.
On peut vouloir le machia'h pour sortir de ses problèmes matériels, pour davantage avoir de spiritualité, mais la raison suprême est : on veut la guéoula tout de suite pour que la Grandeur de D. soit manifeste, on veut un kidouch Hachem, on veut que Hachem ne souffre plus avec Ses enfants (juifs) en exil sans Temple, ...

=> On a une situation qui ressemble à la sortie d'Egypte, où d'un côté les juifs appellent la fête Pessa'h en souvenir du fait que Hachem est passé au-dessus (passa'h) des maisons des juifs ne tuant pas leurs premiers-nés par amour, et d'un autre côté la fête s'appelle par Hachem la fête des matsot ('hag hamatsot), en souvenir du fait que les juifs ont été prêts à partir dans le désert (animaux dangereux, chaud, sans boire, manger, ...) sans provision (sauf une pâte qui a très vite cuit - matsa), uniquement par amour et confiance en Hachem.
La guéoula finale sera semblable à celle d'Egypte, et ainsi on remarque cette magnifique relation d'amour réciproque : Hachem est prêt à repousser la venue du machia'h, les juifs l'attendant à chaque instant!

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[la guéoula peut venir soit en son temps (peu importe nos mérites, car la date limite fixée est arrivée), soit à chaque instant (si on le mérite).
Le Ben Ich 'Haï dit que le moment de la date limite est déjà possible à tout moment.
Ainsi, le machia'h peut véritablement arriver constamment.

[ D'une certaine façon, on peut dire que si l'on acquiert des mitsvot, qu'on fait la mitsva d'espérer en la guéoula, alors on n'est actuellement pas méritant par rapport à dans une seconde suite à l'accomplissement de ces mitsvot. Ainsi, tant qu'on peut acquérir des mitsvot, Hachem est prêt à repousser le moment de nos retrouvailles, car alors on sera encore plus sublimes et le kidouch Hachem sera encore plus beau pour l'éternité.

Mais à l'inverse, si on ne se comporte pas selon la Torah, alors on est déjà davantage méritant qu'ensuite (nos futures fautes venant nous impacter), et donc par amour Hachem fait venir tout de suite la guéoula, pour que l'on soit le plus beau possible.
Cela n'est pas l'idéal, comme le dit le 'Hafets 'Haïm : "contre Sa volonté, Hachem devra se dépêcher d'apporter la guéoula" pour sauver un plus grand nombre de Ses enfants de l'égarement. ]

Mitsva & Avera – la valeur dépend de l’effort

En ce qui concerne les transgressions, leur punition sera proportionnelle au degré de résistance à la faute. Plus il sera facile de résister à la tentation de commettre une faute, et plus on sera puni si on finit par fauter.
Et bien que l'homme soit puni pour n'importe quelle transgression, cette punition ne sera pas la même suivant la situation. Car si l'homme faute pendant une période où il ressent une grande facilité de s'abstenir de fauter, alors sa punition sera décuplée.

D'après ceci, il est possible que l'homme commette parfois une même transgression à deux instants égaux de par leur nature, et que, malgré tout, sa punition soit différente, car il faut tenir compte de la manière dont il a résisté à la transgression avant de finalement la commettre.
[rav Israël Salanter - Ohr Israël - n°8]

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- > Le rav Salanter y écrit de même à propos des mitsvot :
"Il arrive parfois qu'un homme fasse une même mitsva à deux moments distincts, égaux de par leur nature, mais qu'il y ait une différence en ce qui concerne la difficulté de les accomplir, car chaque chose se décomposera en de multiples éléments fins, puisque la difficulté de mise en œuvre sera différente selon la manière de les faire.
Par exemple : quelqu'un étudie dans un premier temps pendant une heure, et son esprit est parfaitement clair, sa nature ne s'oppose pas à cette étude. Il ne ressent aucune difficulté dans son âme, ou tout au plus, un petit peu pendant son étude. Et puis, à un autre moment, la situation s'inverse complètement, et l'étude lui apparait alors comme un lourd fardeau pesant sur son âme ...
Et il en est de même dans tous les domaines : il n'y a aucun moment qui ressemble à un autre du point de vue de sa forme. Et même ses actions, même s'il les accomplit sans le moindre changement au niveau de leur nature, malgré tout, du point de vue de leur forme, la différence sera importante."

La charité sauve l’homme

+ La charité sauve l'homme

-> La guémara (Baba Batra 10a) dit qu'à Roch Hachana, Hachem détermine "mézonotav chel adamé, ce qu'un homme va gagner, ainsi que " 'hesronotav", ce qu'il va perdre. Si l'on a du mérite, l'argent qu'on est destiné à perdre ira aux causes charitables ; sinon, l'argent ira à des personnes qui ne méritent pas de le recevoir.
La somme d'argent qu'on est destiné à perdre est donc déjà décrétée au début de l'année, mais chacun peut décider la façon dont il s'en séparera.

-> Cette guémara le prouve grâce à une histoire : Rabbi Yo'hanan ben Zakaï vit en rêve que ses neveux allaient perdre au cours de l'année à venir 700 dinars, une somme d'argent très importante.
Rabbi Yo'hanan leur conseilla de donner des sommes conséquentes à la charité. Ils suivirent ses recommandations et donnèrent 683 dinars au total.

La veille de Yom Kippour, des employés du gouvernement vinrent recouvrer 17 dinars d'impôt auprès des neveux de Rabbi Yo'hanan. Ceux-ci eurent très peur que le gouvernement leur demande ensuite davantage.
Rabbi Yo'hanan les rassura qu'ils n'avaient rien à craindre. Il leur raconta son rêve et leur expliqua qu'en donnant 683 dinars à la charité, ils avaient réduit le décret à 17 dinars, et qu'ils ne devraient pas payer davantage.

-> Le 'Hafets 'Haïm (Ahavat 'Hessed, Vol.2, chap.13) demande pourquoi faut-il deux décrets différents: combien gagner et combien perdre. Pourquoi Hachem ne décrète-t-Il pas simplement combien un homme va gagner au total (dans l'année à venir)?
Au lieu de décréter, par exemple, qu'il va gagner 100 000 euros et perdre 20 000 euros, pourquoi ne décrète-t-Il pas qu'il va gagner 80 000 euros?

Il répond que quand l'homme mérite une punition pour ses fautes, Hachem émet deux décrets séparés pour son bien, pour qu'il puisse obtenir l'expiation sans connaître de graves malheurs.
Par ces deux décrets séparés, l'homme peut "racheter" sa punition par des pertes d'argent. S'il gagnait simplement moins d'argent, la réduction ne compterait pas comme un "rachat" parce qu'il ne ressentirait pas la peine qu'il éprouverait s'il perdait cette somme.
En décrétant que l'homme gagne une certaine somme puis en lui faisant perdre une partie, Hachem lui cause un dommage qui sert de punition pour ses fautes, à la place d'une chose plus grave.

Le 'Hafets 'Haïm ajoute que, comme le dit la guémara, non seulement la perte d'argent le protège d'une punition plus grave, mais un don à la charité a le même effet.
La charité a donc un double bénéfice : elle réduit la quantité d'argent qu'on est destiné à perdre et deuxièmement, c'est une mitsva pour laquelle nous sommes largement récompensés.
Adopter cette idée rend la mitsva de donner la charité facile et agréable.

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-> La guémara (Shabbat 156b) rapporte que l'Amora Chmouel eut un jour une conversation avec un astrologue non-juif appelé Avlet.
Tôt le matin, ils virent une équipe de travailleurs se diriger vers la forêt pour couper du bois. Avlet montra l'un d'eux du doigt et dit à Chmouel que cet homme n'allait pas revenir vivant. Cet astrologue était capable de prédire que l'homme allait mourir ce jour-là.

Chmouel répliqua que si l'homme était juif, il reviendrait vivant.
Effectivement, à la fin de la journée, Chemouel et Avlet virent le groupe entier revenir des bois, y compris l'homme dont l'astrologue avait prédit la mort. Avlet était déconcerté. Ses prédictions s'étaient toujours avérées justes.

Ils allèrent demander à cet homme de leur raconter ses expériences de la journée. Alors qu'Avlet ôtait le faisceau de branches du dos du bûcheron, il fut stupéfait de trouver un serpent coupé en deux. Un serpent était apparemment couché dans les branches et quand le bûcheron les avait coupées, il avait tué le serpent.

Avlet avait raison : cet homme était bien destiné à mourir, mais un miracle lui avait sauvé la vie.
Chmouel lui demanda s'il avait fait quelque chose de spécial ce jour-là.
L'ouvrier répondit que chaque jour, avant de partir au travail, chaque membre du groupe apportait quelque chose pour le déjeuner et ils mettaient leur pain en commun. Ce jour-là, l'un des membres du groupe n'avait pas apporté à manger.

"Je ne voulais pas qu'il ait honte, dit-il, alors je me suis porté volontaire pour recueillir le pain de chacun. Nous nous sommes mis d'accord et, quand je suis passé devant lui, il a fait semblant de mettre quelque chose dans le sac. J'ai rétabli la différence en donnant davantage de ma propre nourriture."

"Tu as fait un acte de vraie charité!" s'exclama Chmouel.
Il enseigna plus tard que lorsque le verset dit : "La charité sauve de la mort", il veut dire non seulement que l'homme charitable est épargné d'une mort violente, mais il peut même échapper à la mort.

-> Nous pouvons remarquer qu'après avoir entendu la prédiction d'Avlet, Chmouel n'a pas couru prévenir le bûcheron qu'il était en danger. Cela ne pouvait pas le sauver s'il était destiné à mourir.
Chmouel ne lui a pas non plus conseillé de donner la charité, parce que bien que la charité soit une grande mitsva même si on la fait pour des motifs ultérieurs, dans l'espoir de recevoir une récompense, cette sorte de tsédaka pourrait ne pas donner suffisamment de mérite pour sauver la vie d'un homme destiné à mourir.
Chmouel a plutôt eu confiance qu'Hachem, dans Sa bonté infinie, allait donner au bûcheron le mérite dont il avait besoin pour annuler le décret.

Le verset dit : "Digne de louanges est celui qui agit sagement envers le pauvre ; D. le sauvera au jour du malheur" (achré maskil el dal béyom raa yémaltéhou Hachem - Téhilim 41,2).
Le Alchikh haKadoch explique qu'il y a certains "jours du malheur", c'est-à-dire un moment où un décret sévère est émis contre un homme, et à ces occasions, il peut être sauvé en aidant les pauvres.
Comme nous ne savons jamais quel jour nous sommes visés par un décret sévère, il est prudent de saisir chaque occasion qui se présente pour accomplir des mitsvot, en particulier, aider les pauvres avec sagesse en comprenant leurs besoins, comme l'a fait le bûcheron.
Nous devons nous rendre compte qu'Hachem nous envoie constamment ce genre d'occasions. À nous de rester éveillés et d'en tirer profit lorsqu'elles se présentent.

[rav David Sutton]

"Les femmes éprouvent de grandes angoisses pour leurs enfants. Elles souffrent durant la grossesse et à la naissance, puis elles ont les soucis de l'éducation, en plus des nombreux autres domaines où elles peinent pour vous.
Prenez tout cela en considération et honorez et respectez vos femmes"
[rabbi Na'hman de Breslev - Si'hot haRan - 264]

Toutes les idolâtries du monde sont liées à l’argent

"Le désir excessif d'argent est une idolâtrie.
Toutes les idolâtries du monde sont liées à l’argent. C’est dans les affaires commerciales que réside l’épreuve essentielle de la foi"

[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 23:1,4]

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-> Selon les termes du Zohar : "Il les séduit par la richesse de cette vie, puis les tue" (Tikouné Zohar, Addendum 3).
Cela fait référence au mauvais penchant (yétser ara), qui tente les gens avec la richesse et l'attire vers la "bonne vie" dans ce monde, puis les enterre parce qu’ils n’ont rien d’autre dans leur vie que la convoitise de l’argent.
Leurs jours se sont écoulés et seul le néant subsiste en lui. Dépourvu de foi, il n'exploite pas sagement son temps à bon escient à la Torah et aux mitsvot. (Likouté Moharan I, 23 : fin).

L’argent, ou plutôt le désir de richesse, dévore la vie et le temps d’une personne. Non seulement cela, mais le désir d’argent en lui-même engendre les pires inquiétudes. Il pousse la personne à s’inquiéter en permanence (Likouté Moharan I, 23:5).

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-> "Il est aussi difficile de gagner sa vie que d'ouvrir la mer Rouge" (Pessa'him 117a).
Tout comme nous sommes incapables de fendre la mer Rouge, nous ne pouvons pas espérer avoir le plein contrôle de nos revenus. Cependant, tout comme ce n'est rien pour Hachem de fendre la mer Rouge, de même il Lui est très facile de pourvoir à nos besoins. Nous n'avons besoin que d'un peu de foi.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 23, fin).

-> Pour celui qui croit, recevoir sa subsistance quotidienne, c'est comme recevoir la manne céleste. Il n'a qu'à avoir confiance et le Ciel la lui enverra. Il se contente ainsi de ce qu'il reçoit et n'en demande pas davantage.
Réciproquement, quand l'individu désire plus qu'il ne reçoit, il ruine sa vie par son désir de richesses, car il ne reçoit aucune manne du Ciel.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Nétilat yadaim liséouda 6,85 ]

Hachem dit : "J'ai créé le yétser ara et j'ai créé la Torah comme son antidote".
[guémara Kidouchin 30b]

-> Le Ram'hal (Messilat Yécharim - ch.5) explique qu'Hachem nous dit que le seul remède contre le yétser ara est l'étude de la Torah "et que quiconque pense autrement et tente de prendre un autre remède réalisera son erreur lorsqu'il mourra plein de fautes".

-> Le Rambam (fin halakhot des relations interdites) écrit que la faute la plus difficile à éviter est celle des relations interdites et qu'à travers les générations, il y a toujours eu des problèmes dans ce domaine. Il met en garde contre la force qu'il faut avoir pour lutter contre ce désir et donne des exemples de pièges potentiels qu'il faut éviter, tels que le yi'houd, la frivolité, l'alcool, la musique et la littérature provocantes.
Puis il conclut : "Mais plus important encore que tout cela, nos Sages nous ont enseigné qu'une personne doit tourner son esprit vers les paroles de la Torah et accroître ses connaissances grâce à sa sagesse, car les pensées immorales ne se développent que dans un esprit vide de sagesse [de Torah]""

-> Le Gaon de Vilna (Michlé 2,11) note que seules "l'agrément et la douceur de la connaissance de la Torah" ont la capacité d'éloigner les pensées inappropriées.

[ il est à noter que pour que la ségoula de la Torah fonctionne, à nos yeux elle doit être agréable, passionnante et satisfaisante.
voir à ce sujet : la force de la Torah est fonction de l'importance qu'elle a à nos yeux : https://todahm.com/2023/08/20/9-av-que-la-torah-soit-importante-a-nos-yeux ]