Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Lorsqu'une personne demande une bonté à Hachem, elle ne doit pas se concentrer sur la gratification personnelle qu'elle en retirera.
Elle doit plutôt se concentrer sur le fait que cette chose lui permettra de servir Hachem en toute tranquillité d'esprit."
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chémot]

Voir la Nékouda Tova en chaque juif

+ Voir la Nékouda Tova en chaque juif :

-> Nos Sages soulignent que chaque juif, quel que soit son niveau spirituel, possède au fond de lui un point qui est toujours parfaitement pur. Peu importe à quel point une personne peut s'éloigner de la sainteté ou à quel point il a pu fauter gravement, cette lumière continue de vaciller.
Lorsqu'un juif rencontre ce noyau essentiel de son identité, cela lui permet de consacrer à nouveau son intériorité et de rallumer la flamme de sa passion pour le service d'Hachem.

Nos Sages appellent cet élément de différentes manières. On peut citer :
- le "Pinte'lé Yid" (le point de la judéité).
- le "'hélek Eloka mimaal" (portion de D. en-Haut)
- Rabbi Na'hman de Breslev la nomme : "Nékouda Tova" (le point positif).
Il écrit (dans son Likouté Moharan 282) : "Et même lorsque nous rencontrons quelqu'un de complètement racha, nous devons chercher et aspirer à trouver en lui un petit point positif dans laquelle il n'est pas racha".

Cette part de sainteté intacte est évoquée dans notre "Yaakov" intérieur dans lequel Hachem ne voit pas d'iniquité. ["Il n'aperçoit point d'iniquité en Jacob, il ne voit point de mal en Israël" - Balak 23,21]
C'est cet élément qui permet au prophète de qualifier chaque membre de notre nation sainte de "tsadikim". [ "Et ton peuple ne sera composé que de tsadikim" - Yéchayahou 60,21 ]
[Aucune autre nation n'a une âme aussi élevée que celle des juifs, et ainsi rabbi Na'hman de Breslev dit que cette âme juive peut faire allusion au tsadik qui est en nous.
(Nous définissons une chose par son élément essentiel, ainsi chaque juif est caractérisé de tsadik. En effet, quoiqu'il arrive, même si un juif fait les pires choses, il garde intact pur, un point de sainteté en lui (âme, une partie d'Hachem), et rien que par cela il mérite toujours d'être vu positivement, comme une tsadik, par Hachem. ]

-> Par exemple, il est écrit : "Aime ton prochain comme toi-même: je suis Hachem" (Kédochim 19,18) = aime ton prochain par le fait que tout juif a en lui une partie de Moi. En l'aimant, en le respectant, c'est Moi que tu aimes, respectes. Ainsi, tout juif a cette "nékouda tova" en lui.

<--->

==> Chaque personne juive contient en elle un point intérieur de pureté parfaite, un endroit qui reste toujours intact peu importe les fautes passées, quelle que soit leur gravité.
C'est cette Nékouda Tova intérieure qui ne nous laisse aucun répit et nous oblige sans relâche à poursuivre une relation avec Hachem.

[ainsi, un juif ne doit jamais désespérer qu'Hachem l'a abandonné, a rompu les liens avec lui (à cause de son comportement/faute). Au contraire, à partir de cette partie Divine pure, on peut tout réparer et parvenir à vivre une vie pleine de sens, belle en spiritualité. ]

<--->

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan 282) enseigne :
Sachez qu'il faut juger tout le monde favorablement. Même si quelqu'un est complètement racha, il est nécessaire de chercher et de trouver en lui une petite parcelle de bonté dans laquelle il n'est pas racha.
En trouvant la Nékoudah Tova et en la jugeant favorablement, nous l'élevons littéralement du côté du mérite et nous sommes en mesure de l'aider à revenir à la téchouva.

-> Le rav Mordé'haï Leiner écrit :
"Chaque âme juive contient en elle une Nékouda Tova qu'Hachem lui a accordée en particulier. Cependant, dans ce monde, ce point est habillé d'un vêtement qui semble être l'inverse même de sa nature."

On peut rapprocher cela des paroles du rabbi Tsadok haCohen (Tsidkat haTsadik 49) :
"Chaque personne doit savoir que dans le domaine spécifique où son yetser ara est particulièrement fort, elle a la capacité d'être particulièrement pure et raffinée."

<--->

-> "ou'’hssil lo yavin ét zot” (le sot ne peut s’en rendre compte - Téhilim 92,7).
Dans nos textes plus profonds, le mot "Zot" est une allusion à la Séfira de la Malkhout (la première fois que nous trouvons ce mot dans la 'Torah, c'est en référence à l'énergie féminine de Malkhout - Béréchit 2,23).
Ainsi, le sot ne comprend pas "zot" = il est incapable de discerner l'énergie sacrée présent en chaque juif, même lorsqu'il peut y avoir un masque d'impureté le dissimulant en apparence.

[de même, on peut dire que celui qui perd à l'esprit qu'il a toujours en lui une partie pure de Divinité (et c'est ce qui le définit comme kadoch), et bien il est sot, car il s'empêche alors d'agir avec toute la malkhout (Royauté), l'ambition spirituelle, qu'impose d'avoir en nous une partie du Roi des rois. ]

<--->

-> Concernant l'importance d'estimer notre Nékouta Tova, le rav Avraham Kook enseigne :
"Un manque de foi dans le bien essentiel (en soi et en l'autre juif) entraîne l'affaiblissement du cœur.
Cet affaiblissement empêche une personne d'accéder à la nature spirituelle des structures élevées.
On s'inquiète de ne pas être apte aux aspirations élevées que l'âme exprime si désespérément. C'est pour cette raison que l'on avance et que l'on tombe, que l'on s'étiole. C'est là tout le fondement de la chute d'une personne qui entraîne divers maux spirituels, de la haine et beaucoup de sang versé : un manque de foi dans la lumière essentielle du bien qui brille à l'intérieur de l'âme".

<--->

-> Tout juif a en lui une étincelle de vie qui s'appelle l'âme et qui est une " 'helek Eloka mimal" (une portion de D. en-Haut".
Ainsi, le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi - Chémot) écrit :
il est impossible à un homme ou à un ange de se désigner par le titre de "Je".
Le titre "je/moi" fait référence à l'indépendance. Lorsque quelqu'un dit "je", il se voit lui-même, connaissant ce qu'il appelle "je", et implique qu'il existe quelque chose là qui est approprié pour être appelé "je".
Mais en vérité, sur quoi dit-on "je"? Le mot "je" se réfère à quelque chose qui lui appartient, mais en vérité, sa force vitale est une "portion de D. en Haut" !
Puisque la force vitale qui constitue notre être provient uniquement du Créateur, il n'est plus approprié de dire "je", car si cette force vitale était interrompue ne serait-ce qu'un instant, nous cesserions complètement et n'existerions plus.
Cela a-t-il un sens de dire "je" à propos de ce qui n'existe pas?
Seul Hachem peut ire à propos de Lui-même "Je".

=> Le yétser ara s'efforce de nous faire oublier notre véritable moi, l'âme exaltée qui est en nous. Il nous fait oublier la Source de vie qui est le moteur de notre fragile existence et nous fait nous concentrer sur nos êtres physiques et indépendants.
Mais cela aussi fait partie du plan d'Hachem. Ne tombons pas dans le désespoir de la bataille constante ; c'est la lutte d'être un juif!

<------------------->

-> éventuellement en lien avec notre sujet : un juif ne perd jamais son essence de Vérité : https://todahm.com/2021/02/10/un-juif-ne-perd-jamais-son-essence-de-verite

Réflexions sur la gratitude/reconnaissance envers Hachem

+ Réflexions sur la gratitude/reconnaissance envers Hachem :

-> Une maxime connue dit : "Nous ne connaissons pas une bonne chose tant qu'elle n'a pas disparu", et c'est tout à fait vrai! Lorsque nous perdons quelque chose de spécial, nous commençons vraiment à apprécier l'étendue de sa bonté.
Ainsi, parfois le seul moyen de retrouver l'appréciation passionnée pour une chose qu'on avait autrefois est de se voir retirer cette chose, ce qui lui permet de faire à nouveau l'expérience de son absence.

Par exemple, nos Sages enseignent que les lois de nidda, la séparation physique mensuelle entre le mari et la femme, est une réponse à la perte générale d'appréciation de l'union conjugale avec le passage du temps (voir guémara Nidda 31b).
[on a tendance à prendre pour acquis, à ne plus apprécier ce que notre conjoint nous apporte, alors un degré de séparation va permettre de retrouver un nouveau regard positif, plus frais. ]

Ailleurs, nos Sages (guémara Taanit 20a) comparent l'exil du peuple juif de sa terre à la séparation temporaire de la nidda.
Le Méor Enayim (Emor) compare également la période de la Séfirah (compte du Omer) à celle de la nidda.
Le tsadik écrit : "En règle générale, un plaisir constant n'est pas agréable. C'est pourquoi 'les 'hayot couraient et revenaient'. Mais ils ne partent pas entièrement = ils laissent un impact résiduel. Dans leur départ, ils créent un récipient pour que le plaisir puisse être expérimenté. S'ils ne partaient pas, il n'y aurait pas de récipient et donc pas de plaisir ...
C'est pourquoi Hachem a ordonné : "Vous compterez sept semaines", qui correspondent aux sept jours de nidda, afin que nous soyons en mesure de recevoir le plaisir ultime de recevoir la Torah ".

=> On a pu voir l'idée que parfois une mesure de disparition/retrait d'une chose, est ce qui va nous permettre d'ensuite davantage pouvoir l'apprécier.

<--->

[ à défaut d'exprimer par nous-même de la gratitude à D., de la joie sur ce que l'on a dans la vie, alors Hachem peut nous retirer une chose (plus ou moins momentanément), pour que nous en venions à Le remercier.
De même que si nous ne prions pas (ex: suffisamment, avec le coeur), Hachem peut nous envoyer des difficultés pour que nous nous tournions vers Lui en prières, de même Il peut nous retirer des choses pour que cette disparition nous pousse à exprimer notre reconnaissance (on apprécie rétroactivement de l'avoir eu, et on espère l'avoir de nouveau).
Nos Sages nous recommande donc d'abonder en gratitude et en prière à Hachem. Pour cela il faut donner de la vie à notre vie, en échangeant constamment (sur les petites et grandes choses) avec Hachem. ]

<--->

+ La raison de l'exil = nous avons cessé d'apprécier à Hachem d'avoir le Temple construit :

-> Rabbi Nathan (Likouté Halakhot 6:5) écrit :
Tout le salut, toute la proximité entre peuple juif et notre Père céleste (Hachem), toute la subsistance et toute la générosité, tout est tiré de ce lieu, l'endroit du Temple au sujet duquel le verset dit : "Et il vit le lieu de loin".
Et même lorsque l'on se tenait dans le Temple à l'époque de son édification, il fallait se rendre compte de la distance qui nous séparait de la sainteté de ce lieu grandiose. En effet, la raison principale de la destruction provenait de cela, qu'ils ont causé une souillure en pensant que "tout le bien était dans leurs mains"[il venait à eux, n'était plus considéré comme un don], et ainsi ils se sont rebellés contre Hachem, comme le verset le dit : "Quand Je les ai nourris, ils étaient satisfaits, ils étaient satisfaits et ils se sont enorgueillis, c'est pourquoi ils M'ont oublié" (Hochéa 13,6).
Ceci est en accord avec le commentaire de Rachi sur le verset : "Détournez vos yeux de moi " (Chir haChirim 6,5) = en raison de l'amour qu'Il leur a témoigné dans le premier Temple, ils se sont rebellés contre Lui.
En effet, au moment de la proximité, il faut être conscient de la distance. Ce n'est qu'à ce moment-là que l'on peut vraiment s'approcher sans se tromper, car il faut se souvenir de sa distance et se réjouir de la bonté d'Hachem qui l'attire vers lui avec une proximité si impressionnante!

-> Le rav Shlomo Carlebach explique :
Nous avons connu l'exil parce que nous avons cessé de rêver dans le Temple alors que nous avions le Temple. Il n'y avait pas d'autre moyen de nous faire rêver à nouveau.
Savez-vous ce qu'il y a de si spécial aujourd'hui? Pourquoi D. ne nous rend-il pas Jérusalem dans son intégralité, maintenant? De toute évidence, nous n'en avons pas encore assez rêvé.

-> Its'hak Méïr Malek suggéré l'idée suivante : la raison pour laquelle nous n'avons pas encore mérité la reconstruction du Temple est que nous n'avons pas encore rêvé à ce sujet suffisamment. Cela peut peut-être fournir une compréhension plus profonde du verset : "Quand Hachem a ramené les captifs de Sion, c'était comme si nous étions des rêveurs" (Téhilim 126,1) = lorsque le moment sera venu pour l'ensemble de la nation juive de rentrer enfin chez elle, nous serons "comme des rêveurs" (ké'holmim), car ce sera la preuve que nous avons réussi à désirer et à rêver dans toute la mesure du possible.

=> La destruction du Temple n'était pas une cause, mais un effet.
La véritable cause est qu'à nos yeux le Temple n'était plus si précieux (c'est bon, on là!). Il est devenu une partie tellement concrète de notre réalité que nous l'avons pris pour acquis et avons commencé à agir d'une manière qui reflétait notre inconscience de la présence d'Hachem qui reposait parmi nous.
En réponse, Hachem nous l'a retirée, non pas comme une punition, mais plutôt pour nous permettre de retrouver le désir ardent, l'excitation et la passion qui Lui sont si chers.

<--->

+ Hachem s'éloigne de nous, afin que nous soyons le plus proches de Lui pour l'éternité :

-> Le rav Yaakov Klein enseigne :
Tout au long de notre vie, il arrive que nous ayons l'impression qu'Hachem nous a éloignés de Sa proximité. Noyés dans la honte, la culpabilité et la solitude existentielle, nous ressentons Son absence dans nos vies et avons l'impression qu'il est impossible de franchir les obstacles qui nous empêchent de L'atteindre.
Lorsque les mots "Shouvu banim shovavim, 'houts mi" ([Hachem nous dit: ] revenez mes enfants égarés, à l'exception de ... - guémara 'Haguiga 15b) = avec notre nom comme exception à cette invitation, résonne dans les recoins de notre âme, nous sentons que tout espoir est perdu.
Notre perception de la colère d'Hachem [à notre égard] nous submerge. Persuadés qu'Hachem ne désire plus notre proximité, nous nous convainquons qu'il nous est impossible de revenir, que le yétser ara nous a pris et qu'Hachem n'est plus intéressé à construire une relation avec nous (le lien est comme coupé).

Cependant, rabbi Na'hman de Breslev enseigne que "tous les actes apparents d'éloignement n'ont d'autre but que de nous rapprocher".
Le secret le plus profond de la vie est de comprendre que toute obscurité a pour but la lumière qui s'ensuit, que la constriction n'a pour but que l'expansion, que la nuit est une préparation à l'aube, que les erreurs ont pour but la croissance et que la dissimulation a pour but la révélation ultime.
Tout comme un enfant doit surmonter le défi effrayant de l'éloignement d'un parent pour apprendre à marcher (un parent s'éloigne un peu de lui, et demande : viens vers papa/maman!), la croissance de l'esprit n'est atteinte que lorsqu'une compréhension plus profonde du détachement/éloignement apparent d'Hachem nous permet de franchir le grand fossé et retrouver Son amour [à notre égard].
Si, selon toute apparence, il peut sembler qu'Hachem nous a abandonnés, nos Sages enseignent qu'Hachem attend toujours derrière le rideau [de la naturalité des choses], dans l'espoir que nous soyons poussés à Le chercher une fois de plus et à raviver l'amour de notre jeunesse.

-> "Toutes les barrières ne servent qu'à accroître le désir"
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 66]

[dans notre vie de tous les jours, on peut facilement en venir à oublier Hachem, et du coup Il est contraint de s'éloigner de nous pour que nous ressentions Son "absence", et ce dans le but principal de raviver notre conscience qu'Il est toujours là pour nous, notre amour et gratitude à Son égard (Il fait tout pour notre bien ultime!). ]

<--->

-> La guémara ('Haguiga 15b) raconte qu'une voix a émergé du ciel, déclarant : "Shouvu banim shovavim, 'houts mi Acher" (revenez mes enfants égarés, à l'exception d'Acher).
Le Maharcha explique qu'il s'agissait simplement d'une épreuve, d'un obstacle destiné à permettre au sage égaré d'exprimer sa véritable aspiration à la sainteté.

[on voit que Hachem peut nous envoyer des éléments très forts/concrets (ex: à l'image d'une voix du ciel), nous mettant dans une situation d'épreuve, de la difficulté, et cela uniquement pour nous permettre d'exprimer nous amour, désir pour Hachem.
D'une certaine façon, c'est le but de notre vie : renforcer notre attachement avec papa Hachem, afin de mériter une vie éternelle avec le plus de liens, de proximité avec Lui. ]

=> Toute distanciation céleste apparente n'a pour but que de nous rapprocher de Lui.
Alors qu'il peut sembler qu'Hachem nous éloigne, en vérité, Il veut que nous utilisions ce défi comme une opportunité d'exprimer combien Il compte pour nous en retournant à Son service.

<--->

-> Lorsque nous commettons l'erreur de penser que le rejet apparent d'Hachem est réel et que nous fuyons Sa fureur, cette erreur dévastatrice nous rend vulnérables aux forces du mal.

-> [Suite à une situation où Hachem semble s'éloigner de nous,] Si nous ne parvenons pas à revenir vers Hachem avec "Azout diKédoucha", une sainte obstination fondée sur une confiance inébranlable en Son amour inconditionnel et en Son désir éternel de nous servir, nous devenons la proie de Sa colère apparente et nous nous glissons dans notre propre chambre de désespoir, de désespérance et de dégoût de nous-mêmes.
En entrant dans les ténèbres de ce lieu amer, nous laissons la porte grande ouverte pour que le yétser ara entre et prenne les rênes.
[rav Yaakov Klein]

[ainsi, Hachem peut se mettre en retrait, pour mieux que nous Le reconnaissions et l'apprécions.
Cependant le risque est que le résultat final soit l'inverse. En effet, cela renforçant/légitimant en la personne un sentiment que Hachem ne l'aime pas, qu'elle ne vaut rien spirituellement (abandonnant toute ambition/envie spirituelle), ... (ex: Hachem puisque Tu es loin de moins, alors moi aussi je vais vivre une vie où Tu seras loin de moi ...)]

Le monde considère la émouna comme une petite chose. Cependant, pour moi, la émouna est vraiment une très grande chose.
[rabbi Na'hman de Breslev - Si'hot haRan 33]

<--->

-> La prière est une chose qui se trouve au sommet du monde, mais que les gens prennent à la légère"
[guémara Béra'hot 6b]

[notre yétser ara nous pousse à oublier, négliger, l'impact incroyable de la prière de tout juif. ]

Chaque juif est un motif de fierté unique, et Hachem s'enorgueillit de chacun d'entre eux.
Même les plus bas parmi les plus bas [spirituellement], et même les juifs réchaïm, tant qu'ils sont appelés "juifs", ils offrent une fierté unique, car Hachem est fier de chacun d'entre eux individuellement ...
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 17:1]

La beauté de toute âme juive

+++ La beauté de toute âme juive :

+ "Car l'âme de l'homme est la bougie de D." (Michlé 20,27)

-> Le Baal haTanya (Likouté Amarim - Tanya - chap.19) explique que cela fait référence à l'aspiration intérieure constante de l'âme juive à s'affranchir du lien corporel pour s'unir au Maître du monde, tout comme une flamme vacillante saute et danse constamment dans une tentative désespérée d'échapper au lien terrestre de la mèche.

Le Baal haTanya (Torah Ohr - Tétsavé) écrit :
La "Knésset Israël" est la source de chaque âme juive et elle est appelée par le nom "Libi" (Mon cœur).
Cette âme collective est le point intérieur de chaque cœur juif dont la nature est de s'élever, comme une flamme, pour s'attacher à Hachem. C'est l'essence de l'âme, fondée dans les royaumes de la sainteté, une portion littérale de D. en Haut.
Son seul désir et sa seule aspiration sont de s'annuler et de s'inclure dans la lumière d'Hachem, de permettre à cette lumière de se manifester dans les pouvoirs mentaux et les traits émotionnels qui, à leur tour, s'expriment dans la pensée, la parole et l'action, les "vêtements" de l'âme ...

-> De son côté, rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan - Tinyana 7) enseigne :
Celui qui connaît la sainteté du peuple juif et le lieu d'où il est issu, et qui comprend sa nature spirituelle et sa sublimité, celui-là sait que le peuple juif est absolument éloigné du péché, et que le péché n'a aucun lien avec eux, compte tenu de l'immense sainteté de leur origine et de l'énormité de leur sublimité et de leur spiritualité.

[l'âme juif est une partie provenant de l'intériorité d'Hachem, qui avant de descendre dans ce monde était sous le Trône Divin ... = c'est des concepts qui nous échappent , mais qui doivent ancrer en nous un sentiment d'importance, de valorisation personnel, qui nous responsabilise dans nos actions. ]

<--->

-> "karov ata Hachem (Hachem, Tu es proche - Téhilim 119,151)
Le Ibn Ezra commente : "karov mikol karov" (Plus proche que tout ce qui est proche).

La proximité avec Hachem se trouve au centre de l'âme juive, plus proche que tout ce qui est proche.
[Hachem partage nos douleurs, l'âme pure juive reste présente même chez le juif le plus racha, Hachem aime énormément tout juif indépendamment de ce qu'il peut faire, ...
Un juif doit savoir que celui qui est le proche de lui, qui a conscience de tout ce que nous ressentons (nos difficultés, nos faiblesses, nos forces, ...), qui peut tout et ne veut que notre bien, c'est Hachem : notre papa, notre confident, ...
Notre yétser ara, la routine, veut nous faire oublier cette réalité, mais c'est cela être juif : avoir Hachem qui est "karov mikol karov"! ]

<--->

-> La téchouva ne signifie pas "tourner" (j'ai pris un mauvais chemin de vie, alors j'en prends un autre que j'espère meilleur), mais plutôt "retourner".
La téchouva ne consiste pas à atteindre quelque chose de nouveau que nous n'avions pas déjà auparavant. Il s'agit simplement de revenir à l'état le plus naturel du juif, une vie vécue en accord avec les aspirations de notre identité la plus profonde.

[ le terme téchouva (תשובה) se décompose en "tachouv hé" (תשוב ה) = retourne vers la partie Divine qui est en toi (ne te définis pas selon les standard du monde environnant (richesse, honneur, ...), selon le regard d'autrui qui sont fluctuants, intéressés et faussés, ... mais plutôt selon la vraie valeur constante que tu as auprès d'Hachem (béni bé'hori).
Ainsi, faire téchouva, c'est retourner vers notre véritable être juif, et c'est donc l'occasion de prendre conscience de ce que l'on est vraiment, de la grandeur de notre intériorité, de la relation de proximité que nous avons avec papa Hachem. ]

-> Le rav Avraham Kook (Orot haTéchouva 16,10) écrit :
"Lorsque nous oublions la nature de notre âme individuelle, lorsque nous détournons notre attention de la qualité de la vie intérieure de l'individu, tout devient confus et plein de doutes.
La première téchouva, qui illumine immédiatement toute l'obscurité, est celle qui consiste à revenir à soi-même, à l'essence de son âme (néchama).
Immédiatement, il retourne à Hachem, l'âme des âmes, et continue à avancer, de plus en plus haut, dans la sainteté et la pureté."

-> Ailleurs, le rav Avraham Kook (Moussar Avi'ha 1,8) enseigne :
"Il faut apprendre à connaître la grandeur de son âme et sa sublimité dans son essence même.
Même si elle peut se salir de toutes sortes de scories physiques, "même si un myrte se trouve parmi les épines, il reste un myrte, et nous devons nous y référer en tant que myrte "(guémara Sanhédrin 44a) = l'âme reste toujours brillante en vertu de son essence.
[ "même lorsque le peuple juif a fauté, on l'appelle encore "Israël!"" - Sanhédrin 44a]
En vérité, la simple prise de conscience de ce fait purifie, car cette connaissance est l'une des branches puissantes de la téchouva par amour (mé aava)."

-> Le rav Avraham Kook (Pinkesé haRaya 11,15) écrit également :
"Du côté de l'âme, on a déjà la capacité de se réjouir en Hachem et de prendre plaisir aux délices de Son amour et à la lumière d'une conscience élargie.
C'est juste que la faiblesse ou la bassesse du corps empêche cette lumière de se révéler. Il apparaît que l'essence est toujours déjà prête. Ce n'est que l'élément secondaire qui fait obstacle.
Par conséquent, une personne doit être consciente que l'essence est primaire. Il faut être convaincu que la lumière d'Hachem brille déjà dans son âme, même si elle est cachée."

<--->

-> On peut noter également que le mot téchouva (retour), peut également signifier "une réponse".
Au plus profond de notre cœur et de notre âme, nous sommes animés d'un désir impérieux d'incarner l'esprit de la téchouva en répondant à l'appel d'Hachem (notre âme) qui souffre de nous voir éloigner à cause de nos fautes, qui désire que nous soyons le plus proche de Lui, car Il nous aime plus que tout.
[Mes enfants revenaient (chouvou banim!). ]

<-------------------------------->

-> Rachi ( Béra'hot 4b) : "Si un juif qui a l'habitude de prier dans une synagogue ne se présente pas, Hachem s'enquiert de lui : "Quelle est la situation de Ploni (de un tel)?"

[Hachem se préoccupe constamment, avec un amour particulier, de chaque juif. ]

Allumer le feux de notre cœur pour Hachem

+ Allumer le feux de notre cœur :

-> Il y a des gens qui dorment toute la journée. Même s'ils donnent l'impression d'être occupés par la Torah et la prière, Hachem ne se réjouit pas de leur présence, car toute leur avoda reste en bas et n'est pas capable de s'élever en haut.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 60:6]

[au lieu d'entretenir le sentiment d'être constamment "fiancé" auprès du Maître du monde (véérasti'h li léolam - Hochéa 2,19), on se contente de suivre notre vie religieuse dans la routine, comme une chose à faire (parfois à se débarrasser, la tête ailleurs), sans reconnaître l'émerveillement et la noblesse de la judaïcité. [l'impact fou et éternel de chaque mitsva, de chaque prièr]
Nous oublions d'y mettre notre joie, notre fierté ... ]

<--->

-> "Hachem désire le cœur"
[ra'hmana liba baé - guémara Sanhédrin 106b]

-> "Que l'on fasse beaucoup ou peu, l'essentiel est que son cœur soit orienté [mé'haven] vers le Ciel"
[guémara Béra'hot 17a]

<---->

-> Rabbi Kalonymus Kalman Shapira (dans son Hachsharat haAvré'him) écrit :
"Qu'il soit clairement établi que non seulement celui qui éprouve un ravissement complet (hit'lahavout) dans sa avoda, mais aussi celui qui est simplement touché à un niveau émotionnel (hitragchout), ce sentiment représente les premiers stades de l'émergence de son âme, sur laquelle réside une lumière élevée.
Les sentiments agréables et les émotions saintes éprouvés par cette personne dans ses prières, ses mitsvot et son étude de la Torah, ainsi que l'éruption d'étincelles de plaisir et de feu sacré, proviennent de sa portion du Gan Eden, qu'elle expérimentera pleinement, pour l'éternité, après l'achèvement de ses jours et de ses années".

<--->

-> Le rav Shlomo Wolbe (Alé Shour - vol.2) enseigne :
La majeure partie de notre observance de la mitsva consiste simplement à accomplir la loi (halakha). Que serait notre vie, à la fois communautaire, personnelle et spirituelle, sans ces lois?
Cependant, même ainsi : "Jérusalem n'a pas été détruite jusqu'à ce qu'ils accomplissent la loi de la Torah en n'agissant pas au-delà [d'une application] à la lettre de la loi" (guémara Baba Métsia 30b).
La "halakha à la lettre" représente les limites à l'intérieur desquelles nous vivons notre vie. Cependant, la vie elle-même se trouve à l'intérieur de ces mêmes limites (lifnim méchourat hadin).
Il est impossible de fonder sa vie sur les seules limites. Ce n'est qu'au-delà de la surface des frontières que l'on trouve la bonté et l'amour. Il est de notre devoir de leur donner de l'espace et de les faire passer de la potentialité à la réalité.

[ la halakha est un cadre commun, dans lequel chacun doit y mettre de la vie, doit allumer le feu de son coeur, pour servir Hachem avec qualité et amour!
Hachem ne manque pas de "robot" de la halakha, comme par exemple les anges. Ainsi, le plus important n'est pas d'agir selon la volonté de D. (Hachem n'a besoin de rien), mais plutôt avec quel état d'esprit, avec quel joie et positivité j'y mets.]

-> Le roi David écrit : "Servez Hachem dans la joie!" (Téhilim 100,2 - ivdou ét Hachem béSim'ha).

-> "Soyez dans la joyeux (béSim'ha) et vous aurez des raisons d'être dans la joie (béSim'ha) ...
Car Hachem aime la joie!"
[Beit Israël]

-> Sur son lit de mort, Rabbi Méïr Shapiro, Roch Yéchiva de Lublin, n'avait plus les forces de parler, mais il a réussi à écrire 2 mots à ses élèves : rak bésim'ha (que dans la joie!).
Il est mort le visage rayonnant de joie, avec sur le bout des lèvres : que dans la joie, que dans la joie!

<--->

-> le mot : "bésim'ha" (dans la joie - בשמחה) possède les mêmes lettres que : "ma'hchava" (la pensée - מחשבה).
Se focaliser sur tout le positif de la vie, est une façon de penser qui amène la joie, et qui est donc dépendante de notre regard envers le monde.
Etre joyeux, c'est réellement concrétiser le fait d'avoir confiance que Hachem peut tout et que tout est pour le bien (émouna/bita'hon), c'est avoir vraiment conscience de devant qui nous sommes (ex: ma Amida est un face à face avec le Maître de l'Univers : Hachem, qui est là en privé avec moi!), de la chance que nous avons d'agir selon Sa volonté (c'est ce qu'il y a de mieux à faire de ma vie! ; je construis mon éternité grâce à cela alors que les autres investissent dans du vide), ...
Etre joyeux, c'est regarder la vie en tant que juif, fils du meilleur papa au monde : Hachem!

<--->

-> Pratiquement tous les maîtres hassidiques insistent sur le fait qu'il ne suffit pas pour un juif de suivre les voies de la Torah dans le but d'obtenir une récompense dans le monde à venir. Au contraire, Hachem veut que notre avoda soit débordante de passion, d'excitation, de vitalité et de sens, au point que nous fassions l'expérience d'un goût de paradis dans ce monde.
C'est ainsi qu'ils ont interprété les mots de la michna : "Sé'har mitsva mitsva", non pas que "la récompense d'une mitsva est l'opportunité d'accomplir une autre mitsva", mais plutôt que : "la récompense d'une mitsva est la mitsva elle-même ".
[ex: le Baal Chem Tov (Kéter Chem Tov 96) ; rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan 5:2) ; Baal haTanya (Likouté Amarim - Tanya chap.39)]

[le paradis n'est pas le fait d'avoir plein d'argent, et de regarder netflix toute la journée, ... c'est plutôt la possibilité d'être débarrassé de toutes contraintes pour pouvoir toujours plus se rapprocher d'Hachem (ce qui est le plus grande plaisir possible). En ce sens, Hachem n'a besoin de rien, et une mitsva est une occasion offerte de se rapprocher, de s'attacher davantage avec Lui. ]

-> Rabbi Na'houm de Tchernobyl (Méor Enayim - Vayéra) écrit :
La récompense principale d'une mitsva est la mitsva elle-même, le lien Divin et le plaisir spirituel impliqué dans l'action qui est un aspect de "saluer le visage de la Présence Divine (Chékhina)".
Sans cela, on parle de "mitsva vide", car il manque la force vitale et l'âme, il ne reste que le "corps" de l'acte.
Elle n'est véritablement appelée "mitsva" que par le biais du désir et de l'attachement ("tsavta") de l'étincelle intérieure de la Divinité à sa Source.

-> L'un des principaux enseignements que le Baal Shem Tov et ses élèves cherchaient à transmettre est l'idée qu'il est possible pour un juif de puiser dans l'esprit glorieux du monde à Venir (olam aba) même lorsqu'il vit dans ce monde-ci.
En ce sens, les premiers maîtres hassidiques entraînaient leurs disciples à sentir les rayons de l'esprit du monde à Venir.

-> Les lois, les concepts, les coutumes, les préceptes et les idéaux de notre sainte Torah forment une porte d'entrée par lequel le juif peut voyager vers un monde de lucidité transcendante et attirer des courants de clarté d'un autre monde pour illuminer le monde de l'obscurité, transformant la réalité avec l'éclat de sa perception spirituelle.
Les pensées, les paroles et les actions de sainteté qui sont autorisées à atteindre le cœur du juif pour engager consciemment son âme avec sincérité, joie, confiance et humilité, attirent l'esprit du monde à Venir dans son âme et remplissent son monde d'un parfum de paradis.

On raconte l'histoire d'un rabbin qui visita le paradis en rêve.
En entrant dans la salle où les Tanaïm jouissaient de leur récompense éternelle, il vit qu'ils étaient tous assis autour d'une simple table en bois, en train d'étudier la Torah.
Déçu, le rabbin demanda à un ange : "C'est tout? C'est à cela que ressemble le paradis?"
Il reçut la réponse suivante : "Les Tanaïm ne sont pas au paradis. Le paradis est dans les Tanaïm".

Les tsadikim souhaitaient démontrer comment la joie du paradis, présente dans chaque mitsva et chaque mot de la Torah et de la prière, pouvait se répandre dans les activités quotidiennes d'une personne, les remplissant toutes de sens et de satisfaction.
L'objectif, enseignaient-ils, n'est pas de se retirer de ce monde et de attacher seulement à la spiritualité du prochain, mais plutôt de permettre à l'esprit du monde à Venir d'illuminer son expérience quotidienne ...

Ainsi, lorsqu'il s'agit d'avodat Hachem, c'est la structure de la halakha et l'observance des mitsvot qui fournit un cadre, le seul cadre [possible], dans lequel [chaque juif] peut véritablement s'épanouir. [permettant à son intériorité d'exprimer ses plus beaux sentiments à Hachem]
[rav Yaakov Klein]

<--->

-> Rabbi Nathan (Likouté Téfilot - vol.1,89) fait la prière suivante :
La joie et l'enchantement que je devrais légitimement ressentir à l'égard de ma part sont incommensurables et dépassent tout calcul, puisque Tu [Ha] m'as accordé le mérite, dans Ta grande miséricorde, d'être compté parmi la nation juive, la nation choisie parmi toutes les nations et élevée au-delà de toutes les langues, car Tu exprimes Ta tendresse pour nous en utilisant tous les termes d'affection, et Tu aimes Ta nation, Israël, d'un grand amour et d'un lien tout à fait éternel.
Et, en raison de Ton amour et de Ta miséricorde envers Ta nation, Israël, Tu nous as accordé une grande quantité de Torah et de mitsvot, de sorte que nous devrions ressentir une joie, une célébration et une allégresse sans fin pour chaque mitsva qui ravive l'âme et réjouit le cœur.

<--->

-> L'expérience des mitsvot par le juif le plus simple sera le paradis des non-juifs dans le monde à venir.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 21:11]

[chaque mitsva n'est pas une contrainte d'Hachem, mais un cadeau incroyable, c'est un lien direct avec le Roi des rois, l'Auteur de toute existence.
Faire les mitsvot, c'est accomplir l'objectif de la Création, en conférant à l'ensemble de la matérialité une signification/profondeur, une pertinence et une sainteté accrues.
Hachem se réjouit des désirs de notre coeur pour les mitsvot (pour Lui) plus que toute autre chose. ]

La gravité de fauter, et le moyen de réparer

+ La gravité de fauter, et le moyen de réparer :

-> "A D. ne plaise, par ses actes, ses paroles et ses pensées qui ne sont pas bonnes, il [un juif] détruit de nombreuses puissances et d'innombrables mondes célestes saints ... ou il provoque l'obscurcissement ou la diminution de leur lumière et de leur sainteé, et ajoute de la puissance aux royaumes de l'impureté".
[rabbi 'Haïm de Volozhin - Néfech ha'Haïm - chap.3]

-> Par la suite, rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm - chap.4) écrit :
"En vérité, le cœur de celui qui est sage et qui comprend ce concept frémira en lui et il tremblera lorsqu'il se concentrera sur l'étendue des dommages causés par chacune de ses fautes, des dommages encore plus importants que ceux causés par Névou'hadnetzar et Titus (qui ont détruit le Temple), car les actions de Névou'hadnetzar et Titus n'ont causé aucun défaut en Haut, car il ne leur a pas été donné la possibilité d'atteindre cet endroit par leurs actions."

=> Cela est terrifiant à considérer! Chacune des fautes que nous transgressons, même si elles sont apparemment insignifiantes, a un effet plus dévastateur dans les royaumes célestes que la destruction du Temple!

-> Rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi - Emor) enseigne comment remédier à ces dommages.
Voici ses paroles : "Il est connu que lorsqu'une personne faute, à D. ne plaise, elle cause une souillure dans les cieux et ajoute de la puissance aux forces de l'impureté. Le remède à cela est de brûler ces forces maléfiques en dirigeant une passion ardente vers le Créateur. En effet, cette inspiration incroyable n'est venue qu'à la suite de la faute, car son esprit avait des pensées obscures".

<--->

-> Nos Sages (guémara Yoma 86b) enseignent que la téchouva méahava (le repentir né de l'amour), a le pouvoir de transformer les fautes d'une personne en mitsvot.
Expliquant ce concept, le Baal haTanya (Likouté Amarim - Tanya - chap.7) dit que lorsque la culpabilité et le chagrin causés par une faute poussent une personne à davantage désirer et être inspirée dans son avodat Hachem, l'amenant à la téchouva méahava, alors cette faute s'est transformée en mitsva.
Avec le recul, le fauteur est capable de voir que cette faute a en fait conduit à une aliya, à une progression/élévation dans sa avodat Hachem, remplissant ainsi la même fonction qu'une mitsva, qui est un moyen de se rapprocher du Maître du monde.

-> Dans le même ordre d'idées, rabbi Tsadok haCohen (Tsidkat haTsadik 40,52,100) écrit que le principe de la téchouva est atteint lorsqu'une personne se rend compte que, d'une manière très profonde, sa faute était aussi la volonté de D.
Il est évident que cette affirmation peut être incroyablement dangereuse si elle est mal interprétée, mais il va de soi que rabbi Tsadok haCohen ne veut pas dire, D. préserve, qu'une personne doit rationaliser sa conduite pécheresse en "réalisant" que toutes ses actions sont en fait la volonté du ciel.
La "réalisation" à laquelle ce tsadik fait référence a lieu lorsqu'une personne peut regarder honnêtement en arrière et voir que son méfait a entraîné un changement complet et durable dans le sérieux et l'intensité de sa avodat Hachem. C'est alors qu'elle peut être sûre que sa faute n'était qu'un moyen de la rendre encore plus grande, une "yérida létsoré'h aliva" (une descente/chute permettant davantage d'élévation). [voir aussi rabbi Na'hman - Likouté Maharan 22:11]
[évidemment qu'on ne désire pas la faute, qu'on fait tout pour l'éviter, mais si à postériori nous avons déjà fauté alors nous devons autant que possible faire en sorte que cela nous soit un tremplin spirituel.
A l'inverse, notre yétser ara nous fait tomber et ensuite il nous fait culpabiliser, nous attrister. En effet, il s'est trop bien la force de la tristesse, du désespoir, mais surtout d'utiliser une chute pour davantage s'élever (à l'image du ressort qui se contracte pour mieux pouvoir s'élancer vers le haut). ]

-> En ce sens, nos Sages (Sanhédrin 99a) affirment : "À la place des baalé téchouva, même les complétement justes ne peuvent s'y tenir".
L'une des explications de cette affirmation est qu'une personne qui a fauté et ensuite réalisé une téchouva dessus, elle a fait une utilisation de la tristesse de son regret sur ses fautes dans un but de la propulser vers les plus hauts sommets spirituels, à un endroit que même les tsadikim parfaits ne peuvent atteindre.

-> C'est à cette rectification que le rabbi de Berditchev fait référence.
Si le feu de la faute a provoqué une descente dans les royaumes de l'impureté, c'est le feu de la spiritualité provoqué par la tristesse que l'on ressent d'avoir fauté qui est nécessaire pour le ramener dans le royaume de la lumière sainte.

-> Comme l'écrit rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan 156) :
"La pureté du cœur est atteinte lorsque le cœur d'une personne brûle d'une passion pour Hachem. Pour rectifier le fait que son cœur a brûlé à cause d'une faute ou d'un désir impur, à D. ne plaise, qui a contaminé son cœur, celui-ci doit s'enflammer de passion pour Hachem. Grâce à cela, son cœur atteint la pureté, comme le dit le verset : "Tout ce qui entre dans le feu, vous le ferez passer par le feu et il sera purifié".

=> Nous avons tous commis de très nombreuses fautes qui ont causé des dommages considérables au monde (à notre monde intérieur, au monde Celeste, terrestre, ...).
Mais comme l'affirme rabbi Na'hman de Breslev : "s'il y a un moyen de détruire, il y a un moyen de réparer", et "il n'y a pas de désespoir dans le monde" .
Tout peut être renversé. En utilisant le lourd sentiment de regret résultant de notre faute, pour le porter à renforcer notre avodat Hachem à un meilleur niveau, avec plus de passion (papa Hachem, pardon, certes je suis tombé dans la faute, mais je vais essayer de faire mieux Ta volonté).
Nous utilisons la faute elle-même pour nous aider dans notre croissance spirituelle.
[c'est l'idée enseignée par rabbi Na'hman de Breslev, comme dans le Likouté Moharan 116]

-> Rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi - Emor 21,9) enseigne :
Une faute n'affecte pas seulement l'âme (néchama) de l'individu, mais "elle souille son père" = la transgression affecte et cause une souillure dans les royaumes célestes.
Quel est le moyen de remédier à ces dommages considérables?
La réparation (tikoun) consiste à faire rebondir la culpabilité et la tristesse causées par la faute et à les utiliser pour nous propulser vers de plus hauts sommets dans notre avodat Hachem, en atteignant des niveaux inédits de feu émotionnel et de passion dans notre service.
Lorsque nous faisons cela, non seulement nos fautes sont pardonnées, mais elles sont entièrement transformés, nous enlevons les robes de l'Accusateur et revêtons celles de l'avocat [qui nous défend au Ciel], transformant la faute la plus grave en mérite ultime.

<---------->

-> Cela doit également nous rappeler que tout ce qu'un juif pense, dit ou fait a le pouvoir de provoquer des changements majeurs dans les forces célestes.
Chaque mitsva accomplie (même la plus simple, facile) par une personne a pour conséquence de générer des quantités incalculables de bénédictions, de lumière et de bonté Divine dans les sphères spirituelles, et en fin de compte dans ce monde physique également.
À l'inverse, chaque faute transgressée entraîne la diminution immédiate de cette bénédiction, de cette lumière et de cette bonté, et apporte au contraire la destruction et la colère divine sur l'univers.

[libre arbitre oblige, on ne se rend pas compte de l'impact phénoménal de chacune de nos actions.
Les premiers mots d'un juif sont "modé ani (je Te remercie) ... 'hémla raba émounaté'ha (grande est Ta confiance en moi)" = malgré notre risque de fauter, Hachem nous redonne la vie à notre réveil en nous donnant la capacité d'impacter considérablement le monde (en bien, en mal), car Il a confiance en nous.
Alors à nous de Lui prouver qu'Il en a eu raison, qu'Il soit éternellement fier de nous! ]

Tous les juifs sont liés les uns les autres

+ Tous les juifs sont liés les uns les autres :

-> "Réprimande ton prochain juif, et ne porte pas de faute à cause de lui" (Kédochim 19,17)

-> Rachi explique que la fin du verset nous enseigne comment réprimander : nous ne devons pas mettre notre prochain juif dans l'embarras, car c'est une grave faute.

-> Le Targoum Onkelos et Rabbénou Yonah (Chaaré Téchouva 3:72) comprennent que "ne porte pas de faute à cause de lui" nous enseigne pourquoi nous sommes tenus de réprimander = parce que celui qui est témoin de la faute de son prochain juif et qui reste silencieux est tenu pour responsable de cette faute.
"Kol Israêl arévim zé bazé" (tous les juifs sont garants les uns des autres - guémara Shevouot 39a), note Rabbénou Yona. Tout comme un garant doit rembourser la dette d'un emprunteur comme s'il s'agissait de la sienne, chaque juif est responsable de l'observance de la Torah par l'autre.

-> Ainsi, nous pouvons comprendre cette directive comme n'importe quelle autre mitsva. Tout comme il existe une obligation de garder la cacherout, il existe une obligation de s'assurer que les commandements de la Torah sont suivis par d'autres. Une personne est donc responsable de toute transgression qu'elle aurait pu éviter.

Le rav Moché Cordovero va plus loin.
Il (Tomer Deborah 1,4) écrit que l'âme de chaque juif comprend un peu de l'âme de tous les autres juifs. Par conséquent, lorsqu'un juif commet une faute, c'est comme si nous l'avions tous commis, puisqu'un fragment de nous se trouve dans celui qui a fauté.
En raison de ce lien, chaque juif est garant et responsable des actions de son prochain.

-> Le rav Aharon Kotler (Michnat Rabbi Aharon) remet en question cette explication.
Si chaque fois que quelqu'un faute, c'est comme si tout le monde fautait, pourquoi un juif est-il puni pour l'infraction de son compagnon seulement s'il aurait pu l'en empêcher?
Rav Aharon Kotler répond que si l'on n'a pas pu arrêter celui qui a fauté, on considère que la partie de nous qui se trouve à l'intérieur du fauteur a le statut d'avoir fauté sous la contrainte et est exemptée de punition, puisque le péché a été commis contre notre volonté.

Le rav Aharon Kotler ajoute qu'il en va de même en ce qui concerne les mitsvot. De même que celui qui désapprouve la faute d'un autre n'en est pas tenu pour responsable, celui qui approuve la mitsva d'un autre en est considéré comme responsable et il en a aussi le mérite.
Cependant, s'il ne la désire pas, ou pire s'il essaie de l'empêcher, la partie de lui qui se trouve à l'intérieur de son prochain juif est forcée d'accomplir la mitsva, et il ne reçoit donc aucune récompense.

Rachi (Ki Tétsé 24,19) écrit que si l'on laisse tomber une pièce de monnaie par accident et qu'un pauvre la trouve et l'utilise pour subvenir à ses besoins, celui qui a perdu la pièce a accompli la mitsva de la tsédaka.
Sur la base de son explication ci-dessus, le rav Kotler maintient que ce n'est le cas que si la personne qui a perdu l'argent est heureuse que le pauvre ait pu subvenir à ses besoins avec cette pièce.

=> Ainsi, pour se connecter à tout le bien accompli par le peuple juif et en bénéficier, il faut se soucier du statut spirituel du peuple juif et de l'honneur d'Hachem.
[ cela est à ajouter au fait que seule l'unité entre les juifs nous permettra d'accomplir toutes les mitsvot, car certaines sont propres à certaines personnes (ex: Cohen, Roi, ...). Si nous ne formons qu'un, alors on considère comme si nous avions accompli toutes les mitsvot nous-même. ]

-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem 2:3:8) écrit qu'Hachem a lié tous les juifs afin que nous puissions bénéficier des mitsvot des uns et des autres, et par conséquent, nous sommes également responsables des fautes des autres.
Hachem veut que chacun reçoive le bien suprême dans le monde à Venir. Cependant, certaines personnes ne le méritent pas. C'est pourquoi [dans Sa bonté] Hachem a relié tout le peuple juif, afin que chaque juif puisse s'accrocher aux mérites de l'autre et ainsi se prélasser dans la gloire d'Hachem pour l'éternité.

<--->

-> Nous retrouvons le principe de "l'âme partagée" du Tomer Devorah dans le verset suivant.
La Torah ordonne : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,18).
Le Ramban souligne qu'il est impossible de se soucier d'autrui autant que de soi-même. La Torah exige plutôt que nous agissions envers les autres comme si nous les aimions autant que nous-mêmes. Nous devons les traiter comme nous voudrions être traités.

Cependant, rabbi Moché Cordovéro (Tomer Devorah) insiste sur le fait que, puisque chaque juif est lié à tous les autres et fait partie d'eux (il y a une petite partie de moi en mon prochain juif!), je dois ressentir la douleur ou le bonheur d'un autre comme si c'était le mien, parce que lui et moi ne faisons qu'un!
[le Malbim explique de la même façon ce verset. ]

<--->

[on peut ajouter un autre aspect : puisqu'en réalité les juifs ne sont qu'un (que seul les corps/matérialité semble diviser), lorsque mon prochain va bien, alors par ricochet je vais également aller mieux.
Le rav Salanter disait par exemple que si quelqu'un dit du lachon ara à Salant, alors un autre juif à Paris pourra en être impacté négativement en profanant Shabbath. [l'inverse est également vrai]
Cela nous responsabilise : Chacun de mes actes impacte tous les autres juifs (en bien ou en mal). ]

<--->

-> Chaque juif fait partie d'un collectif appelé Klal Yisrael (peuple juif).
Le rav Hutner note que le mot "רעך" (réa'ha - ton prochain) est lié au mot תרועה (téroua), les sons brefs et brisés du shofar.
Ce terme décrit quelque chose de cassé ou un morceau de quelque chose de plus grand. (De même, le mot רע (ra), mauvais ou maléfique, signifie en fait "cassé", car le mal est incomplet et imparfait).
Le rav Hutner écrit qu'un compagnon juif est appelé "réa'ha", car chaque membre du peuple juif n'est pas un tout en soi, mais plutôt une partie d'une unité plus grande.

-> Cette idée est soulignée par l'explication que donne le Talmud Yérouchalmi (Nédarim 9:4) du commandement qui précède immédiatement celui de "tu aimeras ton prochain" : celui de "Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas de rancune envers les membres de ton peuple" (lo tikom vélo titor - Kédochim 19,18).

Le Yérouchalmi propose une parabole : Imaginez que quelqu'un se coupe par erreur la main. La main blessée prendrait-elle alors un couteau et couperait-elle l'autre main? Bien sûr que non!

De la même manière, tous les membres de peuple juif forment une unité, et se venger d'un autre revient à se venger de soi-même.

-> Le fait que nous soyons tous unis a également une signification halakhique.
Il n'est permis de prier que pour Hachem, et non pour les anges. Il est même interdit de leur demander de servir de médiateur entre nous et D. [Rambam, Pérouch haMichnayot, Sanhedrin 10 ; et aussi Hilkhot téchouva 3,7]

De même le Maharam miRottenberg précise que même si l'on se rend compte que c'est Hachem qui répond à notre prière, il est interdit d'utiliser un ange comme médiateur, de peur que l'on en vienne à servir l'ange au lieu d'Hachem.

Alors pourquoi pouvons-nous demander à un tsadik de prier pour nous?

Selon le 'Hatam Sofer (Shout 'Hatam Sofer - OH 166) puisque nous faisons partie du même corps national que le tsadik, il est compréhensible que nous envoyions la "tête" prier au nom du "pied".

-> Une deuxième ramification halakhique est mentionnée par le 'Hazon Ich.
Sur la base du principe : "Tout est entre les mains du ciel, sauf la crainte du Ciel" (guémara Béra'hot 33b), on est tenu de prier pour sa propre crainte du Ciel (yirat chamayim).
Le 'Hazon Ich déclare que l'on peut également prier pour qu'Hachem aide une autre personne à obtenir la crainte d'Hachem.
En effet, puisque nous formons un seul corps, lorsqu'on prie pour un autre juif, c'est comme si ce dernier priait pour lui-même.

<--->

-> [la Torah nous demande d'aimer notre prochain comme soi-même. Les juifs sont comme des membres d'un corps humain. Ainsi, il y en a qu'on "préfère" à d'autres (ex: les yeux, le coeur, ...), d'autres qu'on ne soupçonne même pas d'exister, ... et pourtant ils sont tous nécessaires à notre bonne vie.
De même, chaque juif a dans ce monde un rôle unique que Hachem lui a attribué, et qu'il doit réaliser de son mieux. Il n'y a pas de jalousie négative, chacun a un apport unique au peuple juif.
(la Torah ne nous demande pas d'aimer forcément chaque juif identiquement, mais elle demande d'avoir un respect et un amour pour tous. De même qu'on considère et apprécie chacun des organes de notre corps. (ex: j'aime pas la forme du foie, alors je vais le mettre de côté! ) ]

[ex: le rav Yé'hezkel Weinfeld dit que même si le plus grand tsadik de la génération (même Moché) s'il prie seul, il ne peut pas faire la kédoucha, car la sainteté nécessite une connexion avec d'autres personnes.]

<--->

-> Le Ach Pri Tévoua rapporte qu'en hébreu, les termes caractérisant un être humain (une personne) ont tous un singulier et un pluriel.
Ainsi, on a :
-> Ich (איש) qui est singulier ; et anachim (אנשים) qui est pluriel ;
-> guéver (גבר) qui est le singulier ; et guévarim (גברים) qui en est le pluriel.
-> Seul le mot: Adam (אדם) n’existe qu’au singulier.

Nos Sages (guémara Yébamot 61a) nous enseignent que c’est seulement le peuple juif qui est appelé : adam (אדם), car ce n’est que parmi le peuple juif qu’il existe un sentiment intrinsèque d’unité, qui conduit au fait que toutes les individualités de la nation se fusionnent en une seule, unifiée.

-> Le rav Yaakov Mazeh dit : l'ensemble du peuple juif est une seule et même personne. La douleur d'un juif affecte tous les autres juifs du monde, tout comme une blessure au bras affecte l'ensemble du corps.
Mais les non-juifs ne sont pas appelés adam. Il s'agit de plusieurs personnes différentes, et non d'une entité singulière.

<--->

-> Le rav Zev Leff fait remarquer que le mot hébreu "ani" (je - אני) s'écrit avec un alef (א), numériquement un, représente l'individu. Il se termine avec un Youd (י), numériquement dix, représente un minyan (le tsibour - la communauté. Et un noun (נ), numériquement 50, représente les 50 portes de compréhension et de pureté auxquelles peuvent accéder l'esprit et le cœur, portes que nous devons ouvrir afin de fusionner notre moi individuel avec la nation tout entière.

=> ainsi, vivre juif c'est passer d'une perspective de mon petit "JE" (égo) à un grand "JE", cela d'un collectif, du peuple juif.

+ "Comment puis-je rendre à Hachem toute Sa bonté à mon égard? J'invoquerai le nom d'Hachem" (Téhilim 116,12)

-> Peu importe le bien qu'un individu fait dans sa vie, il est insignifiant comparé à tout ce qu'Hachem nous donne.
Reconnaître cette vérité nous permet de recevoir une générosité illimitée, qui n'est pas méritée, qui nous est donnée simplement par la bonté et la compassion absolues d'Hachem.
[Avné Nezer]

<--->

-> Reconnaître tout le 'hessed (bonté) que l'on reçoit déjà d'Hachem conduit à la grande et puissante révélation que le 'hessed d'Hachem se poursuit à chaque instant.
Celui qui n'a pas développé ce trait de reconnaissance (hakarat hatov) ne reconnaîtra jamais le 'hessed d'Hachem, ni dans ce monde, ni dans le monde à venir.
Il lui manquera complètement cet aspect vital de la vie éternelle.
[rav Eliyahou Dessler - Mikhtav méEliyahou - partie 3 - p.101]