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Les dates marquantes du Déluge

+ Les dates marquantes du Déluge (d'après Rachi, Ramban et Séder Olam) :

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-> La fin de l'épreuve de Noa'h dans l'Arche s'annonce le premier jour du mois de Sivan, 190 jours après le début du Déluge. [Rachi, Noa'h 8,3-4]
[selon le Ramban, l'eau a cessé de monter le 17 Nissan. ]

-> L'attribut de stricte justice va donc laisser la place à l'attribut de miséricorde.
Hachem va apporter le soulagement et la consolation à Noa'h et aux siens ainsi qu'aux animaux confinés à l'intérieur de l'Arche. Dans un premier temps, Il envoie un puissant courant d'air frais du ventre de la terre pour refroidir les eaux bouillantes et les faire redescendre très vite vers les cavités souterraines d'où elles avaient jailli. [Tossefot Rabbi Efraïm al haTorah - Noa'h 8,1]
Il bouche ensuite les fissures apparues dans les profondeurs de la terre, et ferme les fenêtres du ciel dans les sphères supérieures pour que ni les eaux d'en haut ni celles d'en bas ne puissent de nouveau inonder la terre.

-> Hachem a laissé trois puits souterrains ouverts en terre d'Israël pour le bien des hommes : les sources d'eau chaude de Tibériade, le tourbillon de Gader et la grande source de Biram (Rachi - Noa'h 8,2 ; Sanhédrin 108a avec le Ben Yéhoyada du Ben Ich 'Haï).
Le climat et la qualité de l'air ayant été modifiés pendant le déluge, ces sources feraient du bien à l'humanité.

-> Bien que la terre d'Israël n'ait pas été frappé par les eaux du déluge, la terre n'a pas été protégée des inondations de l'eau qui y a pénétré. Mais contrairement aux zones affectées par le déluge proprement dit, ses arbres sont restés intacts.

-> Aucune chute de pluie ne se produira jusqu'à ce que Noa'h ait quitté l'arche. [Ramban ; Malbim]

-> Le premier jour du mois de Sivan, l'eau commence à descendre à la vitesse d'un quart de coudée par jour.
Le 17 Sivan (Rachi - Noa'h 8,4), l'arche s'échoue sur le mont Ararat dans la province de Kurdan.
D'autres commentateurs ont des opinions différentes à propos de la localisaiton.
Certains sont d'avis qu'il s'agit du Kurdistan, au nord de l'Irak (Midrach rabba Hamevouar ; Beréchith Rabba 33, 4).
D'autres situent cette montagne au nord de l'Assyrie, aux environs de ce qui deviendra l'empire arménien, au nord de ce qui est aujourd'hui le Moyen-Orient.
Selon Min'ha Beloula, elle se situe dans la région de Torrence, en Italie, près de la Riva del Gardo.

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-> Contrairement au corbeau, la colombe ne mange que de la verdure. Une carcasse comme celle que le corbeau a trouvée, n'aurait pas pu lui permettre de subsister.
De plus, la colombe ne fait pas son nid au sommet des montagnes comme le corbeau et c'est donc uniquement lorsque les arbres sont devenus accessibles qu'elle n'est pas revenue dans l'arche.

-> Le midrach Aggada dit que le retour de la colombe sans rien dans le bec symbolise les enfants d'Israël en exil ; ils n'ont aucun repos en vue mais, après un labeur difficile, ils connaîtront la délivrance, comme la colombe.

-> Lorsque la colombe revient avec un rameau d'olivier dans le bec, c'était un vendredi, juste avant Shabbath, car la colombe n'aurait pas profané le chabbath en cueillant une feuille ce jour-là.
Il est interessant de noter que dans le chant populaire de Shabbath : "yom Shabbaton", il est question de la colombe (la yona).

-> Selon le midrach (Béréchit rabba 33,6), Noa'h a reproché à la colombe d'avoir arraché la feuille et mutilé l'olivier qui était si nécessaire après le déluge (monde en reconstruction).

Des anges déchus

+ Des anges déchus :

-> Dans les cieux, les anges se désolent de voir comment les hommes que D. a créés se corrompent (ex: dans les relations interdites, la débauche immorale), à l'époque de Noa'h, avant le Déluge.
Deux d'entre eux, indignés par leur comportement viennent, une fois de plus, demander à D. pourquoi Il les a créés alors qu'il savait qu'ils lui deviendraient infidèles.
"Si vous étiez des hommes, leur répond D., vous n'agiriez pas différemment!"
- Laisse-nous descendre parmi les hommes, implorent ces êtres célestes. Nous nous efforcerons de ramener les humains à de meilleures dispositions et à les faire revenir vers Toi. [Zohar Béréchit 58a]

- Votre idée est louable, leur répond D., mais vous ne pouvez vous rendre compte du risque que vous encourez. Une fois sur terre, soumis aux désirs et aux tentations des hommes, vous ne ferez pas mieux...
- Pour la gloire de Ton Nom, nous désirons tenter l'expérience, insistent les anges.
- Je ne vous en empêcherai pas , dit D. qui leur permet de descendre sur terre et de prendre une forme humaine. Ils n'ont cependant pas une forme humaine ordinaire mais sont beaucoup plus grands, plus forts et plus beaux que les hommes. [Pirké déRabbi Eliézer 22 avec Radal]

A peine ces créatures célestes se mêlent-elles aux êtres humains qu'elles se sentent prises de désirs dont elles ne soupçonnaient pas l'existence. Après avoir vainement essayé de lutter contre ces tentations indomptables, les anges se corrompent eux aussi et se livrent à la débauche.
L'une des jeunes filles qu'ils essayent de séduire, comprenant qu'elle ne sera pas de force à pouvoir leur échapper, a recours à un stratagème.
[selon une opinion, il s'agit de Naama, fille de TOouval Caïn, et selon une autre cette jeune fille s'appelle Istehar. Yalkout Chimoni 44]
Elle engage avec eux une conversation dans l'espoir de trouver une issue de secours.
"Vous êtes magnifiques, leur dit-elle. D'où venez-vous donc? Vous ne ressemblez à aucun des hommes qui vivent ici, parmi nous ... "
- Nous venons de très loin, jeune demoiselle! lui répondent-ils. De si loin que personne ne pourra jamais s'y rendre ...
- Comment êtes-vous arrivés ici?
- C'est un secret. Nous ne pouvons le dévoiler.
- Eh bien, je ne vous suivrai que si vous me le confiez!
- Nous sommes des créatures célestes et avons pris une forme humaine pour détacher les hommes du péché.
- Voilà qui est passionnant! ... réplique la jeune fille. Mais je ne vous crois pas. Si vous êtes des anges, montrez-moi vos ailes ...
S'exécutant docilement, les anges lui montrent leurs ailes.

- Et comment avez-vous fait pour descendre sur terre?
- Nous nous sommes servi d'un Nom divin ...
- Eh bien, je ne vous suivrai que si vous me révélez ceNom!
Aveuglés par le désir, les anges révèlent à la jeune fille le Nom divin dont ils se sont servis pour descendre sur terre.
"Merci beaucoup!" s'écrie la jeune fille en le prononçant à son tour avec ferveur et elle s'élève vers le ciel.

La mission entreprise par ces créatures célestes se solde par un échec retentissant. Par leurs propres actions, ils sont dorénavant condamnés à rester sur terre et à vivre parmi les hommes, forcés de lutter en permanence contre leur penchant comme tous les êtres humains.

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-> Selon certaines opinions, ce sont ces anges déchus qu'on appelle Néfilim (ceux qui sont tombés).
On les appelle également Eimim (en connotation avec éma - la terreur) parce qu'ils effrayent les autres hommes par leur taille et leur puissance colossale. [Radak ; Ibn Ezra - Béréchit 6,4]
Le midrach (Béréchit rabba 26,7) dit qu'on les appelait Réfaïm parce que les gens sentaient toute leur force les abandonner (rafa) en les voyant.
On les appelait Guiborim en raison de leur force (guibor).

Employant leur force pour satisfaire leurs désirs, ils violent les femmes (voir Abravanel),et n'hésitent pas à verser le sang de quiconque ose leur résister (Pirké déRabbi Eliézer 22 avec Radal).
[selon le Ets Yossef, ces femmes tuaient les enfants nés de ces unions. ]

En outre, ils pratiquent la sorcellerie et manipulent les forces astrologiques. [Zohar Béréchit 56a ]

Contrairement à la jeune fille qui a fui ces créatures, les femmes sont attirées par la puissance et la beauté de ces Néfilim qui vont donner naissance à une race de géants connue sous le nom de Anakim, les géants que les explorateurs envoyés par Moché rencontreront un millier d'années plus tard, dans le pays de Canaan.
[le Ibn Ezra et 'Hizkouni (Béréchit 6,4) disent que le nom Néfilim est en connotation avec "pélé" (stupéfiant), car leur taille et leur puissance étaient stupéfiante. ]

Le 1er Ouchpizim : Avraham

+ Le 1er Ouchpizim : Avraham

-> "Avraham est comparé au soleil"
[Souccat Shalom - Rabbi Eliyahou Guttmacher]

-> "Hachem a révélé Ses secrets à personne, si ce n'est à notre Patriarche Avraham"
[midrach Tapliot]

-> "Avraham devait être créé avant Adam, mais D. a raisonné : 'Si Avraham échoue, aucune autre personne ne sera capable de rectifier sa faute. Je vais créer d'abord Adam. S'il s'égare, Avraham va en effectuer les réparations' "
[midrach Béréchit rabba 14,6]

-> D. a promis à Avraham : 'Je vais te faire aussi élevé que Adam haRichon'
[midrach Avkir]

-> Hachem a béni Avraham : 'Que tous tes descendants soient comme toi!'
[midrach Béréchit rabba Bamidbar 2,12]

-> Avraham avait un bijou précieux suspendu à son cou. Toute personne malade qui le regardait, était immédiatement guérie
[guémara Baba Batra 16b]

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-> A la naissance d'Avraham, une étoile est montée à l'est, et a avalé 4 autres étoiles dans les 4 directions du ciel.
Les sages du roi Nimrod lui ont interprété cela : 'Un fils est né à Téra'h! Ses descendants vont devenir une nation qui va hériter de ce monde et du monde à venir. Nous vous conseillons de le tuer.'

Cherchant à protéger son fils de la colère, Téra'h a caché Avraham dans une grotte pendant 13 années.
Hachem lui a fourni 2 ouvertures : un trou d'où jaillissait un flot d'huile, et un autre de la farine fine.

Lorsqu'il est sorti de la grotte, il était rempli de questions : "Qui a créé le ciel et la terre, et qui m'a amené à la vie?"
Le matin, il a vu le soleil monté dans le ciel, il a alors prié le soleil.
Le soir au moment du couché du soleil, la lune a pris sa place dans le ciel, il a alors prié la lune en pensant qu'elle était supérieure au soleil.

Le matin, au levé du soleil, la lune étant chassée, il dit : "Les 2 : la lune et le soleil, ont un Maître qui les a créé et règne sur eux. C'est à Lui que je vais prier et m'incliner"

Témoin de la foi de Avraham, D. s'est révélé et lui a parlé.

[Zohar - vol.I,6]

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-> Le roi Nimrod lui a dit : "J'idolâtre le feu et je vais te jeter dans une fournaise ardente. Je laisse ton D. venir et te sauver des flammes!"
[midrach Béréchi rabba 38,8]

A ce sujet, la guémara (Pessa'him 118a) nous raconte :
Lorsque l'ange Grabriel a vu Avraham dans la fournaise ardente, il a supplié D. : 'Laisse-moi descendre et refroidir la fournaise. Laisse-moi sauver ce juste du feu éclatant'

Hachem lui a répondu : 'Je suis Unique dans Mon monde, et Avraham est unique dans son monde. Il convient à celui qui est Unique de sauver celui qui est unique'

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+ Les accomplissements d'Avraham :

-> "Avraham a ébranlé la force de l'idolâtrie.
S'il n'avait pas pris cette initiative, aucune personne aujourd'hui ne pourrait résister à l’attrait de l'idolâtrie"
[Souccat Shalom - Rabbi Eliyahou Guttmacher]

-> "La présence divine a parlé à Avraham 8 fois"
[Michna - Pirké Eliézer]

-> "Avraham a transformé sa pulsion au mal, en une pulsion au bien"
[guémara Yérouchalmi - Béra'hot 10,5]

-> Avraham a reconnu que D. a créé le monde à l'âge de 5 ans (guémara Nédarim 32a).
Selon d'autres, c'était à 48 ans (Pessikta Rabbati 21,81).

-> Avraham est allé étudier la Torah chez Chem, le fils de Noa'h, pendant 39 ans, avant de revenir à la maison de son père.
[Séfer haYachar - Noa'h]

-> Les chameaux d'Avraham n'entraient pas dans une propriété qui contenait une idole.
[Avot déRabbi Nathan 8,8]

-> Avraham observait même les lois de nos rabbanim, comme le érouv tavchilin, une disposition qui permet de préparer le Shabbath pendant Yom Tov.
[guémara Yoma 28b]

-> Le traité de Avraham sur les lois de l'idolâtrie (Avoda Zara), contenait 400 chapitres.
[guémara Avoda Zara 14b]
[Actuellement, à notre niveau, il n'y a plus que 5 chapitres dans ce traité de guémara ...]

->Avraham est l'auteur du livre précurseur de la Kabbale : le Séfer Yétsira.
[Zohar - vol.II, 36]

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-> Par le mérite de la bonté et de l'hospitalité de Avraham, Hachem a transmis à sa descendance la mitsva de la Soucca.
[midrach Tan'houma]

-> Selon le Zohar (vol I,102b), l'arbre révélait à Avraham les pensées internes de ses visiteurs.
S'ils croyaient dans le Créateur, l'arbre déployait ses branches, amenant de l'ombre.
S'ils étaient des idolâtres convaincus, l'arbre repliait ses branches, retirant l'ombre.
Avraham n'était alors pas apaisé tant que ses invités ne croyaient pas en D.

[ On comprend l'appellation par le Zohar de la Soucca, comme : "ombre de la foi" (tsila diméEménouta).

-> "J'ai donné des Soucca pour demeure aux Bné Israël, quand je les ai fais sortir d'Egypte" (Emor 23,43)
Le Yad Yossef fait remarquer que si c'était l'unique raison, les convertis devraient en être exemptés, puisqu'ils n'ont pas résidé temporairement dans une Soucca dans le désert.
Ils doivent accomplir cette mitsva car elle vient en mérite de Avraham, qui est le père de tous les convertis.

-> "Hachem bénit Avraham en toutes choses (bakol)" ('Hayé Sarah 24,1)
Le midrach dit que cela prouve que Avraham a accompli la mitsva de la Soucca.
Quel en est le lien?

Le Rimzé Méir dit que la réponse tient dans le mot : bakol (בַּכֹּל) :
- le bét en liaison avec : "béSouccot téch'vou chiv'at yamim" (Vous demeurerez dans des Souccot durant 7 jours - Emor 23,42) ;
- le kaf : "kol aézra'h béIsraël yéchévou baSouccot" (toute personne originaire d'Israël demeurera dans la Soucca - Emor 23,42) ;
- le lamèd : "léma'an yéd'ou doroté'hèm, ki baSouccot ochavti ét béné Israël (afin que vos générations sachent que j'ai donné des Souccot pour demeure aux bné Israël - Emor 23,43).

-> Selon certaines opinions, lorsque Avraham a reçu les 3 anges, c'était pendant la fête de Souccot (guémara Roch Hachana 11a ; midrach Bamidbar rabba 14,2)

Puisque qu'Avraham accomplissait toute la Torah, pourquoi est-ce qu'il était assis à l'entrée de sa tente, plutôt que d'être dans la Soucca (Béréchit 18,1)?

Rav 'Haïm Kanievsky répond que le verset se termine par "pendant la chaleur du jour".
Puisqu'il souffrait en raison de la chaleur extrême et du fait d'avoir était circoncis, il était dispensé de la mitsva. Il est donc resté à l'ombre de sa tente, où la chaleur est moindre.

-> Avraham a demandé à ses invités (les 3 anges), de se poser sous l'arbre, afin qu'ils puissent accomplir la mitsva de la Soucca (midrach Bamidbar rabba 14,2).

On peut se poser plusieurs questions :
1°/ Puisqu'un arbre est attaché au sol, il ne peut pas être utilisé comme scha'h (toit de la Soucca) ;
2°/ Puisqu'Avraham réalisait personnellement la mitsva de la Soucca, qui sera donné plus tard à ses descendants, pourquoi voulait-il également que des non juifs l'accomplissent?
3°/ Puisque la loi juive est que les voyageurs sont exemptés de Soucca, pourquoi Avraham a-t-il insisté pour qu'ils s'y assoient?

Rav 'Haïm Kanievsky (Taama Dékra) répond à ces questions :
1°/ Nous devons dire que l'arbre de Avraham était forcément détaché du sol, et il pouvait ainsi s'en servir pour une Soucca cashère ;
2°/ Puisque Avraham avait l'intention de convertir les gens au judaïsme, il voulait les habituer à la pratique ;
3°/ La loi juive est que si un voyageur a la chance de trouver un Soucca pendant son déplacement, et qu'il n'est pas dérangé par s'y asseoir, il est obligé d'y résider.
Puisque les voyageurs ne se sont pas opposés à la volonté d'Avraham, ils n'étaient pas exemptés de la mitsva.

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+ Par son mérite :

-> "L'arbre qui a grandi dans le jardin d'Avraham a rectifié la faute d'Adam de manger du fruit de l'arbre de la connaissance"
[midrach Avkir]

-> Bien que victorieux sur les 4 rois, Avraham a refusé de prendre la moindre chose pour lui-même.
"Je jure que fût-ce un fil, fût-ce la courroie d'une sandale, je ne prendrai rien de ce qui est à toi ; que tu ne dises pas : 'C'est moi qui ai enrichi Avram' " (Lé'h Lé'ha 14,23)
La guémara (Sotah 17a et 'Houlin 89a) rapporte qu'en récompense de cette attitude, ses enfants vont recevoir 2 mitsvot : les fils de tsitsit et les lanières des téfilin.

-> Chaque année, le jour de Kippour nous rappelons le sang de la circoncision d'Avraham, qui a été accomplie en ce jour, il y a des milliers d'années.
Et chaque année, Hachem se rappelle de l'amour et du dévouement d'Avraham, et pardonne nos fautes.
[Yalkout 'Hadach]

-> "Avraham était assis à l'entrée de sa tente, pendant la chaleur du jour" (Vayéra 18,1)
Cela afin de compenser la chaleur qui a fait rage le jour où les juifs ont idolâtré le veau d'or.
[Souccat Shalom - Rabbi Eliyahou Guttmacher]

-> Puisqu'Avraham a préparé de l'eau pour les 3 anges afin qu'ils se lavent les pieds (Vayéra 18,4), D. a fourni une source d'eau aux juifs qui les a accompagné pendant 40 ans dans le désert.
[Zohar - vol.I,127]

-> Si ce n'était pour le mérite de Avraham, la mer ne se serait pas séparée en 2 pour Israël.
[Yalkout 'Hadach]

Les miracles que D. a fait pour le peuple juif : la sortie d'Egypte, la séparation de la mer, le don de la Torah, sont tous venus par le mérite d'Avraham.
[Souccat Shalom - Rabbi Eliyahou Guttmacher]

-> Dans le futur, Avraham sera assis aux portes de l'enfer.
Il laissera la porte fermée, empêchant tout fauteur circoncis d'y entrer.
[midrach rabba 48,8]

Le midrach (Chémot rabba 19,5) rapporte que Hachem privera les hérétiques et les calomniateurs de ce mérite (de ne pas tomber en enfer), en envoyant des messagers divins pour masquer leur circoncision.

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-> Avraham est appelé "ha ivri", celui qui se tient sur l'autre côté.
Il a transmis des gènes spirituels à ses enfants, dont le fait que même si tout le monde se tient d'un côté en vouant un culte à la modernité, nous restons de l'autre côté fidèle aux valeurs éternelles et de vérité, celles de papa Hachem.

La haine des nations pour les juifs devient une bénédiction

+++ La haine des nations pour les juifs devient une bénédiction :

"Il (Hachem) consumera les nations qui l'oppriment" (Balak 24,8)

-> Puisque ce sont les nations non juives qui oppriment le peuple juif, le fait que Hachem sauve le peuple juif, en lui conférant des bienfaits matériels, se fait pour Son Nom, c'est-à-dire pour Sa réputation, c'est-à-dire pour que les autres nations ne puissent pas se moquer du peuple juif en disant : "Où est donc leur D.?" (Téhilim 115,2). Comme elles haïssent le peuple juif, elles se réjouissent de sa détresse et le raillent en disant : "Où est donc leur D.?"

[ si Hachem permettait au peuple juif de souffrir, les nations non juives auraient des raisons de penser que D. les a abandonnées, puisqu'elles mesurent le succès à l'aune de la richesse matérielle.
Ainsi, la haine des nations non juives à l'égard du peuple juif est indirectement à l'origine de la richesse matérielle du peuple juif.]

Il s'ensuit qu'à cause de cela (c'est-à-dire parce que les nations non juives les oppriment), le peuple juif est béni par Hachem pour consommer (c'est-à-dire jouir) des bonnes choses de ce monde.

C'est le sens allégorique de l'expression "Il consumera les nations qui l'oppriment" (Balak 24,8), c'est-à-dire que parce que "les nations l'oppriment", le peuple juif consomme les bonnes choses de ce monde.

Hachem, à Son tour, ne retranche pas de leurs mérites les bienfaits qu'il leur accorde en raison de cela, car le salut qu'il leur accorde n'est qu'à cause de Son grand Nom, car "les nations l'oppriment".
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

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=> La haine que les non juifs nourrissent à l'égard du peuple juif est indirectement à l'origine de la richesse matérielle du peuple juif.

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-> La haine des nations envers le peuple juif, peut renvoyer au sujet suivant : Hachem se tient toujours aux côtés de l'affligé, du poursuivi : https://todahm.com/2021/12/12/hachem-se-tient-toujours-aux-cotes-de-lafflige-du-poursuivi

"Suivez Hachem votre D." (a'haré Hachem Eloké'hem télé'hou - Réé 13,5)

-> Le Sifri explique que ce verset ordonnait aux Bné Israël dans le désert de suivre la nuée qui représentait la Présence divine et qui les conduisait dans la direction qu'ils devaient prendre. Le Sifri commente que cette mitsva s'applique à toutes les générations et pas seulement à nos ancêtres dans le désert.
Mais est-il possible de suivre la nuée quand nous n'en avons pas ?

Le rav Yerou'ham Lévovitz (Daat Torah - Choftim) explique que nous avons tous une "nuée" qui nous dirige.
Les juifs dans le désert voyaient clairement la "nuée" d'Hachem ; quant à nous, nous devons garder les yeux ouverts et chercher les signes qu'Hachem nous envoie.

A partir du moment où un acte est une mitsva, notre yétser ara le rend plus difficile à réaliser

+++ A partir du moment où un acte est une mitsva, notre yétser ara le rend plus difficile à réaliser :

"Chacun craindra sa mère et son père, et vous observerez Mon Shabbath. Je suis Hachem, votre D." (Kédochim 19,3)

-> Rachi commente : "La mère a ici priorité sur le père (en étant mentionnée avant), car il est manifeste devant Hachem qu’un fils est plus porté à craindre son père que sa mère (Kidouchin 30b-31a).
En revanche, pour ce qui est de l’honneur, la Torah (Yitro 20,12) a donné priorité au père, car il est manifeste devant Lui qu’un fils est plus porté à honorer sa mère que son père, car elle le câline par des paroles de tendresse."

-> Le Maharal (Gour Aryé) commente :
La Torah mentionne la mère en premier dans ce verset pour nous enseigner que nous devons être particulièrement attentifs à la mitsva de craindre sa mère, qui est intrinsèquement plus difficile que de craindre son père. Cette vigilance supplémentaire est justifiée car toute mitsva que l'on trouve difficile à accomplir nécessite une plus grande attention.

Cependant, les mitsvot difficiles ne sont pas les seules à nécessiter de la vigilance. Même les mitsvot apparemment "faciles" exigent un effort, comme le montre la formulation de l'interdiction de consommer du sang. La Torah nous dit : "Tu te fortifieras pour ne pas manger de sang" (Réé 12,23). Rabbi Shimon Ben Azaï commente : "La Torah nous enseigne à quel point nous devons nous fortifier dans [toutes] les mitsvot. Si nous devons nous renforcer pour ne pas manger de sang, pour lequel nous avons une aversion naturelle, combien plus devons-nous nous renforcer pour les autres mitzvos". [Rachi - Réé 12,23]

=> Pourquoi est-il nécessaire de se renforcer pour éviter un acte que nous trouvons répugnant?
La réponse est que même les actes que l'on trouve normalement répugnants deviennent attrayants lorsqu'ils sont interdits par la Torah, comme l'a dit le roi Shlomo : "Les eaux volées deviennent douces" (Michlé 9,17).
Lorsqu'il nous séduit pour fauter, le mauvais penchant nous incite à commettre des actes que nous n'aurions jamais envisagés sans une interdiction de la Torah.

Cela permet de mieux comprendre la déclaration de nos Sages (guémara Baba Kama 87a), qui enseignent : "Celui qui reçoit l'ordre de faire une mitsva et qui l'accomplit est plus grand que celui qui ne reçoit pas d'ordre et qui [néanmoins] l'accomplit".
Celui qui reçoit l'ordre de faire une mitsva reçoit une grande récompense pour l'avoir réalisée, même si c'est "facile". Cela s'explique par le fait que le mauvais penchant tente d'inciter une personne à la transgresser.
En revanche, celui qui n'est pas tenu d'accomplir la mitsva est moins récompensé pour l'avoir accomplie, car le mauvais penchant ne prend pas la peine de l'en empêcher et il lui est plus facile de l'accomplir.

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=> Nous devons faire un effort particulier pour accomplir les mitsvot. Même les mitsvot faciles exigent un grand effort, car le mauvais penchant (yétser ara) travaille dur pour nous séduire et nous pousser à les transgresser. Même des actes que nous trouverions normalement répugnants paraîtront doux à ceux qui sont sous l'influence du mauvais penchant.

"Qui soit allé servir d'autres divinités et se prosterner devant elles, ou devant le soleil ou la lune, ou quoi que ce soit de la milice céleste, contrairement à ma loi (litt. que je n'ai pas ordonné)" (Choftim 17,3)

-> Voir Rachi, qui dit que l'expression "que je n'ai pas ordonné" signifie "que je n'ai pas ordonné d'adorer".
De même, les 72 anciens, lorsqu'ils traduisirent la Torah pour le roi Ptolémée, rendirent ce verset tel qu'interprété par Rachi. [guémara Méguila 9b]

-> Dans la Torah, nous constatons que les gens se prosternent devant un tsadik. Par exemple, Ovadia s'est prosterné devant Eliyahou (Méla'him I 18,7).
Parce que les tsadikim possèdent en eux la Torah d'Hachem.
De même, nous constatons que Hachem a appelé Yaakov "Kel", c'est-à-dire "D." (Vayichla'h 33,20 - Méguila 18a).
Puisque Yaakov avait observé toute la Torah, il avait atteint un aspect de "Kel".
[faire les mitsvot c'est se lier toujours davantage au Divin (Hachem), et en un sens un tsadik a beaucoup d'Hachem en lui! ]
De même, en vertu des commandements de la Torah que les tsadikim observent d'une manière irréprochable, ils possèdent également cette dimension ; il est donc permis de se prosterner devant eux en signe de respect et d'admiration pour ce qu'ils ont accompli.

Mais comme le soleil et la lune ne possèdent pas les mitsvot de la sainte Torah et qu'ils n'ont rien accompli par eux-mêmes, étant simplement comme "une hache dans la main du bûcheron", il est interdit de se prosterner devant eux.
Telle est donc la signification de l'expression "devant le soleil ou la lune ... que je n'ai pas ordonnés" = qui ne possèdent pas Mes commandements, c'est-à-dire la Torah qui a été donnée à Israël.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Choftim 17,3]

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=> S'incliner devant quelqu'un est un signe de respect et de révérence. On ne peut le faire que lorsque ce respect est mérité. Les corps célestes (ex: lune, soleil), bien qu'impressionnants, ne sont que des instruments de D. et n'ont pas mérité ce respect.

[le respect se base sur les efforts faits pour faire la volonté d'Hachem, et par le fait qu'en faisant beaucoup de mitsvot, il y a beaucoup de divinité en lui, et donc on témoigne du respect pour cela également. ]

Savoir rester debout et ferme dans sa émouna, même en période d’obscurité

+ Savoir rester debout et ferme dans sa émouna, même en période d’obscurité :

"Et voici (véaya) que lorsque viendront sur toi toutes ces choses, la bénédiction et la malédiction que J’ai placées devant toi" (Nitsavim 30,1)

-> A priori, ce verset demande à être expliqué : pourquoi la Torah s’étend-elle en disant : "Et voici (véaya) que lorsque viendront sur toi toutes ces choses, la bénédiction et la malédiction", et ne se contente-t-elle pas de dire : "Et voici que lorsque viendront sur toi la bénédiction et la malédiction"?

-> Pour y répondre, le Or Ha'Haïm Hakadoch rapporte, en introduction, l’enseignement de la guémara (Béra'hot 60b) : "Un homme est tenu de bénir le mal comme le bien ... et de l’accepter avec joie", ce qui signifie qu’il est tenu de d’accepter le mal avec la même joie qu’il éprouve pour le bien.

Dès lors, on peut expliquer ce verset de la manière suivante :
Le principe général enseigné par nos Sages (midrach Béréchit rabba 42,3) est : "Chaque fois qu’il est écrit dans la Torah le terme 'Voici' (véaya), cela suggère quelque chose de joyeux."
Dès lors, l’expression 'véaya' employée dans le verset évoque donc le fait qu’un homme doit accepter avec joie et amour tout ce qui lui arrive [lorsque viendront sur toi toutes ces choses], qu’il s’agisse de "la bénédiction" ou de "la malédiction".
Et le verset précise "toutes ces choses" afin d’enseigner que l’on est tenu d’accepter la bénédiction et la malédiction de manière équivalente, de se réjouir de la malédiction comme de la bénédiction. Ceci, parce que nous croyons fermement que tout ce que le Ciel fait est pour le bien, et que même la malédiction n’est qu’une bénédiction "déguisée" sous l’aspect du mal. Mais, en réalité, elle est le véritable bien pour l’homme, et c’est précisément d’elle que viendra la bénédiction et la délivrance.

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-> Le Yessod HaAvoda fit remarquer une fois que le Nom d’Hachem (formé par l’assemblage des lettres de certains versets) préposé au déversement de la subsistance (parnassa) est : חת"ך ('hata'h= - חתך signifie "couper" - lettres finales du verset "potéa'h ét yadé'ha - פותח את ידך).
Cela suggère que s’il peut sembler parfois à un homme que sa situation n’exprime que "coupure" et "déchirure" (ex: en apparence je suis coupé d'Hachem, je suis déchiré par les difficultés de la vie), en réalité, c’est précisément cet état qui est la source jaillissante de sa subsistance.
Cela ressemble à quelqu’un à qui l’on fabrique un vêtement : au début, le tailleur commence par découper et déchirer un beau tissu. Une personne insensée (qui observerait la scène de l’extérieur) pourrait se mettre à crier : "Comment peut-on abîmer une aussi belle étoffe?". Mais, une personne quelque peu intelligente sait que chaque coupure et chaque déchirure n’est qu’une étape pour

Le Shofar et la Akéda Yits’hak

+ Le Shofar & la Akéda Yits'hak :

-> "Hachem dit : 'Sonnez devant Moi dans un Shofar de bélier afin que Je Me souvienne en votre faveur de la Akéda de Yits'hak, fils d'Avraham, et que Je vous le compte comme si vous vous étiez ligotés devant Moi'."
[guémara Roch Hachana 15a]

-> Rabbi Moché Cordovero (le Ramak) enseigne que lorsque nous écoutons le Shofar, c'est comme si nous nous sacrifions devant Hachem, et que toutes nos fautes sont pardonnées.

-> "La sonnerie du Shofar étant différente des autres sons, en l'écoutant, les juifs prendront à cœur l'enseignement de la Akéda Yits'hak et réfléchiront à tout ce que Avraham et Yits'hak ont mérité.
Chacun doit se sentir prêt à sacrifier sa vie pour Hachem, à se sentir lié par Sa volonté sans aucune autre considération, grande ou petite, à être entier avec Hachem de tout son corps et de toute son âme, comme un sacrifice offert tout entier sur l'autel.
Ainsi, on parviendra à enchaîner son yétser ara et à le vaincre de tous côtés."
[Rabbi Yonathan Eibeshutz - Yaarot Dévach]

-> Selon le Yad Yossef cela nous enseigne qu'aucun acte n'est oublié d'Hachem, cela doit nous rappeler qui était notre ancêtre et de comment il a accompli les commandements avec sacrifice.

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-> "Lorsque les descendants de Yits'hak fauteront et connaîtront des malheurs, la Akéda de Yits'hak sera rappelée en leur faveur. Elle sera considérée devant Toi comme si sa cendre était amoncelée sur l'autel et Tu leur pardonneras et les délivreras de leur détresse"
[midrach Tan'houma - Vayéra 23]

-> Lorsque Yits’hak a été amené comme sacrifice sur l’autel, jusqu’à ce qu’un ange vienne pour l’épargner.
Un bélier venant d’apparaître va alors être sacrifié à sa place par Avraham.

De ce bélier, la corne va être utilisée :
-> lors du don de la Torah au mont Sinaï (Pirké déRabbi Eliézer 31) ;
-> afin d’annoncer la venue du Machia’h (Yéchayahou 27,13).

Ainsi :
-> le Shofar vient nous rappeler notre engagement pris lors du don de la Torah, à servir D. par l'observance de la Torah, où il y avait : "Le son du Shofar allait redoublant d'intensité" (Chémot 19,19)
-> Lors de la guéoula, le rassemblement de tous les exilés se fera par : "En ce jour résonnera le grand Shofar (Shofar gadol)" (Yéchayahou 27,13).

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-> Le Kédouchat Lévi nous enseigne :
Hachem a approché toutes les nations, mais aucune n'a souhaité accepter la Torah.
Le peuple juif a été la seule nation à enlacer, à couronner Hachem comme le Maître du monde.

Au moment du don de la Torah : "Le son du Shofar allait redoublant d'intensité" (Chémot 19,19)
A Roch Hachana, lorsque nous sommes jugés sur nos fautes, nous sonnons du Shofar pour réveiller l'amour de D. pour le peuple juif, en Lui rappelant que nous sommes les seuls à avoir acceptés la Torah, et à L'avoir proclamé Roi des rois.
[Que grâce à ce mérite], Il puisse nous pardonner toutes nos transgressions et nous inscrire pour une année bonne et bénie.

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-> Rabbénou Yéhouda Tsadka enseigne que ce n'est pas l'acte de sacrifier son fils qui a prouvé sa foi en Hachem, car peut être n'agissait-il ainsi que par peur de la réaction de D. s'il ne le faisait pas.
Rabbi Tsadka dit que la véritable preuve de la loyauté de Avraham était qu'après que l'ange lui a dit de ne pas tuer son fils, Avraham n'a pas immédiatement couru chez lui, plein de joie que son fils soit épargné.
Mais plutôt, il a cherché dans les environs, et il a trouvé un bélier à offrir à Hachem. Avraham a refusé de quitter l'endroit tant qu'il n'avait pas apporté un sacrifice (quelqu'il soit : son fils ou un animal!) à son Créateur.
C'est cela qui a prouvé la grandeur de son service d'Hachem, et c'est pour cela que nous utilisons un Shofar pour indiquer que les intentions pures d'Avraham étaient encore plus grandes que ses actions.

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+ Pourquoi utiliser un Shofar, plutôt que d'apporter un couteau, afin de rappeler qu'Avraham était sur le point d'égorger son fils?

-> Rabbi Hirsch de Vadislav, le père de rabbi Bounim de Peschis'ha donne la réponse suivante.
La corne de bélier rappelle que D. ne désire pas les sacrifices humains puisqu'Il a voulu que Yits'hak soit remplacé par son bélier.

Nous sonnons donc une corne de bélier pour demander à D. de ne pas nous punir en nous prenant la vie.
Comme Il a remplacé Yits'hak par une autre expiation, nous prions qu'Il fasse de même pour nous, comme il est écrit : "Car Je ne désire pas la mort du coupable".

-> Le Saba de Novardok dit : "Il est plus facile de mourir en sanctifiant le Nom de D., que de vivre en tant que juif (en soumettant en permanence notre volonté à celle de Hachem)."

Nous lisons la Akéda à Roch Hachana pour nous rappeler que notre but dans la vie est de faire Sa volonté notre volonté.
En souvenir nous nous servons du Shofar qui symbolise le fait de vivre pour sanctifier D. (il provient de l'animal qui a été sacrifié à la place), pour déclarer que c'est supérieur au fait de mourir pour sanctifier D. (le couteau).

-> Le rav Saadia Gaon affirme que la véritable déclaration de sacrifice à Hachem est : "Je suis tien. Ma volonté est de faire Ta volonté. Ma vie est Tienne."

[tous nos espoirs et nos aspirations les plus internes Lui sont "sacrifiés".
Le terme néfech renvoie à l'âme, mais aussi à la volonté (cf. Béréchit 23,8). Ainsi, faire preuve de mésirout néfech, ce n'est pas uniquement perdre sa vie, c'est surtout l'idée d'arriver à sacrifier sa volonté pour celle de D.
Dans notre vie, il est facile d'être le héro d'un seul jour, mais par contre être le héro de tous les jours, c'est nettement plus difficile, et c'est ce que nous impose notre statut élevé de juif. ]

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+ "Sa concubine, nommée Réouma, avait eu aussi des enfants : Téva'h, Ga'ham, Ta'hach et Maaka (וְאֶת מַעֲכָה)" (Vayéra 22,24)

La lecture de la Torah de Roch Hachana est la Akéda, et elle se conclut par ce verset.
Qu'a-t-il à voir avec ce jour?

A Roch Hachana, nous nous engageons fermement à nous repentir, à améliorer nos actions et à supplier Hachem de nous accorder une bonne année.
Le derniers mots : "véét maaca" sont l'acronyme de : "vidouï a'har téchouva maga'at ad kisssé hakavod" (la confession de nos fautes suivant la téchouva arrive jusqu'au trône divin).
Il est en effet écrit : "La téchouva est si puissante qu’elle atteint le trône divin" (guémara Yoma 86a).

Par ailleurs, Roch Hachana est le jour du couronnement de Hachem en tant que Roi.
Le mot "maaca" (dernier mot de ce passage) est l'acronyme de : "mélé'h al kol aaréts" (Roi sur toute la terre).

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-> Il est à noter que le mot Téroua se traduit par un pleur, un sanglot, faisant allusion au fait que nous devrions pleurer sur nos fautes.
Le Eliyahou rabba (591,1) dit que c’est en souvenir de notre matriarche Sarah qui pleura lors du sacrifice d’Its’hak.
Le Yalkout Chimoni dit en effet que Sarah a versé 100 larmes sur son fils, à l’occasion de la Akéda.
Or, la coutume est de sonner 100 fois le Shofar (3 fois 30 + 1 fois 10), à Roch Hachana.
Ceci amène de la miséricorde sur le peuple juif.

[b'h Extrait du dvar Torah : https://todahm.com/2017/10/17/le-shofar-larme-de-defense-massive ]

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-> Le Shofar est recouvert pendant que nous récitons les bénédictions sur la sonnerie du Shofar.
Cela est similaire à la Akedat Its'hak. En effet, le midrach rapporte qu'avant de construire l'autel sur lequel sacrifier son fils Its'hak, Avraham a gardé Its'hak caché, par peur que le Satan puisse le blesser, le rendant alors inapte à être offert.
[Elef Hamagein]

"Vous voici tous debout, aujourd'hui, devant Hachem, votre D." (Nitsavim 29,9)

-> Le midrach Tan'houma (Nitsavim 1) nous enseigne la puissance d'une communauté unie :
"Il est écrit : 'D. sera pour toi (Israël) une lumière permanente' (Yéchayahou 60,19)
Quand?
Lorsque vous formerez une assemblé unie.
[...]
Un faisceau (un assemblage) de roseaux, un homme ne parvient pas à briser l'ensemble, alors que chaque roseau (pris séparément) même un jeune enfant peut le briser.
De même, il se trouve qu'Israël ne peut pas être délivré tant qu'il ne forme pas un ensemble uni.
[...]
Lorsqu'ils sont unis (en un véritable 'klal'), ils bénéficient de la présence divine."

Ainsi, un individu, même de très haut niveau, est comparé à un seul roseau qu'il est facile à briser, même par un enfant.
Par contre, lorsque tous les individus s'unissent pour former un groupe, alors aucune force dans ce monde ne peut briser ce 'klal' (communauté), tant il est puissant, car la présence divine y règne alors.

De plus, le mérite de la communauté permet de bénéficier individuellement de la guéoula et de la présence divine, alors que de façon isolée nous n'en sommes pas forcément dignes.

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-> "Lorsqu'ils (les membres du klal Israël) s'unissent en un faisceau et que la paix règnent, D. est leur roi, et non pas lorsqu'ils sont en désaccord" (Rachi - Vézot aBéra'ha 33,5)

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-> "Quand il y a la paix dans tout le peuple, et qu'il n'y a aucune dissension, Hachem a pitié, et ne fait pas régner la stricte justice.
Même si tous les juifs étaient idolâtres, du moment que la paix est entre eux, la stricte justice ne les atteint pas."
[Zohar I,4b]

-> "Même si les juifs adorent les idoles mais sont en paix entre eux, Hachem dit que le Satan ne peut les toucher ... Grande est la paix, et détestable est la division."
[midrach Bamidbar rabba 11,7]

-> Rabbi Eliezer haaKppar a dit au nom de Rabbi : "Grande est la force de la paix, car lorsque les juifs juifs forment une seule unité, même s'il y avez eux de l'idolâtrie, la stricte justice ne les frappe pas."
[midrach Tan'houma - Choftim 18]

-> Quel a été le plus grave péché, celui de la génération du déluge ou celui de la génération de la tour de Bavel?
Les premiers n’avaient pas récusé le principe de l’existence de Dieu, les seconds l’ont récusé en entrant en guerre contre Lui.
Et pourtant les premiers ont été anéantis, alors que les seconds ne l’ont pas été!
C’est parce que la génération du déluge pratiquait le vol et se livrait à des violences, d’où sa destruction, alors que celle de la tour pratiquait l’amour et la fraternité, ainsi qu’il est écrit : "une seule langue et des paroles identiques" (Noa'h 11,1).
=> On peut en déduire que la division est haïssable et que la paix est la valeur suprême.
[Rachi - Noa'h 11,9]

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-> "Rabbi 'Hana dit au nom de Rabbi Chimon 'Hassida : 'Tout jeûne auxquels ne participent pas des pécheurs d'Israël n'est pas un (véritable) jeûne, car le galbanum ('helbona) a une mauvaise odeur et pourtant elle est comptée parme les (onze) composants de l'encens'. "
[guémra Kéritout 6b]

Ainsi, lorsque les justes (tsadikim) et les non justes (réchaïm) jeûnent ensemble, cette association (ce klal) confère une puissance d'efficacité à ce jeûne public : c'est une condition pour être exaucés.

L’ensemble des personnes présent à une prière s’appelle le : tsibour, dont les initiales renvoient à : tsadikim, bénonim et réchaïm.
=> Prier n’est pas une réunion d’élites, mais c'est une union de tout le peuple ensemble vers un but unique.

[à l'image de la joie d'un père qui voit tous ses enfants qui se retrouvent ensemble malgré leurs différences, Hachem prend tellement plaisir à nous voir unis, qu'Il en déverse largement Ses meilleurs bénédictions sur nous!]

-> Rabbeinou Bé'hayé (Ki Tissa 30,34) commente :
"L’encens vient nous enseigner que nous ne devons pas négliger les réchaïm et les fauteurs en les excluant de nos jeûnes et de nos prières.
Nos Maîtres ont d’ailleurs dit que toute assemblée exempte de fauteurs n’est pas une assemblée. En effet, le Nom de D. est exalté et sanctifié lorsque les réchaïm se repentent et viennent s’ajouter au nombre des tsadikim.
Si cela ne se produit pas, les tsadikim en sont incriminés au nom de la responsabilité qui incombe à chaque juif vis-à-vis de son prochain."

-> Lorsque Hachem voit que les réchaïm font téchouva grâce à l'influence des personnes justes, alors Il nous traite avec davantage de miséricorde.
[Sifté 'hakhamim]

-> Le Nom Divin est grandement sanctifié lorsque les réchaïm font téchouva et désire s'élever vers le niveau des personnes justes.
[Prishah]

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-> A propos de la mitsva du loulav, il est écrit :
"Parmi les 4 espèces du 'loulav', 2 d'entre elles produisent des fruits (le loulav et l'étrog) et 2 d'entre elles ne produisent pas de fruits (le hadass et la arava) [...]
Chaque homme n'est acquitté (de la mitsva du loulav) qu'à condition que ces 4 espèces soient réunies ensemble."
[guémara Ména'hot 27a]

Par ailleurs, ce bouquet symbolise l'image des 4 composants du peuple juif, qui doivent être unis :
-> l'étrog : fruit parfumé, symbolisant celui qui s'investit dans les bonnes actions avec l'étude de la Torah ;
-> le loulav : fruit non parfumé, symbolisant celui qui a de bonnes actions mais sans étude de la Torah ;
-> l'hadass : sans fruit et parfumé, symbolisant celui qui ne s'investit pas dans les bonnes actions mais qui étudie la Torah ;
-> la arava : sans fruit et sans parfum, symbolisant celui qui n'a ni bonnes actions, ni étude de la Torah.

Ainsi, en unissant des espèces qui ont des fruits (des bonnes actions), avec celle qui n'en ont pas, nous proclamons la solidarité de tous les composants, où les qualités des uns viennent combler les lacunes des autres.

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+ "De ce pain de délice (la manne), cet homme a mangé" (Téhilim 78,25)

-> "Il s'agit de Yéhochoua pour qui la manne est descendue, autant que pour tout le peuple d'Israël" (guémara Yoma 76a).

Rachi explique que Yéhochoua recevait quotidiennement sa part de manne durant les 40 jours où, seul au pied de la montagne, il attendait le retour de Moché [à la limite permise, ne voulant pas rater une seule seconde le fait de profiter de sa sagesse].

L'expression : "autant que pour tout le peuple" ne signifie pas que Yéhochoua recevait la même quantité de manne que celle reçue par tout le peuple d'Israël dans le camp, car se serait un miracle sans utilité.
Alors que signifie cette expression?

Rabbi 'Haïm Chmoulévitch (Si'ha 51) donne la réponse suivante.
Du fait que la manne tombait dans le désert par le mérite de l'ensemble du peuple (klal), chaque individu n'avait pas besoin d'un mérite personnel pour en bénéficier.
Cependant, tout celui qui se séparait du klal, même d'une petite distance, ne pouvait bénéficier de la manne que par un mérite personnel, car il ne mange plus alors de la "soupière" du klal.

De même que la manne tombait dans le camp par le mérite de tout le peuple juif, elle tombait également auprès de Yéhochoua, isolé, grâce à son propre mérite égal à celui de tout le peuple : c'est le sens de l'expression de la guémara ci-dessus.

=> De ce cas particulier, on apprend bien l'importance pour nous de faire partie d'une communauté (klal) afin de pouvoir bénéficier du mérite collectif.

La prière collective est toujours acceptée, étant prise dans son ensemble.
La prière d'un individu seul entraîne l'analyse des mérites personnels de cette personne et le fait que la prière doit être parfaite dans sa kavana du début à la fin.

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Sur ce sujet de l'unité, on peut également voir :
- l'unité du pleuple juif : https://todahm.com/2016/10/18/lunite-du-peuple-juif
- ou plus largement : https://todahm.com/?s=ar%C3%A9vim

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-> "Chaque membre du peuple juif dépend du peuple tout entier, comme une feuille dépend de l'arbre sur lequel elle pousse.
Tant que la feuille adhère à la branche, elle tire sa nourriture de l'arbre.
Qu'elle s'en détache et elle se dessèche et meurt.

De même, chaque juif est nourri par le lien qu'il garde avec le peuple dans son entier.
S'il coupe ce lien, il perd de sa vitalité."

[Rav Wolbe - Alei Chour]

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-> "Lorsque le peuple juif souffre et qu'une personne se détache de la nation, les 2 anges qui accompagnent chaque homme posent les mains sur sa tête en disant : 'Puisse cette personne qui s'est séparée de la communauté ne pas assister à sa consolation'. "
[guémara Taanit 11a]

A l'inverse, cette guémara enseigne qu'une personne qui se prive volontairement de nourriture pendant une famine (pour s'identifier à ceux qui souffrent) sera sauvée d'une mort violente, et quiconque se prive pour partager la souffrance de la collectivité méritera de partager son soulagement.

Sur ce sujet (b'h) : https://todahm.com/2017/07/25/5419

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+ "Lorsque le jugement vient sur le monde, l'homme ne doit pas chercher à ce que son nom soit mentionné en Haut devant Hachem, car si son nom est mentionné, ses péchés sont rappelés et [le Tribunal céleste] l'examine avec plus de rigueur."
[Zohar - Noa'h 69b]

Ainsi, il est préjudiciable de se couper du reste du peuple juif.

Par exemple, en priant avec la communauté, le mérite du groupe fait que la prière passe et soit acceptée.
Mais lorsque l'on prie tout seul : la prière se doit d'être parfaite et on examine si l'on est méritant.

De même, selon la guémara (Avoda Zara 4a), un individu ne peut survivre à la colère de D., mais le peuple dans son ensemble est capable d'échapper à Sa colère.

[En faisant partie d'un groupe, en étant utile à autrui, cela empêche de mauvais décrets de nous arriver : pour ne pas causer de préjudice aux autres par notre moindre implication, et parce que Hachem témoigne beaucoup plus de miséricorde envers la communauté.
Par contre, en restant isolé, nous ne bénéficions pas d'une telle protection. ]

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-> Le Maharal ('Hidouché Aggadot Kétoubot 68a) enseigne :
"Un homme qui en ignore [un autre ayant besoin de tsédaka] agit comme s'il n'était pas son frère et se sépare du peuple juif dont les membres forment une seule nation ...
Ainsi, s'il ignore le besoin de tsédaka et ne fait pas preuve de pitié envers d'autres juifs, il n'est pas considéré comme faisant partie du peuple juif."

-> La tsédaka peut se faire par de l'argent, par du temps, par de l'écoute, par des encouragements, ...

C'est impressionnant de voir les récompenses qui sont réservées à un acte nous obligeant à considérer tout juif comme son frère, comme faisant partie d'une grande famille (le lien de parenté ne peut pas être effacé!).
Plusieurs articles (b'h) sur ce thème : https://todahm.com/category/paracha/47-ree
Rester à l'écart dans sa bulle, c'est passer à côté de tellement de bénédictions, c'est passer à côté d'une vie juive.

On peut citer :
-> "La tsédaka est une des choses qui peut annuler un décret difficile au sujet d’une personne"
[guémara Roch Hachana 16b]

-> "3 choses annulent les mauvais décrets : la prière, la charité et le repentir"
[midrach Béréchit rabba 44,12]