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S’associer à Hachem

+ S'associer à Hachem :

"Dis aux Bné Israël qu’ils Me prennent une offrande (térouma) de la part de quiconque y sera porté par son cœur (yidvénou libo). Vous recevrez mon offrande" (Térouma 25,2)

-> Le rav Hirsch de Rimanov demande pourquoi le verset dit de dire au peuple juif de "prendre" des dons (vayik'hu li térouma), plutôt que de dire de "donner" des dons.
Il demande également ce que signifie le mot "li" (à Moi, Me). Rachi explique que cela signifie "li lichmi" (à Moi, pour Mon nom), ce qui signifie que les dons doivent être donnés léchem chamayim.
Si c'est le cas, demande le rav de Rimanov, pourquoi le verset lui-même ne dit-il pas simplement de prendre les dons "lichmi"?

Il répond en disant que lorsqu'un juif sert Hachem, il doit toujours garder à l'esprit qu'il ne le fait que pour Hachem, et non pour elle-même ou pour toute autre raison.
Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne la mitsva de donner la tsédaka.

Lorsqu'une personne fait un don à une cause, il est naturel qu'elle veuille s'en attribuer le mérite et se féliciter. Il est très facile pour un donateur de devenir hautain, orgueilleux.
Pour contrer cela, la Torah donne un conseil. Elle dit qu'il faut faire le don "li" (vayik'hou li), ce qui peut se traduire par "avec moi".
Hachem veut dire qu'Il doit être inclus comme partenaire dans le don. Le donateur doit reconnaître que c'est Hachem qui lui a donné la possibilité de faire la tsédaka, car Il est la source de tout argent.
Le donateur lui-même ne donne rien en réalité. Il agit plutôt en tant que partenaire d'Hachem pour distribuer les fonds.

Si une personne vit dans l'esprit qu'Hachem est avec elle lorsqu'elle donne la tsédaka, elle ne deviendra pas orgueilleuse. Cette personne sera un "yidvénou libo", elle donnera avec générosité parce qu'elle sait qu'elle ne donne rien qui lui appartienne vraiment.
Le mot "yidvénou" (יִדְּבֶנּוּ) peut être lu comme "yad banou", sa main est dedans, ce qui indique que celui qui donne de cette façon aura une main assez forte pour faire ce que Hachem veut et pour recevoir tout ce dont il a besoin pour lui-même.
En conséquence, la personne qui donne la tsédaka "prend" en réalité pour elle-même, car elle mérite toutes les bonnes choses grâce à ses dons charitables.

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