Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

-> "Ne réprimande pas un moqueur, de peur qu'il ne te haïsse ; réprimande un sage, et il t'aimera" (Michlé 9,8).
Cela signifie qu'il ne faut pas réprimander son ami de manière dégradante, en le traitant de moqueur ou de voyou, car il n'acceptera pas ta réprimande. Au contraire, dis-lui qu'il est sage et [que] se comporter ainsi est indigne de lui.
C'est le sens de "réprimande une personne sage". Cela signifie : fais de lui une personne sage. Alors il t'aimera, écoutera tes paroles et acceptera ta réprimande.
[Chlah Hakadoch - Kédochim - Torah Ohr n°19 ]

<--->

-> "Dis à la maison de Yaakov" : cela fait référence aux femmes ; "Et dis aux fils d'Israël" : cela fait référence aux hommes (Yitro 19,3 - Rachi).
Le Baal Hatourim écrit que, puisque la Torah a honoré les femmes en les mentionnant en premier, elles n'ont pas été tentées d'enlever leurs bijoux pour former le Veau d'or.
Il est possible que cela signifie que, puisque les femmes étaient élevées (grandes) à leurs propres yeux, elles n'ont pas commis de péché.
[Guilyon Shémouat HaLévi ]

-> Celui qui réprimande doit le faire avec des mots agréables. Cela signifie qu'il doit dire à chaque juif quelles sont ses qualités et d'où provient son âme, car en vérité, l'âme juive provient du Trône de Gloire.
[Et dites-leur] combien le Créateur se réjouit des mitsvot de chaque juif ... Cela élèvera l'âme juive de plus en plus haut ...
Une personne [qui réprimande de cette manière] est digne d'être un leader pour le peuple juif.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - 'Houkat ]

-> Le Baal Shem Tov avertissait souvent de ne pas réprimander les juifs pour leurs fautes, mais plutôt de louer leurs qualités et leur grandeur, et naturellement, ils s'éloigneraient de la faute et s'accrocheraient à un mode de vie positif.
[cela est valable vis-à-vis d'autrui et aussi par moment avec soi-même. ]

<--->

-> Ils ont dit que lorsque Aharon HaCohen sentait qu'une personne était mauvaise (racha) à l'intérieur, ou que les gens lui disaient qu'elle était mauvaise à l'intérieur et qu'elle avait commis des fautes, il la saluait paisiblement, lui témoignait de l'amour et lui parlait abondamment.
La personne devenait alors gênée et disait : "Malheur à moi, si seulement Aharon savait ce qui se cache dans mon cœur et la méchanceté de mes actions, il ne se permettrait même pas de me regarder, et il ne me parlerait certainement pas!
Cependant, de son point de vue, je suis une personne honnête. Je vais donc accepter ses paroles et ses pensées, et je vais revenir sur le droit chemin."
Elle devenait alors l'une des disciples qui apprenaient auprès de lui [Aharon].
[Rambam - Pérouch HaMichnayot - Avot 1,12 ]

-> La Iguéret léYedid suggère qu'Avraham a utilisé une tactique similaire lorsqu'il prêchait le monothéisme au monde. Lorsqu'il recevait des invités, il courait à leur rencontre et les traitait avec le plus grand respect ; il leur offrait des mets délicats et prenait grand soin d'eux. Lorsque ses invités voyaient le respect avec lequel Avraham les traitait, ils ressentaient une grande confiance en leur capacité à mieux se comporter, à aller à l'encontre de leur nature et à croire en Hachem.

<--->

-> Chacun doit dire : "Le monde a été créé pour moi." [guémara Sanhédrin 37a]
Rachi explique : "Je suis aussi important que le monde entier. Je ne me retirerai pas du monde avec une seule faute."

-> Le Nétivot Shalom explique le verset "Mon fils, ne sois pas dégoûté par la réprimande d'Hachem" (moussar Hachem béni al tim'as - Michlé 3,11) comme signifiant : "La réprimande d'Hachem (moussar Hachem) est : "tu es mon fils (béni), donc ne sois pas répugnant (al tim'as)"."
Cela signifie que nous devons reconnaître que nous sommes les enfants du Roi et nous abstenir de tout comportement indigne d'une telle royauté.
[Rabbénou Yona (Avot 3,14) enseigne également en ce sens. ]

Se perfectionner soi-même impacte tout le klal Israël

+ Se perfectionner soi-même impacte tout le klal Israël :

-> Celui qui veut réparer le général [le peuple juif] doit d'abord réparer le particulier [sa propre personne].
En se réparant soi-même, et en transformant sa propre substance, les autres [juifs] s'éveilleront naturellement à la repentance (téchouva), car ils sont inclus en nous.
Ensuite, on pourra facilement réparer notre génération et la transformer positivement.

C'est pourquoi la guémara (Arakhin 17a) dit : "Je serais surpris qu'il y ait quelqu'un dans cette génération qui puisse accepter la réprimande". En d'autres termes, si un orateur réprimande son auditoire et ne s'inclut pas lui-même dans ses paroles, il ne fera aucune impression sur lui.
[Toldot Yaakov Yossef - p.100a ]

La critique constructive

+ La critique constructive :

-> La paracha de Dévarim s’ouvre sur Moché Rabbénou qui réprimande le peuple juif en lui rappelant tous les moments où il a provoqué la colère d'Hachem.
Rachi explique que Moché s’est contenté d’évoquer les fautes des juifs afin de ne pas porter atteinte à leur honneur.

De même, rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan II,8) dit que nous devons prendre exemple sur Moché et veiller à ne formuler des critiques que d’une manière qui permette à la personne de se sentir bien dans sa peau. Sinon, nos critiques peuvent causer d’immenses dégâts.
À quoi ressemble donc une critique constructive?
Nous devons d’abord rappeler à l’autre ses qualité ; par exemple, qu’il est un saint juif, qu’il rend Hachem très heureux par tout ce qu’il accomplit en matière de Torah et de mitsvot, ...
Ensuite, nous pouvons lui expliquer que, puisqu’il est fondamentalement une très bonne personne, ses actes négatifs et ses erreurs ne reflètent en rien qui il est réellement ; il a donc la capacité de laisser ces choses derrière lui.

Ce type de critique renforce la confiance en soi et donne à la personne les moyens de changer.
De plus, lorsque nous nous livrons à un 'hechbon hanéfech et que nous confessons nos fautes devant Hachem, nous devrions adopter la même approche envers nous-mêmes. Le processus de téchouva peut être comparé au fait d’essuyer la saleté et la boue d’un diamant brillant.

Comment réprimander autrui (selon le rav de Berditchev)

+ Comment réprimander autrui (selon le rav de Berditchev) :

-> Il y a 2 façons d'inciter le peuple juif à accomplir la volonté d'Hachem.
La première consiste à parler de manière positive, en parlant à chaque juif de ses grandes qualités et de l'endroit où son âme a été taillée à l'origine. En vérité, chaque âme juive est taillée en-Haut, depuis le Trône de Gloire d'Hachem (une âme juive provient de l'intériorité de D., tandis qu'une non-juive provient de Son extériorité).
L'incitateur explique la grande satisfaction que D. reçoit, pour ainsi dire, grâce à l'observance des mitsvot par chaque juif.
Il explique la grande joie que tous les mondes éprouvent lorsqu'un juif réalise les mitsvot d'Hachem.
Par cette "réprimande", il incite le peuple juif à accomplir la volonté de D., en acceptant le joug céleste.

La deuxième façon d'admonester le peuple juif consiste à utiliser des termes durs et humiliants, jusqu'à ce qu'il se sente obligé d'accomplir la volonté de D.

La différence entre ces 2 approches est que lorsqu'une personne réprimande de manière positive, l'âme du juif s'élève de plus en plus.
La personne qui réprimande rappelle constamment la droiture et la grandeur du peuple juif, ainsi que l'influence considérable qu'il exerce sur le monde.
Une personne qui réprimande de cette manière est digne d'être un dirigeant juif. En revanche, celui qui réprimande le peuple juif avec des mots durs n'est pas de la même trempe.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - 'Houkat 20,8-12 ]

<--->

=> Il est plus efficace de réprimander les fauteurs en soulignant leur caractère et leur valeur exceptionnels, qu'en les fustigeant.

<--->

-> Il est à noter que dans ce même dvar Torah, le rabbi de Berditchev ajoute :
"Lorsque l'on motive le peuple juif de manière positive, en louant toujours sa grandeur et sa droiture, toute la création voudra, d'elle-même, s'adapter au peuple juif, afin de réaliser l'objectif pour lequel elle a été créée "pour l'amour d'Israël".
Cependant, lorsque l'on ne raconte pas et ne promeut pas la droiture du peuple juif, chaque entité créée doit être forcée de remplir le but pour lequel elle a été créée, c'est-à-dire d'accomplir la volonté du peuple juif."

Il développe cela magnifiquement dans l'épisode où Moché frappe le rocher dans le désert : https://todahm.com/2023/08/20/lepisode-du-rocher

Réprimander avec amour

+ Réprimander avec amour :

-> La guémara (Yoma 54b) écrit que lorsque les non-juifs sont entrés dans le Temple pour le détruire, ils ont vu les kérouvim (chérubins) s'enlacer.

Le Ritva note que les Bné Israël n'accomplissaient certainement pas la volonté d'Hachem à ce moment-là, alors pourquoi les kérouvim ne s'étaient-ils pas détournés les uns des autres?

-> Le Ri Migach (cité dans Shita Mékoubétsét Baba Batra 99a) répond qu'Hachem voulait offrir aux non-juifs un aperçu de Son amour pour le peuple juif, même avant la destruction.
[Peu importe ce que nous pouvons faire, Hachem a un amour inconditionnel, une proximité particulière, avec chaque juif! ]

-> Le rav 'Haïm Chmoulévitz (Si'hot Moussar 5731:26) adopte une approche différente.
La punition et la réprimande ne sont efficaces que si elles découlent d'un amour intense pour la personne qui les reçoit. Dans le cas contraire, la réprimande est impure et vouée à l'échec.
Ainsi, lorsque Hachem a puni les Bné Israël par la destruction du Temple (malgré de la patience et des avertissements préalables), les kérouvim étaient enlacés, démontrant l'amour absolu avec lequel Hachem nous réprimande.

=> Ainsi, même lorsqu'autrui, et à plus forte raison nos proches (enfants, conjoint) ... pousse notre patience à bout, avant toute réaction nous devons d'abord nous assurer que cela repose sur un amour intense, et non pas sur une blessure de notre orgueil, une vengeance de notre égo (ex: je vais avoir le dernier mot, tu vas voir de quel bois je me chauffe, tu sais qui JE suis, ...).

Il ne faut pas faire honte à ce qui existe, car tout a été formé avec la sagesse divine.
Ainsi, on ne doit pas déraciner une plante sans but, ni tuer une créature vivante sans raison.
[Ramak - Tomer Devorah chap.3]

<--->

-> Il faut respecter toutes les créatures, car on peut discerner en elles la marque du Créateur "qui a formé l'homme avec sagesse", toutes les créations contiennent en elles la sagesse de leur Créateur.
On doit les observer et constater qu'elles sont extrêmement dignes d'éloges.
S'il devait, à D. ne plaise, les critiquer, il insulterait l'honneur de leur Créateur. On peut comparer cela à un orfèvre qui façonne un récipient avec une grande sagesse et qui montre son travail à certaines personnes. Si l'une d'entre elles se mettait à insulter et à critiquer le vase, le sage se mettrait en colère, car elle insulterait sa sagesse en insultant son travail.
De la même manière, c'est un mal aux yeux d'Hachem lorsque nous faisons honte à Ses créations.
[Ramak - Tomer Devorah - chap.2]

<--->

-> La guémara (Taanit 20a) raconte que lorsque Rabbi El'azar ben Rabbi Shimon a réprimandé un homme extrêmement laid (qui, en fait, était Eliyahou haNavi déguisé - Rachi & Tossafot), l'homme a répondu : "Pourquoi ne vas-tu pas voir l'artisan qui m'a fait et ne lui dis-tu pas à quel point sa création est laide?"
Commentant cet incident, le Maharcha écrit que Eliyahou haNavi a réprimandé Rabbi El'azar parce qu'il est interdit de souligner un défaut dans n'importe quelle partie de la création.

-> "Les yeux d'Hachem sont sur les tsadikim" (éné Hachem él tsadikim - Téhilim 34,16)

Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan 98) explique que les tsadikim abordent le monde avec des "yeux Divins" = ils abordent toute la création d'une manière totalement différente de celle des autres. Ils sont capables de vivre avec la prise de conscience constante que chaque être humain, chaque animal, et même chaque insecte, regorge de la sagesse d'Hachem.

-> Le rabbi de Berditchev (Kédouchat Lévi - Toldot) écrit :
"Les tsadikim ne désirent la destruction d'aucune création, car ils voient la sagesse de leur Créateur en elle."

=> Les tsadikim cherchent à trouver la sagesse divine dans chaque création et ne souhaitent donc que le succès et la bénédiction de tout ce qui existe.
Si nous gardons cette idée à l'esprit, nous serons en mesure de trouver Hachem en toute chose et de réaliser la divinité dont nous sommes complètement entourés.

Réprimander autrui

+ Réprimander autrui :

-> Le rav de Klausenbourg recommandait, avant de réprimander quelqu'un, d'adresser une prière à Hachem de dire : "Je suis sur le point de faire quelque chose pour Ton honneur. Aide-moi à faire en sorte que mes paroles aboutissent à quelque chose de bénéfique et de durable."

-> Avant de réprimander quelqu'un, le rav 'Haïm de Palagi lui insufflait la compassion et la chaleur qui le caractérisaient. Une fois que la personne avait été réchauffée par ses mots, il la réprimandait rapidement et avec douceur.

-> Rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi - 'Houkat) écrit :
L'idéal est de corriger les autres avec des mots agréables.
Vous pouvez expliquer à chaque juif à quel point il est important et à quel point son âme est élevée, puisque toutes les âmes juives sont taillées dans un endroit plus élevé que le Trône de Gloire.
Vous pouvez leur parler de l'immense plaisir qu'Hachem éprouve à l'égard des mitsvot observées par chaque juif et de la joie illimitée qui existe dans tout le monde spirituel lorsqu'un seul juif observe les mitsvot d'Hachem.

<--->

-> Une personne est comme un diamant recouvert de poussière. Pour nettoyer la poussière, il ne faut pas utiliser une brosse dure, qui pourrait créer de petites rayures (critique sévère). Il faut plutôt essuyer la poussière de la pierre avec une brosse très douce (doux encouragement). Le diamant brillera alors plus intensément de jour en jour.
[rav 'Haïm Friedlander]

[lorsqu'une personne réprimande quelqu'un avec compassion, montrant ainsi qu'elle se préoccupe de l'âme de son frère, elle fait plaisir à Hachem.]

<--->

-> Ouvrez votre cœur et montrez votre angoisse à la personne que vous tentez de réprimander. Lorsqu'une personne fait une réprimande sensible, celle qui réprimande et celle qui reçoit la réprimande sont toutes deux bénies.
[Tana déBé Eliyahou rabba - chap.3]

La mitsva de la réprimande

+ La mitsva de la réprimande (to'hakha) :

-> "Tu dois sûrement réprimander ton prochain (litt. réprimandez, vous devez réprimander - hokhéa'h tokhia'h), et tu ne dois pas supporter le péché à cause de lui" (Kédochim 19,17)

-> Selon la guémara (Arachin 16b) :
D'où savons-nous que celui qui voit son prochain faire quelque chose de déshonorant est tenu de le réprimander?
C'est ce qui est écrit : "Réprimandez, vous devez réprimander." Si on l'a réprimandé et qu'il n'a pas écouté, on en déduit qu'il faut retourner le réprimander à nouveau.

-> Le Rambam (Sefer haMitsvot - commandement positif n°205) écrit :
Il nous a ordonné de réprimander un pécheur ou celui qui voudra pécher, et de l'arrêter verbalement.
[...]
Il ne nous est pas permis de dire : "Je ne pécherai pas ; et si quelqu'un d'autre pèche, c'est entre lui et Hachem". Cette [attitude] est contraire à la Torah.
Au contraire, il nous est commandé de ne pas transgresser, ni de permettre à un autre juif de transgresser.
Si une personne se prépare à transgresser, chaque individu est tenu de l'avertir et de l'empêcher de transgresser.

-> Rabbénou Yona (Chaaré Téchouva - chaar I,50) enseigne :
Il est écrit : "Tu dois sûrement réprimander ton prochain et tu ne dois pas supporter le péché à cause de lui". Nous voyons que celui qui ne le réprimande pas sera puni à cause de ses péchés.

-> Selon le Chla haKadoch (Vavé Ha'amoudim - chap.27) :
La réprimande est un commandement positif, comme il est écrit : "Tu dois sûrement réprimander ton prochain." Il s'agit d'une mitzvah extrêmement importante (raba bim'od).

-> Selon le rav 'Haïm de Volozhin (Roua'h 'Haim - Pirké Avot 2,1) :
Tout le monde pense que la mitsva de la réprimande (to'hakha) n'a été commandée qu'aux orateurs et aux rabbins. La vérité est que [cette attitude] est corrompue, puisque cette mitsva [incombe] à chaque juif. Même une personne simple qui observe un mauvais trait de caractère chez son ami doit le réprimander.

-> Le Pélé Yoets (394) écrit :
Faire des reproches est l'un des 248 commandements positifs, comme il est écrit (Vayikra 19:17) : "Tu réprimanderas ton prochain et tu ne dois pas supporter le péché à cause de lui"
Chaque juif est tenu de respecter cette mitsva.
Ce n'est pas comme le pensent de nombreux ignorants que cette mitsva n'a été donnée qu'aux érudits de la communauté. Au contraire, chaque personne juive est tenue de réprimander son collègue lorsqu'elle le voit pécher ou négliger une mitsva.
Cette obligation pèse davantage sur les gens ordinaires, car leurs paroles peuvent avoir un impact plus important que celles de l'érudit. Lorsque l'érudit corrige les gens, ils peuvent répondre : "Personne d'autre ne peut se montrer à la hauteur de cet érudit vertueux ..."
De plus, le savant n'est généralement pas à proximité des masses pour observer leurs actions. Ce n'est pas le cas de ceux qui font partie des cercles sociaux d'une personne. Lorsqu'un collègue fait un reproche, il doit dire : "Mon frère, ne fais pas le mal. J'ai aussi [très] envie de faire ce que tu fais, mais j'ai peur de pécher et de subir le jugement d'Hachem. Pourquoi ne pas nous préoccuper de l'honneur de notre Créateur ... et de notre propre destruction?"
Quand on s'exprime avec des mots comme ceux-là, ils ont un impact.

<--->

-> La guémara (Shabbath 119b) nous rapporte :
Jérusalem n'a été détruite que parce que [les habitants] ne se sont pas réprimandés les uns les autres.

-> Le Noa'h Weinberg fait remarquer :
Une réprimande révèle l'expression de la réalité qui nous regarde droit dans les yeux.

<--->

-> Il est écrit dans la guémara (Arachine 16b) :
Rabbi Tarfon a dit : "Je serais étonné qu'il y ait quelqu'un dans cette génération qui accepte les réprimandes, car si on lui dit : "Enlève le grain d'entre tes yeux", il répondra : "Enlève la poutre d'entre tes yeux"!"
Rabbi Elazar ben Azaria a dit : "Je serais stupéfait qu'il y ait quelqu'un dans cette génération qui sache délivrer une réprimande !".

-> Le 'Hazon Ich (Yoré Déa 2:28) enseigne :
[Le Chafetz Chaim] a écrit à la fin du Séfer Ahavat 'Hessed au nom du rav Molin qu'il existe une mitsva d'aimer les réchaïm pour cette raison [qu'ils sont considérés comme irréprochables].
Il cite la réponse du Maharam Lublin selon lequel pour nous [dans le monde d'aujourd'hui, quelqu'un qui a fauté, même s'il a été réprimandé, doit être considéré] comme s'il n'avait pas encore reçu de réprimande, car nous ne savons pas comment réprimander et nous considérons donc [ceux qui ont pu fauter] comme s'ils étaient irréprochables.

-> Il est écrit dans Michlé (10,20) :
La langue du juste est de l'argent de choix ; le cœur du racha vaut peu.

-> Le Gaon de Vilna (sur Michlé 10,20) commente :
Je serais étonné qu'il y ait quelqu'un dans cette génération qui sache faire une réprimande, car [un fauteur] n'écoutera pas si quelqu'un le châtie durement et le dénigre en disant : "Comment as-tu pu faire cela..." et le dénigre ainsi.
En revanche, le juste qui sait réprimander vient avec des mots positifs et attire les gens vers la Torah lorsqu'ils l'écoutent, car tout le monde attend avec impatience [d'entendre parler d'éthique et de Torah de sa part] comme Aharon qui aimait la paix et la recherchait et les rapprochait de la Torah.
C'est [ce que le verset veut dire lorsqu'il compare la langue des justes à] de l'argent de choix. Tout comme tout le monde court après l'argent de qualité, tout le monde court après la langue réprobatrice du juste, car tout le monde accepte [la réprobation] de sa part et il est agréable aux gens.

-> Le Rambam (Hilkhot Déot 6,8) écrit :
Au début, une personne qui fait des reproches à son prochain ne doit pas lui parler durement jusqu'à ce qu'il en soit gêné ... C'est ce que nos Sages ont dit : "Devrais-tu le réprimander au point que son visage change de couleur?" La Torah dit : "Tu ne dois pas supporter un péché à cause de lui" = de cela, nous apprenons qu'il est interdit à une personne d'embarrasser un [autre] juif.

[d'une certaine façon de même que la mitsva de l'étrog faite sur un étrog volé n'a pas de valeur (mitsva faite sur le dos d'une avéra), de même lorsqu'on fait la mitsva de réprimander en faisant du mal intérieur à autrui, cela n'a pas plus vraiment de valeur.
Ainsi, à l'image d'une opération où l'on va prendre de grandes précautions pour ne pas faire mal à une personne, de même nous devons être très délicat, lui dire des paroles d'appréciation, d'encouragement, attendre le bon moment, pas devant tout le monde, ... pendant qu'on l'opère (notre réprimande).
Si autrui est à la moindre blessure à son amour-propre, alors l'opération aura ratée. ]

-> Le Or'hot Tsadikim (chaar aava) enseigne :
Il y a beaucoup à gagner à s'engager auprès des autres avec affection et amitié. Il y a un bénéfice pour ce monde et un bénéfice pour le monde à Venir ...
Le bénéfice pour le monde à Venir est que lorsqu'une personne est aimée de tous, elle acceptera ce qu'elle a à dire et elle aura la capacité de la réprimander pour qu'elle s'amende.

-> Selon le Tiféret Israël (sur Pirké Avot 1,12) :
lorsque vous réprimandez les gens, veillez à protéger leur amour-propre. Il ne doit pas être prononcé avec colère mais avec douceur et encouragement, comme un père qui est miséricordieux avec son fils.
C'est le seul moyen de rapprocher les gens de la Torah, car une personne n'acceptera pas les conseils de quelqu'un qui la déteste. Il n'écoutera qu'une personne [dont il sent] qu'elle l'aime et se soucie de lui.

-> Selon le rav 'Haïm de Volozhin (Kéter Roch 143) :
La réprimande ne doit pas être prononcée avec dureté, car les mots durs ne sont pas pris en compte.
Elle doit plutôt être exprimée avec douceur. Si une personne est totalement incapable de parler doucement, elle est dispensée de donner une réprimande

-> Le rav El'hanan Grunberger commente :
L'objectif de la réprimande est d'aider les juifs à améliorer leur vie en corrigeant leurs erreurs et en les rapprochant de la Torah et des mitsvot. Puisqu'il existe différentes manières d'y parvenir, il faut évaluer si délivrer la réprimande est, en fait, la manière la plus efficace d'atteindre le résultat souhaité.
Si une personne n'est pas en mesure de remplir les conditions pour délivrer la réprimande, un sourire chaleureux, une conversation agréable ou une invitation pour le Shabbat peuvent également permettre d'atteindre le but ultime du kirouv.
[parfois en faisant une remarque indirecte (ex: je viens d'apprendre qu'il faut mieux ...), en montrant l'exemple, ... peuvent permettre d'éviter de blesser l'autre. ]

-> Il est écrit dans les Chéélot ou Téchouvot du Avné Nézer (Yoré Déa - 127) :
S'il est évident que [le celui qui a fauté] ne tiendra pas compte [de la réprimande] et qu'il transgressera de toute façon, alors il n'y a pas de concept de responsabilité entre juifs. Il est donc interdit de le réprimander car cela ne fera qu'augmenter sa responsabilité en matière de punition.
[avant il fautait sans le savoir, maintenant il faute en sachant que c'est interdit, ce qui est plus grave. Ainsi, il faut mieux ne rien dire si on sait qu'il ne va pas changer. Plutôt prions Hachem pour cela, et laissons la porte ouverte au cas où il soit un jour davantage réceptif. ]

<--->

-> Selon le midrach (Béréchit rabba 54,3) :
Rabbi Yossi bar 'Hanina a déclaré : "La réprimande mène à l'amour, comme il est dit : 'Réprimande le sage et il t'aimera' (Michlé 98)".
C'est l'approche de Rabbi Yossi bar 'Hanina qui a déclaré : "Tout amour qui n'est pas accompagné de réprimande n'est pas vraiment de l'amour."
Reich Lakich a dit : "La réprimande mène à la paix ... toute paix qui n'est pas accompagnée de réprimande n'est pas la paix."

Le rav El'azar Grunberger explique : Pourquoi selon Rabbi Yossi bar 'Hanina, l'amour dépend-il de la composante de la réprimande? L'explication doit être que le véritable amour que l'on porte à autrui exige de toujours veiller à son bien-être et à son amélioration, ce qui conduirait inévitablement à une réprimande constructive, augmentant ainsi l'amour entre eux.
[on doit faire attention à ce que notre réprimande soit 100% pour le bien d'autrui, et non pas motivé par une envie de supériorité (inconsciemment on peut penser : lui n'agit pas bien, donc moi je suis quelqu'un de bien (car mieux que lui), et en plus je fais des réprimandes! L'être humain aime bien abaisser l'autre, pour mieux se sentir plus relevé. Cela est plus simple que de faire les efforts pour s'améliorer soi-même, et surtout on n'a pas tous les mêmes domaines sur lesquels on doit travailler son caractère. ]

-> Le Rambam (Hilkhot Déot 6,7) écrit :
Lorsque quelqu'un fait des reproches à son prochain, que ce soit à cause d'un [tort commis] contre lui ou à cause d'une affaire entre son prochain et D., il doit le réprimander en privé. Il doit lui parler avec patience et douceur, en l'informant qu'il ne fait ces déclarations que pour le bien-être de son collègue, pour lui permettre de mériter la vie du monde à venir.

-> Le rav Yaakov Kamenetsky (Emet léYaakov - Vayétsé 29,11) enseigne :
Celui qui fait une réprimande doit aimer celui qui a fauté au moment où il le réprouve.
Nous ne pouvons pas réprimander un pécheur lorsque cela l'humilie ... il ne s'agit pas seulement d'une violation de l'embarras des autres, mais une telle réprimande ne constitue même pas un accomplissement de la mitsva de réprimande, puisqu'elle n'a pas été prononcée par amour.
[ainsi la mitsva de réprimande doit être basée sur l'amour, l'attention et la considération pour la personne à laquelle on s'adresse, sinon elle n'en est pas (voir ça peut être une avéra de blesser autrui). ]

-> Selon le 'Hazon Ich (Yoré Déa 2:16)
Dans la situation actuelle (où notre génération à beaucoup baissée spirituellement par rapport aux précédentes), nous sommes obligés de ramener [les non-observants] à la lumière [de la judaïcité] avec des "liens d'amour" au mieux de nos capacités [ce qui est le moyen approprié de réparer le monde à notre époque].

[ainsi, à notre génération à la différence de par le passé, il faut approcher les réprimandes avec beaucoup d'amour, plutôt qu'une remontrance sévère.]

<----------->

-> b'h, également sur le sujet de la réprimande : https://todahm.com/2021/09/10/la-reprimande

Quand quelqu'un explique la Torah et accomplit les mitsvot d'une manière agréable, ses paroles de réprimande sont écoutées.
Quand il conseille ou instruit les gens, ils acceptent ce qu'il dit. Quand il tente d'établir la paix entre des rivaux, ils écoutent ses suggestions et il n'est pas ignoré.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Noa'h 10,4 ]

Hachem punit quiconque médit des juifs.
[Méam Loez - Dévarim 1,1]

<--->

-> La Torah souligne que quiconque invoque une malédiction sur le peuple juif se maudit lui-même.
[Méam Loez - Balak 23,7]

-> En créant le monde, Hachem n'a pas pris en compte les nations du monde, c'est-à-dire qu'il n'a pas créé le monde pour elles. Au contraire, le monde a été créé uniquement pour le peuple juif.
Par conséquent, comment est-il possible de maudire une telle nation, pour laquelle le monde entier a été créé?
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Balak 23,9 ]

<--->

+ b'h, voici 4 exemples d'illustres personnes :

-> 1°/ [Peu avant sa mort, au début de la paracha Dévarim, Moché a réprimandé le peuple juif.]
Moché craignait de les réprimander car il se dit : "Lorsque j'ai voulu faire jaillir de l'eau du rocher, je les ai réprimandés en disant : Ecoutez, rebelles! (Bamidbar 20,10). Hachem a été mécontent de moi et a décrété que je n'entrerai pas en terre d'Israël".
En effet, [il existe une règle dans ce monde : ] Hachem punit quiconque médit des juifs. [cela est valable même pour Moché!]

<--->

-> 2°/ Yéchayahou a été puni d'avoir dénigrés les juifs en les qualifiant de "peuple aux lèvres impures" (Yéchayahou 6,5). Le prophète déplorait que les juifs aient souillé leur bouche par leurs paroles.
Yéchayahou avait vu par prophétie D. assis, pour ainsi dire, sur un trône haut et élevé et des anges se tenant de bout devant Lui Le louaient en disant la kédoucha (Yéchayahou 6,2).
Le prophète dit "Malheur à moi! Je vais mourir car je suis un homme aux lèvres impures et je me trouve parmi un peuple aux lèvres impures. C'est comme si j'avais vu D. dans un lieu impur!"
Yéchayahou a été puni d'avoir médit des juifs et de les avoir appelé un peuple aux lèvres impures.
[il est rapporté que pour éviter que le roi Ménaché soit coupable de meurtre en voulant le tuant, Yéchayahou a prononcé l'un des Noms de D. et fut englouti par un cèdre.
Ménaché a ordonné qu'on apporte le cèdre et ses hommes se sont mis à le raboter. Lorsque le rabot a atteint sa bouche, le prophète Yéchayahou a rendu l'âme.
Hachem dit : "Que la bouche qui a médit des juifs soit retranchée".]

<--->

-> 3°/ Pour la même raison, Hachem a retiré le don de prophétie à Eliyahou.
D. était apparu au prophète Eliyahou lorsqu'il fuyait Izével. En effet, la femme du roi A'hav cherchait à tuer Eliyahou car il avait assassiné les prophètes du Baal. Alors qu'il se trouvait dans une grotte du désert, D. l'a appelé : "Que fais-tu là, Eliyahou" (Méla'him I 19,9).

Hachem savait bien que le prophète fuyait Izével. Eilyahou aurait donc dû répondre : "Tes enfants, les descendants d'Avraham, Its'hak et Yaakov ont fait Ta volonté dans le monde".
Cependant, il a dit : "J'ai été zélé pour Hachem, D. des Armées célestes, car les juifs ont abandonné Ton alliance. Ils ont abattu Ton autel et tué Tes prophètes par l'épée. Je suis resté seul et ils cherchent à prendre ma vie (Méla'him I 19,10).

Hachem dit à Eliyahou : "Lorsque Je suis descendu sur le mont Sinaï pour donner la Torah à Israël, des myriades d'anges qui M'ont accompagné cherchaient à obtenir le bien pour Israël. Et toi, pourquoi as-tu parlé d'Israël de cette façon?"

Hachem a attendu 3 heures puis a réapparu à Eliyahou et a demandé : "Que fais-tu là, Eliyahou?".
Il a répondu : "J'ai été zélé pour Hachem, D. des Armées célestes car les juifs ont abandonné Ton alliance".

Hachem lui a dit :
"Tu as calomnié les juifs, ainsi Je ne veux pas que tu prophétises pour Mes enfants. Je désignerai Elicha fils de Chéfat, comme prophète à ta place.
Puisque tu as diffamé Mes enfants et dit qu'ils on abandonné Mon alliance, tu devras être présent chaque fois que Mes enfants maintiendront l'alliance en circoncisant leurs nouveaux-nés. Que la bouche qui a dit : 'Ils ont abandonné Ton alliance' témoigne que Mes enfants accomplissent la circoncision avec joie!"

Lors d'une circoncision, D. convoque toutes les Armées d'en Haut et leur dit : "Voyez quels enfants J'ai créé dans le monde! Ils accomplissent le commandement de la circoncision avec tant de joie".
A ce moment-là, Eliyahou vole depuis les cieux et arrive à la cérémonie. On a donc coutume de préparer une chaise en l'honneur de Eliyahou haNavi venu assister à la circoncision.

On doit annoncer : "Voici la chaise du prophète Eliyahou!" (zé kissé chel Eliyahou haNavi). Si on ne dit pas cette phrase, Eliyahou ne vient pas.
Après la circoncision, il retourne en Haut et témoigne devant D. qu'Israël observe ce commandement.

De même, chaque samedi soir, Eliyahou s'assoit sous l'arbre de la Vie au Gan Eden et inscrit toutes les bonnes actions que les juifs ont accomplies pendant toute la semaine.

<--->

-> 4°/ Le midrach raconte que rabbi Abahou et rabbi Chimon ben Lakich allaient entrer dans une ville.
Rabbi Abahou dit à rabbi Chimon ben Lakich : "Pourquoi veux-tu entrer dans cette ville? Tous ses habitants sont méchants et arrogants".
Rabbi Chimon ben Lakich descendit de son âne, prit du sable, l'introduisit dans la bouche de rabbi Abahou et le réprimanda : "D. n'aime pas celui qui médit de Ses enfant! Les juifs ressemblent à un homme qui voyage à travers les montagnes et attrape un fort coup de soleil. En rentrant chez lui, il applique toutes sortes d'huiles sur son visage et retrouve sa couleur.
Même si les juifs fautes, lorsqu'ils se repentent, ils redeviennent blancs et sont débarrassés de leurs fautes. Hachem se rapproche d'eux à nouveau".

=> ainsi Hachem s'irrite lorsque l'on médit de tout le peuple, mais il est également contrarié si l'honneur d'un seul juif est bafoué.
On s'habituera donc à toujours dire du bien des juifs et Hachem nous récompensera en nous élevant.

<----------------------->

+ Si une personne se maudit, un groupe d'anges destructeurs appelés "oreré yom" (ceux qui maudissent de jour) prennent cette malédiction et la font se réaliser comme si la personne s'était elle-même causé du mal.
Outre le mal qu'elle s'inflige à elle-même, elle cause du tort au monde entier car sa malédiction peut toucher d'autres personnes.
[...]
On devra veiller à ne pas maudire son épouse. Cela revient à se maudire soi-même car elle est comme sa propre personne.

"Garde ta langue du mal" (Téhilim 34,14) ...
Ce verset interdit de maudire qui que ce soit. Si quelqu'un nous a fait du mal, il faut prier D. de le faire changer d'attitude et de l'amener à bien agir.
Quand un homme maudit son prochain, en Haut on ouvre ses livres de comptes et on les examine pour voir s'il mérite que sa malédiction soit acceptée et que son prochain soit puni.
Si, après examen, on découvre qu'il ne le mérite pas, la malédiction est retournée contre celui qui l'a proférée. Au lieu d'être dirigé contre son prochain, elle atteint celui qui l'a prononcée ainsi que ses enfants.
Ainsi ne faut-il jamais prononcer de malédiction.

Rabbi Tarfone disait souvent : "Que je perde mes fils si ce n'est pas comme je le dis!"
Plus tard, rabbi Yéhouda haNassi a fait des recherches et a découvert qu'aucun des fils de rabbi Tarfone n'avait survécu. Seule une fille était restée en vie.
Voilà la conséquence de ses paroles bien que rabbi Tarfone eût toujours dit la vérité.
Il n'est donc pas bon de jurer sur la vie de ses enfants, même pour dire la vérité, car nos enfants sont une partie de notre âme. Le roi Salomon disait : "Quiconque garde sa bouche et sa langue garde son âme des malheurs" (Michlé 21,23).
Garder sa bouche des serments, c'est protéger son âme. La Torah nous recommande : "Sois vigilant et prends bien garde à ton âme".
[Méam Loez - Vaét'hanan 4,9]

<------------------->

-> Ne calomnie pas ton peuple. Ne médis pas de lui.
[Baal Chem Tov]

-> Ne te moque pas de D.
Ne te moque pas de toi.
Ne te moque pas des gens.
[rabbi Acher de Stretyn]