Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Le concept fondamental sur lequel travailler consiste à prendre de plus en plus conscience de la valeur de l'au-delà (monde à Venir - éternel), et à réaliser combien notre monde actuel (éphémère) a peu à offrir en comparaison.
En intériorisant cette attitude, vous ne laisserez ni les considérations physiques ni les préoccupations matérielles dicter vos actions dans la vie.
[rav Yé'hezkel Levenstein ]

Il faut savoir que l'on ne sera jamais satisfait si l'on n'accorde pas une attention particulière à ce que réclame son âme. Ce n'est qu'alors que l'on parviendra à servir Hachem avec un sentiment de bonheur véritablement profond.
[rav Avraham Kook - Orot haTorah 9,12 ]

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-> Le rabbi de Berditchev (Kédouchat Lévi - Tétsavé) explique que le plus haut niveau de plaisir dans ce monde provient de la chlémout (la complétude), qui est ce que le Maharal (Déré'h 'Haïm 6,2) écrit génère la joie.
[le rav Akiva Tatz dit que la joie c'est le sentiment d'être en phase entre ce que l'on doit faire (les besoins divins/spirituels de notre âme), et ce qu'on fait réellement. C'est cet état de complétude, nous exprimons pleinement notre intériorité à l'extérieur. ]

Lorsque nous ouvrons un livre pour étudier [la Torah] avec le désir ardent de nous rapprocher d'Hachem, nous libérons notre esprit de son attachement à la fausse beauté du monde matériel et commençons à percevoir la véritable grâce de chaque mitsva que nous accomplissons.
Cela transforme complètement nos vies. La sagesse pure de la Torah nous aide à trouver Hachem partout où nous allons dans le monde matériel.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,1 ]

Tant que le corps court après les désirs de ce monde, l’âme s’éteint et ne brille pas.
Si une personne ouvrait les yeux et orientait son cœur vers le service d'Hachem, l’âme brillerait et son influence et son effet sur le corps seraient manifestes.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,10-13 ]

Yétser ara & matérialité

-> Chaque être humain possède deux penchants, ou deux forces motrices : un penchant vers le bien (yétser atov) et un penchant vers le mal (yétser ara).
Le yétser ara ne souhaite que nous fassions le bien, comme accomplir la volonté d'Hachem.
Le yétser ara, bien qu’il s’agisse de la mauvaise inclination, ne souhaite pas nécessairement que nous fautions. Son but et son intérêt sont que notre moi physique se livre aux plaisirs de ce monde et en profite.
Et plus nous nous adonnons aux plaisirs physiques (matériels) que le monde a à offrir, moins nous serons sensibles et ouverts à la spiritualité et à la divinité.
Si nous parvenons à convaincre le yétser ara que le plaisir véritable et éternel se trouve dans la parole d'Hachem et que les plaisirs physiques sont futiles et éphémères, notre yétser ara deviendra une force motrice dans la quête de la spiritualité.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 9 ]

Etre heureux & la matérialité

+ Etre heureux & la matérialité :

-> Le rav Eliyahou Dessler nous enseigne que ce monde est merveilleux, mais c'est nous qui nous retirons de ce lieu de joie, comme l'enseignent nos Sages (Pirké Avot 4,28) : "La jalousie, le désir illicite et l'honneur éloignent l'homme du monde".
Par nous-même, on se place dans une réalité où il est difficile d'être joyeux.

"Qui est riche? Celui qui est heureux de son sort" (Pirké Avot 4,1).
Le rav Dessler écrit : "le bonheur ne découle pas de la richesse matérielle. Seul celui qui se concentre exclusivement sur sa richesse spirituelle peut devenir [vraiment] joyeux, et d'aucune autre manière".

-> Le rav Eliézer Menachem Mann Shach (béMé'hitsatam) a un jour demandé : "Comment une personne peut-elle être heureuse de son sort alors que nos Sages disent que tout le monde désire le double de ce qu'il possède réellement?"
Il a répondu que "cela fait en réalité référence à une personne qui n'a rien, c'est-à-dire qui n'a absolument aucune attente de ce monde. Seule une telle personne peut être vraiment heureuse."

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-> Le rav Moché Sternbuch (Téchouvot véHanhagot 5,222, p.323) se souvient avoir souvent entendu des personnes non religieuses affirmer avec condescendance que la Torah ne nous permet pas de profiter du monde, avec toutes nos restrictions et interdictions.
Il s'est exclamé : "Au contraire, c'est là la joie d'un juif pratiquant, qui est capable de profiter des plaisirs spirituels du monde d'Hachem sans être entravé par le cliquetis constant des chaînes du matérialisme."

-> Comme nous l'avons appris du rav Dessler, il n'y a aucune joie véritable et durable dans le monde matériel. Mais le monde spirituel de la Torah, des mitsvot et des bonnes actions apporte véritablement à la fois le bonheur dans ce monde et l'éternité dans l'autre.
(notre moi intérieur [âme] ressent ce plaisir, le fait de faire et d'être là où il faut, et elle est heureuse).

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-> Le rav Yaakov Yossef de Polnoy (Tsafnat Panéa'h p.74) enseigne que : "l'homme a la capacité de percevoir ce qui apporte la vraie joie parce que "Hachem a fait l'homme droit" (Kohélet 7,29). Cela lui permet d'apprécier la Torah et les mitsvot qu'il étudie et accomplit, car il a été créé pour apprécier ces actes célestes".

-> Le rav Aharon de Karlin (Beir Aharon - p.162) explique que les mots "ils seront rassasiés et jouiront de Ta bienveillance" (yitbéou véyit'anégou mitouvé'ha), que nous prononçons dans la prière du Shabbat, impliquent que tout le plaisir que l'homme tire de la satisfaction de ses désirs [matériels] disparaît rapidement, dès que le plaisir éphémère est terminé.
Seules les mitsvot continuent à procurer du plaisir et de la joie même après que nous avons accompli l'action elle-même.

-> Le rav Moché de Kobrin averti également que "l'âme juive provient du monde du plaisir sublime. Si elle ne se voit pas accorder les plaisirs éternels de la Torah et des mitsvot auxquels elle aspire, elle cherchera malheureusement ses plaisirs ailleurs, dans l'abîme des divertissements mondains".

-> Le rabbi d'Ichbitz (le Mé haChiloa'h - dans Beit Yaakov - Kédochim) déclare : "Il n'y a en réalité aucune joie à tirer des activités mondaines (liées à ce monde), car elles disparaissent si vite qu'elles ne peuvent même pas être considérées comme des sources de bonheur".

-> Le Sfat Emet (Dévarim, p.232) souligne que "puisque l'âme est une entité éternelle et le corps une entité éphémère, seules les sujets relatifs à l'âme peuvent procurer de la joie. Les sujets qui touchent exclusivement le corps ne peuvent mener qu'à la tristesse. C'est pour cette raison que nous éprouvons de la joie le jour du Shabbat, car nous avons reçu la néchama yétéra, l'âme supplémentaire, qui nous élève à un état d'extase."

-> Le rabbi de Sochatchov (Shem miShmouel - Toldot, p.92) poursuit sur le thème de la joie du Shabbat en expliquant le concept selon lequel, le Shabbat, nous avons le sentiment que "tout notre travail est accompli". Il explique que "ce n'est pas une ruse, car puisque [en ce jour] nous avons été élevés à un niveau purement spirituel, rien de corporel (matériel) n'a d'importance et c'est en effet comme si tout était entier et complet (d'où la joie). Nous n'avons besoin de rien d'autre que de la beauté spirituelle du Shabbat."

Notre relation excessive avec la matérialité

+ Notre relation excessive avec la matérialité :

-> Lorsque Hachem a formé Adam, il est dit : "Hachem a formé Adam à partir de la poussière de la terre, et Il a insufflé dans ses narines le souffle de vie" (Béréchit 2,7).
Rachi explique : "Il l'a créé à partir de matière terrestre et de matière céleste : le corps à partir de la terre et l'âme à partir des cieux".

-> Le Tiféret Israël (13,4) explique : "l'âme ne peut exister dans le monde sans un corps qui est comme un vêtement pour l'âme".
Ainsi, nous devons saisir notre véritable essence (âme divine), comprendre à quel point nous sommes grands et à quel point nous pouvons devenir grands.
Le corps n'est rien de plus qu'un vêtement qui nous aide à accomplir les mitsvot (dans ce monde matériel).

-> Le Ram'hal (Mesillat Yécharim - chap.1) enseigne que l'âme est irrésistiblement attirée par Hachem, comme le fer est attiré par un aimant.
Une personne est attirée par la sainteté avec une force incroyable ; il n'y a rien qu'une personne désire véritablement, plus que s'attacher à Hachem. Cependant, tout la matérialité créée une barrière qui dissimule cette force, entravant l'envie innée.
Lorsqu'un individu se plonge profondément dans les activités mondaines et s'immerge dans la matérialité, il recouvre en fait le fer de son âme de diverses formes de saleté collante. Cette accumulation agit comme un obstacle, entravant l'attraction naturelle de l'âme et son désir profond de se connecter à Hachem.

-> L'homme qui désire la vie ne surmontera pas ses pulsions par la force ; il les surmontera en se contentant de peu, en mangeant et en buvant moins qu'il n'en a, et aussi en ce qui concerne ses vêtements et sa maison ... il ne recherchera pas le luxe.
[Pélé Yoetz - Mosarot ]

-> Vaincre le yétser ara est sans aucun doute difficile, mais il existe une "astuce" pour y parvenir. Au lieu d'exercer toute sa force dans une lutte constante contre la mauvaise inclination, on peut simplement restreindre son désir pour les plaisirs mondains. En ne se laissant pas accabler par un matérialisme excessif, le yétser tov prendra naturellement le dessus.
On peut comparer cela à un ballon d'hélium attaché à un poids. Le ballon a le potentiel de s'élever à de grandes hauteurs, mais il est retenu par le poids. Enlevez le poids, et le ballon s'élève sans effort vers de nouveaux sommets sans aucune aide extérieure.
Lorsque notre attention se porte sur notre véritable essence, au-delà des couches superficielles de peau, de sang et de chair qui constituent notre être extérieur, nous pouvons nous élever à des hauteurs inégalées et éprouver un plaisir indescriptible.
[rav Lipschitz]

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-> Toute l'épreuve de l'homme dans ce monde consiste à conquérir et à surmonter tous ses désirs animaux en l'honneur d'Hachem. Cela apporte à l'homme un véritable plaisir et une véritable satisfaction.
Et de cette manière, il sacrifie littéralement son âme à Hachem parce qu'il sacrifie son corps et ses désirs.
[Bé'er Mayim 'Haïm - Vayikra ]

-> Chaque personne a une âme animale (néfech béémit) et une âme intellectuelle (néfech chikhlit).
L'âme animale désire manger beaucoup, rechercher l'honneur, ... L'âme intellectuelle aspire à quelque chose de plus élevé, à se connecter à Hachem.
L'épreuve dans ce monde consiste à dompter l'âme animale, à minimiser ses désirs corporels et à rechercher plutôt les aspirations de l'âme à se rapprocher d'Hachem.

"Si l'un d'entre vous apporte (adam ki rak'riv mikèm) une offrande à Hachem provenant d'un animal (min abééma)" (Vayikra 1,2)
Il est dit "mikèm" (parmi/d'entre vous) et "min abééma" en référence à l'âme animale qui réside en nous, que chaque personne doit sacrifier pour Hachem.
[en domptant son âme animal intérieure, on se perfectionne, permettant à notre âme divine de s'élever. ]

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-> "Tu aimeras Hachem ton D. de tout ton cœur, de toute ton âme et de tous tes biens" (Vaét'hanan 6,5).

-> Le Sfat Emet (Vaét'hanan) explique :
"Les commentateurs, au nom du Rambam, s'interrogent sur le commandement d'aimer Hachem et les mitsvot similaires. Comment peut-il y avoir un commandement qui dépende de la nature d'une personne? (peut-on nous imposer un sentiment d'aimer Hachem)
En réalité, la question elle-même est la réponse, et cela nous enseigne que chaque juif porte en lui l'amour d'Hachem de tout son cœur et de toute son âme ; seulement, cet amour est enfoui au plus profond du cœur et c'est avec de la volonté et du désir que l'on peut le trouver."

-> L'amour pour Hachem est inscrit dans le cœur de chaque juif.
Il suffit que la personne ne soit pas infectée par les désirs (pour le plaisir matériel - taavot) et l'amour du mal, car c'est à travers cela que le véritable amour de Hachem est caché.
[Sfat Emet - Nitsavim ]

-> Un jour, lorsque rabbi Avraham Shlomo Brim, connu sous le nom de rabbi Avraham Ostralenker, vint voir le Sfat Emet, ce dernier se tourna vers lui et lui demanda : "Rabbi Avraham Shlomo, voulez-vous être juif?"
"Oui", répondit-il.
"Voulez-vous vraiment être juif?" demanda à nouveau le Sfat Emet.
"Oui », s'écria passionnément Rabbi Avraham Shlomo.
"Voulez-vous vraiment être juif et 'hassidique?" continua le rabbin.
"Oui!" s'écria rabbi Avraham Shlomo de toutes ses forces.
Le Sfat Emet le regarda et dit : "Si tel est le cas, vous devez toujours savoir et ne jamais oublier que ce monde n'est rien. Il est vide et vide. Il n'existe pas. Le seul monde véritable est le monde à Venir".

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-> "Quiconque aime les richesses matérielles et les plaisirs terrestres est incapable d'étudier la Torah Orale".
[midrach Tan'houma - Noa'h ]

-> "Quiconque se livre aux plaisirs de ce monde s'empêche de connaître les plaisirs du monde à Venir.
Et quiconque se prive des plaisirs de ce monde (éphémère) reçoit tous les plaisirs du monde à Venir (éternel)".
[Avot déRabbi Nathan 28 ]

Sachez que tous les hommes sont esclaves de leurs désirs matériels, et qu'un vrai roi qui porte sa couronne sur la tête est quelqu'un qui est libre de tout désir.
[Ibn Ezra - Nasso 6,7 ]

Notre âme dépend du bien-être de notre corps

"Et Hachem forma l’homme de la poussière de la terre, et Il insuffla dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant" (Bérechit 2,7)

=> Nous apprenons ici que oui, l’âme existe bel et bien ("souffle de vie"), mais que le corps vient en premier, ce qui lui confère une certaine priorité ; que le corps et l’âme, ensemble, font d’une personne "un être vivant" ; et que l’âme a elle aussi une certaine primauté, en ce qu’elle anime le corps et selon le principe du "le plus important vient en dernier" (a'haron a'haron 'haviv).
Cette dualité inhérente à l’être crée une tension qui conduit certaines personnes à minimiser l’importance du corps, voire à le négliger.

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-> Un jour, alors qu'Hillel l’Ancien prenait congé de ses élèves, il continua à marcher avec eux [dans une direction différente de celle qu’il empruntait habituellement]. Ils lui dirent : "Rabbi, où vas-tu?"
Il répondit : "Accomplir une mitsva." Ils demandèrent : "Laquelle?"
Il répondit : "Me laver aux bains publics." Ils s’écrièrent : "Mais est-ce une mitsva?"
Il répondit : "Oui! Voyez comment la statue d’un roi, érigée dans les théâtres et les arènes, est frottée et maintenue propre ; on la garde, on lui donne à manger, et elle est même placée au rang des personnalités importantes du royaume. À plus forte raison moi, qui ai été créé bétsélem [à l'image du Roi des roi - Hachem] (je dois prendre soin de mon corps)!"
[midrach Vayikra raba 34,3]

=> Selon Hillel, le corps d'un juif a une vocation sacrée : il est le véhicule d’un être bétsélem (ayant une âme très élevée provenant de sous le Trône Divin. Tout juif héberge dans son corps une partie très haute et interne d'Hachem [infiniment plus sublime que celle présente chez les non-juifs]).

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-> Le roi Shlomo écrit : "L'homme bon assure son propre bonheur" (gomel nafcho, ich 'hassed [חָסֶד] - Michlé 11,17)
Le midrach sur ce verset rapporte l’histoire de Hillel qui se rendait quotidiennement aux bains publics. Lorsque ses élèves lui demandèrent pourquoi il s’y rendait, il répondit qu’il était en route pour accomplir une mitsva. Face à leur perplexité, de quelle mitsva s’agissait-il?, il expliqua que prendre soin de son corps, qui était le véhicule par lequel il servait Hachem, était un impératif divin.

Le rav Shaya Karlinsky commente :
Nous avons l’habitude de considérer le 'hessed comme se limitant à ce que nous faisons pour les autres. Le roi Salomon le Roi et Hillel, s’appuyant sur le verset ci-dessus, nous enseignent que nous avons une obligation tout aussi impérieuse de faire preuve de 'hessed envers nous-mêmes et notre corps.
Selon Hillel le fait de prendre soin de son corps et une mitsva "impérative" (si le véhicule, corps, est bien entretenu alors le pilote, l'âme, peut naviguer sur la route de notre vie avec davantage d'efficacité et de confort).

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-> Le Rambam (Messilat Yécharim III,27) écrit :
"L’homme possède deux perfections : une première perfection, qui est celle du corps, et une perfection ultime, qui est celle de l’âme. La première perfection consiste à être en bonne santé et dans le meilleur état physique possible ...
Une fois la première perfection atteinte, il est possible d’atteindre la perfection ultime, qui est indubitablement plus noble et constitue la seule cause de la préservation permanente."

=> Notre corps est un don précieux, plus précieux que la voiture la plus chère du monde, doté d’une vocation sacrée. L’apprécier comme un don qui mérite d’être chéri est le fondement de la santé et de la forme physique selon la Torah.
(le corps humain est d'une complexité et perfection total, signature de son Créateur, et de la confiance qu'Il a en nous l'octroyant dans un but élevé. )
Une âme a besoin d'un corps en bonne santé.

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+ L'équilibre entre le corps et l'âme :

-> Le corps humain est si incroyablement stupéfiant qu’il n’est pas étonnant que certaines cultures et religions l’élèvent au rang d’objet de culte tandis que d’autres le dénigrent comme étant tout à fait profane.
La voie de la Torah est un équilibre : l’apprécier sans l’adorer, tout en le minimisant sans le sous-estimer.

-> En ce sens : après la mort, notre âme et notre corps se feront juger ensemble : https://todahm.com/2022/09/28/notre-ame-et-notre-corps-se-feront-juger-ensemble

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-> Le corps et l’âme sont fusionnés dans un partenariat, l’un portant et l’autre guidant. Lorsque ce partenariat est harmonieux, le Béhéma (l'aspect animal, matériel) sert de véhicule au Bétselem (la partie divine en nous, l'âme).
[ex: parfois le véhicule a besoin de carburant, d'autre d'être au repos pour mieux repartir. Par ailleurs nous devons accepter aussi que ce véhicule n'est pas toujours au top, car parfois c'est ainsi qu'Hachem désire que nous le servions (sur cette partie du chemin de notre vie). Notre devoir est de faire de notre mieux, et de prier Hachem pour nous aider à avoir un véhicule fonctionnant au mieux. ]

-> Même si nous ne savons pas ce qu’est une âme (néchama), étant l’un des mystères de la Création puisque notre néchama décrite comme une " 'hélek Eloka" (partie de D.), est totalement pure et sublime et n’a rien à voir avec le monde physique, mais elle dépend néanmoins du corps.
C’est pourquoi il faut prendre soin de cet "hôte".
[rav Asher Zelig Weiss ]

-> Le 'Hafets 'Haïm (Déah véHachkafa - 387) enseigne :
"Le corps est comme un serviteur de l’âme, car c’est grâce à lui que la personne est capable d’accomplir la volonté divine en observant les mitsvot de la Torah ... ainsi, chaque membre d’une personne est capable d’acquérir le mérite des mitsvot de la Torah."

-> Nous ne pouvons imaginer à quel point le corps d’une personne est précieux aux yeux d'Hachem.
[rav Shnéour Zalman de Liadi ]

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["chaque membre [du corps humain] d’une personne est capable d’acquérir le mérite des mitsvot de la Torah."
Le corps est au service de l'âme, et en un sens il bénéficie également de la nature précieuse de l'âme.
Comme une entité où les deux sont liés, avec le corps qui a aussi une finalité sacrée : être là pour donner le plus de force à l'expression dans le réel de notre divinité interne (âme).
La Torah appuie beaucoup sur la bonté avec autrui, mais il est tout aussi important de l'être avec soi-même pour répondre à nos manques/besoins nécessaires en terme physique, moral, émotionnel ... ]

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-> Lorsque le corps est malade (physiquement, moralement), l’âme aussi est affaiblie, et on est incapable de prier correctement même lorsqu’on est pur de toute faute. Vous devez donc veiller très attentivement à la santé de votre corps.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 106]

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-> b'h, sur la notion : d'être en bonne santé : https://todahm.com/category/z-divers/3-etre-en-bonne-sante

Faites preuve d'une grande compassion envers votre corps.
Aidez-le à se réjouir de toutes les intuitions et perceptions spirituelles que l'âme perçoit.
Votre âme voit et comprend toujours des choses très élevées. Mais le corps n'en sait rien.
Ayez de la compassion pour la chair de votre corps. Purifiez-la. Alors l'âme pourra l'informer de tout ce qu'elle voit et comprend en permanence.
[rabbi Na'man de Breslev - Likouté Moharan I, 22:5 ]