Lorsque nous ouvrons un livre pour étudier [la Torah] avec le désir ardent de nous rapprocher d'Hachem, nous libérons notre esprit de son attachement à la fausse beauté du monde matériel et commençons à percevoir la véritable grâce de chaque mitsva que nous accomplissons.
Cela transforme complètement nos vies. La sagesse pure de la Torah nous aide à trouver Hachem partout où nous allons dans le monde matériel.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,1 ]
Catégorie : 7- Relation avec la matérialité
Tant que le corps court après les désirs de ce monde, l’âme s’éteint et ne brille pas.
Si une personne ouvrait les yeux et orientait son cœur vers le service d'Hachem, l’âme brillerait et son influence et son effet sur le corps seraient manifestes.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,10-13 ]
Yétser ara & matérialité
-> Chaque être humain possède deux penchants, ou deux forces motrices : un penchant vers le bien (yétser atov) et un penchant vers le mal (yétser ara).
Le yétser ara ne souhaite que nous fassions le bien, comme accomplir la volonté d'Hachem.
Le yétser ara, bien qu’il s’agisse de la mauvaise inclination, ne souhaite pas nécessairement que nous fautions. Son but et son intérêt sont que notre moi physique se livre aux plaisirs de ce monde et en profite.
Et plus nous nous adonnons aux plaisirs physiques (matériels) que le monde a à offrir, moins nous serons sensibles et ouverts à la spiritualité et à la divinité.
Si nous parvenons à convaincre le yétser ara que le plaisir véritable et éternel se trouve dans la parole d'Hachem et que les plaisirs physiques sont futiles et éphémères, notre yétser ara deviendra une force motrice dans la quête de la spiritualité.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 9 ]
Etre heureux & la matérialité
+ Etre heureux & la matérialité :
-> Le rav Eliyahou Dessler nous enseigne que ce monde est merveilleux, mais c'est nous qui nous retirons de ce lieu de joie, comme l'enseignent nos Sages (Pirké Avot 4,28) : "La jalousie, le désir illicite et l'honneur éloignent l'homme du monde".
Par nous-même, on se place dans une réalité où il est difficile d'être joyeux.
"Qui est riche? Celui qui est heureux de son sort" (Pirké Avot 4,1).
Le rav Dessler écrit : "le bonheur ne découle pas de la richesse matérielle. Seul celui qui se concentre exclusivement sur sa richesse spirituelle peut devenir [vraiment] joyeux, et d'aucune autre manière".
-> Le rav Eliézer Menachem Mann Shach (béMé'hitsatam) a un jour demandé : "Comment une personne peut-elle être heureuse de son sort alors que nos Sages disent que tout le monde désire le double de ce qu'il possède réellement?"
Il a répondu que "cela fait en réalité référence à une personne qui n'a rien, c'est-à-dire qui n'a absolument aucune attente de ce monde. Seule une telle personne peut être vraiment heureuse."
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-> Le rav Moché Sternbuch (Téchouvot véHanhagot 5,222, p.323) se souvient avoir souvent entendu des personnes non religieuses affirmer avec condescendance que la Torah ne nous permet pas de profiter du monde, avec toutes nos restrictions et interdictions.
Il s'est exclamé : "Au contraire, c'est là la joie d'un juif pratiquant, qui est capable de profiter des plaisirs spirituels du monde d'Hachem sans être entravé par le cliquetis constant des chaînes du matérialisme."
-> Comme nous l'avons appris du rav Dessler, il n'y a aucune joie véritable et durable dans le monde matériel. Mais le monde spirituel de la Torah, des mitsvot et des bonnes actions apporte véritablement à la fois le bonheur dans ce monde et l'éternité dans l'autre.
(notre moi intérieur [âme] ressent ce plaisir, le fait de faire et d'être là où il faut, et elle est heureuse).
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-> Le rav Yaakov Yossef de Polnoy (Tsafnat Panéa'h p.74) enseigne que : "l'homme a la capacité de percevoir ce qui apporte la vraie joie parce que "Hachem a fait l'homme droit" (Kohélet 7,29). Cela lui permet d'apprécier la Torah et les mitsvot qu'il étudie et accomplit, car il a été créé pour apprécier ces actes célestes".
-> Le rav Aharon de Karlin (Beir Aharon - p.162) explique que les mots "ils seront rassasiés et jouiront de Ta bienveillance" (yitbéou véyit'anégou mitouvé'ha), que nous prononçons dans la prière du Shabbat, impliquent que tout le plaisir que l'homme tire de la satisfaction de ses désirs [matériels] disparaît rapidement, dès que le plaisir éphémère est terminé.
Seules les mitsvot continuent à procurer du plaisir et de la joie même après que nous avons accompli l'action elle-même.
-> Le rav Moché de Kobrin averti également que "l'âme juive provient du monde du plaisir sublime. Si elle ne se voit pas accorder les plaisirs éternels de la Torah et des mitsvot auxquels elle aspire, elle cherchera malheureusement ses plaisirs ailleurs, dans l'abîme des divertissements mondains".
-> Le rabbi d'Ichbitz (le Mé haChiloa'h - dans Beit Yaakov - Kédochim) déclare : "Il n'y a en réalité aucune joie à tirer des activités mondaines (liées à ce monde), car elles disparaissent si vite qu'elles ne peuvent même pas être considérées comme des sources de bonheur".
-> Le Sfat Emet (Dévarim, p.232) souligne que "puisque l'âme est une entité éternelle et le corps une entité éphémère, seules les sujets relatifs à l'âme peuvent procurer de la joie. Les sujets qui touchent exclusivement le corps ne peuvent mener qu'à la tristesse. C'est pour cette raison que nous éprouvons de la joie le jour du Shabbat, car nous avons reçu la néchama yétéra, l'âme supplémentaire, qui nous élève à un état d'extase."
-> Le rabbi de Sochatchov (Shem miShmouel - Toldot, p.92) poursuit sur le thème de la joie du Shabbat en expliquant le concept selon lequel, le Shabbat, nous avons le sentiment que "tout notre travail est accompli". Il explique que "ce n'est pas une ruse, car puisque [en ce jour] nous avons été élevés à un niveau purement spirituel, rien de corporel (matériel) n'a d'importance et c'est en effet comme si tout était entier et complet (d'où la joie). Nous n'avons besoin de rien d'autre que de la beauté spirituelle du Shabbat."
Notre relation excessive avec la matérialité
+ Notre relation excessive avec la matérialité :
-> Lorsque Hachem a formé Adam, il est dit : "Hachem a formé Adam à partir de la poussière de la terre, et Il a insufflé dans ses narines le souffle de vie" (Béréchit 2,7).
Rachi explique : "Il l'a créé à partir de matière terrestre et de matière céleste : le corps à partir de la terre et l'âme à partir des cieux".
-> Le Tiféret Israël (13,4) explique : "l'âme ne peut exister dans le monde sans un corps qui est comme un vêtement pour l'âme".
Ainsi, nous devons saisir notre véritable essence (âme divine), comprendre à quel point nous sommes grands et à quel point nous pouvons devenir grands.
Le corps n'est rien de plus qu'un vêtement qui nous aide à accomplir les mitsvot (dans ce monde matériel).
-> Le Ram'hal (Mesillat Yécharim - chap.1) enseigne que l'âme est irrésistiblement attirée par Hachem, comme le fer est attiré par un aimant.
Une personne est attirée par la sainteté avec une force incroyable ; il n'y a rien qu'une personne désire véritablement, plus que s'attacher à Hachem. Cependant, tout la matérialité créée une barrière qui dissimule cette force, entravant l'envie innée.
Lorsqu'un individu se plonge profondément dans les activités mondaines et s'immerge dans la matérialité, il recouvre en fait le fer de son âme de diverses formes de saleté collante. Cette accumulation agit comme un obstacle, entravant l'attraction naturelle de l'âme et son désir profond de se connecter à Hachem.
-> L'homme qui désire la vie ne surmontera pas ses pulsions par la force ; il les surmontera en se contentant de peu, en mangeant et en buvant moins qu'il n'en a, et aussi en ce qui concerne ses vêtements et sa maison ... il ne recherchera pas le luxe.
[Pélé Yoetz - Mosarot ]
-> Vaincre le yétser ara est sans aucun doute difficile, mais il existe une "astuce" pour y parvenir. Au lieu d'exercer toute sa force dans une lutte constante contre la mauvaise inclination, on peut simplement restreindre son désir pour les plaisirs mondains. En ne se laissant pas accabler par un matérialisme excessif, le yétser tov prendra naturellement le dessus.
On peut comparer cela à un ballon d'hélium attaché à un poids. Le ballon a le potentiel de s'élever à de grandes hauteurs, mais il est retenu par le poids. Enlevez le poids, et le ballon s'élève sans effort vers de nouveaux sommets sans aucune aide extérieure.
Lorsque notre attention se porte sur notre véritable essence, au-delà des couches superficielles de peau, de sang et de chair qui constituent notre être extérieur, nous pouvons nous élever à des hauteurs inégalées et éprouver un plaisir indescriptible.
[rav Lipschitz]
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-> Toute l'épreuve de l'homme dans ce monde consiste à conquérir et à surmonter tous ses désirs animaux en l'honneur d'Hachem. Cela apporte à l'homme un véritable plaisir et une véritable satisfaction.
Et de cette manière, il sacrifie littéralement son âme à Hachem parce qu'il sacrifie son corps et ses désirs.
[Bé'er Mayim 'Haïm - Vayikra ]
-> Chaque personne a une âme animale (néfech béémit) et une âme intellectuelle (néfech chikhlit).
L'âme animale désire manger beaucoup, rechercher l'honneur, ... L'âme intellectuelle aspire à quelque chose de plus élevé, à se connecter à Hachem.
L'épreuve dans ce monde consiste à dompter l'âme animale, à minimiser ses désirs corporels et à rechercher plutôt les aspirations de l'âme à se rapprocher d'Hachem.
"Si l'un d'entre vous apporte (adam ki rak'riv mikèm) une offrande à Hachem provenant d'un animal (min abééma)" (Vayikra 1,2)
Il est dit "mikèm" (parmi/d'entre vous) et "min abééma" en référence à l'âme animale qui réside en nous, que chaque personne doit sacrifier pour Hachem.
[en domptant son âme animal intérieure, on se perfectionne, permettant à notre âme divine de s'élever. ]
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-> "Tu aimeras Hachem ton D. de tout ton cœur, de toute ton âme et de tous tes biens" (Vaét'hanan 6,5).
-> Le Sfat Emet (Vaét'hanan) explique :
"Les commentateurs, au nom du Rambam, s'interrogent sur le commandement d'aimer Hachem et les mitsvot similaires. Comment peut-il y avoir un commandement qui dépende de la nature d'une personne? (peut-on nous imposer un sentiment d'aimer Hachem)
En réalité, la question elle-même est la réponse, et cela nous enseigne que chaque juif porte en lui l'amour d'Hachem de tout son cœur et de toute son âme ; seulement, cet amour est enfoui au plus profond du cœur et c'est avec de la volonté et du désir que l'on peut le trouver."
-> L'amour pour Hachem est inscrit dans le cœur de chaque juif.
Il suffit que la personne ne soit pas infectée par les désirs (pour le plaisir matériel - taavot) et l'amour du mal, car c'est à travers cela que le véritable amour de Hachem est caché.
[Sfat Emet - Nitsavim ]
-> Un jour, lorsque rabbi Avraham Shlomo Brim, connu sous le nom de rabbi Avraham Ostralenker, vint voir le Sfat Emet, ce dernier se tourna vers lui et lui demanda : "Rabbi Avraham Shlomo, voulez-vous être juif?"
"Oui", répondit-il.
"Voulez-vous vraiment être juif?" demanda à nouveau le Sfat Emet.
"Oui », s'écria passionnément Rabbi Avraham Shlomo.
"Voulez-vous vraiment être juif et 'hassidique?" continua le rabbin.
"Oui!" s'écria rabbi Avraham Shlomo de toutes ses forces.
Le Sfat Emet le regarda et dit : "Si tel est le cas, vous devez toujours savoir et ne jamais oublier que ce monde n'est rien. Il est vide et vide. Il n'existe pas. Le seul monde véritable est le monde à Venir".
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-> "Quiconque aime les richesses matérielles et les plaisirs terrestres est incapable d'étudier la Torah Orale".
[midrach Tan'houma - Noa'h ]
-> "Quiconque se livre aux plaisirs de ce monde s'empêche de connaître les plaisirs du monde à Venir.
Et quiconque se prive des plaisirs de ce monde (éphémère) reçoit tous les plaisirs du monde à Venir (éternel)".
[Avot déRabbi Nathan 28 ]
Sachez que tous les hommes sont esclaves de leurs désirs matériels, et qu'un vrai roi qui porte sa couronne sur la tête est quelqu'un qui est libre de tout désir.
[Ibn Ezra - Nasso 6,7 ]
Faites preuve d'une grande compassion envers votre corps.
Aidez-le à se réjouir de toutes les intuitions et perceptions spirituelles que l'âme perçoit.
Votre âme voit et comprend toujours des choses très élevées. Mais le corps n'en sait rien.
Ayez de la compassion pour la chair de votre corps. Purifiez-la. Alors l'âme pourra l'informer de tout ce qu'elle voit et comprend en permanence.
[rabbi Na'man de Breslev - Likouté Moharan I, 22:5 ]
"Ceux qui les fabriquent deviendront comme eux, tous ceux qui leur font confiance"(Téhilim 115,8)
-> Ceci est dit à propos des fabricants d'idoles et de leurs adorateurs.
Le Messé'h 'Hokhma (Yitro) écrit que la confiance en Hachem définit notre identité (intérieure) : celui qui fait confiance à des choses inanimées devient spirituellement terne. À l'inverse, faire confiance à Hachem anime (donne de la vie à) l'âme.
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-> "Car tu es mon espoir, Hachem, ma confiance depuis ma jeunesse" (Téhilim 71,5)
-> Le Tanya (Iguéret haKodech 11) explique que "l'espoir" et la "confiance" ne sont pas des sentiments passifs, mais qu'ils sont enracinés dans le daat, la conscience intérieure que Hachem est la seule source de soutien.
Une relation de confiance avec Hachem tout au long de la vie apporte de la cohérence à toutes les étapes de la vie.
Notre relation notre monde matériel (par le Baal Shem Tov)
+ Notre relation notre monde matériel (par le Baal Shem Tov) :
-> Gardez à l'esprit que tout dans le monde est rempli du Créateur, béni soit-Il. Tout ce qui se produit à travers les pensées de l'homme à l'aide de divers dispositifs, même la chose la plus insignifiante qui se passe dans le monde, tout cela est par Sa providence, béni soit-Il.
Ainsi, cela ne devrait faire aucune différence pour vous que votre objectif ait été atteint comme vous le souhaitiez ou non. Comme tout vient du Créateur, vous savez qu'il est préférable pour vous que les choses ne se soient pas déroulées comme vous le souhaitiez.
Gardez à l'esprit que tout, que ce soit le monde des Sphères, le monde des anges ou le monde du Trône, n'est rien devant Lui. Car tout se trouve dans l'espace vide de Sa lumière restreinte, de Sa contraction de Soi, et tout a été créé par une seule parole.
Pourquoi alors devriez-vous être attiré par quoi que ce soit de désirable dans ces mondes alors que tout n'est qu'une seule parole de [D.] ? Il vaut mieux s'attacher au-delà des mondes, à ce qui est primordial, c'est-à-dire au Créateur, plutôt que de s'attacher à quelque chose qui est subordonné.
[toute chose prend racine dans le Divin, alors autant se réjouir directement à la racine, dans sa source qui est permise. ]
C'est ce que signifie le Zohar (II;134b) lorsqu'il dit : "Heureux les justes qui savent fixer leur volonté sur le Roi suprême, et non sur ce monde et ses vains désirs" ; car tous les mondes sont destinés à la destruction. [Sanhédrin 97a]
[ les mystiques s'accordent généralement à dire que cela ne doit pas être pris au sens littéral, mais fait référence à la destruction de tous les aspects négatifs et au renouvellement de l'univers à un niveau sublime de pureté - rav 'Haïm Vital - cité dans Ohr Hakhama sur Zohar II;10a ]
Gardez donc toujours à l'esprit de vous attacher au Créateur, d'un amour total qui soit plus grand que celui que vous portez à toute autre chose au monde ; car tout ce qui est bon dans ce monde trouve sa source en Lui.
Pensez (en vous-même) : "Je souhaite toujours apporter satisfaction à [D.], Le servir constamment".
Vos pensées doivent toujours être attachées au Monde Suprême, à [D.]. C'est ce à quoi fait allusion le verset "il ne quittera pas le sanctuaire" (Vayikra 21,12).
[Nous sommes là où se trouve votre pensée. Ainsi, lorsque notre pensée est concentrée sur le monde Suprême, nous ne le quittons jamais vraiment.]
Lorsque vous devez parler longuement de questions mondaines, pensez que vous descendez du Monde Suprême vers le bas. Soyez comme quelqu'un qui quitte sa maison pour aller dehors avec l'intention de revenir immédiatement, en pensant tout au long de son départ : "Quand pourrai-je rentrer chez moi?"
De même, même lorsque vous parlez de questions relative à ce monde, pensez toujours au monde Suprême, car c'est là que se trouve votre demeure principale auprès du Créateur, et ramenez immédiatement vos pensées à leur attachement originel.
David dit ainsi à son fils Salomon : "Je m'en vais par le chemin de toute la terre (I Méla'him 2,2), c'est-à-dire comme une personne en voyage dont l'esprit et le désir sont tournés vers le retour à la maison dans la plus grande hâte.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 84 ]
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-> Sans l'effusion et la vitalité d'Hachem, l'homme est incapable de faire le moindre mouvement. [Likiutim Yékarim, sect.54 ; Kéter Shem Tov, sect.200 ]
En ce sens, on peut donc dire que "le Créateur est dans chaque mouvement, et qu'il est impossible de faire le moindre mouvement ou de prononcer la moindre parole sans la capacité conférée par le Créateur. C'est en effet le sens de "toute la terre est remplie de Sa gloire" (Yéchayahou 6,3)". [Maguid Dévarav LéYaakov - sect.38 ; Kéter Shem Tov, sect.273 ]
-> "Les justes (tsadikim) ... considèrent ce monde comme insignifiant, et leur séjour ici n'est que temporaire ... Tout comme un étranger aspire à retourner dans son lieu de naissance, eux aussi aspirent à retourner à leurs racines et à leur origine"
[rabbénou Bé'hayé - Kad Hakéma'h]
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-> Voici un autre enseignement du Baal Shem Tov (Tsava'at haRivach - 90) :
Si vous voyez soudainement une belle femme, réfléchissez : "D'où vient sa beauté? Si elle était morte, elle n'aurait plus cette apparence ; d'où vient donc sa [beauté]?
Il faut nécessairement dire qu'elle vient de la force divine qui se diffuse en elle. C'est elle qui lui donne sa beauté et son teint rouge. La racine de la beauté se trouve donc dans la force divine.
Pourquoi alors devrais-je être attiré par une simple partie? Je ferais mieux de m'attacher à "la racine et au cœur de tous les mondes" (Hachem) où se trouvent toutes les formes de beauté."
Il en va de même lorsque l'on observe d'autres objets physiques, tels qu'un récipient.
Dites-vous : "D'où viennent la beauté et la forme de ce récipient? Sa substance matérielle est clairement sans valeur. Cependant, sa beauté et sa forme, sont la réalité spirituelle et vitale du récipient, qui est une partie divine d'En Haut [car la vitalité de toutes les choses physiques est une partie divine d'En Haut - tout élément/objet dans ce monde doit avoir une étincelle de divinité (plus ou moins importante) rien que pour pouvoir exister. ].
De même, lorsque vous mangez, gardez à l'esprit que le goût et la douceur des aliments proviennent de la force vitalisante (qui lui donne sa vie) et de la douceur d'En Haut, et que c'est là leur vitalité. Car la matière inorganique possède elle aussi une force vitale (étincelle de divinité), comme le prouve le fait qu'elle existe et qu'elle est durable.
Il s'ensuit donc que la vitalité divine d'En Haut se trouve partout.
En considérant les choses de cette manière, vous les regardez avec votre esprit, et cela n'est pas fait pour vous faire plaisir, mais en relation avec l'Ein Sof (Hachem), béni soit-Il. Cela est efficace pour nier les pensées (inappropriées).
C'est un principe établi que ce que vous pensez pendant la journée affecte les pensées que vous avez lorsque vous dormez et rêvez. Ainsi, en suivant la procédure ci-dessus tout au long de la journée, vous mériterez de voir dans vos rêves la force de vie de cet objet physique. Votre vision (perception empirique) pendant la journée n'est que physique ; mais lorsque votre pensée s'attarde sur la réalité spirituelle inhérente au matériel, alors dans votre rêve, vous verrez la spiritualité nue, dépouillée de son vêtement (extérieur). Car [le terme] 'halom (rêve) est une expression de "périodes de 'halim" (Roch Hachana 28a), qui signifie fort, solide.
Pendant la journée, la force de vie de l'homme est faible parce qu'il est lié à son corps [matériel] ; c'est pourquoi il ne voit pas la force de vie inhérente aux matières physiques.
Cependant, la nuit, la force de vie s'étend au-delà du corps ; elle est donc forte et permet de percevoir la force de vie (étincelle de divinité) elle-même.
Cela peut conduire à des niveaux de prophétie. Ainsi, il est écrit de tous les prophètes que "je lui parle dans un rêve" (Béaaloté'ha 12,6), à l'exception de Moché, notre maître, qui était capable de percevoir la force vitale de la matière physique même lorsqu'il était éveillé.
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-> La force de vie de toute chose est une étincelle de la Chékhina.
Et cela même la matière inorganique (c'est-à-dire la poussière, les pierres, ...), qui se doit de possèder nécessairement une force de vie spirituelle, tout comme les végétaux, les animaux et les êtres humains.
[rabbi 'Haïm Vital - Eits 'Haïm 39,3 ; voir aussi Tanya - Chaar Hayi'houd, chap.1-2 ]
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-> Toute chose prend racine dans le Divin, alors autant se réjouir directement à la racine, dans sa source qui est permise.
En ce sens, le Baal Shem Tov donne une exemple : "Si j'aime cet 'chose', comme par exemple une femme, qui n'est qu'une "goutte putride" (Avot 3,1), combien plus devrais-je aimer Hachem!"
De même (selon le Baal Shem Tov), lorsque vous voyez quelque chose qui vous fait peur, dites-vous : "Pourquoi devrais-je avoir peur de cela? Ce n'est qu'un être humain comme moi, sans parler d'un animal ou d'une bête. Puisque le D. redoutable, est investi dans cet être [lui permettant d'exister], à combien plus forte raison devrais-je craindre [D.] Lui-même!"
La matérialité empêche une personne de voir la bonté d’Hachem
+ La matérialité empêche une personne de voir la bonté d'Hachem :
-> L'une des raisons pour lesquelles les yeux d'une personne sont aveuglés, l'amenant à penser que ce qui lui arrive est mauvais, est qu'elle est plongée dans les affaires de ce monde. En se concentrant jour après jour sur la matérialité, elle devient matérialiste et incapable de percevoir la main d'Hachem qui guide les événements.
Ensuite, lorsqu'elle voit quelque chose qui lui semble incompréhensible, elle pose des questions hérétiques au lieu de réaliser que ses yeux la trompent.
La vraie question concerne sa propre personne : pourquoi s'est-elle autant éloignée? Si cette personne ne cesse pas de courir après les futilités de ce monde, elle peut tomber si bas qu'elle en devient aveugle même aux miracles manifestes d'Hachem, qui sont clairement surnaturels.
Le rav Elimélé'h de Lizhensk (Noam Elimélé'h - sur Dévarim 1,32-33) enseigne :
"Lorsqu'une personne est préoccupée jour après jour par les choses matérielles et les affaires de ce monde, elle devient tellement matérialiste qu'elle ne croit même plus aux miracles et aux prodiges qui sont visiblement évidents."
Le même principe s'applique également dans le sens inverse et, conformément à la règle selon laquelle une mesure positive est toujours plus grande.
Le rav Elimélé'h indique un moyen d'atteindre la sainteté et de se libérer des chaînes de la futilité de ce monde, est de prêter attention aux grands miracles et aux merveilles que Hachem accomplit constamment pour nous. Grâce à cela, nous devenons purifiés et sanctifiés avec une grande sainteté."
Bien que, d'une part, la matérialité de ce monde nous empêche de discerner les merveilles d'Hachem, le résultat est qu'en contemplant activement la grandeur d'Hachem telle qu'elle se manifeste à travers Ses miracles, nous pouvons devenir grandement purifiés et sanctifiés.
=> Nous voyons que lorsqu'une personne contemple les miracles et les merveilles que Hachem accomplit pour elle à chaque instant (petits comme grands), cela inspire son âme à atteindre des niveaux élevés de sainteté, comme l'enseigne le Noam Elimélé'h, car les merveilles d'Hachem ont le pouvoir particulier d'étonner une personne et de laisser une impression sur son âme.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]
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-> Le rabbi Mendel de Kotzk disait que les grands immeubles cachent le ciel, et laissent la sensation à l'homme qu'il maîtrise les choses (c'est bon Hachem on n'a pas vraiment besoin de toi, on gère!).
On peut éventuellement ajouter que le rav Elimélé'h nous recommande de trouver pleins de bontés, de miracles, qu'Hachem fait pour nous. En effet, c'est comme si on faisait des trous dans ces immeubles nous coupant du Ciel, et que malgré la matérialité qui nous enveloppe de partout, on sait que derrière il y a le Ciel, papa Hachem qui nous aime, qui fait tout ...
On met alors de la vie, on fait battre notre coeur de juif(ve).
-> Cela peut également se retrouver dans le Shéma Israël, où l'on va se couvrir les yeux pour amoindrir l'influence du monde matériel, pouvant alors pleinement se focaliser sur l'Unité d'Hachem, en ressentant à quel point Il nous comble de miracles à chaque seconde, à quel point toute chose de ce monde n'existe et ne dépend que de Lui.