Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Auschwitz est le plus grand cimetière de cette terre ... Il n’y a pas de divisions là-bas : ni entre Séfarades et Ashkénazes, ni entre laïcs et religieux, ni entre riches et pauvres.
Ils ont tous été tués en tant que juifs ...

Le secret de mourir ensemble ne suffit pas. Nous devons apprendre à vivre ensemble.
[rav Israel Méïr Lau ]

Lorsque l'on rencontre des difficultés dans l'éducation de ses enfants, le remède spirituel (ségoula) consiste à éviter les disputes, à rechercher la paix et à compter parmi ceux qui, lorsqu'ils sont insultés, ne ripostent pas.
Ce sera là son remède.
[rav Bounim de Peshischa]

"Aimer Hachem" signifie trois choses : établir un lien avec Lui, avoir pleinement confiance en Sa bonté, et aimer Ses créatures en leur faisant du bien.
[Abarbanel - sur I Méla'him 3,3 ]

Celui qui respecte, est respecté.
[ séfer 'Hassidim - 157 ]
[המכבד יכובד]

Si les prières d’une personne ne sont pas exaucées, c’est parfois parce que la douleur ou la souffrance de son prochain n’a pas touché son cœur et qu’elle ne l’a pas incluse dans ses prières.
[ séfer 'Hassidim - 553 ]

La sinat ‘hinam

1°/ découle du fait de trop s'aimer :

-> À l’époque du 2e Temple, le peuple juif étudiait la Torah et accomplissait les mitsvot. Pourtant, il fut détruit à cause de la sinat 'hinam. [Maharcha - Guittin 55b]

-> Selon l'Atler de Kelm ('Hokhma ouMoussar 2:161), la sinat 'hinam découle d’un amour excessif de soi-même, qui se transforme ensuite en haine envers autrui.

Une telle haine est 'hinam (gratuite), c’est-à-dire sans raison. On n’a aucun objectif à atteindre, et on n’accomplira rien avec une telle haine. Le feu de l'orgueil alimente cette haine, poussant à vouloir être au sommet et à ne pas pouvoir tolérer le succès ou l’existence d’autrui. [rav Eliyahou Dessler - Mikkhtav méEliyahou 3:215]

Il faut certes s’aimer soi-même, mais pas au point que cet amour se transforme en haine envers autrui. [rav Wolbe - Alé Sor II, p.509]

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2°/ découle d'un manque de bita'hon :

-> La racine de toute sinat 'hinam (se matérialisant en jalousie et haine d'autrui) réside dans un manque de midat bita'hon. Une personne qui possède une solide assise en tant que baal bita'hon n’est jamais dérangée par de mauvaises midot envers autrui.
Cette personne est toujours en "relation" avec Hachem ; elle prie sans cesse Hachem, lui demande et espère, sachant que Hachem est la source de toute bénédiction pour elle et pour son prochain juif. Elle sait qu’elle ne peut rien gagner ni perdre vis-à-vis d’autrui à moins que Hachem ne le décrète ainsi.
[ex: il n'y a pas de concurrence en autrui, puisque aucun centime, bien, qualité, ... ne peut venir ou partir sans un accord du Ciel, et Hachem peut donner l'infini à chacun. ]

À l’époque du 1er Temple, ce sentiment de bita'hon était profondément enraciné. Le yétser ara les faisait trébucher dans d’autres domaines, et même lorsqu’ils fautaient, cela n’entraînait qu’un bref exil de 70 ans.
Cependant, à l’époque du 2e Temple, l’absence de bonnes midot indiquait qu’Israël n’était pas en "relation" avec Hachem. Leur bita'hon était plus faible qu’à l’époque du 1er Temple, et par conséquent, ils ne vivaient pas correctement sous la hachgakha d'Hachem. Leur haine et leur jalousie ont conduit à un exil qui se poursuit encore aujourd’hui.
Lorsque le cœur d’une personne est fort en bita'hon, lorsque sa sécurité et sa confiance reposent entièrement en Hachem, elle est libérée d’une vie de soucis et n’est jamais prisonnière d’une haine ou d’une jalousie infondée envers autrui.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot , Even Shéléma 3]

-> Nos Sages (Tana déBé Eliyahou Zouta 14,5) affirment que ce n’est pas la douleur de l’exil qui provoque la guéoula, mais plutôt dix juifs assis ensemble et s’appliquant à l’étude de la Torah.
Nous constatons aujourd’hui qu’il y a tant de personnes qui s’assoient pour étudier, et pourtant le machia'h n’est toujours pas venu. Que manque-t-il?
Ils doivent "s’asseoir ensemble", ils doivent faire preuve d'unité, sans qu’aucune barrière de mauvais midot ne les sépare. Les mauvais midot, cause première de cet exil (galout), sont ce qui empêche le machia'h de venir.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

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-> Ces midot ne se limitent pas aux relations avec les autres. On peut agir de manière négative même envers soi-même, lorsqu’on ne reconnaît pas sa valeur ou qu’on laisse la tristesse nous accabler.
Une personne remplie de tristesse ne peut se supporter ni supporter les autres.
C’est un élément qui doit être supprimé, et lorsqu’on y parvient, on peut s’épanouir et laisser resplendir la véritable grandeur qui réside en soi.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

=> On a vu que la sinat 'hinam peut venir soit : si l'on s'aime trop, et là on voit également : si on a une image trop négative de soi-même.
L'idée est si on n'est pas épanoui, en paix avec soi-même (ex: à sa place et en phase avec ce qu'on veut réellement dans la vie), alors plutôt que de travailler ce problème en nous, on va projeter cette frustration à l'extérieur avec de la haine gratuite (sans raison propre à cette personne).
On va alors céder à la facilité de dévaloriser, dénigrer autrui, pour mieux se valoriser (momentanément).

La émouna (bita'hon) est une aide vitale dans notre chemin d'être heureux en nous-même (ex: peu importe ce qu'on les autres), par le regard, l'approche que nous avons dans la vie.

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+ Utiliser avec intelligence l'orgueil ou l'humilité de soi :

Il est intéressant de trouver que nos Sages nous conseillent des choses apparamment contraires :
-> Dans la michna (Pirké Avot 1,15) :
"Si je ne suis pas pour moi, qui sera pour moi?" (im en ani mi li) = on a le devoir de penser à soi, de se sentir important, de s'aimer, ...
On ne doit pas servir Hachem en se négligeant, dont notre confiance en soi, ce que nous avons besoin de nécessaire (non accessoire) pour être épanoui, apprécié l'impact que nous avons dans le monde, ...
Le Pirké Avot poursuit : "Et si je ne suis que pour moi, que suis-je donc?" (oukhchéani léatsmi ma ani) = on ne doit pas trop s'aimer au point d'oublier d'être à l'écoute de notre environnement, de laisser de la place à autrui pour qu'il puisse s'épanouir, ...

-> Rabbi Eliyahou Lopian enseigne :
La signification de l’humilité ne veut pas dire qu’on ne connaît pas sa propre valeur, mais au contraire il faut qu’on connaisse les forces de son âme, et en fonction de cela on n’en viendra pas à l’orgueil, la preuve en est que l’un des 13 principes de la foi est de croire d’une foi sincère que Moché notre Maître est le maître de tous les prophètes. Et Moché, comme tout homme d’Israël, doit lui aussi croire cela.
On doit donc nécessairement dire qu’il est possible que les 2 choses coexistent, d’une part être le plus humble de tous les hommes, et croire qu’on est le maître de tous les prophètes.

[cela fait penser aux paroles de rabbi Sim'ha Bounim de Peschi'ha :
"Que l'Homme ait toujours 2 poches.
Dans l'une, il inscrira : "Je ne suis que poussière et cendre."
Dans l'autre : "Le monde n'a été créé que pour moi"."

=> Au cours de notre vie à nous d'utiliser le message de la bonne poche au bon moment.
(le trop peu de confiance en soi n'est pas bon, et l'inverse aussi)

(notre yétser ara va nous pousser à inverser les choses, nous dévalorisant quand on devrait se valoriser, et inversement.)]

Lorsque l'on fait honte à autrui, cela lui fait mal jusqu'au plus profond de son être, au point où même son âme (sa néchama) ressent l'embarras.
[rav Avraham 'Haïm Shor (1560–1632) - Torat 'Haïm - Baba Kama 90a ]

Les réchaïm, même s’ils fautent, ne sont pas punis dans ce monde car ils vivent en paix les uns avec les autres.
Nos sages disent que même les idolâtres sont épargnés de la souffrance s’ils vivent en paix les uns avec les autres.
[Arizal - séfer haLikoutim 409 ]

=> On voit ici la force du shalom, de l'unité.

Lorsque vous voyez l'image d'Hachem en un autre être humain, Hachem révèle [davantage] Son image en vous.
[rabbi de Loubavitch ]

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[plus nous nous souvenons et focalisons sur le fait qu'il y une part d'Hachem en autrui, ce qui se traduit par davantage de respect et d'amour d'autrui, alors plus Hachem peut alors se révèler en nous. ]

Payer en réincarnation nos fautes actuelles envers autrui

-> Selon le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Haazinou 32,4) :
"Nous savons que les transgressions de l'homme vis-à-vis de son prochain ne sont pas expiées, même le jour de Yom Kippour, à moins d'avoir apaisé son prochain. [guémara Yoma 85b]
Ainsi, lorsqu'une personne a créé un dommage à son prochain en le maltraitant, par des paroles ou par des coups, et n'a pas demandé pardon pour cela, étant donné qu'il n'a pas effectué de réparation, il devra revenir dans le monde ici-bas, en réincarnation, afin de consoler son prochain envers qui il a fauté.
Lorsque l'homme arrive dans les mondes supérieurs et qu'il apprend la punition qui a été décrétée de redescendre à nouveau dans ce monde, une fois de plus, il se met immédiatement à pleurer et pousse des cris amers pour la faute qu'il a commise.
Il implore alors le Maître de l'univers, quant à sa première réincarnation : s'il était riche, il dira : "Le riche répond avec effronterie" (Michlé 18,23), puis déclare : si j'avais été crée, dès la première fois, pauvre, je n'aurais jamais été effronté de cette manière. Il supplie donc le Créateur de ne pas le renvoyer de nouveau dans ce monde-ci.
Lorsqu'il constate que le verdict du Jugement céleste est irrévocable et qu'il doit revenir à nouveau en réincarnation dans le monde, il supplie de pouvoir, cette fois-ci, être créé pauvre ou bien de naître avec un défaut, comme par exemple de naitre sans main, afin qu'il ne puisse plus frapper personne et ne plus s'enorgueillir.
Cependant, les accusateurs objectent et s'opposent à cette requête en affirmant que ceci ne saurait constituer un repentir digne de ce nom. Au contraire, ils souhaitent qu'il revienne de nouveau dans ce monde en étant riche, avec ses deux mains.
Ce n'est qu'au terme de nombreuses prières et de nombreuses supplications, avec l'appui et le soutien de ceux qui le défendent, qu'il pourra avoir le mérite que le Tribunal céleste accède à sa demande et le crée avec un défaut.
Ainsi, certains hommes se plaignent d'avoir hérité ici-bas d'une destinée difficile ou de défauts corporels, en ayant complètement oublié que c'est, en réalité, au prix de grandes difficultés qu'ils ont pu être créés avec des défauts afin qu'ils ne soient plus en mesure de recommencer a nuire a leurs prochains. "

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[la nature humaine fait que nous aimons avoir le dernier mot, ressortir supérieur dans notre confrontation avec autrui (notre honneur, notre égo, devant être défendu à tout prix), mais si nous savions le prix à payer pour cela, plutôt que de suivre la volonté d'Hachem, où l'on doit rechercher la paix avec autrui. ]