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Les réchaïm, même s’ils fautent, ne sont pas punis dans ce monde car ils vivent en paix les uns avec les autres.
Nos sages disent que même les idolâtres sont épargnés de la souffrance s’ils vivent en paix les uns avec les autres.
[Arizal - séfer haLikoutim 409 ]

=> On voit ici la force du shalom, de l'unité.

Lorsque vous voyez l'image d'Hachem en un autre être humain, Hachem révèle [davantage] Son image en vous.
[rabbi de Loubavitch ]

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[plus nous nous souvenons et focalisons sur le fait qu'il y une part d'Hachem en autrui, ce qui se traduit par davantage de respect et d'amour d'autrui, alors plus Hachem peut alors se révèler en nous. ]

Payer en réincarnation nos fautes actuelles envers autrui

-> Selon le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Haazinou 32,4) :
"Nous savons que les transgressions de l'homme vis-à-vis de son prochain ne sont pas expiées, même le jour de Yom Kippour, à moins d'avoir apaisé son prochain. [guémara Yoma 85b]
Ainsi, lorsqu'une personne a créé un dommage à son prochain en le maltraitant, par des paroles ou par des coups, et n'a pas demandé pardon pour cela, étant donné qu'il n'a pas effectué de réparation, il devra revenir dans le monde ici-bas, en réincarnation, afin de consoler son prochain envers qui il a fauté.
Lorsque l'homme arrive dans les mondes supérieurs et qu'il apprend la punition qui a été décrétée de redescendre à nouveau dans ce monde, une fois de plus, il se met immédiatement à pleurer et pousse des cris amers pour la faute qu'il a commise.
Il implore alors le Maître de l'univers, quant à sa première réincarnation : s'il était riche, il dira : "Le riche répond avec effronterie" (Michlé 18,23), puis déclare : si j'avais été crée, dès la première fois, pauvre, je n'aurais jamais été effronté de cette manière. Il supplie donc le Créateur de ne pas le renvoyer de nouveau dans ce monde-ci.
Lorsqu'il constate que le verdict du Jugement céleste est irrévocable et qu'il doit revenir à nouveau en réincarnation dans le monde, il supplie de pouvoir, cette fois-ci, être créé pauvre ou bien de naître avec un défaut, comme par exemple de naitre sans main, afin qu'il ne puisse plus frapper personne et ne plus s'enorgueillir.
Cependant, les accusateurs objectent et s'opposent à cette requête en affirmant que ceci ne saurait constituer un repentir digne de ce nom. Au contraire, ils souhaitent qu'il revienne de nouveau dans ce monde en étant riche, avec ses deux mains.
Ce n'est qu'au terme de nombreuses prières et de nombreuses supplications, avec l'appui et le soutien de ceux qui le défendent, qu'il pourra avoir le mérite que le Tribunal céleste accède à sa demande et le crée avec un défaut.
Ainsi, certains hommes se plaignent d'avoir hérité ici-bas d'une destinée difficile ou de défauts corporels, en ayant complètement oublié que c'est, en réalité, au prix de grandes difficultés qu'ils ont pu être créés avec des défauts afin qu'ils ne soient plus en mesure de recommencer a nuire a leurs prochains. "

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[la nature humaine fait que nous aimons avoir le dernier mot, ressortir supérieur dans notre confrontation avec autrui (notre honneur, notre égo, devant être défendu à tout prix), mais si nous savions le prix à payer pour cela, plutôt que de suivre la volonté d'Hachem, où l'on doit rechercher la paix avec autrui. ]

Puisque tous les juifs sont interconnectés, un juif qui accomplit une mitsva à un bout du monde peut élever et soutenir un juif dans une autre partie du monde qui est incapable d’accomplir cette même mitsva.
[rabbi de Loubavitch]

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[chacune de mes actions peut impacter un juif vivant actuellement dans le monde, mais également ceux morts et ceux à naître. ]

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+ Chacune de nos actions impacte tous les juifs :

-> Le midrach (Vayikra raba 4,6) explique que le peuple juif est comparé à un troupeau de brebis égarées
(Yirmiyahou 50,17), car tout comme lorsqu’une brebis est frappée à la tête ou à l’un de ses membres, tous ses membres ressentent la douleur, de même, lorsqu’un juif faute, tout le peuple juif ressent la douleur.
Rabbi Shimon bear Yo'haï compare l’effet qu’un fauteur a sur la nation juive à celui d’une personne assise dans un bateau qui commence à percer un trou dans le plancher du bateau sous ses pieds.
"Que fais-tu au bateau?" demandent les autres passagers. Il répond : "En quoi cela vous concerne-t-il ? Ne suis-je pas en train de percer sous mes pieds?"
Ils s’écrient : "L’eau monte par ce trou et inonde tout le bateau!"

Le midrach nous enseigne que la nation juive tout entière est considérée littéralement comme un seul corps. Lorsqu’un juif faute, il attire le mal sur tout le peuple, et il ne peut pas prétendre, face à quelqu’un qui cherche à l’empêcher de fauter, que cela ne regarde pas cette personne.
Nous sommes tous dans le même bateau, et nous sommes tous affectés par les transgressions des uns et des autres.
Du côté positif, lorsque nous sommes unis comme un seul corps, nous méritons l’affection particulière de Hachem, et c’est notre tâche, à chaque génération, de parvenir à cette unité.

-> Un soldat juif venu en Russie avec l’armée de Napoléon se rendit à la yéchiva de Volozhin, où il dit à rav 'Haïm de Volozhin : "Au lieu de vous pencher [sur l'étude] sur les paroles du Rambam, vous auriez pu œuvrer pour empêcher les juifs de Paris de s’assimiler".
Rabbi 'Haïm répondit : "En nous penchant ici sur les paroles du Rambam, nous empêchons les juifs de Paris de s’assimiler."
Il exprimait ainsi que les membres du peuple juif sont tous garants les uns des autres, et forment un seul corps.

-> Dans le même esprit, le rav Israël Salanter observe que lorsqu’un juif pieux d'Osieck (toute petite ville de Pologne) redouble d’efforts pour étudier la Torah, il incite un juif non pratiquant de Varsovie à fermer son commerce une heure avant le Shabbat, et un étudiant juif de Paris à manger dans un restaurant casher.
De même, le 'Hazon Ich (dans ses lettres vol.3,82) écrit qu’un véritable étudiant en Torah suscite des sentiments de repentance chez tous ceux qui l’entourent.

[rav Moché Sternbuch - Haggada shel Pessa'h]

"Le plus haut niveau auquel on peut aspirer est de vivre les années qui nous sont imparties sans jamais nuire à son prochain ni l'humilier.
Il y a beaucoup de grandes choses que l'on peut faire : réciter le Téhilim matin et soir, prier avec une dévotion sincère, respecter scrupuleusement la halakha ; mais le summum de l'accomplissement spirituel est de veiller à l'honneur d'autrui!"
['Hazon Ich]

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-> On demanda au rav 'Haïm Kanievsky : si quelqu'un, D. préserve, humiliait un enfant, que devait-il faire?
Le rav Kanievsky répondit qu'un enfant n'a pas la capacité halakhique de pardonner les atteintes à son honneur, et que la personne qui l'a humilié n'avait d'autre choix que d'attendre que l'enfant atteigne l'âge de la bar-mitsva, puis de l'apaiser et de lui demander pardon.

Ne pas répondre à une offense d’autrui

+ Ne pas répondre à une offense d'autrui :

-> La guémara (Roch Hachana 17a) dit : "Si quelqu'un est "maavir al midotav" (cède aux autres), toutes ses fautes lui sont retirées."

-> Le 'Hida (séfer Kikar léAdon sur Masséhet Déré'h Erets Zouta - chap.8) explique cela en citant les paroles du Ramak, qui dit qu’il y a beaucoup de gens qui ont commis des fautes, en particulier dans notre génération où il est courant de fauter en n’ayant pas de kavana pendant la prière ou en récitant les bénédiction. Beaucoup de ces personnes souhaitent faire téchouva, mais si on leur disait qu'elles doivent jeûner et s'affliger, elles répondraient qu'elles sont trop faibles et incapables de le faire. Si on leur disait qu'elles pourraient trouver l'expiation par la mort de leurs enfants, elles refuseraient également cette offre. Si on leur disait qu'elles pourraient être pardonnées en perdant leur gagne-pain, elles ne pourraient pas non plus l'accepter.

Heureusement, il existe un moyen facile d'être pardonné, sans jeûne, sans affliction, sans mort d'enfants ni perte de moyens de subsistance. Il s'agit de pardonner aux autres. Si quelqu'un vous insulte et que vous ne répondez pas, si vous acceptez l'embarras sans riposter, Hachem aura pitié de vous et vous pardonnera vos fautes.

Donner de la force à nos prières par notre unité

+ Donner de la force à nos prières par notre unité :

"Les prières des Yamim Noraïm doivent être conduites dans un esprit d'amour et de paix entre une personne et son prochain, afin que nos prières soient acceptées.
Car alors le Satan dit : "Qui est comme Ta nation Israël? Ils sont comme les anges Tutélaires, qui n'ont ni jalousie ni haine entre eux."
L'unité sur la terre entraîne l'unité des racines de nos âmes au Ciel."
[Alchikh haKadoch - Nitsavim 29,9]

=> bien qu'un sentiment d'unité et d'amour au sein du peuple juif permet toute l'année d'améliorer l'impact de nos prières, cela l'est tout particulièrement pendant les Yamim Noraïm, lorsque nous devons nous tenir comme une nation unie devant Hachem.

Chaque faute, même la plus petite transgression, suscite la haine d'une personne envers une créature, et grâce à la téchouva, l'amour reprend sa place.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 12,4]

-> Le rabbi Filber explique que la faute rompt l'harmonie entre l'individu et le monde, provoquant une division et un éloignement qui conduisent à l'animosité et à la haine.

Aimer notre prochain juif, réveille l’amour d’Hachem à notre égard

+ Aimer notre prochain juif, réveille l'amour d'Hachem à notre égard :

-> Après que le peuple juif a commis la faute du Veau d'or, Hachem a menacé de les détruire. Moché les défendit, et curieusement, commença sa défense en disant : "Cette nation a commis une grande faute ('hataa guédola)" (Ki Tissa 32,31-32), ce qui est surprenant.
En général, on ne commence pas une défense en amplifiant la gravité de l'acte répréhensible (plutôt que d'accentuer la gravité de la faute). Qu'est-ce que Moché espère obtenir en disant que leur faute est "grande"?

Le Imré Elimélé'h écrit qu'être mosser néfech (abnégation, don de soi) pour un autre juif est, à un certain niveau, encore plus grand qu'être mosser néfech pour Hachem.
Celui qui risque sa vie pour sauver le fils du roi démontre un amour plus intense pour le roi que celui qui sauve la vie du roi lui-même ; son amour pour le roi est si grand qu'il s'étend même aux êtres chers du roi.
Le fait d'être mosser néfech pour un juif montre que l'on n'aime pas seulement Hachem, mais aussi les êtres qui lui sont chers.

Lorsque Moché vit que le peuple juif était en difficulté, il commença à prier Hachem d'avoir pitié d'eux.
L'amour de Moché pour le peuple juif était tellement enflammé qu'il ne s'est pas contenté d'essayer de sauver uniquement les tsadikim, dont l'implication dans la faute du Veau d'or était vraisemblablement moindre ; il a également prié pour les réchaïm, qui avaient commis une "grande faute".
Moché dit à Hachem que s'Il ne pardonnait pas à tout le peuple juif, il aimerait être effacé de la Torah.
Moché était prêt à être effacé de la Torah pour sauver même le niveau le plus bas du peuple juif, les réchaïm, et pas seulement les tsadikim.
C'était une remarquable démonstration d'amour pour les juifs, et plus encore, une démonstration d'amour pour Hachem, leur Père céleste.

C'est l'amour de Moché pour chaque membre du peuple juif qui a déclenché un flux intense d'amour d'Hachem, qui s'est déversé sur le peuple juif, même sur les réchaïm, et les a épargnés de la destruction.

Moché nous a montré que plus nous démontrons notre amour pour les enfants d'Hachem, plus nous réveillons l'amour d'Hachem pour Ses enfants, ce qui génère une pluie d'amour sur nous.
Ainsi, se concentrer sur la bonté envers notre prochain juif pendant les périodes où il est difficile de se concentrer sur Hachem n'est pas seulement une stratégie pour continuer à grandir, mais aussi une stratégie pour que les choses soient moins douloureuses.
[rav Kalonymus Shapira - Aish Kodech - Ki Tissa 5700 (1940) ]

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-> Même si en apparence on a l'impression de ne pas aimer Hachem, la réalité est qu'au fond de lui tout juif aime constamment Hachem.
Le fondement de l'amour de notre prochain juif (ahavat Israël) est l'amour d'Hachem (ahavat Hachem), puisque l'âme de chaque juif est Divine.
En un sens, en travaillant sur notre amour pour les autres (juifs - enfants d'Hachem), on travaille également notre amour pour Hachem.

-> Il existe un principe : l'amour d'un juif pour un autre juif suscite l'amour d'Hachem pour les juifs, et par conséquent, un flot de bonté et de miséricorde pour les juifs.
[ Avodat Israel - Avot 1,5 ; Avodat Israel - Noa'h ; Tomer Dévora - pérek aléf ; Gaon de Vilna - Iyov 8,5]

-> Selon le rabbi Elimélé'h de Lizhensk, en priant pour qu'Hachem fasse des bontés pour notre prochain juif, nous réussissions à ouvrir les portes de la bonté pour nous-mêmes, intensifiant ainsi l'effet de nos propres prières.
[cela peut explique le Magen Avraham (Ora4h 'Haïm 46) qui rapporte au nom du Arizal, qu'avant la prière, une personne doit accepter sur elle-même la mitsva "d'aimer son prochain comme soi-même" (d'autres donnent également à la tsédaka en ce sens).]

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-> Le rav Kalonymus Shapira enseigne :
"Il est possible de dire que lorsque Moché a vu que Israël avait besoin de tant de miséricorde pour être pardonné d'un tel péché (d'une telle ampleur) [le Veau d'or], cela a suscité en lui tant d'amour pour les Bné Israël qu'il était prêt à donner sa vie pour eux, et pas seulement pour les Justes (tsadikim) parmi eux, mais aussi pour les pires réchaïm qui avaient commis une si grande faute, et tout cela uniquement parce qu'ils étaient les fils d'Hachem.
Et grâce à son grand amour pour chaque Bné Israël, avec un tel effort, il a déclenché énormément d'amour d'Hachem pour tous les Bné Israël.
Et le fait qu'il ait amplifié le péché était pour qu'il puisse en venir à conclure que, malgré tout cela (c'est-à-dire, malgré la grandeur de la faute), 'efface-moi de Ton livre - pour eux'".

La paix anéantit les accusations du Satan.
[ séfer 'Harédim - mitsvot Assé Hatélouyim Bédibour - chap.4 ]

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[est-ce que nous préférons avoir le dernier mot, assouvir notre égo, ou bien prendre un peu sur soi, faire des efforts, pour préserver la paix, et grâce à cela détruire les mauvaises accusations qui sont sur nous. ]