« Les fils de Kora’h ne moururent pas » (Pin’has 26,11)

-> Selon Rachi : « Il faisaient partie du complot à son début, mais au moment de la révolte ils se sont repentis. C’est pourquoi une place élevée leur a été attribuée au guéhinam où ils ont pu rester. »

=> Puisqu’ils ont fait téchouva : Pourquoi n’ont-ils pas totalement été sauvés? Et si leurs « pensées de téchouva » n’étaient pas suffisantes pourquoi ne sont-ils pas morts?

-> La guémara (Yoma 87a) enseigne que celui qui a entraîné plusieurs autres personnes à fauter n’aura pas la possibilité de faire téchouva, afin qu’il ne puisse pas être au paradis (gan Eden), alors que ceux qu’ils a poussé à fauter se trouvent en enfer (guéhinam).

Au départ, les fils de Kora’h étaient totalement impliqués dans la dispute, et influençaient les autres à les rejoindre.
En raison du fait qu’ils ont poussé les autres à la faute, ils ne pouvaient pas faire une téchouva complète.
Puisque à cause d’eux, des personnes étaient en enfer, ils ne pouvaient pas éviter d’y être également.
Cependant, leur désir de faire téchouva a permis qu’ils soient à une haute place du guéhinam.
[le Ktav Sofer]

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-> Le verset dit qu’ils ne sont pas morts, mais il ne dit pas qu’ils ont vécu.
Cela implique qu’ils étaient entre les 2, car ils n’ont pas fait une téchouva totale.
[le Gour Aryé]

-> Il y a 3 lieux en hauteur dans le Guéhinam : un pour chacun des fils de Kora’h, afin qu’ils ne ressentent pas la chaleur de l’enfer.
Ils ont cependant été séparés du restant du peuple juif.
[le Barténoura]

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-> Lorsque les fils de Kora’h ont vu d’un côté le trou énorme en dessous d’eux, et d’un autre côté les feux de l’enfer, ils ont été incapables d’ouvrir leur bouche pour réciter le vidouï (la confession de leurs fautes).
Cependant, des pensées de téchouva sont entrées dans leur cœur, et ont été acceptées par Hachem.
[midrach Cho’her Tov]

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-> Le midrach (Yalkout Chimoni 5752) rapporte :
« Lorsque les fils de Kora’h étaient assis et ont vu Moché, ils se sont dit : « Si nous nous levons pour Moché, nous montrerons de l’irrespect envers notre père, et la Torah dit que nous devons honorer notre père.
Mais comment pouvons-nous ne pas nous lever, puisque selon la Torah nous devons nous lever devant un érudit en Torah.
Il vaut mieux pour nous de nous lever pour Moché, malgré l’affront à notre père. »

A ce moment, des pensées de téchouva sont entrées dans leur cœur. »

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-> « Au chef des chantres. Sur les roses, par les fils de Kora’h, maskil, chant d’amour. Mon cœur conçoit un beau dessein, je consacre mon oeuvre au Roi » (Téhilim 45)

-> Le midrach Téhilim commente : « Mon cœur conçoit un beau dessin » = cela t’apprend que [les fils de Kora’h] ne pouvaient exprimer verbalement leurs regrets. Mais comme leur cœur conçut des sentiments de téchouva, Hachem les agréa […] De plus, les fils de Kora’h ne pouvaient pas entonner un chant. Mais comme leur cœur conçut des sentiments de repentir, Hachem les agréa.
Pourquoi cette impuissance?
Parce que l’abîme s’était ouvert sous leurs pieds et que le feu flamboyait autour d’eux. »

-> Rav Yossef Salant (Béer Yossef) remarque, que d’après ce midrach, il apparaît que lorsque la guémara évoque le chant des fils de Kora’h en disant : « une place protégée fut pratiquée pour eux dans le Guéhinam, ils s’y assirent et entonnèrent un chant » (Sanhédrin 110), il s’agit de ce Téhilim 45.
Par ce chant, ils ont en quelque sorte contrebalancé la rébellion de leur père contre Moché et Aharon, rébellion à laquelle ils avaient pris part.

-> Rachi sur ce Téhilim (45), commente :
« Sur les roses » = Ce chant a été composé en l’honneur des érudits de la Torah, qui sont doux comme les roses.
« Chant d’amour » = chant d’amour en leur honneur : un chant de louanges, pour qu’ils soient aimés de tous et que leur Torah soit aimés de tous.

=> En prononçant ce chant, les fils de Kora’h cherchèrent ainsi à réparer les torts causés par la rébellion qui visait à faire haïr Moché et Aharon par le peuple juif, notamment lorsqu’ils déclarèrent : « Pourquoi vous érigez-vous en chefs de l’assemblée de Hachem » (Bamidbar 16,3).
De plus, ils avaient tourné Moché et Aharon en dérision, les accablant de leurs moqueries pendant toute une nuit (cf. Rachi Bamidbar 16,19).

Ainsi, pour se racheter de cette haine qu’ils avaient répandue (avec leur père Kora’h), le cœur des fils de Kora’h composa ce chant de louanges en l’honneur des érudits, ce Téhilim étant destiné à les faire aimer (eux et leur Torah) de leurs semblables.

-> Le Béer Yossef ajoute que ce Téhilim nous apprend sur le pouvoir de la téchouva : en l’espace d’un instant, celui-ci est capable d’élever un homme des profondeurs de l’abîme jusqu’aux plus hauts sommets.
En effet, avec leur père et ses acolytes, ils étaient tombés dans la pire déchéance, au point de renier l’authenticité de la Torah et de prétendre que Moché avait lui-même inventé les mitsvot.
Ils ont été engloutis par la terre, avec l’abîme sous leurs pieds et un feu flamboyant autour d’eux, et ils étaient incapables d’avouer verbalement leur faute, seul leur cœur pouvant concevoir des pensées de téchouva.
Mais Hachem les accepta immédiatement, et une place protégée fut pratiquée en leur faveur dans le Guéhinam.
A cet instant précis, ils accédèrent à un haut niveau spirituel, au point de prophétiser et de composer ce chant annonçant des événements futurs.

-> b’h, cf. le midrach affirmant que : « après leur téchouva, les enfants de Kora’h furent appelés [par Hachem] : « chéris/bien-aimés ». » : https://todahm.com/2019/07/08/9745
=> Combien nous devons en tirer du renforcement pour ne jamais abandonner de faire téchouva, en pensant que nos fautes sont trop nombreuses/importantes.
De plus, nous devons également prendre conscience de l’impact de la téchouva, et d’à quel point elle est énorme. Selon les mots du Rambam (Hilkhot Téchouva) : « Hier, le fauteur était détestable aux yeux de D., il était repoussant, abominable.
Aujourd’hui, il s’est repenti et le voici chéri, choyé, intime et digne d’affection. »

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-> « Peut être que les fils de Kora’h ont été au Guéhinam pendant une certaine durée, et qu’ils ont ensuite été autorisés à en sortir.
Ils sont allés en terre d’Israël, et sont devenus des Névi’im (prophètes). »
[Divré David – Rabbi David de Chortkov]

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