Dans une situation [où un juif est submergé par le doute, en crise de émouna], il faut crier à notre Père qui est aux cieux, en poussant un cri puissant du plus profond de son cœur.
Hachem entendra alors sa voix et se tournera vers son cri. Il est possible que cela entraîne l'échec et l'annulation de toutes ses questions et de tous ses obstacles.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan]
-> Par ces mots, rabbi Na'hman nous enseigne une chose étonnante.
Lorsqu'une personne est confrontée à des questions et à des doutes qui rongent sa foi, au lieu de chercher à y répondre directement par une clarification philosophique ou en se renforçant dans la religion, elle doit simplement crier du plus profond de son cœur.
Lorsqu'un juif crie vers le D. même auquel il a du mal à croire, cette expression active l'amour caché et la foi dissimulée latents au cœur même de l'âme juive de la manière la plus merveilleuse qui soit.
C'est peut-être ce que nos Sages (guémara Béra'hot 5a) veulent dire en nous enseignant dans le feu d'une bataille avec le yétser ara, un juif doit réciter la lecture du Shéma.
À ce moment-là, le juif doit s'éloigner des calculs philosophiques et exprimer simplement sa foi en Hachem et en l'importance primordiale d'adhérer à Sa volonté. Le fait de permettre à la foi simple de s'épanouir est la seule façon pour l'intellect de sortir victorieux.
Face au défi de la foi, la réponse juive consiste à fermer nos yeux physiques à l'écran de fumée extérieur et à ouvrir nos yeux intérieurs, spirituels. [à l'image de la main devant les yeux du Shéma]
Cela nous permet de percevoir la conscience intuitive de la lumière d'Hachem qui brille à travers les prismes de nos nombreux souvenirs conscients et subconscients de contact avec Sa présence, tous enracinés dans le baiser constant entre la création et le Créateur qui fait naître toute l'existence, à chaque instant.
[rav Yaakov Klein]