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L’importance d’étudier la halakha

+ L'importance d'étudier la halakha (loi juive) :

-> "Celui qui étudie la halakha tous les jours a la garantie d'être un ben Olam HaBa".
[guémara Nida 73a - kol achoné halakhot békhol yom mouvta'h lo chéou ben olam aba]

-> Le rav Shmouel Wosner dit : "Le kitsour (abrégé) du Choul'han Aourkh nous enseigne comment vivre en tant que juif(ve). Le Choul'han Aroukh est lorsque l'on a une question".
[même 3 minutes par jour d'étude de la halakha concrète permet avec le temps de connaître beaucoup d'halakhot (même si c'est mieux d'y consacrer davantage, il ne faut pas rien faire faute de temps).
Même 3 halakot par jour, cela fait près de 1 000 halakhot sur l'année! ]

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-> Nos Sages promettent que l'étude de la halakha chaque jour garantit une part dans le monde à Venir (olam haba).
Cela est difficile à comprendre parce que nous commençons la lecture des Pirké Avot en disant que : "tout juif a une part dans le monde à Venir" (kol Israël yéch laém 'helek laolam aba).
Alors pourquoi la guémara dit-elle que seuls ceux qui étudient la halakha chaque jour sont des ben Olam haBa?

-> Le Arou'h laNèr (guémara Nidda 73) répond :
"[Si quelqu'un n'étudie pas la halakha], il recevra le Olam haBa, mais uniquement après être passé par un processus de purification.
Tout comme l'argent et l'or sont purifiés de tous les défauts, ces personnes devront subir une purification pour se nettoyer de tous les types de yétser ara et de fautes de ce monde.
Cependant, [lorsqu'une personne étudie la halakha], elle devient un "ben Olam haBa". Il méritera facilement le Olam haBa, et il ira immédiatement au monde à Venir (Olam haBa) lorsqu'il quittera ce monde. Hachem l'y conduira."

-> C'est parce qu'il y a beaucoup de discussions dans la guémara, et il y a souvent plusieurs opinions, et on n'arrive pas tout de suite à la halakha lémaassé (concrète, à faire en pratique).
Mais lorsqu'on étudie la halakha, on atteint la vérité cristallisée (fruits de nombreux débats entre nos Sages), la volonté d'Hachem pour nous.

Le Arou'h laNèr écrit :
"De même qu'une personne étudie la vérité claire et tranchée [par nos Sages], qui n'a pas besoin d'être clarifiée et purifiée, ainsi elle n'aura pas besoin d'être purifiée/clarifiée dans le Olam haBa."

=> C'est donc l'un des avantages de l'étude de la halakha.
On étudie la décision finale, la volonté distillée d'Hachem. On apprend la vérité cristallisée qui n'a pas besoin d'être corrigée [par l'avis d'autres sages], afin qu'on n'ait pas besoin d'être corrigé dans le monde à Venir (olam aba). On sera immédiatement amené à sa portion dans le Gan Eden.

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-> Il est écrit : "Acclamez Hachem, toute la terre!" (הָרִיעוּ לַיהוָה כָּל הָאָרֶץ - ariou l'Hachem kol aarets - Téhilim 100,1).
Le Yisma'h Israël ('Hanouka - p.95) dit que "kol aarets" (כל הארץ) peut être traduit par "entièrement en matérialité" (la terre renvoyant au matériel, à l'inverse du ciel, au spirituel).
Le verset fait allusion aux personnes qui sont à des niveaux déficients et qui sont entièrement immergées dans les plaisirs et les poursuites de la matérialité de ce monde.
Le verset proclame : "ariou l'Hachem" (הָרִיעוּ לַיהוָה) = eux aussi peuvent sortir de leur matérialité et louer Hachem. Comment le font-ils ?
Les premières lettres de : הָרִיעוּ לַיהוָה כָּל הָאָרֶץ forment : "Halakha" (הלכ"ה).
Le Yisma'h Israël enseigne que la ségoula d'étudier la halakha est qu'elle tire les gens hors de la matérialité, de leurs bas niveaux, et les élève à des niveaux plus élevés [spirituellement].

[une explication, basée sur les leçons du Arizal, est, comme nous l'avons vu plus haut, que la halakha a la qualité d'être de la Torah purifiée (la conclusion de nombreux débats entre les Sages).
Bien que "toutes les idées saintes de la Torah sont la parole d'Hachem" (elou véélou divréé Elokim 'haïm), même lorsqu'elles semblent contradictoires. Néanmoins, tous les points de vue ne sont pas de la halakha lémaasé (ce qu'on doit faire en pratique).
L'étude de la halakha a une qualité particulière car il s'agit d'étudier la Torah distillée (conclusion d'avis de nos Sages), si l'on peut dire, le dernier mot de ce qu'Hachem attend de nous dans ce monde, et la ségoula de cette étude est qu'elle affinera, purifiera et perfectionnera la personne. ]

Le Yismach Yisrael écrit :
"Quelqu'un qui étudie la halakha est important ('hachouv) pour Hakadosh Baruch Hu, aussi spécial que les personnes qui ont chachmah, binah, et daas qui sont bnei Olam Haba".

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-> On peut noter que le verset suivant (Téhilim 100,2) déclare : "Servez Hachem avec joie, venez devant Lui avec des louanges" (ivdou ét Hachem bésim'ha bo'ou léfanav bir'nana). Comment servir Hachem avec joie?
L'un des principaux moyens est l'étude de la halakha, comme il est dit :"Les halakhot d'Hachem sont droites, ce qui réjouit le cœur" (pikoudé Hachem yécharim méchamé'hé lev - Téhilim 19,9).
[Amalek renvoie au doute (safek), et lorsque l'on sort du doute (je fais ce qu'il y a de mieux de ma vie, on a notre âme en adéquation [et non en décalage] avec ce qu'on fait, donc on n'a pas de mal être interne), alors il y a de la joie pure et totale. ]

On sort de la matérialité lorsqu'on étudie la halakha.
[tout devient alors une occasion d'agir selon la volonté d'Hachem, même une action banale est faite en ce sens (ex: dormir, manger, ...)]

-> Ainsi, un autre avantage de l'étude de la halakha est qu'on deviendra joyeux, comme on a vu : "les halakhot d'Hachem sont droites, ce qui réjouit le cœur."
Or, lorsque l'on est joyeux, on est avec Hachem, comme il est dit, pourrait : "la puissance et la joie à Sa place" (oz vé'hétva bimkomo - Divré haYamim I 16,27).
Le 'Hatam Sofer explique que cela fait de cette personne un candidat approprié pour le Olam haBa, car le Olam haBa est l'endroit où nous nous prélassons dans la présence d'Hachem.

Nos Sages disent que la Ché'hina réside là où il y a de la joie, et ils disent que la Ché'hina réside là où l'on étudie la halacha.
[selon guémara (Shabbath 30b) : "La Présence Divine ne réside que dans la joie [dans le cadre permis par la halakha]".
selon la guémara (Béra'hot 8a) : "Depuis le jour où le Temple a été détruit, la seule chose que Hachem a dans ce monde est les 4 amot de la halakha".]
Le 'Hatam Sofer explique que puisqu'une personne était avec Hachem dans ce monde, alors elle méritera d'être avec Hachem dans le monde à Venir (Olam haBa).

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-> La guémara (Taanis 22a) déclare :
"Rav Broka venait au marché de Lefet, et Eliyahou haNavi était souvent avec lui. Rav Broka demanda à Eliyahou : "Y a-t-il quelqu'un dans ce marché qui soit un ben Olam haBa"?
Eliyahou répondit qu'il n'y en avait pas.
Rav Broka vit alors une personne portant des chaussures noires (ce qui, à l'époque, n'était pas une façon juive de s'habiller) et ne portant pas de tsitsit. Eliyahou lui dit que cette personne était un ben Olam haBa.
Rav Broka courut vers lui et lui demanda ce qu'il faisait. Il lui répondit : "Ne me posez pas la question aujourd'hui, revenez demain."
Le lendemain, Rav Broka rencontra cette personne sur la place du marché et lui demanda : "Que faites-vous?"
L'homme répondit qu'il était gardien de prison, et qu'il veillait à ce que les hommes et les femmes soient emprisonnés séparément, et qu'il protégeait les femmes des non-juives qui avaient les yeux rivés sur elles. Il s'habille comme les non-juifs, afin de pouvoir se mêler aux non-juifs, et ainsi pouvoir les entendre parler de leurs décrets [contre les juifs]. Ensuite, il en informe les rabbanim des décrets sévères qu'ils préparent, afin qu'ils puissent prier et les annuler.
"Si je ne vous ai pas répondu hier, c'est parce que je venais d'entendre parler d'un nouveau décret sévère, et je me suis empressé d'en informer les Sages pour qu'ils puissent annuler le décret avec leurs prières".

Pendant qu'ils parlaient, 2 autres personnes sont arrivées au marché, et Eliyahou a dit à Rav Broka que ces 2 hommes étaient également ben Olam haBa.
Rav Broka leur demanda ce qu'ils faisaient. Ils répondirent : "Nous sommes des gens joyeux et nous rendons heureux les gens tristes. Lorsque nous trouvons 2 personnes en conflit, nous nous occupons d'elles [avec nos plaisanteries et nos esprits joyeux] jusqu'à ce que la paix s'installe entre elles."
Rachi ajoute que : le fait d'augmenter la paix entre les gens est l'une des mitsvot récompensées déjà dans ce monde, et dont la récompense principale est réservée pour le monde à Venir.

=> Ainsi, la guémara nous parle de 3 personnes qui étaient des ben Olam haBa.
L'une d'entre elles était un geôlier, qui était mosser néfech pour aider les femmes juives, protéger les gens des fautes, et aider à annuler les décrets sévères sur la nation juive.
Les deux autres étaient des personnes joyeux qui rendaient les personnes tristes heureuses et qui faisaient la paix entre les ennemis.
Ce sont les gens du marché qui étaient ben Olam haBa.

Le Torat 'Haïm (guémara Sanhédrin 90) demande : puisque tous les juifs ont une part dans le Olam haBa, alors comment se fait-il que sur toute la place du marché, seules ces trois personnes étaient des ben Olam haBa?
Il répond que la plupart des juifs se voient accorder le Olam haBa, mais pas parce qu'ils le méritent.
Hachem leur accorde un cadeau (mat'nat 'hinam), et les amène au Olam haBa, bien que, selon leurs actes, ils ne méritent pas cette récompense.
Sur cette place de marché, seules 3 personnes ont mérité le Olam haBa par leur propre mérite.

==> Ceux qui étudient les halakhot chaque jour sont également des bné Olam Haba. Cela signifie qu'ils mériteront d'obtenir une chose énorme : le monde à Venir (Olam haBa), grâce à ce mérite énorme d'avoir étudié la halakha au jour le jour.

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