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"Moché quitta la présence de Pharaon et implora Hachem" (Vaéra 8,27)

-> Rabbi Sim'ha Bounim de Peshischa (Kol Sim'ha) se demande pourquoi Moché a assumé la responsabilité de mettre fin aux plaies par ses prières. Hachem ne l'avait envoyé que pour avertir Pharaon et administrer les Plaies (makot). N'aurait-il pas fallu laisser à Hachem le soin de les arrêter de Sa propre volonté?

Il répond que pendant les Plaies, les lois de la nature étaient en mouvement.
Si Hachem avait retiré Lui-même les Plaies, la nature serait revenue à son état par défaut, sous son contrôle unique. En la soumettant au contraire aux prières de Moché, Hachem reprogrammait la nature pour qu'elle réponde aux prières des justes. Comme l'enseigne la guémara (Moed Katan16a), même si Hachem émet un décret, un tsadik (par sa prière) a le pouvoir d'y opposer son veto.

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+ "Moché a crié à Hachem" (Vaéra 8,8)

-> Le 'Hidouché Harim note le rôle prépondérant que joue la prière dans le processus des 10 Plaies (makot), apparaissant dans une variété d'expressions.

La sortie d'Egypte était un processus de recréation de notre monde brisé, endommagé. Le domaine particulier dans lequel ce processus s'est déroulé est celui de la parole, car ce sont les lettres et les mots qui sont les éléments constitutifs de la création. ]
Tout comme l'homme parle pour exprimer sa pensée abstraite dans le monde matériel, la "parole" d'Hachem représente l'actualisation de Sa volonté. Ainsi, le monde est décrit comme ayant été créé avec 10 Paroles d'Hachem (assara maamarot).
Corrompu par la faute, ce monde à 10 dimensions avait besoin des dix plaies correspondants pour se débarrasser de ses parasites et, finalement, des Asséret HaDibrot, dix nouvelles paroles divines (10 Commandements), pour le redémarrer.

La prière est une autre manifestation fondamentale de la parole. Hachem a subordonné Sa parole à la réceptivité du peuple juif. Ainsi, cette domination juive, pour ainsi dire, sur l'univers s'exprime à travers leur propre discours, celui de la prière.
Nos Sages (midrach Dévarim rabba 2,1) enseignent qu'il existe dix expressions de la prière.
Avec chacun des dix plaies, explique le 'Hidouché Harim, l'un de ces dix formats de prière a été rectifié.
Nous trouvons donc Moché s'engageant dans une multitude de formes de prières.

Le Sfat Emet ajoute que c'est la logique qui sous-tend la règle selon laquelle la prière doit être immédiatement précédée par le souvenir de de la sortie d'Egypte (dans cha'harit, on lit la bénédiction avec le début de la Amida, sans s'arrêter entre). C'est en effet par ce processus que les juifs ont acquis leur pleine capacité à prier.

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