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La honte expie les fautes

+ La honte expie les fautes :

"Hachem parla à Moché et Aharon et Il leur ordonna, au sujet des Bné Israël et au sujet de Pharaon, le roi d'Egypte" (Vaéra 6,13)

-> Rachi sur "et au sujet de Pharaon, le roi d’Egypte" = Hachem leur a ordonné, à son sujet, de s’adresser à lui avec respect. Telle est l’interprétation du midrach.
Rachi sur "Il leur ordonna au sujet des Bné Israël" = Il leur a ordonné de les conduire avec douceur et de leur témoigner de la patience.

-> Le 'Hatam Sofer explique qu'Hachem leur a ordonné de ne pas embarrasser le roi (Pharaon), car cela servirait d'expiation pour ses fautes, et il ne serait alors pas juste de le frapper avec les plaies. [il aura reçu toute sa souffrance expiatoire par la honte de l'embarras, rendant plus possible d'autre souffrance par les plaies. ]
De plus, Il leur a ordonné de ne pas s'énerver à cause des plaintes du peuple juif afin que cela ne soit pas considéré comme une faute susceptible de prolonger ou d'aggraver l'exil.

Nous voyons une chose étonnante. Pharaon était un racha jusqu'au bout des ongles. Il avait massacré des dizaines d'enfants juifs et s'était baigné dans leur sang. Il avait torturé le peuple juif et l'avait persécuté par des travaux forcés. Malgré tout, Moché et Aharon reçurent l'ordre de ne pas l'embarrasser.
Si Moché lui faisait honte par ses paroles, Pharaon serait pardonné de toutes ses terribles fautes par cela et il serait impossible de le punir avec les plaies. Nous voyons ainsi à quel point le pouvoir de la honte est puissant. Elle expie même les pires fautes (et même chez quelqu'un de racha comme Pharaon, donc à plus forte raison chez nous!).

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-> Le 'Hovot Halévavot écrit que lorsque quelqu'un embarrasse son prochain ou parle du lachon ara à son sujet, toutes les mitsvot de l'orateur sont transférées sur le compte de la personne dont il a parlé, et tous les fautes de la personne dont on a parlé sont transférés à celui qui a parlé d'elle ou l'a embarrassée.

Le rav 'Haïm de Volozhin utilise cette idée pour expliquer la guémara (Kidouchin 82a) qui dit : "Les meilleurs médecins vont au Guéhinam".
Il explique que celui qui embarrasse son ami en parlant du lachon ara à son sujet est appelé un "médecin" parce qu'il le "guérit" en enlevant tous ses fautes et en les prenant pour lui, le laissant ainsi en bonne santé et pur.
Ce "médecin", cependant, finira dans le Guéhinam parce qu'il possède maintenant tant de fautes et aucune mitsvot, puisque tous ses mérites ont été cédés à son ami.

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-> Rachi sur "Il leur ordonna au sujet des Bné Israël" = Il leur a ordonné de les conduire avec douceur et de leur témoigner de la patience.

-> Le Chla Hakadoch dit qu'il s'agit d'une leçon pour tous les dirigeants et tous ceux qui traitent avec le public, tels que les Rabbanim, les Roché Yéchiva, enseignants, ... Ils doivent être capables de tolérer les gens et d'éviter de se mettre en colère ou de leur crier dessus. S'ils sont doux et dirigent les gens avec tolérance, ils seront récompensés.

[de même qu'ils sont prêts à avaler leur honneur (leur souffrance d'égo brisé qui va avec), pour rester doux et patient en toute circonstance, de même Hachem va les récompenser de bonnes choses avec largesse. ]

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