+ La terre d'Israël - Une vie proche d'Hachem :
-> La bénédiction particulière de la terre d'Israël a un impact sur la vie quotidienne de chaque personne qui y vit. La bénédiction cachée de terre d'Israël est la capacité de vivre nos vies terrestres et physiques avec un lien naturel avec Hachem.
Dans tous les autres endroits, il y a des Shabbath, des Yamim Tovim et des moments de prière spéciaux qui rapprochent un juif de son Créateur, mais dans la vie de tous les jours, il est beaucoup plus difficile d'atteindre cette proximité.
En terre d'Israël, la sainteté fait partie de la vie quotidienne et banale. La présence d'Hachem est si tangible que l'homme ordinaire peut sentir qu'Il dirige chaque étape de sa vie ...
La terre d'Israël (érets Israël) est "Erets Hakodech". Ici, le "érets" = la terre et le matériel, est lié au kodech, à la sainteté.
Les habitants de la terre d'Israël jouissent d'un lien constant avec Hachem, même dans leur vie matérielle et ordinaire.
[ les habitants de la terre d'Israël disposent toujours de leur libre arbitre ; mais il est beaucoup plus facile de voir la main d'Hachem et de savoir que tout vient de Lui. ]
Un juif vivant en Eretz Yisrael peut se sentir inférieur aux juifs d'autres pays, qui jouissent d'un mode de vie plus confortable et plus sophistiqué. En réalité, l'aisance matérielle masque la véritable vitalité d'une personne et bloque son lien interne avec la vie.
Pour un juif, la vraie bonne vie se trouve en terre d'Israël, "une terre sur laquelle ... les yeux d'Hachem ton D. sont toujours posés" (Ekev 11,12).
Ici, Hachem fait naturellement partie de notre vie. Nous sentons la supervision d'Hachem et Sa proximité avec nous, et nous vivons ensemble avec Lui. C'est la vraie "vie".
[d'après rav Avraham Tsvi Kluger]
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-> "Celui qui vit en terre d'Israël est comparable à quelqu'un qui a un D., et celui qui vit en dehors de la terre d'Israël est comparable à quelqu'un qui n'a pas de D." (guémara Kétoubot 110b).
Le Baal Chem Tov explique : celui qui vit en "érets Israël" = son "érets", son existence terrestre et matérielle est incluse dans "Israël", c'est-à-dire qu'il vit sa vie mondaine d'une manière qui convient à un membre du peuple juif, avec la connaissance et la foi que tout pouvoir et toute vitalité ne viennent que d'Hachem, est comme quelqu'un qui a un D.
Inversement, celui qui vit en dehors d'érets Israël = sa vie matérielle est en dehors du domaine de la sainteté et n'a aucun lien avec la foi en Hachem, est comme quelqu'un qui n'a pas de D.
[cette idée est citée dans le Méor Enayim - paracha Chémot ]
-> Les juifs vivant en dehors de la terre d'Israël peuvent eux aussi se connecter à la sainteté de la terre d'Israël et vivre dans une proximité constante avec Hachem.
En un sens, à l'étranger, nos tsadikim nous révèlent le lien de chaque juif avec la sainteté de la terre d'Israël. Les juifs du monde entier, grâce au pouvoir des tsadikim, peuvent jouir de la émouna spéciale qui est le don de la terre d'Israël et vivre avec un attachement à Hachem, même dans leur vie pratique quotidienne.
[rav Avraham Tsvi Kluger]
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-> La terre d'Israël est : "une terre de délices/désirable" (érets 'hemda - Yirmiyahou 3,19)
-> Tout au long des nombreuses années d'exil, les juifs ont aspiré à la terre d'Israël.
Nos Sages (guémara Kétoubot 112) nous disent que les grands Sages embrassaient les pierres de la terre d'Israël et se roulaient dans sa poussière, comme il est écrit : "Car Tes serviteurs ont désiré ses pierres et favorisé sa poussière" (Téhilim 102,15).
Les Tsadiqim de toutes les générations ont conservé un amour profond pour la terre physique de la terre d'Israël, ses pierres, ses routes, ses collines, ses arbres et ses maisons, parce que le don spécial terre d'Israël est qu'Hachem se trouve ici, dans le monde physique.
Oui, ces pierres et ces maisons, la vie ordinaire et quotidienne en terre d'Israël, contiennent sa sainteté.
Lorsque nous mangeons les fruits de la terre d'Israël, nous sommes nourris de la sainteté et de la pureté de la Présence Divine (Chékhina) et nous sommes satisfaits de cette bonté. Nous sommes rassasiés par la sainteté de la Chékhina qui repose dans la terre.
[selon le Ba'h (OH 208), les fruits puisent la sainteté de la Chékhinah qui habite la terre d'Israël.]
Le verset décrit la douceur des fruits de la terre d'Israël : "Béni par Hachem est son pays, de la douceur des cieux de la rosée" (Vézot Habéra'ha 33,13). La douceur des fruits de la terre d'Israël provient de la rosée et de la pluie du ciel. Le goût sublime des fruits de la terre d'Israël ne réside pas seulement dans la saveur physique ressentie par nos papilles gustatives, mais plutôt dans la douceur des pluies qui descendent d'en haut.
En dégustant ces fruits, nous pouvons sentir le goût sucré de la bénédiction d'Hachem. Nous sentons qu'Il nous aime et qu'Il est proche de nous, qu'Il nous comble de bienfaits et de mets délicieux.
[d'après le rav Avraham Tsvi Kluger]