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"Israël vit la grande main dont Hachem s'était servi pour frapper les égyptiens, et le peuple craignit Hachem, et il crut en Hachem et en Moché, Son serviteur. Moché et les Bné Israël chantèrent alors ce chant" (Béchala'h 14,31)

-> Le séfer Zichron Shmouel écrit au nom du Maor vaChémech, que le concept de la émouna ne s'applique pas aux choses que l'on peut voir avec ses yeux. La émouna s'applique plutôt à la croyance en des choses que l'on ne peut pas voir.

Notre émouna dans les choses que nous ne pouvons pas voir est un héritage que nous avons reçu des Avot (Patriarches). C'est ainsi qu'il explique les mots de nos Sages (guémara Shabbath 31a) : "La émouna est séder Zéraïm". La émouna est quelque chose qui est planté (nizra) en nous par nos Patriarches.

Le Maor vaChémech continue : Lors de l'ouverture de la mer Rouge, Hachem s'est révélé à toute la nation. Même une servante à la mer a vu plus que le prophète Yé'hezkel n'a jamais vu.
Si c'est le cas, comment cela peut-il être considéré comme de la émouna? S'ils l'ont vu de leurs yeux, comment cela peut-il être une véritable émouna?

La réponse est la suivante : "Ils crurent en Hachem et en Moché, Son serviteur. Et Moché chanta (az yachir Moché)". Nos Sages (Sanhédrin 91b) expliquent que le verset dit en fait que "Moché chantera" dans le futur (az yachir). Il s'agit d'une allusion à la résurrection des morts (té'hiyat hamétim).

En conséquence, à ce moment, la émouna de la nation juive se trouvait dans la résurrection des morts, qu'elle n'avait pas encore vue de ses yeux.

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+ La Shira crée la émouna :

-> Le Zichron Shmouel ajoute une autre réponse à la question du Maor vaChémech en citant le midrach qui dit qu'Hachem a dit à Moché qu'il instillerait la émouna dans les cœurs du peuple juif.

Il explique que le verset peut être interprété comme signifiant qu'ils ont cru en Hachem et en Moché, Son serviteur, grâce au pouvoir de la Shira.
Hachem a mis du pouvoir dans la Shira pour accorder la émouna au peuple juif. C'est pourquoi, chaque fois que nous disons la Shira (ex: à cha'harit), nous faisons entrer la émouna dans nos cœurs.
Cette génération a tout vu de ses yeux et n'a pas eu besoin de la émouna pour elle-même, mais elle a créé la Chira qui fournira la émouna à toutes les générations suivantes.

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+ La Shira & la force d'aspirer à une perfection future :

-> Le midrach (rabba 23:4) dit : "Depuis le moment où Hachem a créé le monde jusqu'à ce que les Bné Israël se tiennent au bord de la mer Rouge, personne n'a dit de Chira à Hachem. Il a créé Adam Harichon, mais celui-ci n'a pas dit Chira. Il a sauvé Avraham de la fournaise ardente, mais il n'a pas dit Chira. Il a évité à Its'hak d'être sacrifié, mais il n'a pas dit Chira. Il a sauvé Yaakov de l'ange, mais il n'a pas dit Chira. Lorsque les Bné Israël se sont approchés de la mer Rouge et qu'elle s'est ouverte, ils ont immédiatement dit une Shira".

Les commentateurs demandent pourquoi, les Patriarches (Avot) n'ont pas dit de Shira?

Le rav Yissa'har Dov de Belz répond que la guémara et le Choulkhan Aroukh disent qu'il faut être rigoureux et ne dire Shira qu'avec un corps et une âme purs et propres.
Les Patriarches étaient très humbles et pensaient qu'ils étaient assez grands (spirituellement) pour dire une Shira. C'est pourquoi ils ne l'ont pas prononcée.
Mais le peuple juif a dit une Shira au bord de la mer parce qu'ils avaient mérité une révélation d'Hachem et qu'ils l'avaient vu détruire leurs ennemis. Puisqu'ils se tenaient tous là et qu'ils vivaient des miracles ensemble, par le mérite de leur unité, ils étaient jugés suffisamment grands (spirituellement) pour dire une Shira.

Grâce à ce concept, il explique les paroles du Arizal selon lesquelles si l'on dit la Shirat haYam avec concentration, on "mérite" de la dire dans le monde à Venir. On peut se demander pourquoi il dit que la personne "mérite", plutôt que de dire qu'elle "méritera".

Il répond que l'on peut se demander comment nous sommes autorisés à dire une Shira. Comme nous l'avons dit, on ne peut dire une Shira qu'avec un corps et une âme purs. Dans ce cas, comment pouvons-nous prétendre dire une Shira (même nos Avot n'ont pas osé)?

La réponse est que nous espérons qu'un jour nous serons rectifiés et que nous deviendrons des personnes pures et parfaites. Par conséquent, nous pouvons dire une Shira maintenant en gardant cet espoir à l'esprit.
Ainsi, nous "méritons" de la dire dans le monde à Venir, ce qui signifie que nous méritons de dire la Shira maintenant, dans ce monde, parce que nous espérons qu'à l'avenir, dans le Olam Haba, nous deviendrons parfaits.

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