+ Pourquoi la tribu de Lévi n'a pas été esclave en Egypte? :
"Le roi d'Egypte leur dit : "Moché et Aharon, pourquoi détournez-vous le peuple de son travail? Allez à vos tâches personnelles!" (Chémot 5,4)
-> Rachi explique que l'intention de Pharaon en disant "Allez à vos tâches personnelles" était que, puisque les Léviim n'étaient pas tenus de participer au travail physique (l'esclavage), Pharaon a spécifiquement dit "Allez à vos propres tâches", ce qui signifie, allez vous occuper de ce que vous avez à faire dans votre maison, mais pas du travail physique que tous les autres juifs sont tenus de faire.
Le Zéra Shimshon demande : pourquoi la tribu de Lévi n'a-t-elle pas été inclus dans le décret sur le travail physique (l'esclavage), alors que le verset qui décrit le décret sur l'exil égyptien et la servitude ne fait pas de différence entre les tribus?
Le verset dit : "ta descendance sera des étrangers dans un pays qui n'est pas le leur, où elle sera asservie et opprimée, durant 400 ans" (Lé'h Lé'ha 15,13). D'après ce verset, il semblerait que tout le monde fera partie du décret d'esclavage. Si c'est le cas, pourquoi la tribu de Lévi est-elle exclue?
Le Zéra Shimshon répond que le midrach (Chémot rabba 1,10) dit que lorsque Yossef est décédé, le peuple juif a cessé d'observer la mitsva de la Brit Mila. Ils ont agi ainsi parce qu'ils voulaient ressembler aux égyptiens. Lorsque cela s'est produit, Hachem a fait en sorte que les égyptiens les détestent.
Le Zéra Shimshon souligne qu'il semble que si le peuple juif avait respecté la mitsva de la Mila, il n'aurait pas été soumis à l'esclavage et au travail harassant de l'exil égyptien. Comment cela coïncide-t-il avec le verset qui semble dire que le peuple juif aurait été soumis à ce décret de toute façon?
Le Zera Shimshon suggère qu'il y avait deux parties au décret de la descente en Égypte. À l'origine, le décret prévoyait seulement que le peuple juif serait étranger dans le pays. Cependant, s'ils ne respectaient pas le symbole du peuple juif, la mitsva de la circoncision (mila), ils seraient alors soumis au décret supplémentaire du travail d'esclave.
Étant donné que la tribu de Lévi a respecté la mitsva de Mila, ils sont restés des étrangers, mais n'ont pas été soumis au travail physique. Tous les autres juifs qui ont renoncé à la mitsva de la circoncision ont ensuite été soumis à la deuxième partie du décret, à savoir le travail d'esclave éreintant.
Le Zéra Shimshon tire cela de la formulation du verset susmentionné. Le passuk dit : "ta descendance sera des étrangers dans un pays qui n'est pas le leur, où elle sera asservie et opprimée".
Le verset aurait pu dire : "ta descendance sera opprimée dans un pays qui n'est pas le leur." De même, une fois que le verset a dit qu'ils seront des étrangers, il n'est pas nécessaire d'ajouter "dans un pays qui n'est pas le leur"?
Le Zéra Shimshon dit que si le décret était en fait un décret en deux parties, ce verset est très bien compris.
La première partie du décret était que le peuple juif serait un étranger dans un pays étranger. S'ils se font remarquer et vivent comme s'il ne s'agissait pas de leur propre pays, en conservant leur identité juive (symbolisée) par le biais de la mitsva de la circoncision, alors le décret s'arrête là.
C'est pourquoi le verset ajoute "dans un pays qui n'est pas le leur", pour souligner que s'ils vivaient comme si ce n'était pas leur pays et n'essayaient pas de s'assimiler, tout le décret s'arrêterait là. Dans ce cas, tout ce que le décret impliquerait serait de vivre comme des étrangers en Égypte.
Cependant, s'ils ne respectent pas cette ségrégation, le verset continue à dire quelle sera la seconde partie du décret "où elle sera asservie et opprimée".
C'est la raison pour laquelle le verset énonce le décret en deux parties et ne se contente pas de dire : "Vos enfants seront opprimés dans un pays qui n'est pas le leur."
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[l'exil égyptien comporte une part de tous les exils qui ont suivi (dans le nôtre). On peut éventuellement apprendre que certes nous avons un décret d'être en exil (étranger parmi les nations), mais plus nous abandonnons nos valeurs et symboles juifs en voulant se fondre dans la masse du pays environnant, alors plus nous risquons d'avoir une 2e partie à ce décret : le fait d'y être opprimés! ]