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Hachem tire plaisir de nos actions

+ Hachem tire plaisir de nos actions :

-> Hachem a plusieurs milliers d'anges qui Le louent toute la journée mais qui ne savent toujours pas où se trouve le lieu de Sa gloire. Leur seul désir est de se rapprocher d'Hachem, mais Lui ne désire être proche que des simples êtres humains qui Le servent dans ce monde.

Le Beit Aharon de Karlin explique cela par la parabole d'un roi humain qui possède dans son palais tous les types de plaisirs terrestres imaginables. Il fait travailler pour lui toutes sortes de musiciens qui jouent de tous les instruments possibles et imaginables. Il a aussi un petit oiseau qui lui chante, et il met de côté tous les plaisirs qu'il a et tous les instruments de musique en faveur de cet oiseau, car c'est la seule chose dont il tire un véritable plaisir.

Lorsqu'on lui demande d'expliquer pourquoi il aime tant cet oiseau alors qu'il pourrait apprécier la meilleure musique du monde, il répond : "Ce n'est pas chose si grande que des musiciens professionnels et des instruments coûteux puissent produire de beaux sons. Mais il est incroyable qu'un oiseau non entraîné puisse chanter si joliment".

Les anges sont proches d'Hachem et il leur est donc facile de reconnaître Sa grandeur et de Le servir. Mais le plus grand plaisir d'Hachem est que les êtres humains parviennent à reconnaître la vérité et à se rapprocher de Lui.

-> La guémara (Pessa'him 109a) affirme : "Il n'y a pas de joie sans viande"
Le rav Its'hak de Neshchiz (séfer Toldot Its'hak) explique que bien qu'il ait de nombreux anges qui servent Hachem, Sa seule véritable joie provient de la "viande", c'est-à-dire des êtres humains en chair et en os qui le servent.

-> Le Baal HaTanya enseigne que l'âme juive n'est rien de moins qu'une : 'hélek Eloka mi'maal mamach", c'est littéralement une partie de D. d'en-Haut.
[ il est écrit : "Hachem est ma part" ('helki Hachem - Téhilim 119) ; "le peuple [juif] est la part d'Hachem" (ki 'helek Hachem amo - Haazinou 32,9). ]
"Shorachan ou'mékoran bé'Elokim 'Haïm" = leur racine et leur source sont dans le D. vivant.
Une personne qui reconnaît l'élévation de l'âme peut facilement accomplir la mitsva d'aimer son prochain comme soi-même à l'égard de chaque juif, qu'il soit grand ou petit en termes de stature spirituelle ...
Tous les juifs sont interconnectés et égaux (tous sublimes aux yeux d'Hachem), enfants d'un seul Père.
C'est pourquoi nous sommes appelés : "akhim mamach", littéralement "frère", mitsad shoresh nafcham bé'Hachem é'had = puisque l'âme de chaque personne a sa racine dans le D. unique, et que les individus ne sont séparés les uns des autres que dans le sens physique, matériel.

La Chékhina réside dans le cœur

+ La Chékhina réside dans le cœur :

"Votre frère unique sera enfermé dans votre prison, et vous, allez apporter la nourriture pour la famine de vos maisons" (Mikets 42,19)

-> Selon le Tiféret Shlomo (Béchala'h 13,19), lorsqu'une personne doit sortir pour travailler afin de subvenir aux besoins de sa famille, Hachem est toujours avec elle. Il est toujours caché en elle.
Par conséquent, lorsque le verset dit que "votre frère unique est enfermé dans votre prison", il fait référence à Hachem, qui est appelé le frère du peuple juif (lémaan a'haï véréaï - Tehillim 122:8).
Hachem est, pour ainsi dire, enfermé dans la prison de nos cœurs, même lorsque nous sommes occupés à travailler et à obtenir notre subsistance.

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-> Le Tiféret Shlomo (Béchala'h 13,19), dit que Hachem reste proche de tout juif, même lorsqu'il tombe au plus bas. En effet, Il donne un "pikadon", un cadeau à conserver, car Hachem place Sa Chékhina dans nos cœurs (quoique nous puissions faire nous avons une partie d'Hachem en nous, qui reste pure et inchangée).

La grandeur de l’homme sur les autres créations

+ La grandeur de l'homme sur les autres créations :

Rachi (Béréchit 1,27) souligne que l'homme a été créé avec les mains d'Hachem, et non avec Sa parole. En fait, Rachi laisse entendre que le fait même que nous ayons été façonnés de Ses mains est ce qui qualifie l'homme comme ayant été créé uniquement à Son image.
Quelle est la signification du fait que la création de l'homme était différente (du restant de la création), et pourquoi est-ce, en particulier, la façon dont nous avons été créés à Son image?

La parole est une cristallisation du monde intérieur de l'orateur dans le domaine physique de ses mots. L'intérieur de l'orateur est transmis par les mots qu'il prononce. Les mots eux-mêmes ne sont que des contenants pour l'intention de celui qui les a prononcés.

Le monde est la parole d'Hachem. Ce qui signifie que le monde que nous voyons n'est qu'un contenant pour l'expression d'Hachem.
L'essence n'est pas ce que nous voyons. Nous voyons le récipient qui la contient.

L'homme, lui, est différent. Nous ne sommes pas un récipient fabriqué par les mots d'Hachem avec Son essence à l'intérieur. Nous sommes plutôt, dans notre totalité, l'œuvre d'Hachem, et même notre contenant exprime Son essence.
L'idée est que les choses créées avec des mots ont une intériorité qui exprime leur source, mais sont enfermées dans les mots qui les contiennent. Les choses qui sont faites avec les mains ont une réalité qui exprime son créateur.

C'est pourquoi la stature de l'homme dépasse celle du reste du monde.
Le reste du monde est constitué des mots d'Hachem, expression interne d'Hachem, mais enfermée dans une enveloppe physique.
Le corps même de l'homme est une expression d'Hachem, littéralement à Son image. C'est pourquoi l'homme est plus grand que le reste du monde.
[rav Kalonymos Kalman Shapira - le rabbi de Piaseczno - Aish Kodech - Balak 5700 (1940)]

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[un juif a une âme provenant de l'intériorité d'Hachem, des mondes les plus élevés, ce qui n'est pas le cas des non juifs qui proviennent de l'extériorité d'Hachem, de niveaux plus bas.
Ainsi, chaque juif doit être fier de sa grandeur innée, et responsable pour l'utiliser au mieux. ]

Servir Hachem particulièrement à notre époque

+ Servir Hachem particulièrement à notre époque :

-> Le séfer Likouté Yéhouda cite son grand-père, le Imré Emet, qui dit qu'il est important pour nous de renforcer notre avodat Hachem dans cette génération. En effet, Hachem accorde une très grande valeur à l'avoda au cours d'une génération faible.
Bien que nous soyons loin d'Hachem et que nous ne puissions pas ressentir un lien étroit avec Lui, nous devrions quand même faire tout ce que nous pouvons pour Le servir.

Il se réfère à de telles périodes comme étant des périodes où "le nom d'Hachem n'est pas connu d'eux", et dit que l'on reçoit une grande récompense pour servir Hachem à de telles périodes, lorsqu'Il est aussi caché de nous et que nous ne pouvons pas ressentir Sa présence.

Dans le même ordre d'idées, il est dit au nom du rabbi Zouché d'Anipoli que l'on ne peut s'attendre à une récompense dans le monde à Venir pour avoir servi Hachem à un moment où l'on sent clairement Sa présence. On ne peut s'attendre à une récompense que si l'on sert Hachem dans des moments où l'on ne se sent pas connecté à Lui, mais où l'on le sert quand même.

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[ => notre yétser ara nous pousse à croire que notre avodat Hachem a peu de valeur par rapport à celle des génération passée, mais en réalité ce n'est pas le cas. Justement parce que Hachem est très dissimulé, la valeur de nos actions a beaucoup de valeur, et est très appréciée par Hachem. ]

Chaque personne est une révélation d'Hachem, qui n'a jamais existé auparavant, parce que chaque personne a quelque chose de D. (Hachem), que personne d'autre n'a jamais eu.
J'ai quelque chose qu'Avraham n'avait pas. J'ai quelque chose que Moché n'avait pas.
Si vous servez Hachem comme quelqu'un d'autre, vous n'avez pas besoin d'être né. Ils l'ont déjà fait.
[rabbi Shlomo Carlebach ]

"Tu dois croire en toi avant de pouvoir croire en quoi que ce soit d'autre."
[rav Noa'h Weinberg ]

[le judaïsme met en avant l'importance vitale d'avoir de la émouna en Hachem, pourtant le principal est de s'assurer d'abord d'avoir suffisamment de confiance/émouna en soi-même, pour permettant notre bon épanouissement spirituel. ]

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-> "Le plus grand obstacle à votre réussite est votre propre doute."
[rav Noa'h Weinberg ]

[ selon nos Sages עמלק (Amalek - plus largement les forces du mal) a la même guématria que ספק (safék - le doute - 240). On peut y inclure le fait de douter de soi-même, se traduisant par exemple par le fait d'avoir peu d'ambition spirituelle, ou bien de passer notre vie à dépendre de l'approbation d'autrui pour être pleinement heureux, sans rechercher auparavant suffisamment d'estime, d'appréciation, de soi-même. ]

"Tu as dit : "Je te ferai assurément du bien"" (véata amarta étév étiv ima'h - Vayichla'h 32,13)

Pourquoi la Torah dit-elle : "Je ferai assurément du bien" ?
Hachem accorde Sa bonté à la nation juive et Sa générosité aux autres nations également. La différence entre les deux, cependant, est que lorsque D. confère de la bonté au peuple juif, Il le fait pour son bénéfice.
En revanche, lorsqu'Il fait du bien aux autres nations, qui s'opposent aux valeurs juives, c'est à leur détriment, comme il est dit : "Il rétribue ceux qui Le haïssent, en face, pour les faire périr" (Vaé'hanan 7,10). Ainsi, la bonté qu'ils reçoivent n'est pas vraiment à leur avantage.
En revanche, lorsque D. confère des bienfaits au peuple juif, c'est vraiment pour son bien.
C'est pourquoi le verset ajoute le mot "assurément", pour nous enseigner que la bonté de D. nous est accordée pour notre bénéfice.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi]

-> La sainteté de la terre d'Israël n'est due qu'au fait que Hachem veille sur elle ; Il prend constamment garde à la terre d'Israël, comme il est écrit : "Les yeux du Seigneur ton Dieu sont toujours sur elle, depuis le commencement de l'année jusqu'à la fin de l'année" (Ekev 11,12).
De ce fait, la terre d'Israël est sanctifiée et son air rend sage (guémara Baba Batra 158b) ....
Mais qu'est-ce qui pousse Hachem à faire en sorte que ce soit comme si Ses yeux la regardaient?
C'est en raison des âmes du peuple juif [qui y vivent], en qui D. se glorifie, se glorifie, comme dans le verset : "Israël, en qui je me glorifie" (Yéchayahou 49,3) ....
C'est pourquoi on l'appelle la terre d'Israël ; elle reçoit sa sainteté d' "Israël, en qui je me glorifie".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan Tinyana 40]

=> La terre d'Israël reçoit sa sainteté du peuple juif, à travers lequel Hachem est glorifié. Puisque Hachem veille constamment sur le peuple juif, Ses yeux sont toujours sur la terre.

+ L'âme est une partie de la Divinité d'en-Haut (Zohar 1,259b).
Nos Sages (Béra'hot 10a) ont donc énuméré les différentes manières dont l'âme ressemble à D.