« Dès lors qu’un homme méprise même une seule mitsva et se montre un tant soit peu négligent envers l’honneur du Ciel, il profane le Nom de D. »

[Rabbi Eliézer de Metz – Séfer Yéreïm 340
– sur le verset : « Ne profanez pas Mon saint Nom, afin que Je sois sanctifié au milieu des enfants d’Israël » (Emor 22,32) ]

« Tel est le fondement de l’homme : jamais un juif ne devra se dire : « Que suis-je et quelle est ma force? Comment mes actes insignifiants pourraient-ils influer sur le monde? »
Il devra au contraire savoir, comprendre et ancrer dans les tréfonds de son cœur qu’aucun détail de ses actes, de ses paroles et de ses pensées ne sera jamais perdu, que D. préserve.
Ses actions sont au contraire incommensurables, au point que chacune d’elles s’élève dans les Cieux selon la racine de son âme, et agit dans le Firmament, dans les Mondes purs des Lumières célestes.

En vérité, lorsque le sage comprend cela véritablement, son cœur est saisi de tremblements en prenant conscience de tous les mauvais actes qu’il a commis, et en comprenant à quel point un légère faute peut abîmer et détruire, que D. préserve, bien davantage que ce que firent Nabuchodonosor et Titus.
En effet, par leurs méfaits, Nabuchodonosor et Titus ne causèrent absolument aucun dommage ni destruction dans les Mondes supérieurs, car ils n’avaient aucune part ni aucune racine dans ces Mondes pour que leurs actes puissent les affecter. »

[rav ‘Haïm de Volozhin – Néfech ha’Haïm – Portique I – chap.4]

Lorsqu’une personne réalise une mitsva avec empressement (zérizout), elle annonce au monde à quel point la mitsva est importante pour elle.
[Sforno – Vayéra 18,2]

-> Les 2 premières lettres du mot : empressement (זריזות) forment le mot : zér (זר) : une couronne.
Notre enthousiasme pour les mitsvot va élaborer une couronne pour Hachem.
[Sfat Emet – Chémot 4,25]

-> L’empressement est un signe d’amour d’Hachem.
[Rabbi Its’hak de Corbeil – Séfer Mitsvot katan]

-> La paresse provient de la tristesse.
Connectes-toi avec Hachem et tu atteindras la joie, et finalement la zérizout.
[Baal haTanya]

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-> Il y a 2 aspects liés au yétser ara : le feu et l’eau.
Il peut nous enflammer avec un désir débordant de faire une faute, ou bien refroidir notre enthousiasme pour les mitsvot par de la paresse.

Nous devons nous y opposer en utilisant l’aspect : « l’eau, c’est la Torah » (guémara Taanit 7a) pour refroidir nos emportements à fauter, et « une Torah de feu » (Vézot haBéra’ha 33,2) pour nous enthousiasmer à accomplir des mitsvot.
[Maguid de Mézéritch]

-> Le Rabbi Yé’hezkel de Kouzmir disait : « Un juif doit constamment être en train de courir : que ce soit pour réaliser une mitsva, ou bien pour fuir une avéra. »

[cela ne signifie pas agir sans réfléchir, mais plutôt permettre à nos envies spirituelles de s’épanouir sans déperdition.]

+ « La valeur numérique du mot : Israël (ישראל) est de 541.
La guématria de : un feu (éch – אש) est de 301.

Si tu retires à un juif son feu interne, ce qui signifie que tu déduis 301 de 541, alors il te reste : 240, qui est la guématria de : Amalek (עמלק).

Or, il est écrit dans la Torah : « Souviens-toi de ce que t’a fait Amalek, lors de votre voyage, au sortir de l’Egypte ; comme il t’a surpris chemin faisant (achèr kar’ha badéré’h) » (Ki Tétsé 25,17-18).
Rachi commente : Ce mot (surpris – kar’ha) contient une connotation de froid (kar – קר) … il t’a refroidi et tiédi alors que tu étais bouillant.

Amalek a refroidi notre passion, notre amour pour D. et Ses mitsvot.
A l’opposé, notre travail permanent est d’entretenir notre feu interne d’excitation et de passion à faire la volonté de Hachem.

[adapté d’un dvar Torah de Rabbi Avraham ‘Haïm Feuer]

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-> Le mot חיים (la vie) a en son centre le nom de D. (יי), et de part et d’autre le mot : חם (‘ham) : chaud.
Dans la vie, il faut mettre au centre de tout Hachem et l’entourer de beaucoup de chaleur …

–> « Façonnée dans le feu, la Torah aime le feu : le feu de l’enthousiasme, le feu de l’ardeur. »
[Rabbi Elimelé’h de Lizensk]

–> « Autrefois, le mikvé (bain rituel) était glacé et il en sortait des hommes chauds pour la prière ; aujourd’hui, il est chaud et il en sort des hommes de glace. »
[citation hassidique]

L’insigne de la royauté

+ L’insigne de la royauté (par le Rav Matitiahou Salomon) :

« Nous sommes tous des princes et des princesses ; nous portons tous l’insigne de la royauté.

D. nous a fait l’honneur de nous donner Sa sainte Torah.
Chaque mitsva accomplie, chaque mot de Torah étudié, nous attache à Lui de plus en plus étroitement, et nous fait atteindre des niveaux toujours plus élevés de sainteté et de pureté.

C’est le summum des plaisirs.
Nulle autre jouissance sur terre ne peut leur être comparée.

Mais, nous ne pouvons éprouver ce plaisir que si nous reconnaissons explicitement bénéficier d’un privilège divin, que si nous apprécions l’honneur formidable accordé par D.
[… sinon,] nous nous sentirons alors certainement accablés par une charge énorme et à l’étroit. »

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[ « D. nous a choisi parmi tous les peuples et nous a donné Sa Torah » (bénédiction lorsque l’on monte à la Torah) ]

+ La mila (circoncision) …

+ La mila (circoncision) … (2e partie)

-> b »h, la 1ere partie est : https://todahm.com/2015/06/23/la-mila-circoncision/

-> La Mila nous rappelle les sacrifices qui ont été fait pour cette mitsva (guémara Shabbath 130a) :
« Toute mitsva pour laquelle le peuple juif est prêt à sacrifier sa vie à une époque de décrets antisémites, telle que [ne pas s’adonner à] l’idolâtrie et [accomplir] la Mila, est encore maintenue par les juifs.  »

=> C’est ainsi qu’environ 98% des juifs en Israël continuent de pratiquer la circoncision sur leurs enfants.

-> La circoncision est la seule marque sur le corps effectuée par la pratique religieuse juive, est un symbole de foi juive qui dure toute la vie, elle consiste à retirer quelque chose d’indésirable (la Orla = l’excroissance de peau).
Pourquoi D. nous a-t-Il créés incomplets ?

->Le Maharal (‘Hidouché Aggadot – Nédarim 32a) de nous enseigner :
 » L’homme a été créé non circoncis. Pour quelle raison ?
Cela provient de la finalité de l’être humain. L’homme a été créé avec un potentiel qu’il a besoin de réaliser.

Le corps doit être l’égal de l’âme.
De même que l’âme est créée avec un potentiel qu’il faut réaliser, le corps, aussi, est créé avec un potentiel.
Tant que la orla n’a pas été retirée, une personne ne peut atteindre son potentiel, parce que la orla est une enveloppe et un obstacle pour une personne. »

-> Le terme orla (traduit par prépuce) désigne également dans la Torah un obstacle entravant tout progrès.
A titre d’exemple, les mauvaises habitudes qui empêchent une personne de changer son mode de vie, sont appelées « orla du cœur » (cf. vayikra 26,41 ; Yirmiyahou 9,25 ; Yé’hezkiel 44,7).

=> La circoncision nous enseigne que l’homme doit supprimer les barrières naturelles faisant obstacles à sa progression.

-> La Orla (l’excroissance) représente un obstacle vers la sainteté.
Le Avot deRabbi Natan (2,5) de dire : « Adam fut créé circoncis, ainsi qu’il est dit : « Et D.ieu créa l’Homme à Son image » (Beréchit 1,27).  »

Suite à la faute d’Adam, son excroissance recouvrit sa circoncision, comme il est écrit dans la guémara Sanhédrin (38b) :  » Rabbi Its’hak dit : [Adam] tira son excroissance [pour recouvrir sa circoncision]. »

Rabbi Tsadok haCohen (Pri Tsadik) d’écrire :
 » [Adam] naquit circoncis, et s’il n’avait pas fauté, tous ses descendants ainsi que lui-même seraient restés ainsi. …
Afin de rectifier la profanation d’Adam, l’homme reçut l’ordre d’accomplir la Brit Mila, qui retire cette souillure ; en agissant ainsi, il devient parfait et atteint la sainteté qui lui est accessible.  »

-> Le midrach Tan’houma (Tazria 5) nous apprend que les actes de l’homme sont plus grand que ceux de D., puisqu’en se perfectionnant lui-même, l’homme atteint la complétude.

En effet, il est écrit dans ce midrach :
 » Un jour, le méchant Turnus Rufus [un général romain] demanda à Rabbi Akiva : « Quels actes sont les plus beaux, ceux de D. ou ceux de l’homme ?  »

Il répondit : « Ceux de l’homme » …

[Turnus Rufus] lui dit : « Pourquoi accomplissez-vous la circoncision ?  »

Rabbi Akiva répondit : « Je savais que c’est ce que vous aviez en tête, c’est pourquoi j’ai répondu que les actes de l’homme sont plus beaux que ceux de D.  »

Rabbi Akiva lui apporta des épis de blé et des miches de pain et lui dit : « Voici [les épis] l’œuvre de D., et voilà [les pains] celle de l’homme.
Les pains ne sont-ils pas plus agréables que les épis ?  »

Turnus Rufus lui répondit : « S’Il désire la circoncision, pourquoi l’enfant ne sort-il pas du ventre de sa mère déjà circoncis ?  »

Rabbi Akiva lui dit : « D. n’a donné les commandements à Israël que dans le seul but de les purifier.  »  »

-> Le but de la mitsva de la mila est de nous enseigner qu’il nous faut nous parfaire nous-même sur le plan spirituel, par nos propres actes, nos propres efforts.
Le Séfer ha’Hinou’h (mitsva n°2) de nous apprendre également que :
« D. a voulu que Son peuple élu soit complet et Il a voulu que cet achèvement se fasse par le biais des actes de l’homme.

Il n’a pas créé l’homme parfait au sortir de la matrice, pour faire comprendre que de même que le corps doit être amené à un état de complétude par ses actes, il doit également parfaire son âme à travers une conduite adéquate.  »

-> Le Ram’hal (Da’at Tévounot) de dire également à ce sujet :
« Le principe fondamental, sur lequel repose toute la construction [de la direction du monde par D.ieu], est que la volonté Divine était que l’homme se complète lui-même, ainsi que tout ce qui fut créé pour lui.

Cette tâche sera en elle-même son mérite et sa récompense : son mérite, car il en ressort qu’il peine et qu’il est constamment occupé en voulant atteindre cette complétude ; et lorsqu’il l’atteindra, il récoltera les bénéfices de son propre labeur et d’aucun autre.

Et sa récompense : car finalement, il se sera parfait lui-même et prendra plaisir au bien pour l’éternité.  »

=> De même que nous avons été créés avec une imperfection extérieure, nous avons également été créés avec une imperfection interne.

Et de même que la mitsva de la Mila nous force à retirer notre excroissance, nous devons également consacrer notre vie à retirer les imperfections qui se trouvent en nous, en déracinant ainsi des défauts de caractère tels que l’arrogance, la colère, et l’indulgence excessive envers nous-mêmes.

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-> Le Séfer ha’Hinou’h (mitsva n°2) :  » Ce signe est établi sur l’organe sexuel, parce qu’il représente la continuité du peuple »

-> La place de la Mila est spécifiquement située sur l’organe sexuel, ce qui nous montre que le désir sexuel, la plus puissante de nos pulsions intérieures, doit être canalisée pour s’exprimer dans l’amour au sein d’une relation et non être employé de manière égoïste ou abusive.

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+ La circoncision : le 8e jour …

->Le Maharal (Guévourot Hachem) de nous enseigner :
« La Mila, que D. a donnée à Israël, se situe au-dessus de la Nature et est donc accomplie le 8e jour, parce que les 7 jours de la Création sont ceux de la Nature, car le monde naturel fut créé en 7 jours. »

->Le Mabit (Beit Elokim) de dire :
 » La Mila s’effectue au 8e jour, c’est.-à-dire que l’homme n’était pas né pour suivre le cours « naturel » de la vie, comme les animaux, mais plutôt pour peiner en accomplissant des actes qui sont dirigés vers son Créateur, et pour affaiblir toute force qui l’attire vers la faute, qui est [représentée par] l’excroissance.

 » Le 8e jour, l’excroissance sera retranchée », ce qui démontre à travers cela qu’il vaincra l’ordre naturel du monde, qui se manifeste dans les 7 jours. « 

« La lumière dont on bénéficie grâce aux mitsvot est proportionnelle à la joie que l’on éprouve lorsqu’on les accomplit. »

[Rav ‘Haïm Vital]

Le rav ‘Haïm Vital (Chaar Roua’h haKodech) écrit :
« Lorsqu’un homme accomplit une mitsva, lorsqu’il étudie la Torah ou qu’il prie, il doit être joyeux, plus heureux encore que s’il trouvait plusieurs milliers de pièces d’or.

Comme cela ressort de ce passage (guémara Béra’hot 30b) où le Sage Abayé se tenait devant Rava dans le plus grand amusement, avant de lui dire qu’il s’apprêtait à mettre les téfilin. »

[Quelle serait notre réaction si on gagnait des millions d’euros? Quelle est notre réaction en faisant une mitsva (ex: mettre les téfilin, se retenir de dire du lachon ara, …)?  … ]

On peut aussi citer la guémara Béra’hot (9b) avec l’enseignement de Rav Brouna :
« Un beau jour, après avoir fait précéder sa prière de la mention de la délivrance (la bénédiction juste avant la amida : « Gaal Israël »), un sourire ne quitta plus son visage de toute la journée »

Le rav ‘Haïm Vital de nous dire à son sujet : « Une preuve de la confiance qu’il plaçait dans le Créateur, plus encore que si la récompense qui l’attendait était posée devant lui ».

=> Joie de la récompense, mais surtout joie d’être au plus proche de D., en faisant Sa volonté, joie de faire ce qu’il y a de mieux en cet instant, avec un sentiment zen de total confiance en D.

[cf.(b »h), l’article : Soyons fier de travailler pour D. : https://todahm.com/2015/08/10/soyons-fier-de-travailler-pour-d ]