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"Israël campa là face à la montagne" (Yitro 19,2)

-> "Comme un seul homme, avec un seul cœur" (Rachi)

-> "Le mot vayi'han (campa) vient de la racine 'hen (trouver grâce).
La véritable unité n'est possible que lorsque chaque juif trouve grâce aux yeux de son prochain."
[le Rabbi de Vorka]

-> "L'unité n'est possible que si chacun est humble et que personne ne s'enorgueillit aux dépens de l'autre.

Le mont Sinaï a mérité que la Torah soit donné sur son sommet parce qu'il était la plus basse des montagnes.
Dès que les enfants d'Israël l'ont vu, ils ont compris l'importance de l'humilité et de la modestie.
C'est ainsi que les enfants d'Israël ont pu camper, comme un seul homme avec un seul cœur."
[le Na'hal Kédoumim]

-> Les juifs se sont humblement soumis à la paroles de D., car les paroles de la Torah ne demeurent que chez ceux qui se jugent aussi peu importants qu'un désert.
[Ohr ha'Haïm haKadoch]

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-> "Un homme doit toujours être souple comme le roseau et ne doit pas être rigide comme le cèdre"
[guémara Taanit 20b]

-> Rabbi 'Haïm Chmoulévitch (Si’hot Moussar - si’ha 36) enseigne :
L'expression : "Ils campèrent dans le désert" (Yitro 19,2) fait allusion, selon le Ohr ha'Haïm haKadoch, à la nécessité de se faire "désert" donc humble, comme le désert que chacun piétine, afin d'acquérir et intégrer la Torah.
Ainsi, l'orgueil, et de façon générale tout mauvais trait de caractère (défaut), freine le pouvoir de réception de la Torah.
Ainsi, la qualité d'humilité qui consiste à être prêt à réexaminer son opinion et prêt à se plier à l'opinion d'autrui, à l'image d'un roseau qui plie sous le vent, est tellement associée à la Torah que seule une plume en roseau est autorisée pour écrire un Séfer Torah et non pas une plume en bois de cèdre qui symbolise l'orgueil.

-> De même que le roseau plie et s'adapte à tout vent, un homme doit s'adapter à l'esprit (daat) de son prochain et se conduire de façon à le satisfaire.
[le Rif]

-> La Torah a été donnée non seulement pour les besoins du peuple d'Israël, mais également pour améliorer toutes les créatures de ce monde.
Le but essentiel des activités de Torah est d'illuminer autrui et de le perfectionner et non pas d'amoindrir autrui ...
Toute la sagesse que nous avons étudiée est inutile si c'est pour souligner les défauts et les manques des créatures, car par la Torah étudiée avec humilité, chaque créature devrait trouver grâce à nos yeux.
[Keren Ora]

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-> La Torah a été donné sous le signe des Gémeaux (mois de Sivan), ce qui symbolise que les juifs doivent être unis comme si chacun était le jumeau de l'autre. Ils doivent agir les uns vis-à-vis des autres comme si tous venaient de la même mère.

Le verset y fait allusion : "Ils quittèrent Réfidim et arrivèrent au désert du Sinaï" (v.19,2).
Le mot "Réfidim" (רְפִידִים) contient les mêmes lettres que le mot : "Péridim" qui signifie séparation, et cela indique que jusqu'à cette époque les juifs avaient le défaut d'attiser les conflits.

Cependant, les juifs "quittèrent Réfidim"" = ils abandonnèrent ce défaut et s'unifièrent en aimant leur prochain comme si tous avaient un seul cœur. Ils arrivèrent alors au "désert du Sinaï".

La principale cause de la jalousie et de la compétition entre les hommes est que chacun désire atteindre une position importante, avoir plus de considération que son prochain.
Il se juge important, et lorsqu'il estime qu'on ne lui témoigne pas suffisamment de respect, il s'emporte, et c'est là le début des controverses et des disputes ...

La Torah dit "Israël campa (au singulier) là-bas, face à la montagne" (v.19,2).
Ce verbe employé au singulier indique que les juifs vivaient dans une unité et une harmonie parfaite, comme une seule personne, et ce parce qu'ils étaient "face à la montagne".
Lorsque les juifs arrivèrent au mont Sinaï, ils furent d'abord étonnés : "Pourquoi Hachem nous donne-t-Il la Torah sur une montagne si basse? Il serait sûrement plus approprié de la donner sur la montagne la plus haute du monde!
[C'est que] Hachem désire, semble-t-il, nous montrer qu'Il a la fierté en horreur. Il veut que les hommes se rendent compte de leur propre signifiance."
Dès que les juifs le comprirent, ils acquirent une grande mesure d'humilité et ne cherchèrent plus l'honneur ou l'estime d'autrui. Par conséquent, toutes les querelles s'évanouirent et ils devinrent unis.
[Méam Loez - Yitro 20,1]

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-> "Ils arrivèrent au désert du Sinaï et campèrent dans le désert" (Yitro 19,20)

Le Midrach Tan’houma demande pourquoi la Torah a été donnée dans le désert, et répond : pour nous dire que de même que le désert appartient à tout le monde, les paroles de Torah sont à la disposition de quiconque veut étudier.

Le Mabit ajoute que l’essentiel est que l’homme soit heureux de son sort et ne recherche pas du superflu qui n’a pas de fin, mais se contente de ce qu’il a.
Qu’il s’imagine qu’il se trouve dans le désert, car un homme qui se trouve dans le désert ne pense qu’aux choses qui sont les plus essentielles, l’essentiel étant de faire vivre le corps pour pouvoir servir Hachem.

-> "Tous les juifs forment une entité unique que seule la matière divise."
[Rabbi Chmouel de Sokhatchov]

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Le Rabbi 'Haïm de Tsanz demande : pourquoi le Temple a-t-il été bâti sur le mont Moria et pas sur le mont Sinaï où la Torah a été donnée?

Parce que, sur le mont Moria, un juif a tendu le cou, prêt à se laisser tuer pour la gloire de D.
Il n'y a rien de supérieur à cela.

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+ "Partis de Réfidim, ils entrèrent dans le désert de Sinaï et y campèrent : Israël y campa en face de la montagne" (Yitro 19,2)

-> Le Ohr ha’Haïm haKadoch écrit que la Torah fait ici allusion aux 3 principes de base nécessaires pour se préparer à recevoir la Torah :
1°/ "Partis de Réfidim" = abandonner le relâchement, ne pas étudier la Torah avec paresse.
2°/ "et y campèrent" = il faut étudier avec modestie, à l’image du désert sur lequel tout le monde piétine.
3°/ "Israël y campa en face de la montagne" = au singulier, comme un seul homme, doté d’un seul cœur ; il faut étudier par groupes et s’entraider.

Le Ohr ha’Haïm haKadoch explique que, lorsqu’il évoque la paresse dans l’étude de la Torah, il ne se réfère pas uniquement à l’aspect quantitatif, mais également à la qualité de l’étude effectuée. Car, semblable à de mauvaises herbes poussant dans un champ, la paresse porte atteinte à nos acquisitions en Torah.

Il se réfère ici à ce qu’il écrit par ailleurs dans son ouvrage 'Hafets Hachem : "Les gens qui cherchent à étudier superficiellement ou uniquement des sujets faciles, lorsqu’ils se trouvent confrontés à une question, ils ne se donnent pas la peine de s’y attarder, n’ayant pas la force de fournir d’effort physique ni mental. Leur Torah se transforme alors en un poison mortel car, de même qu’ils ont refusé de renforcer leur corps dans la Torah, mesure pour mesure, leur corps s’affaiblira par des maladies, que D. nous en préserve."

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-> Le Ohr ha’Haïm haKadoch commente sur ce verset (19,2) :
"Nos Sages (guémara Béra'hot 63) nous disent que [ceux qui étudient la Torah] doivent être unis, d'un cœur entier, et ils ne doivent pas étudier la Torah tous seuls, par eux même ... mais plutôt ils doivent être ensemble, s'aiguisant l'esprit l'un l'autre, et ils doivent se sourire l'un l'autre.
C'est pourquoi il est écrit : "Israël campa" (vayi'han) au singulier, car ils sont devenus comme une personne, et ce n'est qu'alors qu'ils ont mérité de recevoir la Torah."

"Je suis Hachem, ton D., qui t'ai fait sortir ..."  (Yitro 20,2)

-> La Mékhilta de commenter : "Je t'ai fait sortir pour que vous acceptiez la royauté du Ciel"

-> Le Sfat Emet de nous enseigner :
"De même que les enfants d'Israël sont sortis d'Egypte et sont devenus libres à condition d'accepter la royauté du Ciel, chaque juif n'est libre qu'à condition d'accepter la royauté divine [en étudiant la Torah].

C'est pourquoi nos Sages disent : "N'est d'homme libre que celui qui se voue à l'étude de la Torah (Pirké Avot 6,2)".  "

-> "Je suis Hachem, ton D. "
Ce verset est exprimé au singulier (ton D.).

La relation qu’entretient chaque personne avec D. est extrêmement personnelle.
Le service consacré à D. réclame un engagement et une conviction personnelle.
Même si ce que l’on fait est correct, il ne faut pas l’accomplir par souci de conformité ou pour imiter les autres.

"L'homme qui s'enorgueillit et se vante de ses qualités, révèle ces défauts.
Par son orgueil, il dévoile à tous son imperfection et sa sottise."

[ le Noam Elimélekh ]
-> sur le verset : "Ne monte pas sur Mon autel par des marches afin que ta nudité n'y soit pas découverte" - Yitro 20,23

"Tu n'auras pas en toi de dieux étrangers!" (Yitro 20,3)

-> Tu n'auras pas en toi d'autres dieux :
Dans le premier Commandement, D. nous a ordonnés la croyance en Lui, et elle prend racine dans leur cœur, il continue et dit : un homme doit retirer de son cœur toute autre croyance, même s'il ne le sort pas de sa bouche. C'est ce que le verset précise en disant en toi, cela veut dire même dans ta pensée, c'est en cela un avertissement.

Un autre enseignement est tiré de ce mot "en toi", il faut savoir que lorsqu'un homme d'Israël sert une idole, il lui donne "un pouvoir" plus grand encore que lorsqu'un non-juif la sert. Il donne une grande force à celle du mal, c'est ce que le verset précise en disant : "Il n'y aura pas en toi de dieux étrangers" c'est-à-dire que c'est toi qui la rends un "(faux) dieu".
[Ohr ha'Haïm haKadoch]

[en apparence il n'y a pas de différence entre un juif et un non-juif, mais la réalité c'est qu'un mot, qu'un comportement, ... d'un juif a un impact énorme (en bien ou en mal). ]

Yitro se réjouit lorsqu'il entendit parler des miracles incroyables dont bénéficia le peuple juif. Comme l'indique le verset : "Yitro se réjouit de tout le bien qu'Hachem avait fait pour le peuple juif, qu'Il avait sauvé du pays d'Egypte" (Yitro 18,9).

-> Rachi explique que Yitro fut impressionné par l'abondance de bénédictions dont bénéficiait le peuple juif : la manne, le puits de Myriam et la Torah. Toutefois, ce qui l'étonna le plus fut la façon dont le peuple juif était parvenu à fuir la captivité. Aucun esclave n'avait jamais réussi à s'échapper d'Égypte, et voilà qu'une nation de six cent mille hommes s'en allait simplement, traversant la frontière vers la liberté sans aucune difficulté. C'était vraiment miraculeux.

-> Le 'Hida (Na'hal Kédoumim - Yitro) explique le pouvoir mystérieux que les égyptiens exerçaient sur leurs captifs, qui rendait pratiquement impossible à quiconque d'envisager de s'échapper : l'Égypte était connue sous le nom de "Bét HaAvadim" (la Maison des esclaves), car c'était l'habitation permanente de toute personne asservie. Une fois qu'un esclave y entrait, il n'y avait aucun espoir qu'il soit un jour libre avant la fin de son existence.
Les égyptiens accomplissaient cet exploit grâce à l'utilisation de la sorcellerie. Tout esclave qui avait le malheur de se trouver à l'intérieur des frontières de l'Egypte s'y trouvait piégé pour toujours par un sort magique jeté sur le pays.

-> Le Hida (Haggada Baté Néfech) pose la question suivante : contrairement au reste des Bné Israël, la tribu de Lévi ne fut pas soumise à l'esclavage en Égypte. Pour eux, quitter l'Égypte ne signifiait pas la délivrance de la servitude. Pour quelle raison, alors, célèbrent-ils le Zman 'Hérouténou (le temps de notre libération)?

Le 'Hida répond que même s'ils n'étaient pas esclaves, ils étaient quand même piégés en Egypte. La sorcellerie qui empêchait les esclaves de s'échapper des frontières de l'Égypte emprisonna également les Léviim.
Comme leurs frères juifs esclaves, ils étaient dans l'incapacité de quitter l'Egypte sans que la Main puissante d'Hachem ne les guide. Ainsi, eux aussi célèbrent leur libération du Beit HaAvadim, la Maison des esclaves.

-> Le séfer vaYossef David précise que le nom même de מצרים fait allusion à l'idée que le peuple juif était physiquement piégé là-bas.
Lorsque les Bné Israël descendirent en Égypte, la Torah rapporte : "aba'im mitsrayéma" (qui sont venus en Egypte - הַבָּאִים מִצְרָיְמָה - Chémot 1,1). Les 2 lettres מ qui sont présentes dans מצרים (mitsrayim - Egypte), dans ce cas, sont ouvertes, ce qui indique que le pays était ouvert à ce moment-là (il n'y a pas de mém final, fermé, dans מִצְרָיְמָה). Ses frontières étaient parfaitement et couramment franchissables. Au début de leur arrivée, les Bné Israël pouvaient donc aller et venir à leur guise.

Peu de temps après, toutefois, le nom devient מצרים, où le premier מ est ouvert, et le dernier ם est fermé.
Cela indique qu'à l'entrée, le pays était ouvert, mais une fois à l'intérieur, les frontières étaient fermées.
Par le biais de la sorcellerie, il était littéralement impossible à quiconque de quitter l'Égypte.

-> Le Vayossef David explique plus en détail en quoi consistait ce confinement magique. Il y avait dix entrées en Egypte, dix postes-frontières. Par voie de sorcellerie, les égyptiens érigèrent des effigies ayant la forme d'animaux. Il y avait un chien à une porte, un âne à une autre, un lion à une troisième, ...

Si un esclave parvenait d'une manière ou d'une autre à une frontière, l'image de l'animal de cette porte criait. Si quelqu'un essayait de s'échapper par la porte avec le lion, par exemple, le lion rugissait, et des images de lions rugissaient également dans toute l'Egypte. Les gardes de Pharaon étaient ainsi immédiatement informés que quelqu'un tentait de sortir par la porte du lion. Des soldats étaient alors très vite envoyés à cette porte pour traquer et capturer le fuyard.

Lorsque le peuple juif quitta l'Egypte, il sortit par la porte de l'animal le plus important : le chien. Mais, comme le raconte le verset, les chiens restèrent miraculeusement silencieux.
"Mais contre tous les Bné Israël, aucun chien n'aiguisera sa langue" (Bo 11,7) ; malgré le fait que tout un peuple sortit, aucun chien n'aboya.

-> Le midrach rabba (Chémot rabba 20,19) rapporte une opinion selon laquelle les égyptiens eurent également recours à la sorcellerie pour dissimuler l'emplacement des restes de Yossef. Conformément à la coutume égyptienne, celui-ci, en tant que personne royale, fut enterré dans le palais.
Son lieu de sépulture était gardé par des chiens en or massif. Au moyen de la sorcellerie, ces chiens en or étaient programmés pour aboyer chaque fois que quelqu'un s'approchait. Le son de leurs aboiements pouvait être entendu dans tout le pays, jusqu'à une distance aussi grande que l'on peut couvrir en marchant 40 jours.

Lorsque Moché Rabbénou réussit à faire taire ces chiens, la Torah rapporte: "Mais contre tous les Bné Israël, aucun chien n'aiguisera sa langue" (Bo 11,7).
Moché cria alors : "Yossef, Yossef, le moment est venu pour nous de quitter l'Egypte, et nous pouvons maintenant accomplir le serment de "Hachem se souviendra assurément de vous, et vous ferez monter mes os d'ici avec vous" (Vayé'hi 50,25).

Ainsi, les égyptiens n'eurent pas seulement recours à la sorcellerie pour piéger le peuple juif à l'intérieur de leurs frontières, mais également pour s'assurer que les restes sacrés de Yossef ne soient pas emportés.
=> Comment, en fait, le peuple juif parvint-il à vaincre ces forces obscures? De quelle manière le peuple juif put-il surmonter la magie employée pour les enfermer à l'intérieur des frontières d'Égypte?

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-> Rabbi 'Hanina (guémara 'Houlin 7b) explique le verset : "én od milévado" (rien n'existe en dehors de Lui! - Vaét'hanan 4,35) comme faisant référence à la réalité qu'Hachem est omnipotent et que même la magie la plus puissante est inefficace contre Lui.
Il rapporte qu'une femme de son quartier tenta d'utiliser la sorcellerie contre lui. Elle s'efforça avec ardeur de ramasser la poussière sur laquelle il marchait, dans le but de tuer Rabbi 'Hanina par sorcellerie.

Celui-ci la mit en garde que ses efforts seraient vains, car aucune magie ne pourrait lui causer de mal.
La sorcellerie serait inefficace contre une personne juste (tsadik) ; comme le dit le verset : "én od milévado". Même la sorcellerie la plus puissante ne constitue pas une menace pour les tsadikim de Hachem.

La Guemara se demande si cette déclaration ne s'oppose pas à Rabbi Yo'hanan, qui enseigna que כפירה (la sorcellerie - kéchafim), est un acronyme de : "chémakh'hichin pamal'ya chél mal'a", indiquant qu'ils sont capables de contredire l'autorité céleste d'Hachem.
Cela semble impliquer que la sorcellerie est bien, en réalité, une force apte à agir malgré la présence de Hachem.

La guémara concède que, en effet, Rabbi Yo'hanan a raison dans son évaluation de la puissance de la sorcellerie, mais les mérites de Rabbi 'Hanina étaient si grands qu'ils le protégeaient de toute magie employée contre lui.
Ainsi, la guémara conclut que la magie ne peut être tenue à distance que par une personne parfaitement juste. Pour un tel individu, l'adage "én od milévado sert à l'isoler des forces maléfiques de la sorcellerie.

"Moché fit sortir le peuple du camp à la rencontre de D. et ils se tinrent au pied de la montagne" (Yitro 19,17)

-> Nos Sages (guémara Shabbath 88a) disent que Hachem a déraciné le mont Sinaï et l'a tenu au-dessus de la tête des juifs comme un tonneau : "Si vous acceptez Ma Torah, c'est bien, dit-il, sinon ce sera votre tombeau".
Cela enseigne que même si nous n'avons pas envie d'étudier la Torah et de servir Hachem, "vous n'êtes pas libre d'y renoncer" (Pirké Avot 2,3).
Imaginez que quelqu'un nous force à le faire. C'est une bonne approche pour les périodes d'étroitesse d'esprit. Nous ne devons jamais cesser d'étudier ou de servir le Hachem, même si nous n'en avons pas le désir, car au moins vous accomplissez l'action.
[le Baal Shem Tov enseigne que la principale récompense que nous recevons pour l'observation de la Torah et des mitsvot provient des efforts accomplis pendant nos périodes de petitesse, d'étroitesse (morale). ]
[Ben Porat Yossef - Vayéchev]

-> "Dis à la maison de Yaakov" : cela fait référence aux femmes ; "Et dis aux fils d'Israël" : cela fait référence aux hommes (Yitro 19,3 - Rachi).
Le Baal Hatourim écrit que, puisque la Torah a honoré les femmes en les mentionnant en premier, elles n'ont pas été tentées d'enlever leurs bijoux pour former le Veau d'or.
Il est possible que cela signifie que, puisque les femmes étaient élevées (grandes) à leurs propres yeux, elles n'ont pas commis de péché.
[Guilyon Shémouat HaLévi ]

[cela témoigne de l'importance d'avoir une orgueil de ses capacités, du fait d'être juif(ve), nous amenant à davantage agir en responsabilité avec grandeur spirituelle! ]

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-> Une personne au service de [Hachem] doit reconnaître sa [réelle] valeur, ses forces, les forces de ses ancêtres, ainsi que leur grandeur et leur importance devant le Créateur.
Elle doit essayer de se renforcer et de se comporter constamment à ce niveau ...
Quand elle désire quelque chose et qu'elle est tentée de se livrer à un comportement inapproprié ... elle doit se dire : "Une personne aussi grande et importante que moi, dotée d'une grandeur aussi élevée et merveilleuse, fils de grands personnages et fils de rois, comment pourrais-je commettre un acte aussi mauvais et fauter contre Hachem et mes Patriarches tous les jours de ma vie?"
[Rabbénou Yona - Chaaé haAvoda ]

Terre d’Israël & les 2 premiers Commandements

+ Terre d'Israël & les 2 premiers Commandements :

-> Nos Sages nous enseignent qu'au mont Sinaï, Hachem a personnellement prononcé les deux premiers des dix commandements : "Je suis Hachem ton D." et "Tu n'auras pas d'autre dieu devant Moi".
Les huit autres commandements ont été prononcés par Moché.

Le Kli Yakar explique pourquoi certains commandements ont été prononcés par Hachem et d'autres par Moché. Il explique que la plupart des commandements ne sont pas liés à la terre d'Israël et peuvent être accomplis par n'importe quel individu, indépendamment du moment et du lieu où il vit et indépendamment de l'existence ou non du Temple.
Bien que cela soit vrai pour les huit derniers commandements, les deux premiers : "Je suis Hachem ton D." et "Tu n'auras pas d'autre dieu devant moi", ne peuvent être accomplis correctement uniquement lorsque les Bné Israël vivent en terre d'Israël.
La reconnaissance d'Hachem est différente selon que l'on vit en terre d'Israël ou en dehors, car ce n'est qu'en terre d'Israël que l'on peut faire l'expérience d'une communication ouverte d'Hachem.

"Cependant, poursuit le Kli Yakar, depuis que les Bné Israël ont été contraints de quitter la terre d'Israël, le commandement "Je suis Hachem ton D." ne peut être accompli correctement. Comme nous le disent nos Sages, celui qui habite en dehors d'Israël est comparé à quelqu'un qui n'a pas de D.
De plus, le commandement de ne pas avoir d'autres dieux ne peut pas non plus être accompli correctement. Dans une description de ce qui se passera lorsque les Bné Israël seront exilés de leur terre, le verset (Ki Tavo 28,64) déclare : "Et là, vous servirez d'autres dieux". Rachi explique que cela signifie que, puisque les Bné Israël seront contraints de payer des impôts/taxes à des prêtres idolâtres, c'est comme s'ils servaient eux-mêmes des idoles.
Hachem lui-même a énoncé les deux premiers commandements parce qu'ils ne s'appliquent que lorsqu'Il est révélé plutôt que caché, une situation qui n'existe que lorsque les juifs se trouvent en terre d'Israël.
Les autres commandements, cependant, peuvent être accomplis correctement même en dehors d'Israël, où Hachem se dissimule. C'est pourquoi ils nous ont été communiqués de manière cachée, par l'intermédiaire de Moché, plutôt que directement par Hachem.

Au don de la Torah, le soleil s'est arrêté pendant trois jours.
[Mégadim 'Hadachim - Yitro]

" Désormais, si écouter, vous écouterez ma voix (chamoa tichméou), si vous gardez mon alliance, vous serez mon trésor entre tous les peuples!" (Yitro 19,5)

-> "Si écouter, vous écouterez" : le Ohr ha'Haïm haKadoch enseigne :
La raison pour laquelle la Torah emploie une répétition, est pour nous dire que nous allons recevoir 2 Torah [ la loi écrite et la loi orale].
Pour les mitsvot que nous avons reçues à ce moment-là : Hachem a employé le mot "si écouter" (chamoa), et en ce qui concerne celles qui vont être enseignées dans les temps à venir par les Sages d'Israël, la Torah a employé le mot "vous écouterez" (futur) [tichméou].
... Cela fait appel au midrach qui dit, que [à chaque génération] celui qui écoute la Torah d'un Sage, c'est comme s'il l'a écoutée de la bouche de D.
La mitsva que Je vous ordonne d'accepter tout ce que vos Sages vous enseigneront, décréteront dans toutes les générations, il faut que ce soit dans votre esprit, comme si Moi-même, Je vous l'avais ordonné.

Ainsi, nous pouvons comprendre ce que nos Sages (guémara Shabbath 88) ont enseigné lorsqque D. a mis la montagne sur la tête des Bné Israël et les a menacés : "Si vous acceptez et prenez sur vous la Torah, tant mieux, sinon, ici, vous serez enterrés".
=> Nous savons que les Bné Israël ont déclaré : "Tout ce que dira D., nous l'acceptons et nous ferons" (ils ont accepté la parole d'Hachem). Si c'est ainsi, pourquoi D. a-t-Il eu besoin de les menacer?

D'après ce que j'ai expliqué précédemment, Hachem a donné deux Torah : une que l'on a entendue de la bouche de D. Lui-même (la Torah écrite) et l'autre que nous allons écouter de nos Sages.
D'après cela, on expliquera que ce que les enfants d'Israël ont déclaré : "Tout ce que D. nous ordonne, on le fera et on le comprendra" = c'est ce qui est sorti de la bouche de D. (Loi écrite) alors bien sûr, on accepte, dès maintenant avant même de comprendre.

Mais au sujet de la parole de nos Sages (La Loi orale), ils ont dit : "On écoutera", c'est-à-dire, ni ils l'ont refusée, ni ils l'ont acceptée : on veut d'abord écouter ce qu'ils diront, et ensuite on décidera quoi faire. Car cela revient à accepter quelque chose d'infini, ce qui est impossible.
Car, suivant les besoins de chaque génération, ils vont enseigner de nouvelles lois, ils vont mettre des nouvelles barrières, ils vont faire de nouveaux règlements. Comment peut-on gérer une Torah qui n'a pas de limites?

A ce moment-là, ils n'ont pris sur eux que la Torah écrite, mais pas la Torah orale. Pour cela, Dieu les a menacés en mettant la montagne au-dessus de leur tête, jusqu'à ce qu'ils acceptent, sans condition, d'écouter la parole de nos Sages (Torah de nos Sages).
Et, ainsi, "forcés", ils ont accepté la Loi orale également, jusqu'à l'époque de Mordé'haï et Esther où ils ont vu alors de leurs propres yeux, combien les actions du Sage amènent la vie, la délivrance ; celle qu'ils ont amené à l'époque de Haman.
À cette époque-là, ils ont accepté la Torah orale de plein gré, ils ont accepté d'appliquer tout ce qu'ils décrèteront puisqu'ils ont vu de leurs propres yeux la grandeur et l'importance de leurs actions. Sans eux le peuple aurait été décimé et il ne serait rien resté d'Israël, que D. préserve.