Aux délices de la Torah

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-> Rabbi Ouri de Stralisk explique qu'une personne qui parle faussement d'une autre peut être jugée au Ciel comme si elle avait témoigné en tant que faux témoin.
Il ajoute également que lorsque le peuple juif évite de se calomnier les uns les autres et fait attention à la manière dont il parle, il sanctifie le nom d'Hachem parmi les nations.

-> Le Baal Chem Tov dit que lorsqu'une personne n'a pas d'autre choix que de parler d'une autre personne (c'est-à-dire pour éviter à quelqu'un d'autre d'être blessé par cette personne), elle doit être explicite sur le fait qu'elle ne parle pas de l'essence de la personne, mais seulement d'un trait négatif qu'elle possède.

-> Le rabbi d'Apt conseille de ne pas parler négativement même des personnes qui sont complètement réchaïm car, après tout, ce sont des juifs et lorsque l'on parle d'eux de manière négative, cela cause de la douleur à la Chékhina, la source de toutes les âmes.

"Ils (les Egyptiens) leur rendirent la vie amère par de rudes travaux, par l’argile et par les briques, et par tous les ouvrages des champs, toutes ces charges qu’ils leur imposèrent avec cruauté" (Chémot 1,14)

Sur ce verset, le Zohar (III, 153a) enseigne :
"- "par de rudes travaux" (bavoda kacha) = c’est le questionnement [de la Guémara] (קושיא – Kouchia) ;
- "par l’argile" (bé'homer), c’est le raisonnement à fortiori (קל וחומר – Kal Va’Homer) ;
- "et par les briques des champs" = c’est l’éclaircissement de la Halakha (לבון הלכה – Liboun Halakha) ;
-" et par les ouvrages des champs" = c’est la Baraïta (ברייתא) [l’enseignement des Tanaïm non-inclus dans la Michna – resté ‘à l’extérieur’ comme le champ] ;
- "toutes ces charges qu’ils leur imposèrent avec cruauté" = c’est Tikou (תיק״ו) [les questions non résolues. תיק״ו est formé des initiales de la phrase: ובעיות קושיות יתרץ תשבי – Tichbi (Eliahou Hanavi) viendra résoudre des questions et des problèmes de Torah]
(selon une autre version, ‘Toutes ces charges qu’ils leur imposèrent avec cruauté’, c’est la Michna)."

=> A première vue, cet enseignement du Zohar est difficile à comprendre, comment pouvons-nous dire que les Egyptiens ont fait souffrir les Hébreux avec les différents aspects de la Loi Orale, alors que la Torah n’avait pas été donnée, et que d’autant plus et de manière littérale, les Egyptiens ont fait souffrir les Hébreux physiquement et non au niveau de l’étude de la Loi.

-> A propos de la promesse faite à Avraham, lors de "l’Alliance entre les morceaux" : "Et Hachem dit à Avram : Sache que ta postérité sera étrangère dans un pays qui ne lui appartiendra point, et qu’elle en servira les habitants, et qu’ils l’opprimeront pendant 400 ans. Mais je jugerai aussi la nation à laquelle tes descendants seront asservis ; et ensuite ils sortiront avec de grandes richesses" (Lé'h Lé'ha 15,13-14) ...

Selon le Alchikh haKadoch : les "richesses" dont il est question dans la promesse divine : ‘Et ensuite ils sortiront avec de grandes richesses’, sont les richesses de la Loi Ecrite et de la Loi Orale qu’ils mériteront de recevoir grâce à la purification égyptienne.

-> Le Chlah haKadoch (Lé'h Lé'ha) nous explique que la raison de l’esclavage d’Egypte, rendant la vie amère aux Bné Israël, par le mortier et les briques, était d’inscrire dans le cœur des Hébreux le principe même de la servitude, afin que celle-ci leur procure l’aptitude au Service divin (c’est-à-dire, opérer le transfert du statut d’esclave [éved - עבד] à celui de Serviteur d’Hachem [éved Hachem - עבד ה׳]).

Plus encore, la guémara (Béra'hot 63b) nous enseigne : D’où apprenons-nous que la Torah ne persiste que dans une personne qui est prête à mourir pour elle? Car il est écrit : ‘Voici la Torah – un homme qui meurt dans la tente [de l’étude]’ ('Houkat 19,14)."
Ainsi, Hachem a fait en sorte que les Egyptiens rendent amère la vie des hébreux par le mortier et les briques, afin d’inscrire dans leur essence la force de se sacrifier dans la "Tente" de la Torah.

C’est également le sens du verset : "Quand tu auras fait sortir ce Peuple de l’Égypte [une fois épurés], vous adorerez le Seigneur sur cette montagne même [ils mériteront le Don de la Torah]" (Chémot 3,13) [ils recevront la Torah sur cette Montage, trois mois après leur sortie d’Egypte – Rachi]
(A noter que le mot : ַּTaavdoun (vous adorerez - תעבדון), se décompose en ת עבדון (Tav Avadoun – 400 ans vous serez esclaves).
Bien qu’Hachem ait décrété, dans l’Alliance avec Avraham, un Exil de 400 ans, sa descendance n’a séjourné que 210 ans en Egypte, car ce nombre d’années suffit pour réaliser "l’épuration de la morsure du Serpent", condition nécessaire et suffisante pour recevoir la Torah. Quant à savoir comment devons-nous compléter les 190 années manquantes (400-210) ; du fait que "la Torah ne peut subsister que dans une personne qui est prête à mourir pour elle" - ainsi, grâce à la "servitude" de l’étude de la Torah [l’étude avec fatigue jusqu’à "mourir"], nous complétons le décret de servitude des 400 ans.

Plus encore, enseigne le Torah Ohr (sur Chémot), de même que nos ancêtres ont mérité le Don de la Torah "Niglé" (dévoilée), "grâce" à la servitude des "travaux rudes, de l’argile et des briques" (comme nous le révèle le Zohar), de même, par l’étude assidue durant le dernier Exil, nous mériterons le dévoilement de la partie profonde de la Torah (Nistar).

Nous pouvons aussi rappeler l’enseignement de la guémara (Erouvin 54b) selon lequel, Rabbi Pereida avait un élève pour qui, il se devait de répéter 400 fois son enseignement, et la guémara de conclure que Rabbi Pereida mérita en récompense de vivre 400 années de plus.
Le parallèle [enseigné par le Zohar] entre les 400 ans de servitude égyptienne et le labeur de l’étude de la Torah, fut pour Rabbi Pereida, une source d’inspiration pour sa méthode de répétitions de l’enseignement de la Loi, ce qui lui valut un ajout de 400 années de vie, à l’instar de l’étude assidue qui a la capacité de compléter les années manquantes du décret divin.

Le Temple

+ "[Yossef] tomba au cou de Binyamin et pleura" (Vayigach 45,14).

-> "Ton cou est comme la tour de David" (Chir haChirim 4,4)
Comme le cou, situé au haut du corps, le Temple est la couronne de gloire du peuple juif.
Tout comme c'est dans le cou que passent les artères indispensables pour la vie dans le corps, c'est par le Temple que passent les artères apportant la vie au peuple d'Israël.
De même que c'est autour du cou qu'on porte des bijoux, le Temple est paré par les Cohanim et les Lévi'im qui sont "les ornements" du peuple d'Israël.
De même que les ornements sont suspendus au cou, la réussite du monde est suspendue au Temple.
De même que le cou est plus belle partie du corps, le Temple est le lieu le plus beau du monde.
[rabbi Yossef Deutsch]

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-> Le Temple est appelé "cou", ainsi qu'il est écrit : "Ton cou est comme une tour d'ivoire" (Chir haChirim 7,5).
Tant que le Temple existait, Israël fut prospère et libre, et pouvait marcher la tête haute et la nuque raide.
Dès la destruction du Temple, Israël commença à subir des humiliations et des persécutions.
Les nuques des juifs se courbèrent, ils ne purent plus jamais relever la tête au sein des nations.

Le Temple est désigné de cette façon pour une autre raison. A la différence des autres parties du corps, si le cou d'une personne est tranché, celle-ci meurt. Il en va de même du Temple sans lequel Israël ne peut vivre.

Lorsque le Temple existait, si un homme péchait par inadvertance, il offrait un sacrifice pour expier sa faute.
Nos Sages enseignent que personne, à Jérusalem, n'allait dormir avant d'avoir expié un péché.
Deux sacrifices quotidiens étaient offerts dans le Temple : un le matin et un autre le soir (Bamidbar 28,4).
Le sacrifice du matin servait à expier les péchés commis durant la nuit, tandis que celui du soir annulait les fautes de la journée.
Les gens étaient ainsi purifiés de tout péché. Aujourd'hui, malheureusement, nous ne sommes plus en mesure d'effacer nos péchés.
[Méam Loez - Vayigach 45,14]

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-> Le cœur de tous les juifs doit être dirigé vers un seul et même endroit : le Temple.
Le cou est ce qui relie la tête avec le restant du corps, et cela symbolique la liaison entre la spiritualité (la tête) et la matérialité (le restant du corps).
Il en est de même avec la fonction du Temple, qui est de relier ensemble : la spiritualité avec la matérialité, le Ciel avec la terre.
La guémara (Béra'hot 30a) affirme que le Temple est le conduit qui nous connecte avec le Ciel (chamayim).
La prière de chaque juif s'élève au Ciel par le biais du Temple, et Hachem nous comble de bénédictions d'En-Haut jusqu'à ce monde par le biais du Temple.
[Avné Nézer]

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-> b'h, provenant du divré Torah : https://todahm.com/2015/12/27/4266

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+ "Ton cou est comme la tour de David" (Chir haChirim 4,4)

-> Comme le cou est dans la partie haute de l'homme (juste sous sa tête), et représente sa splendeur, le Temple est dans la partie haute de la terre d'Israël (à Jérusalem) et représente sa splendeur.
[Maharcha]

-> C'est à travers la trachée artère du cou que s'effectue la respiration (néchima) qui assure la vitalité de l'âme (néfech) et c'est à travers l’œsophage du cou que s'effectue le transit de la nourriture et de la boisson qui assurent la vitalité du corps.
De même, c'est à travers le Temple que se déverse dans le monde l'abondance sur le plan spirituel et sur le plan matériel.
[Sifté 'Hakhamim]

-> De même que c'est sur le cou d'une femme que sont placées la majorité de ses bijoux et parures, c'est pour le Temple qu'Israël a prélevé son or, son argent et ses parures.
[Torah Témima]

-> Durant la période d'existence du Temple, le cou d'Israël est levée et dressé.
Cependant, durant la période où le Temple est détruit, Israël marche la tête basse et son cou est courbé.
[Méam Loez]

-> Les lettres du mot : "tsavar" (cou - צואר) peuvent se réarranger pour former le mot : "otsar" (trésor - אוצר) qui désigne le Temple selon le verset : "Apportez toutes les dîmes dans Mon "otsar" (trésor) afin qu'il y ait des provisions dans Ma maison" (Mala'hi 3,10).
Ainsi, le cou (צואר) et le Temple (אוצר) sont formés des mêmes lettres hébraïques.
[Ben Ich 'Haï]

Faire les 100 bénédictions avec humilité

La guémara (Ména'hot 43b) dit que l'on a l'obligation de faire 100 bénédictions chaque jour, et apprend cela du verset (Devarim 10:12) du verset : "Et maintenant, Israël, qu'est-ce que (ma - מָה) Hachem, ton D., demande de toi" (Ekev 10,12).
Il est dit que le mot "ma" doit être lu comme "méa"(100), ce qui fait allusion aux 100 bénédictitons quotidiennes.

Les 100 bénédictions quotidiennes sont représentatives des 100 adanim (socles) qui soutenaient le Temple. Ainsi, lorsque la guémara dit que le mot "ma" (מה) doit être lu comme "méa", cela peut être compris comme signifiant que si quelqu'un se rend semblable à rien ("ma" - ma ani = que suis-je?), il peut accomplir de grandes choses avec ses 100 bénédictions, car ses actions sont aussi aussi puissantes que le Temple lui-même.
Ceci est dû au fait qu'une personne qui est humble a la capacité de créer de grandes influences, tout comme le Temple.
[Noam Elimélé'h - 'Hayé Sarah 23,1 ]

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[grâce à notre humilité et l'annulation de notre égo, nous accomplissions des actes aussi grands que les fondations/bases du Temple (100 adanim), et ce même de nos jours en son absence. ]

La Torah est comme des briques.
Les traits de caractère (midot) sont comme le mortier qui va permettre à ces briques de devenir un [bel] édifice.
[rabbi Avraham Twerski]

"Certes, si tu agis bien, il y a élévation ; mais si tu n’agis pas bien, la faute est tapie à la porte" (Béréchit 4,7).
Il convient toujours d’emprunter la voie du juste milieu : ne pas marcher dans l’orgueil, mais ne pas non plus sombrer dans la dévalorisation.
C’est là le sens du verset : "Si tu agis bien, il y a élévation", car, lorsque tout va bien pour toi, tu deviens orgueilleux ; "mais si tu n’agis pas bien", tu te sens sans aucune valeur. "La faute est tapie à la porte". Par conséquent, le meilleur conseil est celui-ci : sois, sur terre, un errant perpétuel (Béréchit 4,12).

Ni dans l’orgueil ni dans l’abaissement (dévalorisation) de soi ; tantôt d’une manière, tantôt d’une autre : si, par exemple, vous tombez dans l’orgueil, passez à l’autre extrême, et faites de même dans le cas inverse.
[Baal Shem Tov]

+ "Tu observeras la mitsva ... que je te prescris aujourd’hui, afin de l’accomplir" (Vaét'hanan 7,11)
Rachi explique : "Et demain, dans le monde à Venir, tu en recevras la récompense" (Erouvin 22a).
Cette récompense est destinée à être accordée dans le monde à Venir, car le monde actuel est limité. Il est impossible de décerner une récompense pour l’accomplissement de mitsvot, qui sont, elles, illimitées, au sein d’un monde qui, lui, est limité.
[Baal Shem Tov]

Lorsqu’une personne contemple une belle chose, elle devrait se demander : d’où provient la beauté de cette chose? Elle ne vient d’autre que de la puissance divine qui y réside. Pourquoi, dès lors, se laisser attirer par une simple parcelle de cette beauté? Il vaudrait mieux s’attacher à la Racine de tous les mondes, à la Source de toute beauté.

Il en va de même pour celui qui contemple une belle femme : il devrait songer à la source de cette beauté, dont celle de cette femme ne constitue qu’une partie.
De même, si un sentiment d’amour et de révérence (de crainte) s’empare de quelqu’un, il devrait réfléchir à la source de ces sentiments, et chercher à s’unir à l’Amour suprême, afin d’élever les étincelles vers leur racine.
[Baal Shem Tov]

"Étant donné que les êtres humains ont été créés à l’image d'Hachem, Il leur a conféré l’autonomie d’agir selon leur volonté ; ils ne sont nullement contraints dans leurs actes ...
Il en va tout autrement pour les anges, qui ne possèdent pas cette autonomie. Ils accomplissent ce que le Saint, béni soit-Il, leur a assigné, sans pouvoir s’écarter de leur mission.
En revanche, les humains, créés à l’image d'Hachem, se distinguent par le fait qu’ils relèvent de leur propre autorité. Tout comme Hachem agit selon Sa volonté, les êtres humains disposent, eux aussi, d’un choix et peuvent agir comme ils l’entendent ; ils possèdent le libre arbitre."
[Maharal - Déré'h 'Haïm 3:15]

"Le 7e mois, le 27e jour du mois, l’arche s’arrêta sur les monts Ararat" (Noa'h 8,4)

=> Pourquoi la Torah a-t-elle jugé nécessaire de préciser le nom de la montagne sur laquelle l’arche s’est arrêtée?
Comme nous le savons, chaque mot de la Torah vient nous enseigner une leçon, ou nous apporter un conseil ; aussi, quel enseignement peut-on tirer de cette précision?

-> Rabbi David Pinto répond :
Il est intéressant de noter que le nom Ararat a la même valeur numérique que le terme kadoch (saint), notion s’opposant directement à celle de l’impureté propre aux unions illicites, conformément au verset : "Soyez saints! Car Je suis saint, Moi, Hachem votre D." (Vayikra 19,2), que Rachi interprète dans le sens suivant : "Eloignez-vous de la débauche".
Autrement dit, D. a envoyé le déluge car les hommes avaient porté atteinte à Sa sainteté et à Son Nom en péchant dans le domaine des unions illicites. Suite au déluge, le monde s’est retrouvé purifié des réchaïm, ne laissant comme survivants que les justes (tsadikim), Noa’h et sa famille.
Ainsi donc, le monde a été purifié à "Ararat", c’est-à-dire qu’il a retrouvé sa sainteté. Simultanément, le Nom divin, auquel la génération du déluge avait porté atteinte, a été restauré.

En s’appuyant sur cette idée, le Kli Yakar explique pourquoi la Torah a jugé nécessaire de détailler les mesures de l’arche. En effet, il est écrit : "Et voici comment tu la feras : 300 coudées seront la longueur de l’arche ; 50 coudées sa largeur, et 30 coudées sa hauteur" (Noa'h 6,15).

=> Si la Torah a rapporté ces mesures, quelle leçon doit-on en tirer ?

Le Kli Yakar explique, comme nous l’avons mentionné précédemment, que la génération du déluge a fauté dans le domaine des unions prohibées, portant ainsi atteinte au Nom Ya (יה).
Le détail des mesures de l’arche est une allusion à cet enseignement. La longueur de l’arche était de 300 cents coudées, et sa largeur de 50, ce qui fait une superficie de 15 000 coudées. On retrouve donc le chiffre 15 dans chaque espace de mille coudées de superficie.
La hauteur de l’arche était de 30 coudées, ainsi chacun des 3 étages était-il haut de 10 coudées. La superficie de l’arche étant de 15 000 coudées, la contenance d’un étage haut de dix coudées était par conséquent de 150 000 coudées. Nous obtenons donc le chiffre 150, qui est également un multiple de 15 (dix fois quinze).
Le nombre 15, qui revient comme un fil rouge dans les mesures de l’arche, fait allusion au Nom Ya (יה), de valeur numérique 15, et nous enseigne que l’arche avait pour but de restaurer ce Nom divin, auquel la génération du déluge avait porté atteinte.
[selon la guémara (Ména'hot 29b) : "Avec le nom [Youd-Hé - יָהּ], Hachem fonda le monde" = avec ces 2 lettres le monde fut créé".]

Nous pouvons ajouter que le mot téva (arche - תיבה) lui-même fait allusion au Nom Ya (יה), que l’on retrouve dans ses 2e et 4e lettres (respectivement, Youd, et Hé). Cela nous enseigne, à nouveau, que l’arche venait réparer l’atteinte portée au Nom divin, en même temps que la corruption de la terre.