Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Je rendrai ta postérité comme le sable de la mer" (Vayichla'h 32,13)

Pourquoi le peuple juif est-il comparé au sable de la mer?

En réalité, le sable c'est ce qui limite la mer pour qu'elle ne dépasse pas son domaine. Ainsi, le sable réalise la séparation entre la mer et la terre ferme.

Il en est de même pour le peuple juif.
Le juif se doit d’être le protecteur de la sainteté et doit veiller à ce que le mal ne se mélange pas au bien.
Le bien doit rester pur et intact, séparé du mal, sans que la sainteté ne se diffuse trop au point de se mêler à l’impureté, car elle en sera alors entachée.

Par le respect scrupuleux des mitsvot de la Torah, le peuple juif, à l’instar du sable, réalise la séparation entre le bien et le mal.
Chacun restera dans son domaine et la sainteté pourra être préservée.
[le 'Hidouché haRim]

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-> Le Or ha'Haïm haKadoch explique que cette comparaison recèle une bénédiction [aux juifs] : si leur fortune en venait à diminuer, ce manque serait bien vite comblé, par le pouvoir de la sainteté particulière résidant sur leurs biens.
Tel est bien le sens de l'image du sable. En effet, lorsqu'on creuse dans une étendue de sable et qu'on en enlève, très rapidement le trou se remplit de nouveau.
Ainsi, quand des membres du peuple juif perdent des biens, ils jouissent rapidement d'une nouvelle abondance céleste, sans que le moindre manque ne soit plus ressenti.

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-> Cette bénédiction : "Je rendrai ta postérité comme le sable de la mer" se réalisera à l'époque du machia'h.
Lorsque les nations qui auront dévoré le peuple juif, constateront son succès, elles grinceront des dents comme lorsqu'on tente de mordre du sable.
[Leur dépit sera si grand] que nulle quantité de présents conciliatoires ne pourra les apaiser.
[...]
De plus, les juifs dénombrables dans notre monde, seront innombrables au monde futur.
On peut déduire cela des paroles du prophète : "Le nombre des juifs sera comme le sable sur le rivage qui ne peut être mesuré ou compté" (Ochéa 2,1).
[Méam Loez - Bamidbar 2,32]

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-> https://todahm.com/2015/08/10/3637-2
-> b'h, également : https://todahm.com/2018/12/08/7616-2

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-> Le peuple juif a reçu une triple bénédiction :
- 1ere = Hachem à Avraham : "Observe le ciel et compte les étoiles ... c'est ainsi que sera ta descendance" (Béréchit 15,5) ;
- 2e = après la akédat Its'hak, Hachem promit à Its'hak : "Je multiplierai ta descendance comme ... le sable du rivage de la mer" (Béréchit 22,17).
- 3e = Hachem bénit Yaakov en lui disant que sa descendance sera semblable à "la poussière de la terre" (Béréchit 28,14).

"La vie de Sarah fut de 127 ans" ('Hayé Sarah 23,1)

-> Rachi commente : "... Sarah était à 20 ans aussi belle qu'à 7 ans ; et à 100 ans, elle était aussi dépourvue de fautes qu'à 20 ans.
Autre explication : ... il s'agit de Sarah dont les actes étaient irréprochables ...
La vie de Sarah : toutes ses années étaient identiquement bonnes."

-> "Yisska n'était autre que Sarah. Pourquoi l'appelait-on Yisska?
Parce qu'elle "parlait" [sakha] sous l'inspiration divine ...
Autre explication : parce que tous "parlaient" de sa beauté."
[guémara Méguila 14a]

-> Pour sa beauté physique :
La guémara (Méguila 15a) dit que Sarah fait partie des 4 femmes les plus belles de l'Histoire du monde.
D'ailleurs, selon la guémara (Baba Batra 58a), en comparaison d'elle, les autres femmes ressemblaient toutes à des singes.

-> Pour sa beauté spirituelle :
Sarah était détachée des vanités de ce monde, et se consacrait à ses aspirations spirituelles, au point d'accéder à l'inspiration divine et d'atteindre un niveau de prophétie même supérieur à celui d'Avraham son mari (cf. Rachi Vayéra 21,12).

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-> Les Tossafot (guémara Baba Kama 97b) nous enseigne :
"La pièce frappée par Avraham portait d'un côté l'inscription : "Un vieillard et une vieillarde", et de l'autre : "Un jeune homme et une jeune femme"."

Le but de ces inscriptions était d'encourager les hommes à acquérir et à conserver ces deux vertus qui semblent s'opposer : la sagesse d'une part, dès le plus jeune âge, et la vigueur de l'autre, jusqu'à un âge avancé.

Avraham et Sarah incarnaient parfaitement ce message :
-> "Avraham courut au troupeau" et indiqua à sa femme de "prendre vite 3 mesures de farine".
Or à l'époque, ils étaient déjà presque centenaire.
On apprend également (guémara Nédarim 32a), que dès son jeune âge il était doté d'une sagesse : "Avraham découvrit l'existence de son Créateur à l'âge de 3 ans".

-> Sarah, on a pu voir le commentaire de Rachi : "toutes ses années étaient identiquement bonnes".
Le Béer Yossef dit que dans sa jeunesse, on pouvait discerner chez elle la pondération et le discernement des personnes âgées, et à 100 ans, elle était aussi dynamique et active dans sa quête du bien que dans sa jeunesse, lorsqu'elle était dans la force de l'âge.

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-> b'h, A lire également : https://todahm.com/2011/11/24/paracha-haye-sarah
-> et également : https://todahm.com/2014/04/01/1278

"Ce fut quand Its'hak était âgé, ses yeux s’affaiblirent" (Toldot 27,1) :

Selon Rachi, l'affaiblissement de la vue de Its'hak (alors âgé de 123 ans), avait 3 raisons :
-> suite aux fumées [des encens] que les femmes de Essav offraient aux idoles.
-> lorsqu'il a été ligoté sur l'autel de la Akéda, les anges au-dessus de lui, ont pleuré, et leurs larmes ont coulé dans ses yeux et les ont obscurcis.
-> Hachem a provoqué sa cécité pour que Yaakov puisse recevoir les bénédictions [sans que Its'hak ne s'en aperçoive].

D'après la raison selon laquelle ce fut les larmes des anges qui affaiblirent sa vue, pourquoi les yeux d’Its’hak ne s’altérèrent que dans sa vieillesse, et pas juste après la ligature ?

En fait, les larmes des anges purifièrent et sanctifièrent tellement les yeux d’Its’hak, qu’ils ne purent plus supporter l’impureté de la fumée des offrandes des femmes de Essav à leurs idoles. Et c’est cette fumée qui affaiblit les yeux d’Yits’hak quand il était âgé.

=> Ainsi, en réalité toutes les raisons sont liées.

[le Zéved Tov]

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-> la 3e exlication de Rachi : Hachem a provoqué sa cécité pour que Yaakov puisse recevoir les bénédictions [sans que Its'hak ne s'en aperçoive].

=> Cette explication de Rachi mérite d’être approfondie: Pourquoi était-il nécessaire de faire souffrir Its’hak pendant tant d’années afin que Yaakov puisse recevoir les bénédictions? Est-ce que D. ne pouvait pas s’arranger à ce que Yaakov les reçoive par un autre moyen?

-> Le rabbi de Loubavitch (Likouté Si'hot) enseigne :
En fait, la paracha témoigne que Its’hak était déjà conscient qu’Essav n’était pas aussi vertueux que son frère Yaakov. Its’hak savait que le Nom de D. ne faisait pas partie du vocabulaire de Essav.
D. aurait pu simplement dévoiler à Its’hak la vraie personnalité d’Essav. En lui indiquant qu’Essav était racha, Il aurait évité de rendre Its’hak aveugle?
Ainsi, Yaakov aurait reçu directement les Bénédictions. Pourquoi D. ne révéla-t-Il pas la vérité à Its’hak?

La réponse est simple et la leçon est forte : D. répugne la médisance (le lachon ara), même lorsqu’il s’agit d’une personne aussi méchante qu’Essav. En dépit du fait qu’Essav était racha, D. s’est abstenu de le publier.
=> Dans ce passage, la Torah vient mettre l’accent sur la gravité de cette transgression (du lachon ara). Si D., Lui-même, s’est retenu de prononcer du lachon ara sur un homme comme Essav, combien devons-nous être vigilants et faire attention de ne jamais dire du lachon ara.

-> Il est écrit dans la guémara (Sanhédrin 11a), au sujet d'Akhan qui fauta au temps de Yéhochoua, fils de Noun, : Yéhochoua demanda à Hachem : "Qui a fauté envers Toi"?
Hachem répondit : "Suis-Je un délateur pour toi!"

-> Si Hachem a refusé de raconter la moindre médisance, même à l'encontre d'Essav qui était pourtant assassin, pratiquait l'idolâtrie et péchait avec les femmes d'autrui, ... alors à plus forte raison, devons-nous faire extrêmement attention de ne pas proférer la moindre médisance sur n'importe quel juif, même de façon superficielle, car nous sommes tous les enfants d'Hachem. [autrui n'est pas pire qu'Essav, alors suit l'exemple d'Hachem, et ne dit pas de lachon ara! Comment nous est-il possible d'émettre de la médisance sur les enfants du Maître du monde, le Roi de tous les rois, Hachem ?! ]

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-> L'intention de la providence était d'induire en erreur le Satan car s'il avait su depuis le départ que les bénédictions revenaient à Yaakov, toutes les forces du sitra a'hra (impureté) se seraient réunies afin d'empêcher que les bénédictions ne lui reviennent.
Ainsi la providence organisa avec précision le déroulement des événements afin qu'Its'hak demande à Essav de partir à la chasse avant de le bénir pour que Yaakov puisse s'introduire à son insu et se saisisse des bénédictions. C'était la seule façon pour Yaakov de pouvoir profiter des bénédictions contre la volonté des forces du mal. Ainsi Rivka demanda à Yaakov de lui apporter deux bons chevreaux afin qu'elle prépare à Its'hak un repas et qu'il bénisse ensuite son fils Yaakov. Ces bénédictions auront un impact sur Yaakov et sa descendance jusqu'à la dernière génération au moment de la venue du Machia'h.

[plus l'enjeu spirituel est important, plus les forces du mal se mobilisent pour l'empêcher, d'où le déroulé si 'particulier' pour obtenir les bénédictions (puisqu'impactant positivement tous les juifs de l'Histoire!). ]

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-> la 1ere explication de Rachi : suite aux fumées [des encens] que les femmes de Essav offraient aux idoles.

-> Its’hak ayant "fermé les yeux" sur les agissements d’idolâtrie des femmes de Essav, et n’ayant donc pas empêché ces comportements détestables au sein de sa propre maison, a fini par subir en conséquence, selon le principe de "mesure pour mesure", la perte de l’usage de la vue [voir Sforno qui compare Its’hak au Grand Cohen Eli qui perdit lui aussi la vue du fait qu’il n’avait pas empêché ses enfants de fauter].

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Le Méam Loez (Toldot 27,1) rapporte également les autres raisons suivantes :
-> Its’hak avait souvent observé le visage d'Essav. Or, c'est un grave péché de regarder fixement la face d'un racha. Quiconque le fait devient aveugle.

[Le guémara (Méguila 28a) enseigne : "Rabbi Yo’hanan a dit : Il est interdit de porter ses regards sur l’apparence (le visage) d’un racha ... Rabbi Elièzer a dit : [Celui qui agit ainsi,] ses yeux s’obscurcissent, comme il est dit: ‘II arriva, comme Its’hak était devenu vieux, que sa vue s’obscurcit’. [En effet,] parce que Its’hak a contemplé le visage de Essav le racha, sa vue fut troublée".]

-> Its’hak aimait Essav plus que Yaakov, car Essav lui apportait des mets raffinés. Pour cela, il considérait Essav comme plus vertueux que Yaakov.
Or, la Torah dit : "la corruption aveugle les yeux des sages". C'est pourquoi Its’hak fut frappé par ce châtiment, puisqu'il se laissait corrompre par les repas que lui apportait Essav. Il ne discernait plus la véritable nature d'Essav qui "jouait" le fils dévoué et pieu.

[selon le Baal hatourim (v.27,1) : Its'hak prit des cadeaux corrupteurs d'Essav. En d'autres termes, puisqu'Essav honora Its'hak en l'achetant par ses paroles, Its'hak se remplit d'amour à son égard. En conséquence de quoi, ses yeux furent frappés et il perdit la vue.]

[rabbi Its’hak, dans le midrach, évoque un motif qui fait apparaître la cécité de Its’hak comme une conséquence de sa propre faute. Il se réfère à la défense: "N’accepte point de présents corrupteurs ; car la corruption trouble la vue des clairvoyants" (Micpatim 23,8). Or, Its’hak accepta des présents de son fils racha (Essav) : le gibier et les ragoûts qu’il aimait (voir le verset 4 et Rachi sur Toldot 25,28). Ils le corrompirent au point que sa "sa vue s’obscurcit".]

-> Dans la paracha 'Hayé Sarah, nous voyons que Its’hak pria Hachem pour que les hommes souffrent et fassent ainsi leur repentir afin de mériter le monde à venir. Il endura donc la perte de la vue.
[b'h, cf : https://todahm.com/2018/12/09/7694 ]

[Its’hak avait réclamé à D. l’octroi des souffrances physiques en arguant : Si l’homme meurt sans souffrances, son jugement s’exercera contre lui dans l’au-delà dans toute sa rigueur. Mieux vaut qu’il expie un peu de ses fautes sur terre grâce à ses souffrances physiques. Hachem lui répondit : "Ta demande est justifiée et Je commencerai par toi" (cf. midrach Béréchit rabba 65).]

-> Hachem provoqua la cécité d'Its’hak pour que celui-ci ne voit pas la méchanceté d'Essav.
En effet, à l'âge adulte, les méfaits de ce dernier devinrent si insupportables que personne ne pouvait vivre à ses côtés. Il eut été d'un déshonneur extrême pour Its’hak de devoir subir les affronts de ses contemporains le pointant du doigt et disant : "Voici le père d'Essav le racha".
D. le rendit donc aveugle afin qu'il soit incapable de sortir de sa demeure.

-> Sur l'autel, au moment de la ligature, Its’hak avait fixé du regard la présence Divine. C'était en réalité un grave péché, car bien qu'il était étendu face au ciel, il aurait dû fermer les yeux.
Pour avoir regardé la présence Divine, il aurait dû mourir, comme il est écrit : "Nul homme ne peut me voir et vivre" (Chémot 33,20).
Afin de ne pas affliger Avraham, Its’hak eut la vie sauve. Cependant, D. le punit par la cécité, une perte de la vue, qui équivaut à la mort.
[le Séfer Pninim Yékarim rapporte la guémara (Nédarim 64b) qui dit que "4 personnes sont considérées comme mortes : les pauvres, les métsora, les aveugles et ceux qui n'ont pas d'enfants".
Ainsi, pendant 23 années suite à la Akéda, Its'hak n'avait pas d'enfants, faisant qu'il était considéré comme mort.
Après avoir eu des enfants, la sentence a été modifiée dans le fait qu'il est devenu aveugle, car un aveugle est aussi considéré comme mort.
On apprend de là que certaine situation peuvent paraître mauvaises, mais en réalité c'est une bonne chose, qui nous protège de situations tellement pires.
Le Steïpler a dit une fois à quelqu'un : "Peut-être que si vous n'aviez pas ces malheurs, vous ne seriez plus vivant. Peut-être que vous avez ces dettes à la place de la mort".
Ainsi, au lieu de se plaindre, nous devons nous réjouir, et en profiter pour faire téchouva, prier, accumuler des mérites, car Hachem peut changer notre mazal au point que nous devenions une nouvelle personne sur laquelle aucun décret de mort n'a été décrété.]

-> Lorsque Avraham se trouvait dans le pays de Philistins, Avimélé'h enleva Sarah et fut puni sévèrement (paracha Vayéra).
Il endura ainsi une maladie si terrible, qu'il en vint à maudire Avraham en lui disant que son fils deviendrait aveugle. Cette malédiction s'est accomplie.
Ceci nous enseigne combien nous devons nous prémunir des malédictions, même prononcées par le simple des mortels.

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-> "Ce fut quand Its'hak était âgé, ses yeux s’affaiblirent" (v.27,1)

Une des explication de Rachi est : "Au moment où il [Its'hak] avait été lié sur l’autel et où son père était sur le point de l’immoler, au même instant, les cieux s’étaient ouverts et les anges servants avaient vu cela et avaient pleuré. Leurs larmes avaient coulé et étaient tombées dans ses yeux. Voilà pourquoi ses yeux s’étaient affaiblis.

=> Pourquoi les cieux avaient-ils besoin de s'ouvrir pour que les anges puissent voir la ligature d'Its'hak?

Le rav Elimélé'h Biderman répond que les anges voient ce qui se passe dans notre monde avec la perspective du Ciel, et en ce sens tout est pour le bien au final, il n'y a donc pas de malheur.
Cependant lorsque : "les cieux s’étaient ouverts", alors les anges ont vu le monde avec notre perspective, et c'est cela qui les a poussés à verser des larmes.

Si un juif vit dans une région également peuplée de non-juifs, ceux-ci bénéficieront également de ses prières.
S'il prie et fait pleuvoir, ils bénéficieront également de la pluie, même si leur mazal dicte qu'il ne doit pas pleuvoir. C'est la bénédiction que Yaakov a reçue, selon laquelle Hachem lui donnerait une bonne terre et la rosée des Cieux.
[ Déguel Ma'hané Efraïm - Toldot 27,28 ]

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-> issu du dvar Torah : https://todahm.com/2018/02/04/yaakov-a-recu-une-benediction-directement-du-ciel

La vie est une question de choix. Vous les faites et ils vous font (on devient ce qu'on a pu choisir).
[rav Noa'h Weinberg ]

Subir un embarras expie

+ Subir un embarras expie nos fautes :

"Quelle est la meilleure forme de souffrance que l'on puisse avoir dans ce monde?
Celle qui ne l'empêche pas de servir Hachem. La forme la plus appréciée est celle où l'on est embarrassé par son ami mais où l'on ne réagit pas. Cela ne rend pas malade et ne sape pas les forces. Cela ne lui cause pas de manque de nourriture ou de vêtements, d'enfants ou d'une bonne vie. C'est pourquoi il faut le désirer.

Il faut se dire : pourquoi devrais-je jeûner, me frapper ou affliger mon corps, ce qui m'enlève ma force et ma capacité à servir Hachem? Il vaut mieux souffrir un embarras, qui ne m'enlève aucune de mes forces.
C'est pourquoi, lorsqu'on est humilié en public, il faut se réjouir."
[Tomer Dévora - chap.2 ]

=> Nous voyons dans ses paroles que si l'on réalisait à quel point un embarras peut nous purifier l'âme, on le rechercherait et paierait une fortune pour l'obtenir afin d'expier nos fautes.

-> Souvent, la 'Hanoukia est placée à gauche de la mézouza et éclaire ainsi l'intérieur de notre habitation.
Telle la lumière de la Torah, qui éclaire le mauvais penchant de l'homme, résidant dans la partie gauche de son cœur.

-> La lumière spirituelle de la 'Hanoukia repousse l'obscurité de ce monde pour que l'homme puisse écarter les mauvais sentiments de son cœur.

-> En concassant des olives, on obtient l'huile la plus pure, nécessaire à l'allumage de la 'Hanoukia.
Certaines situations peuvent nous briser, pourtant, c'est souvent ainsi que l'on extrait le meilleur de nous-même.

[dans ce monde il est nécessaire de traverser des moments où nous sommes pressurisés, ce qui conduit à générer l'élément qui nous permettra de briller pour l'éternité dans le monde à venir]

Le Baal Chem Tov dit : "Il faut creuser en son cœur pour révéler les bons sentiments, comme on le ferait avec la terre pour que l'eau jaillisse."
=> la difficulté est parfois nécessaire pour rendre réelles nos magnifiques potentialités enfouies.

[pensées 'hassidiques]

Prier pour la Chékhina

La prière au nom de la Chékhina (le "Tout") couvre en soi les problèmes ou les besoins de l'homme (la partie du "Tout") ; car "lorsque sa prière est exaucée et que le salut est [accompli] pour Hachem (c'est-à-dire la Chékhina)", cela conduit également à la conclusion de ce verset : "Ta bénédiction est sur ton peuple, Selah" (Téhilim 3,9).
[Baal Shem Tov - Likoutim Yékarim, sect. 123 ; voir également Maguid de Mézéritch - Maguid Dévarav LeYaakov - sect. 53 ]

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-> La Chékhina est la racine et la source même de toutes les âmes (Zohar I:25a ; Tikunei Zohar 3b).
Chaque âme est une étincelle ou un "membre" de la Chékhina (Zohar III:17a et 231b).

Le Zohar ('Hayé Sarah 224a) affirme que lorsque le moment est venu pour l'âme d'une personne de monter au Ciel, elle "s'habille" avec les jours qu'elle a passés sur la Terre.
Ensuite, les jours qui ont été ternis (en ne servant pas correctement Hachem pendant ces jours) sont retirés du vêtement de l'âme. Si ces jours sont nombreux, l'âme n'a plus rien pour s'habiller dans le monde à Venir.

"Une génération aux voies contradictoires, des enfants sans loyauté" (Haazinou 32,20)

=> Ce verset se situe dans un contexte où la Torah parle de la faute d'idolâtrie. Le peuple se laisse séduire par des cultes étrangers. Cette faute constitue la plus grave de toute la Torah. Ainsi, il est donc étonnant de constater que le verset se contente de décrire les fauteurs comme "des enfants sans loyauté", à qui on ne peut pas faire confiance. On se serait attendu à des qualificatifs bien plus sévères!

-> Rabbi Yé'hezkel Lévinstein explique que l'une des bases les plus fondamentales du Service Divin c'est la constance. Quand un homme prend sur lui une décision, qu'il s'engage à améliorer un certain comportement ou à ajouter une certaine attitude positive dans sa vie, il doit pouvoir rester fidèle à sa décision.
On doit pouvoir compter sur sa parole. Au moment où on décide de prendre un nouvel engagement, et c'est souvent le cas le jour de Kippour, on doit avoir le souci de pouvoir le respecter sur la durée.

Pour cela, une nouvelle décision doit être prise en tenant compte de son niveau spirituel, de ce qui lui est possible à réaliser, de l'environnement où il évolue, de son mode de vie ..., pour être le plus adapté et pouvoir tenir sur la durée. De plus, cette décision doit être bien réfléchie et émaner de l'intérieur pour la ressentir profondément. Enfin, tant qu'elle n'est pas devenue partie de sa vie, on doit constamment concentrer son attention sur son accomplissement, par souci de risquer d'y déroger suite aux différents aléas qui viendraient nous perturber.
Ce principe est fondamental et est à la base du Service Divin. La Torah voit là l'origine de toutes les déviations du peuple juif, y compris l'idolâtrie. Car quand un homme n'a pas cette constance et stabilité dans son Service d'Hachem, il risque facilement de se laisser séduire et attirer par les tentations et les curiosités de la vie, qui auront la force de bousculer son mode de vie.
Mais quand un homme est fort dans ses décisions, quand il est enraciné dans son Service d'Hachem, rien ne pourra le distraire et n'aura la force de l'ébranler. Il ne prêtera attention à aucune tentation extérieure, fort dans sa volonté de tenir bon dans ses engagements.