« Moché a dit au peuple : N’ayez crainte! … D. combattra pour vous et vous, gardez le silence! (vé’atem ta’harichoun) » (Béchala’h 14,13-14)

Pourquoi Moché a rajouté « gardez le silence! »?

Le Midrach rapporte que le Satan (à prononcer en disant : Sa [et puis] tan) s’est plaint à D. que les juifs commettent de nombreuses infractions.
D. lui a répondu : « plutôt que de dire du mal à propos des juifs, comparons leurs actes avec ceux des non-juifs, et tu verras à quel point les juifs sont droits. »

Cependant, D. a eu du mal à répondre aux plaintes du Satan concernant le fait que les juifs parlent pendant la prière, car les non-juifs ne discutent pas et se comportent bien/avec respect dans une église.

Ainsi, Moshé dit : « N’ayez crainte! … D. combattra pour vous », mais la condition est : « gardez le silence! » (vé’atem ta’harichoun) durant la récitation de la prière et la lecture de la Torah, car lorsque vous bavardez/dites des paroles inutiles, D. trouve difficile de vous défendre face au Satan.

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++ Le fait de parler durant la prière entraîne 3 problématiques :
– interdiction de se conduire avec légèreté dans la synagogue.
On doit avoir le même respect pour la synagogue que pour le beit hamikdach.
– il est interdit de parler durant la prière ;
– notre attitude conduit à faire fauter autrui (car on entraîne d’autres à parler = effet boule de neige – ex : donne à autrui l’idée d’y parler, de participer à la discussion).
On réalise une sorte de ‘hilloul Hachem en public.

Il faut être très vigilant car à force de faire une avéra, elle devient une chose autorisée (le yétser ara peut même nous faire croire qu’on réalise une mitsva! – que D. nous en préserve!!).

La Guémara Shabbath 32 = c’est à cause de 2 fautes que les ignorants sont condamnés à mourir :
– ils appellent l’arche sainte = l’armoire ;
– ils appellent le beit haknesset = lieu de réunion pour discuter, échanger des paroles comme au bar/restaurant.

La synagogue est le cœur de la vie juive collective, c’est un lieu de réunion de la communauté dans un but de faire un, par la prière, avec D.

Parler pendant la prière, c’est un signe de dédain, de mépris envers D. (j’ai mieux à faire!! il y a plus important/plus intéressant que D.!!), c’est renier la suprématie de D. dans notre échelle de valeur.

Il y a un temps pour tout dans la vie, et quand on prie, on prie de tout cœur (seul face à D., au sein d’une communauté unie vers D.) !!

Source (b »h) : traduction & adaptation personnelle : d’un commentaire de Rabbi Moshe Bogomilsky (livre : védibarta bam) [1ere partie] + d’un discours du rav Mévorah Zerbib [2e partie]

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