« Lorsque Hachem parle à propos d’un juif, Il est envahi par de l’amour et de l’émotion. »
[midrach Yalkout Chimoni – Yimiyahou 315]

Ce midrach compare ensuite la proximité du peuple juif avec Hachem, aux vêtements que l’on porte directement sur la peau, tandis que les autres nations ne sont mis qu’ensuite.

-> « [Israël est] Le peuple proche de Lui » (am kérovo – Téhilim 148,14)

-> « Vous serez mon trésor entre tous les peuples! » (Yitro 19,5)

Rachi commente : « Vous serez pour moi un trésor plus cher que les autres peuples.
Mais ne dites pas que vous seuls m’appartenez, et que je n’en ai pas d’autres que vous! Qu’ai-je d’autre qui puisse rendre évident l’amour que je vous porte?
« Car à moi est toute la terre ». Mais à mes yeux et devant moi ils ne comptent pas. »

[Hachem aime tellement fortement le peuple juif que cela rend quasi inexistant l’amour qu’il a envers tout autre peuple, toute autre créature (anges, animaux), l’univers entier, …]

-> « mon trésor » = ségoula.
Le rabbi David de Leilov explique que la particularité du Ségol (voyelle qui a 3 points), est que quelque soit son sens, il reste toujours un Ségol.
De même, Hachem nous appelle : « am ségoula » = le peuple du « ségol », pour nous faire comprendre que même si le peuple juif se conduit mal (Lui faisant tourner la tête par son comportement), il reste toujours un Ségol pour Hachem, il reste toujours Son peuple adoré, Son « trésor plus cher que les autres peuples ».

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+ Avoir conscience que Hachem est toujours avec nous => Plus facile d’accepter que tout est pour le meilleur :

-> Hachem affirme aux juifs : « Je suis toujours avec vous, et prêt à pourvoir à tous vos besoins. »
[Rachi – Béchala’h 17,8]

-> « Dans toutes leurs souffrances, il [Hachem] a souffert avec eux (les juifs) … il les a portés et soutenus pendant toute la durée des siècles » (Yéchayahou 63,9)

-> « Je ne craindrais aucun mal, car Tu es avec moi » (Téhilim 23,4)

=> Où que nous puissions être, quoiqu’il se passe dans notre vie, nous pouvons toujours trouver du réconfort à l’idée que Hachem est toujours avec nous.

Lorsque Moché répond : « Qui suis-je pour aller vers Pharaon et faire sortir d’Egypte les juifs? », D. ne lui répond pas : « Tu en as les capacités ».
Mais, plutôt : « Je serai avec toi » (ki ééyé ima’h – Chémot 3,12).

Le ‘Hozé de Lublin explique que Hachem lui signifiait : « Peu importe qu’elles sont tes capacités, puisque Je serai avec toi à chaque étape du chemin ».

=> Dans notre vie également, plus nous avons conscience d’à quel point D. nous accompagne à tout moment, moins nous avons besoin d’explications à nos incompréhensions.

[on décharge sur Lui notre fardeau émotionnel, persuadé que tout est pour le bien, et que c’est seulement nos moyens de compréhension limités qui conduisent à nous inquiéter à tord!]

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-> Le Séfer Yad Yossef affirme que lorsque Hachem a dit à Avraham que les juifs souffriront en Egypte, Il lui a également montré combien bénéfique pour eux serait chaque minute d’esclavage.

C’est pour cela qu’à ce moment (brit ben habétarim), Avraham n’a émis aucune prière pour eux, car D. lui a clairement fait comprendre comment chaque gramme de souffrance était nécessaire pour recevoir le plus grand des cadeaux donné à l’humanité : la Torah.

-> « Le peuple chercha des sujets de récrimination ; c’était mal aux oreilles de Hachem » (Béaaloté’ha 11,1)

Dans le désert, les juifs se demandent : Que sommes-nous venus faire ici? Qu’allons-nous manger et boire?

Le Ramban vient nous en expliquer la faute : ils auraient dû suivre la volonté de Hachem pour eux avec joie et de bon cœur.
En effet, il est vrai qu’ils étaient dans une situation difficile, et effrayante [isolés en plein désert], mais cependant, ils auraient dû penser : « Si c’est l’endroit dans lequel Hachem souhaite que nous nous trouvions en ce moment, cela doit forcément être le meilleur pour nous, et c’est pourquoi nous l’acceptons avec joie! »

-> Le Or’hot Tsadikim (Chaar haSim’ha) écrit que celui qui a une émouna et un bita’hon total en Hachem, va toujours être heureux quoiqu’il puisse se passer, car il sait que Hachem est la cause de toute chose et qu’Il ne fait que ce qui est le mieux pour nous.

-> Selon le Ramban (introduction à Iyov), un des principes fondamentaux de la Torah est la émouna que Hachem est conscient, et impliqué dans les moindres détails de nos vies.
Le fait de dire qu’une chose est trop insignifiante ou futile pour que Hachem s’en occupe, est une négation de la Torah.

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-> « Alors s’ouvriront les yeux des aveugles » (Yéchayahou 35,5)

Le Ram’hal commente : dans le futur, Hachem ouvrira nos yeux, et nous aurons alors la capacité de voir que absolument tout ce qui s’est passé dans notre vie n’a été que pour le bien.
[il n’était pas possible de faire mieux!]

Alors se réalisera le Téhilim (126,2) : « notre bouche s’emplira de rire [car comment ai-je pu tellement me prendre la tête sur des choses qui était en réalité des bontés de D.], et notre langue de chants de joie [louant et remerciant Hachem pour Ses bontés à notre égard]. »

-> « D. Tes lois sont justes et avec raison j’ai été affligé » (Téhilim 119,75)

-> « Son oeuvre est parfaite, car toutes Ses voies sont justice. D. de fidélité et sans iniquité, Il est juste et droit » [Moché rabbénou – Haazinou 32,4]

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-> « Si c’était moi, le Maître du monde, je ne changerais rigoureusement rien.
Je suis fermement persuadé que tout ce que fait D. est [ce qu’il y a de meilleur] pour le bien de l’homme. Ce sont nos défauts qui nous empêchent de percevoir la droiture de Ses voies. »
[rabbi Lévi Its’hak de Berditchev]

-> Le ‘Hafets ‘Haïm disait : « Lorsqu’un malheur s’abat sur quelqu’un, on peut dire qu’il est amer ou douloureux, comme peut l’être un médicament au goût déplaisant, mais jamais qu’il est mauvais, car tout ce que fait D. est pour le bien. »

-> Un jour, le ‘Hafets ‘Haïm répondit à quelqu’un se plaignant que sa vie pourrait être meilleure :
« Comment pouvez-vous être sûr que cela n’irait pas plus mal?
Hachem, Le Miséricordieux et Compatissant, sait mieux que vous ce qui est pour votre bien. Si Hachem a décidé de ne pas vous accorder plus que ce que vous avez, c’est sûrement parce qu’il sait que cela vaut mieux pour vous! »

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-> Rabbi Moché de Kobrin dit que lorsqu’une personne accepte [concrètement] que ce qui lui arrive est en réalité bon, puisque provenant de Hachem, alors elle réalise davantage que ne peut le faire un jeûne ou une souffrance.
En déclarant face à l’adversité : « gam zou létova » (cela aussi est pour le meilleur!), alors nous expions nos fautes de cette façon plutôt que par des souffrances.

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-> La guémara (Pessa’him 54b) rapporte 7 choses que Hachem nous cache : le jour de la mort, le jour de la consolation, …

Rachi commente le « jour de la consolation » = c’est le moment où une personne sera soulagée de ses inquiétudes.

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