« Qu’ils Me fassent un Sanctuaire (mikdach) et Je résiderai parmi eux. Vous ferez le Michkan et tous ses ustensiles selon le modèle que Je te montre » (Térouma 25,8-9)

-> La Présence Divine allait résider essentiellement à l’intérieur des juifs, et non dans le bois et le métal du Michkan.
Certes, un édifice tangible devait être construit mais sa seule fonction était de stimuler spirituellement le peuple.

Entrer dans le Michkan, le Temple ou une synagogue n’est pas suffisant en soi. Un bâtiment n’est fait que de bois et de pierre. Le principal, ce sont les personnes qui s’y trouvent et qui doivent s’imprégner de la sainteté de la Présence Divine, sanctifier leur cœur et se tenir avec crainte devant D. pour ne pas agir contrairement à Sa volonté.

Un tel édifice peut alors être appelé « un Sanctuaire », un Michkan, une congrégation sainte ou un Temple.
Ce n’est pas le bois dont il est fait qui est important mais le cœur des fidèles qui s’y rassemblent.

L’édifice physique a pour seul but de tirer ceux qui le fréquentent de leur torpeur spirituelle et de diriger leur conscience vers Hachem.
Ainsi chacun se dira : « Si je me trouve dans ce lieu saint où réside la Présence Divine, je dois me comporter avec crainte et ne pas prendre part à des conversations futiles ». [Alchikh haKadoch]

Ce sont donc les personnes elles-mêmes qui constituent le « vrai » Michkan. C’est pourquoi après avoir dit : « Qu’ils me fassent un Michkan », Hachem ajouta : « ainsi ils feront ».
Les hommes doivent travailler sur eux-mêmes pour faire le Michkan en purifiant leur cœur.
[…]

Construire une synagogue est considéré comme un acte aussi important que de bâtir le Temple.

Les prières offertes chaque jour à la synagogue sont comparables au service (avoda) des sacrifices effectué au Temple. En effet, la prière est aussi appelée « service » (avoda) …
La synagogue qui reflète le Temple d’en-Haut doit être aussi belle que possible.
[…]

Le roi David dit : « Il a libéré mon âme dans la paix parce qu’un grand nombre était avec moi » (Téhilim 55,19)
Ce verset signifie : « Hachem m’a libéré des ennemis qui m’attaquaient parce qu’un grand nombre était avec moi, car je priais toujours avec la communauté » …

Si un homme prie à la synagogue, c’est comme s’il avait apporté une offrande de farine (korban min’ha), en d’autres termes un don à Hachem. [guémara Yérouchalmi Béra’hot 5,1 ; 33b]

« Je suis un mur et ma gorge ressemble à des tours » (Chir haChirim 8,10).
Les érudits sont comparés à un « mur » car le mérite de la Torah qu’ils étudient protège les juifs et annule les décrets funestes comme un mur protège une ville et empêche l’ennemi d’y pénétrer.

Les synagogues et les maisons d’étude, quant à elles, sont appelées des « tours ».
Le mérite de la Torah et de la prière protège la génération comme des tours protègent une ville.
Les tours, très hautes, accordent une meilleure protection que le mur.
Depuis la tour, les soldats peuvent tirer des flèches, catapulter des pierres sur l’ennemi et le mettre en fuite. [guémara Pessa’him 87a]
[…]

Il est écrit : « Dans une multitude est l’honneur du Roi » (Michlé 14,28).
L’honneur du roi est rehaussé par la présence d’une multitude de personnes …

Lorsque les juifs se rassemble dans les synagogues et les maisons d’étude pour prier et écouter l’enseignement du rav, Hachem dit aux anges : « Venez voir Mon peuple, celui que J’ai créé » …

Si un homme fréquentant régulièrement la synagogue s’en absente une jour, Hachem demande de ses nouvelles.
S’il ne s’y est pas rendu parce qu’il devait accomplir une autre bonne action, ce sera admis.
Mais s’il s’est absenté à cause de ses affaires commerciales, il ne connaîtra pas de succès dans ses entreprises étant donné qu’il n’a pas mis sa confiance en Hachem.

Rabbi Yo’hanan enseignait qu’en l’absence d’un groupe de 10 hommes (minyan) à la synagogue, Hachem dit, dans Son courroux : « Pourquoi suis-Je venu alors que personne n’est là pour M’accueillir? J’ai appelé sans que personne ne réponde! » (Yéchayahou 50,2).
Hachem demande : « Pourquoi n’y a-t-il personne pour répondre Amen et dire la Kédoucha? »

Un homme qui dispose d’une synagogue dans son quartier et ne s’y rendant pas est appelé un mauvais voisin. Il attire l’exil, à lui-même ainsi qu’à ses enfants.

[Méam Loez – Térouma 25,8-9]

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