Téchouva : mois d’Adar et Pourim

+ Téchouva : mois d’Adar et Pourim

1°/ Le mois d’Adar :

-> Le rav Karelenstein explique que le mois d’Adar est un mois de téchouva.

Il existe une discussion à savoir quand est-ce que l’année juive commence : en Tichri ou en Nissan.
Avant Tichri, nous avons le mois d’Elloul, durant lequel nous commençons notre processus de téchouva.
De la même façon avant le mois de Nissan, nous avons Adar, où nous devons commencer un processus similaire, où il est propice d’examiner nos actions et de savoir si l’on a exploité les capacités que D. nous a octroyé, le mieux possible.

Le rav Karelenstein rapporte le verset : « Si nous ne nous étions pas attardés, nous serions, à présent, déjà revenus 2 fois » (Mikets 43,10) :
– « Si nous ne nous étions (loulé – לוּלֵא) attardés » = a les mêmes lettres que : Elloul (אֱלוּל) ;
– « nous serions, à présent (ki ata chavénou – כִּי-עַתָּה שַׁבְנוּ), déjà revenus 2 fois » :

-> le terme revenu (שַׁבְנוּ) fait allusion à la téchouva, et le midrach (Béréchi rabba 21) enseigne : qu’il n’y a pas de « maintenant » (עַתָּה) si ce n’est pour un langage de téchouva (en véata ella lachon téchouva ) [le yétser ara cherche à ce que l’on repousse à plus tard ce que nous devons réellement faire!] ;
-> « déjà 2 fois » (zé paamayim – זֶה פַעֲמָיִם) : le terme zé a une guématria de 12 renvoyant au mois d’Adar le 12e de l’année, et « 2 fois » = c’est le seul mois qui est parfois doublé.

=> Si nous ne nous sommes pas assez attardé en réalisant une téchouva parfaite durant le mois d’Elloul, alors nous avons la possibilité de parfaire cela en Adar.

[le sentiment de se sentir propre de toutes fautes, grâce à ce moyen si facile qu’est la téchouva (sublime cadeau que nous fait Hachem!), procure une profonde joie en nous.
Or en Adar = augmente la joie = > fais téchouva = retourne vers papa Hachem!]

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2°/ Pourim & Téchouva :

-> « Plus grande fut la cession de l’anneau royale [de A’hachvéroch à Haman] que les 48 prophètes et 7 prophétesses qui livrèrent leurs messages aux enfants d’Israël sans parvenir à les remettre sur le droit chemin, alors que le fait d’avoir ôté l’anneau royal les ramena sur la bonne voie [à faire une téchouva totale]. »
[guémara Méguila 14a]

=> La puissance de la téchouva est un thème essentiel de Pourim, car le miracle fût possible grâce à leur téchouva et à leur cri (de prière).

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Le rav Nevenzahl explique que chaque mitsva de Pourim vient en réparation de nos fautes :

-> 1°/ La lecture de la méguila :
Seuls les juifs de Chouchan ont fauté en allant au festin de A’hachvéroch. Si c’est ainsi, pourquoi le décret de mort concernait tous les juifs?
La guémara (Méguila 12a) répond que c’est parce que tous les juifs se sont prosternés devant l’idole faite par Névou’hanezzar, à l’exception de ‘Hanania, Michaël et Azaria.

Pourquoi alors n’ont-ils pas été tués?
La guémara répond qu’en réalité les juifs n’ont pas véritablement servi l’idole, car c’est uniquement en apparence (extérieurement) qu’ils ont agi en prétendant suivre l’ordre du roi de se prosterner devant l’idole.
De la même façon, Hachem a agit avec eux en apparence, en prétendant vouloir les détruire, mais finalement il a annulé le décret.

=> Une des mitsvot propres à Pourim est la lecture de la méguila de jour et de nuit.
En effet, par cela nous expions notre faute en témoignant publiquement et largement que c’est Hachem qui dirige tout dans le monde.
A Pourim, on reconnait l’intervention Divine même dans les petites choses de la vie (miracles cachés), et ceci est l’opposé de l’idolâtrie.
Cette proclamation extérieure de l’Unicité de D., vient réparer notre faute extérieur (et non dans notre cœur) [de s’être prosterné devant l’idole].

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-> 2°/ Les michloa’h manot et la séouda (repas de fête/festin) :
Nous n’aurions pas dû nous rendre au festin de A’hachvéroch, car une des problématique était le fait de trop se mélanger avec les non-juifs.
En s’envoyant les uns les autres des mets, on s’ouvre à autrui, ce qui permet de s’attacher plus fortement avec notre prochain juif (l’amour se développe par le don), réparant ainsi notre erreur [s’en éloigner pour se mélanger avec les non-juifs].
De même que notre Sage Mordé’haï avant interdit de se rendre au festin, de même nous réparons cette faute en suivant la volonté de nos Sages en réalisant un festin à Pourim, dans le respect de la loi juive (même en ayant bien bu!).

-> 3°/ Les matanot laév’yonim :
Pour combattre le mérite de Haman d’avoir donné 10 000 kikar d’argent à la tsédaka, nous donnons de la tsédaka supplémentaire à Pourim.

[de même que nous avons fauté en voulant se faire bien voir des responsables du pays (ceux qui comptent) en allant au festin et en se prosternant devant Haman, de même nous réparons cette attitude en témoignant de la compassion et de l’attachement à ceux qui n’ont rien (ceux qui à priori ne nous apportent rien).]

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