+ Faire la différence entre une vraie joie et la frivolité :
-> Le Sidouro Shel Shabbath (1:5:2) écrit que, dans lachon hakodech, le terme "simcha" se réfère toujours à une joie sainte, tandis que les autres types de joie sont désignés par le mot "s'hok", et non "sim'ha".
-> Le rav Tsadok haCohen (Dover Tsédek - massé'het Avoda Zara) enseigne qu'Hachem crée toute chose avec un parallèle qui est son exact opposé. Le type de joie qui est parallèle à la vraie joie est la frivolité.
La frivolité ne dure qu'un instant, et sa fin est le chagrin.
-> Le Torat Avot (n° 11) affirme que le contraire de la vraie joie est la tristesse et la frivolité.
-> Le Rambam (Hilkhot Yom Tov 6,36) explique :
"Nous n'avons pas reçu d'ordre concernant une frivolité insensée, mais concernant la joie (sim'ha) qui se rapporte au service du Créateur de tout, comme il est écrit : 'En conséquence de cela, vous n'avez pas servi Hachem avec joie et un cœur réjoui par-dessus tout'.
De là, nous apprenons que la avoda doit être faite avec sim'ha, et qu'il est impossible de servir Hachem par des rires bruyants, de la frivolité ou de l'ivresse."
-> Le séfer Or'hot Tsadikim (chaar HaSim'ha) écrit qu'en ce qui concerne l'étude de la halacha, il est important de commencer par des plaisanteries afin d'ouvrir le cœur et d'étudier dans la joie. Cependant, cela ne doit pas être compris comme signifiant que l'on doit étudier avec une joie basse ou une joie vaniteuse.
-> Le rav Tsvi Elimélé'h de Ziditchov (notes de son séfer Sour Méra vaassé Tov - p.72) : "Il est vrai et correct que la joie est un élément important de la Torah et de la prière. Cependant, parce que j'ai vu que certaines personnes intelligentes ont utilisé cela comme une excuse pour permettre la frivolité et les conversations inutiles, vous devez savoir, mes frères et amis, que cela n'a jamais été l'intention des tsadikim."
-> Le séfer Ohr haMéir (paracha Haazinou) commente le verset "Car c'est avec la joie que tu sortiras", expliquant que par le biais d'une joie frivole, on "sort" des limites de la sainteté.
Il est d'ailleurs écrit dans ce passage "L'existence même de la joie et de l'allégresse n'a été créée que dans le but d'aider l'avodat Hachem."
[on doit donc analyser notre joie : est-ce qu'elle me renforce, rapproche d'Hachem? ou bien est-ce qu'elle va me donner davantage de force à mon égo (moi je), à mes désirs, à me détacher du fait que la vie est courte et que nous devons maximiser nos actions spirituelles (l'essentiel pour préparer notre monde éternel), ... ]
-> Le séfer Ner Israel (2e partie - Sim'ha) cite le Rabbi de Ruzhin qui dit : "Un jeune homme doit trouver de la joie même dans un mot d'esprit, à condition qu'il soit dépourvu de frivolité."