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La paresse & la nonchalance : un grand défaut

+ La paresse & la nonchalance : un grand défaut (par rabbi Nissim Yaguen)

-> Une des maladies les plus dangereuses et les plus néfastes qui se répand et détruit toute bonne chose, est la paresse.
Dans le cadre de cette maladie, nous sommes enclins à tout laisser pour la dernière minute : "Pourquoi se presser? J'ai le temps, je ferai cela demain". Ainsi nous préférons tout repousser au lendemain.

La guémara (Béra'hot 63a) dit : "Tout celui qui étudie la Torah avec relâchement n'aura pas la force (il n'a pas forcement de mérites afin) de faire face au jour de la détresse, selon le verset : "Tu faiblis au jour de la détresse : c'est que ton courage a l'haleine courte" (Michlé 24,10), même en ce qui concerne une seule mitsva (de l'appliquer avec nonchalance)."

Soyons vigilants : la guémara ne traite pas de celui qui ne fait rien, mais de celui qui agit avec nonchalance, fainéantise, pesanteur et à la dernière minute ...
Ce genre d'individu, "au jour de la détresse", lorsqu'il aura besoin de l'aide d'Hachem, "que ton courage a l'haleine courte", il ne méritera pas d'être exaucé.

Un malade, qui prie Hachem pour qu'Il s'intéresse à lui, qu'Il le prenne en miséricorde et lui octroie une pleine guérison, ne sera peut-être pas exaucé à cause de cette fainéantise.
A défaut, on lui répond, mais la délivrance arrive avec nonchalance et paresse, mesure pour mesure, en rapport avec son comportement vis-à-vis des commandements du Créateur.
Parfois même, lorsqu'arrive la guérison, il est déjà trop tard ...

Il ne s'agit pas de celui qui s'est complètement dégagé de la Torah, mais également de celui qui a délaissé une seule parole de la Torah.
Comme c'est effrayant!

Plus d'une fois, nous appliquons la Torah et les mitsvot, mais nous le faisons avec nonchalance : nous allumons les lumières de Shabbath, mais à la dernière minute ; nous construisons la Soucca, cependant au dernier moment, ...

C'est la raison pour laquelle "au jour de la détresse", nous n'avons pas le mérite d'être délivrés par Hachem.
Nous devons savoir que Hachem nous demande un comportement complètement différent, selon les paroles du prophète : "hâtons-nous de connaître Hachem" (Ochéa 6,3), et selon le roi David : "Je suivrai avec empressement le chemin de tes préceptes" (Téhilim 119,32).
Hachem veut que nous poursuivions et courions après Ses paroles, et non au final puisque nous n'avons plus d'autre choix, de tout faire incidemment ...

"Eveille-toi, éveille-toi" (ouri, ouri - Lékha dodi) = [notre yétser ara cherche à nous anesthésier et ] nous devons nous réveiller et ne pas être entraîné par nos habitudes et notre nature paresseuse.

La Torah dit : "Il campèrent à Réfidim ... Amalek survint" (Béchala'h 17,1-8). Toute la force que puise Amalek provient de la nonchalance du peuple d'Israël.
[se souvenir et combattre Amalek, c'est agir avec zèle pour suivre la volonté d'Hachem! ]

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-> Dans un autre divré Torah, rabbi Nissim Yaguen fait un enseignement similaire :
"La guémara (Béra'hot 63a) écrit la raison pour laquelle une prière n'est pas entendue : "Rabbi Tavi a dit, rabbi Yochiya a dit : celui qui s'affaiblit dans la Torah, il n'a pas de force pour faire face au jour de la détresse."
Comme il accomplit les mitsvot faiblement, lorsqu'il aura besoin d'Hachem, on lui répondra faiblement.
Si un homme sert Hachem avec vivacité, rapidement, lorsqu'il a besoin d'Hachem, on lui répond avec vivacité, rapidement.

Mais s'il est "pesant" [et nonchalance], que chaque chose lui prend des heures, lorsqu'il aura besoin d'Hachem et l'invoquera, on lui enverra des anges pesants à qui il faudra une très longue période pour présenter sa prière face à Hachem, au point qu'elle n'aura plus aucune utilité ...
Le service divin doit être accompli avec vivacité et enthousiasme, pas avec nonchalance, et lorsqu'arrive, à D. ne plaise, le jour de la détresse, on mérite d'être délivré et consolé des Cieux."

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-> A ce sujet, on peut rapporter les paroles suivantes du Ben Ich 'Haï (Halakhot - 1ere année - Mikets) :
Il y a une mitsva de courir pour aller à la téfila, comme pour toute mitsva. Mais il faudra faire attention de ne pas se faire moquer. Le fait de courir pour les mitsvot entraîne que la Shéchina (Présence Divine) nous accompagne en exil et que les anges de la défense aillent plus vite que ceux de l’accusation.
On courra jusqu’à l’entrée de la synagogue, mais à l’intérieur il est interdit de courir par égard à la sainteté du lieu.

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-> Il faut savoir que, tout comme dans le domaine physique, par exemple lorsque deux personnes s'affrontent dans un combat de lutte, si l'une d'elles est paresseuse et indolente, elle sera facilement battue et tombera, même si elle est plus forte que son adversaire.
Il en va de même pour vaincre le yétser ara. Il est impossible de le vaincre avec paresse et indolence, qui découlent de la tristesse et d'un cœur aussi dur que la pierre ; au contraire, [la manière de vaincre le yétser ara est] avec vivacité, qui découle de la joie, d'un cœur ouvert et d'une purification de toute trace d'inquiétude ou de tristesse dans le monde.
[Tanya - chap.26 ]

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-> "La Présence divine repose sur un individu non pas dans une atmosphère de tristesse, ni dans une atmosphère de paresse ... ni dans une atmosphère de frivolité, ni dans une atmosphère de conversation oisive, ni dans une atmosphère de bavardage, mais plutôt dans une atmosphère imprégnée de la joie d'une mitzva." (guémara Shabbath 30b)

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-> Le désespoir est le produit de la paresse, et si tu fais des efforts, tu trouveras [ton chemin].
[rabbi Yaakov ben Shlomo Tavshonsky - Imré Haskel 15 ]

Quand je reviens d'une foire quelconque, les membres de ma famille me demandent : "Qu'as-tu apporté?"
Quand je quitterai la foire de ma vie, on me demandera : "Qu'as-tu apporté?" Et que pourrai-je répondre?
[rabbi David miKulov]

Sale juif!

+ Sale juif!

-> Lorsqu'on nous traite de "sale juif!" nous sommes offensés, et nous dénonçons à juste titre une offense antisémite.
Mais que faisons-nous lorsqu'à longueur de journée notre yétser ara nous crie : "T'es qu’un sale juif!"? [car moins nous avons conscience de notre grandeur interne, moins nous désirons l'exploiter!]
En effet, est-ce que nous apprécions véritablement le "simple" fait d'être juif?

Le Zohar dit que :
- "La joie principale sur laquelle l’homme doit se réjouir, c’est la joie d’être un juif" ;
- si nous avions conscience d'à quel point Hachem aime chaque juif, nous rugirions comme des lions bondissant sur chaque opportunité de pouvoir faire Sa volonté.

Rabbi Na'hman de Breslev exprime dans sa célèbre chanson : "Si un juif avait conscience de ce qu'est être juif, alors il serait joyeux et il danserait jusqu'à 120 ans!" (im yéhoudi aya yodéa ...).

-> Aujourd'hui le 9 Elloul, c'est la hilloula d'un géant : rabbi Tsadok haCohen, et il enseigne :
"Une joie doit être constante chez un juif : c'est la joie d'avoir été créé en tant que juif, planté dans le verger précieux d'Hachem, la descendance de Yaakov. Car cette joie n'est pas accompagnée de la moindre tristesse, et absolument rien ne peut nous empêcher d'avoir de la joie sur cela, sur le fait d'avoir une part dans le D. Vivant.
Et même si quelqu'un [un juif] en vient à pécher très très gravement, au point d'avoir fait les pires des pires choses, il n'aura pas été déconnecté de sa conscience et de sa connexion avec Hachem au fond de lui (âme), car il est impossible pour un membre de la descendance de Yaakov Avinou d'être abandonné [par D.].
Cette joie [du ‘simple’ fait d'être juif] doit être ressentie à chaque instant par un juif, ne le quittant jamais, à la fois quand les temps lui sont bons et lorsqu'il traverse des moments difficiles."
[rabbi Tsadok haCohen - Ressisé Laïla - n°53]

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-> Le rav Yaakov Addès (It'kravout l'Hachem) écrit :
"Dans le cœur de chaque juif, réside une âme pure dont le seul désir est d'accomplir la volonté divine de toutes ses forces. Cependant, l'âme est formée de nombreuses couches, dont certaines, influencées par un entourage ne se comportant pas comme Hachem l'a prescrit, ont parfois d'autres aspirations que le service divin. Il arrive même quelquefois que ce soit précisément ces couches qui régissent le comportement de l'homme.
Néanmoins, au plus profond de son être, l'âme reste toujours intacte et pure.

Il incombe à chacun d'activer son âme, afin que ce soit elle qui régisse ses actions et son comportement, et qu'il suive constamment la voie du service d'Hachem.

L'homme dispose de plusieurs moyens pour y parvenir.
Un des moyens principaux nécessite 2 conditions : prendre conscience de l'intensité du bien qui se trouve en lui et du potentiel qu'il détient pour accéder à des niveaux élevés dans le service d'Hachem ; et réaliser l'immense influence de chaque action, chaque parole, chaque intention, chaque pensée ou chaque désir positif.

Chaque juif doit savoir que s'il était pleinement conscient de l'intensité de ces 2 puissances, il aurait la force de résister à toutes les tentations et de servir Hachem nuit et jour, et il est même possible que la notion d'échec disparaîtrait complètement.
Plus sa conscience y sera éveillée, plus son enthousiasme et sa force pour le service divin iront en augmentant."

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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2021/09/10/reconnaitre-sa-valeur-propre

Hachem punit quiconque médit des juifs.
[Méam Loez - Dévarim 1,1]

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-> La Torah souligne que quiconque invoque une malédiction sur le peuple juif se maudit lui-même.
[Méam Loez - Balak 23,7]

-> En créant le monde, Hachem n'a pas pris en compte les nations du monde, c'est-à-dire qu'il n'a pas créé le monde pour elles. Au contraire, le monde a été créé uniquement pour le peuple juif.
Par conséquent, comment est-il possible de maudire une telle nation, pour laquelle le monde entier a été créé?
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Balak 23,9 ]

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+ b'h, voici 4 exemples d'illustres personnes :

-> 1°/ [Peu avant sa mort, au début de la paracha Dévarim, Moché a réprimandé le peuple juif.]
Moché craignait de les réprimander car il se dit : "Lorsque j'ai voulu faire jaillir de l'eau du rocher, je les ai réprimandés en disant : Ecoutez, rebelles! (Bamidbar 20,10). Hachem a été mécontent de moi et a décrété que je n'entrerai pas en terre d'Israël".
En effet, [il existe une règle dans ce monde : ] Hachem punit quiconque médit des juifs. [cela est valable même pour Moché!]

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-> 2°/ Yéchayahou a été puni d'avoir dénigrés les juifs en les qualifiant de "peuple aux lèvres impures" (Yéchayahou 6,5). Le prophète déplorait que les juifs aient souillé leur bouche par leurs paroles.
Yéchayahou avait vu par prophétie D. assis, pour ainsi dire, sur un trône haut et élevé et des anges se tenant de bout devant Lui Le louaient en disant la kédoucha (Yéchayahou 6,2).
Le prophète dit "Malheur à moi! Je vais mourir car je suis un homme aux lèvres impures et je me trouve parmi un peuple aux lèvres impures. C'est comme si j'avais vu D. dans un lieu impur!"
Yéchayahou a été puni d'avoir médit des juifs et de les avoir appelé un peuple aux lèvres impures.
[il est rapporté que pour éviter que le roi Ménaché soit coupable de meurtre en voulant le tuant, Yéchayahou a prononcé l'un des Noms de D. et fut englouti par un cèdre.
Ménaché a ordonné qu'on apporte le cèdre et ses hommes se sont mis à le raboter. Lorsque le rabot a atteint sa bouche, le prophète Yéchayahou a rendu l'âme.
Hachem dit : "Que la bouche qui a médit des juifs soit retranchée".]

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-> 3°/ Pour la même raison, Hachem a retiré le don de prophétie à Eliyahou.
D. était apparu au prophète Eliyahou lorsqu'il fuyait Izével. En effet, la femme du roi A'hav cherchait à tuer Eliyahou car il avait assassiné les prophètes du Baal. Alors qu'il se trouvait dans une grotte du désert, D. l'a appelé : "Que fais-tu là, Eliyahou" (Méla'him I 19,9).

Hachem savait bien que le prophète fuyait Izével. Eilyahou aurait donc dû répondre : "Tes enfants, les descendants d'Avraham, Its'hak et Yaakov ont fait Ta volonté dans le monde".
Cependant, il a dit : "J'ai été zélé pour Hachem, D. des Armées célestes, car les juifs ont abandonné Ton alliance. Ils ont abattu Ton autel et tué Tes prophètes par l'épée. Je suis resté seul et ils cherchent à prendre ma vie (Méla'him I 19,10).

Hachem dit à Eliyahou : "Lorsque Je suis descendu sur le mont Sinaï pour donner la Torah à Israël, des myriades d'anges qui M'ont accompagné cherchaient à obtenir le bien pour Israël. Et toi, pourquoi as-tu parlé d'Israël de cette façon?"

Hachem a attendu 3 heures puis a réapparu à Eliyahou et a demandé : "Que fais-tu là, Eliyahou?".
Il a répondu : "J'ai été zélé pour Hachem, D. des Armées célestes car les juifs ont abandonné Ton alliance".

Hachem lui a dit :
"Tu as calomnié les juifs, ainsi Je ne veux pas que tu prophétises pour Mes enfants. Je désignerai Elicha fils de Chéfat, comme prophète à ta place.
Puisque tu as diffamé Mes enfants et dit qu'ils on abandonné Mon alliance, tu devras être présent chaque fois que Mes enfants maintiendront l'alliance en circoncisant leurs nouveaux-nés. Que la bouche qui a dit : 'Ils ont abandonné Ton alliance' témoigne que Mes enfants accomplissent la circoncision avec joie!"

Lors d'une circoncision, D. convoque toutes les Armées d'en Haut et leur dit : "Voyez quels enfants J'ai créé dans le monde! Ils accomplissent le commandement de la circoncision avec tant de joie".
A ce moment-là, Eliyahou vole depuis les cieux et arrive à la cérémonie. On a donc coutume de préparer une chaise en l'honneur de Eliyahou haNavi venu assister à la circoncision.

On doit annoncer : "Voici la chaise du prophète Eliyahou!" (zé kissé chel Eliyahou haNavi). Si on ne dit pas cette phrase, Eliyahou ne vient pas.
Après la circoncision, il retourne en Haut et témoigne devant D. qu'Israël observe ce commandement.

De même, chaque samedi soir, Eliyahou s'assoit sous l'arbre de la Vie au Gan Eden et inscrit toutes les bonnes actions que les juifs ont accomplies pendant toute la semaine.

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-> 4°/ Le midrach raconte que rabbi Abahou et rabbi Chimon ben Lakich allaient entrer dans une ville.
Rabbi Abahou dit à rabbi Chimon ben Lakich : "Pourquoi veux-tu entrer dans cette ville? Tous ses habitants sont méchants et arrogants".
Rabbi Chimon ben Lakich descendit de son âne, prit du sable, l'introduisit dans la bouche de rabbi Abahou et le réprimanda : "D. n'aime pas celui qui médit de Ses enfant! Les juifs ressemblent à un homme qui voyage à travers les montagnes et attrape un fort coup de soleil. En rentrant chez lui, il applique toutes sortes d'huiles sur son visage et retrouve sa couleur.
Même si les juifs fautes, lorsqu'ils se repentent, ils redeviennent blancs et sont débarrassés de leurs fautes. Hachem se rapproche d'eux à nouveau".

=> ainsi Hachem s'irrite lorsque l'on médit de tout le peuple, mais il est également contrarié si l'honneur d'un seul juif est bafoué.
On s'habituera donc à toujours dire du bien des juifs et Hachem nous récompensera en nous élevant.

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+ Si une personne se maudit, un groupe d'anges destructeurs appelés "oreré yom" (ceux qui maudissent de jour) prennent cette malédiction et la font se réaliser comme si la personne s'était elle-même causé du mal.
Outre le mal qu'elle s'inflige à elle-même, elle cause du tort au monde entier car sa malédiction peut toucher d'autres personnes.
[...]
On devra veiller à ne pas maudire son épouse. Cela revient à se maudire soi-même car elle est comme sa propre personne.

"Garde ta langue du mal" (Téhilim 34,14) ...
Ce verset interdit de maudire qui que ce soit. Si quelqu'un nous a fait du mal, il faut prier D. de le faire changer d'attitude et de l'amener à bien agir.
Quand un homme maudit son prochain, en Haut on ouvre ses livres de comptes et on les examine pour voir s'il mérite que sa malédiction soit acceptée et que son prochain soit puni.
Si, après examen, on découvre qu'il ne le mérite pas, la malédiction est retournée contre celui qui l'a proférée. Au lieu d'être dirigé contre son prochain, elle atteint celui qui l'a prononcée ainsi que ses enfants.
Ainsi ne faut-il jamais prononcer de malédiction.

Rabbi Tarfone disait souvent : "Que je perde mes fils si ce n'est pas comme je le dis!"
Plus tard, rabbi Yéhouda haNassi a fait des recherches et a découvert qu'aucun des fils de rabbi Tarfone n'avait survécu. Seule une fille était restée en vie.
Voilà la conséquence de ses paroles bien que rabbi Tarfone eût toujours dit la vérité.
Il n'est donc pas bon de jurer sur la vie de ses enfants, même pour dire la vérité, car nos enfants sont une partie de notre âme. Le roi Salomon disait : "Quiconque garde sa bouche et sa langue garde son âme des malheurs" (Michlé 21,23).
Garder sa bouche des serments, c'est protéger son âme. La Torah nous recommande : "Sois vigilant et prends bien garde à ton âme".
[Méam Loez - Vaét'hanan 4,9]

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-> Ne calomnie pas ton peuple. Ne médis pas de lui.
[Baal Chem Tov]

-> Ne te moque pas de D.
Ne te moque pas de toi.
Ne te moque pas des gens.
[rabbi Acher de Stretyn]

Nous sommes de passage dans ce monde

+ Nous sommes de passage dans ce monde :

-> Nous devons nous rappeler que toute notre vie dans ce monde n'est qu'un bref voyage.
Nous sommes ici-bas temporaires, et dans peu de temps, nous allons monter à notre vraie place dans le monde futur, alors que notre corps restera ici dans la tombe.
Aucun de nous ne reste ici éternellement ...

[Nous sommes semblables à une personne qui prendrait l'autobus et qui y mettrait des tapis, une cuisine, du papier peint, ...
Nous nous trouvons dans ce monde pour un voyage d'une courte durée, quelques dizaines d'années, mais nous n'hésitons pas à beaucoup nous investir pour le rendre confortable, plutôt que de préparer notre maison éternelle.
Nous sommes capables de se prendre la tête, de se gâcher le voyage de notre vie, alors qu'il est tellement rapide et éphémère!
En effet, le yétser ara nous persuade que nous allons rester ici très très longtemps (immortel) ...]

Dans ce monde, nous vivons 70, voir 80 ans ... Le monde futur, il est sans fin ...
Si nous voulons diviser 120 ans en éternité, on ne pourra pas obtenir le moindre résultat.
En ce sens, aucun homme ne peut être considéré comme plus d'une seconde dans le monde d'ici-bas ...
Si on annonce à un homme qu'il devra souffrir durant une seconde, et par la suite être riche jusqu'à la fin de ses jours, aucun n'hésitera!
Dans ce cas, nous devons ainsi considérer ce monde par rapport au monde futur ... Mieux vaut souffrir toute une vie dans ce monde, et même 10 fois plus, pour obtenir au final, après 120 ans, une richesse éternelle dans le monde de l'éternité.
[...]

Certaines personnes richissimes, se servent d'ustensiles valant une fortune pour manger, des couteaux et des fourchettes en or ...
Mais même ces gens-là, lorsqu'ils vont en pique-nique, n'emportent pas ce genre de vaisselle. Ils comprennent que lorsqu'on se trouve en déplacement, et que l'on mange de façon inhabituelle, on se contente de vaisselle à usage unique.

Dans ce cas, pour quelle raison, nous qui vivons dans ce monde pour 70 ans ou au mieux 80 ans, prétendons-nous qu'il faille se servir de la vaisselle la plus onéreuse possible?
Pourquoi ne comprenons-nous pas que notre vie est provisoire, et que nous ne devons pas consacrer plus de pensées qu'il n'en faut, pour des ustensiles qui ne nous servirons que pour une courte durée?
[rabbi Nissim Yaguen]

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-> De temps en temps on entend dire que tel homme se plaint de n'avoir pas de quoi vivre. Mais je n'ai jamais entendu quelqu'un se plaindre de n'avoir pas de quoi mourir.
['Hafets 'Haïm]

Reconnaître sa valeur propre

+ Reconnaître sa valeur propre :

-> L'homme peut être plus élevé que l'ange, car l'âme de l'homme provient du Trône de Gloire, rien n'est plus grand qu'elle.
L'âme que Hachem a insufflé en l'homme provient de l'essence d'Hachem, c'est une partie du Très-Haut.

Si l'homme avait la croyance, la conviction et le ressenti qu'il est une partie d'Hachem, il se comporterait autrement à la maison, au travail et en tous lieux.
Un homme qui n'a pas encore mérité un réel attachement à Hachem, un homme qui ne ressent pas qu'il se tient face à Hachem, doit prendre le deuil d'avoir perdu son rang.
[puisqu'une partie de D. est en nous, lorsque l'on se concentre sur les besoins de notre âme plutôt que de notre égo, on suit l'exemple du roi David : "Je mets constamment Hachem devant moi" - shiviti Hachem lénegdi tamid - Téhilim 16,8]
[...]

Une des erreurs majeures de l'homme provoquant beaucoup d'échecs et de grandes souffrance est la non-reconnaissance de sa valeur propre.
Un homme peut atteindre la lune, apprendre de nombreux sujets scientifiques, mais il ne se connaît pas lui-même, il ne sait pas du tout quelle est la nature et l'essence de l'homme.

Si les êtres humains croient qu'ils descendent du singe, c'est qu'ils le pensent. C'est-à-dire que cela a commencé à l'envers : c'est parce qu'ils pensent être des animaux. Mais s'ils reconnaissaient leur essence, ce qu'est un homme, ils ne croiraient pas descendre du singe.
Un homme ne sachant pas ce qu'est un diamant peut prétendre que le diamant est issu de l'orange, mais un homme qui connaît la valeur phénoménale du diamant, sait évidemment que le diamant n'en est pas issu.
[plutôt que de se voir comme une version améliorée d'un singe, on doit observer le véritable nous-même en mettant : "constamment Hachem devant moi"]

Un homme doit savoir qu'il a en lui-même une âme qui est une partie d'Hachem, avec des forces spirituelles phénoménales qu'il doit exploiter.
[...]

Un homme est naturellement enclin à se dévaloriser. Que suis-je?
Il pense ainsi de sa personne : je ne suis rien, un simple juif.

Mais lorsqu'il arrivera dans le monde de la vérité, on lui dira : "Monsieur, tu as assassiné le prophète Chmouël, tu as tué notre Patriarche Yaakov!"
Quel est le sens?
Dans le ciel on lui montrera qu'on lui avait donné des forces, des outils, des possibilités, de la sainteté et de l'inspiration Divine pour devenir le prophète Chmouël, et il ne s'en n'est pas servi.
Il a été oisif, il a perdu son temps dans des vanités, en lisant les journaux et en bavardant avec des amis.

Nous investissons trop de forces et de temps pour les vanités de ce monde.
Un homme pense qu'il est simple, qu'il ne sait rien. Mais comme précédemment, dans le ciel on lui dira qu'il est accusé du meurtre de rabbi Akiva Eiger et du Gaon de Vilna ...
Lorsque notre âme était dans le ciel, on a crié : "Pourquoi avez-vous donné tant de forces au Gaon de Vilna, donnez m'en aussi!"
Et ainsi vous en avez reçu, mais vous ne vous êtres servi en rien. Ce gâchis n'est-il pas regrettable?
Nous gâchons tous les jours des forces énormes pour des bêtises et des vanités.
[rabbi Nissim Yaguen]

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+ Ne pas exploiter ses potentialités = c'est donner ces forces à autrui :

-> Nos Sages (Yalkut Chimoni - remez תתקעז) disent : "L'habitude du monde est que 1 000 commencent à étudier la Torah écrite, et il en sort 100 ; 100 commencent à étudier la michna, et il en sort 10 et 1 seul pour le Talmud, c'est pour cela : parmi mille individus, j'ai pu trouver un homme".

J'ai toujours cru que l'intention de nos Sages était ainsi : qu'un seul individu deviendrait beaucoup plus sage que tous. Mais ce n'est pas la vérité.

Une merveilleuse idée réside dans leurs paroles.
Nous recevons tous des Cieux une abondance de sagesse et de grandeur, mais la majorité des gens ne se servent pas de cette abondance par paresse, à cause des désirs et du fait de leurs mauvais traits de caractère.
Et voilà que l'on constate des Cieux un juif étudiant avec dévouement la Torah, investissant pour elle toute ses forces. Que fait-on?
On prend toutes les forces gâchées par mille et on les donne à ce juif.

Comme une maman qui, à priori, donne à chacun de ses enfants la même part, mais lorsqu'elle voit qu'un de ses enfants, sans mauvais œil, mange bien et que tous les autres ont laissé la plus grande partie de leur assiette, elle prend tous les restes dans une assiette et la donne à son enfant qui a bon appétit, en disant : "Mange mon chéri, ce serait dommage de le jeter".
Ainsi, Hachem fait descendre une abondance de prophétie, d'esprit saint, de la sagesse, et ces forces ne sont pas utilisées, dépensées.
Celui qui s'investit complètement dans la Torah avec sincérité, les reçoit et devint le plus sage de la génération.

Parfois on voit un non juif très intelligent qui a fait une découverte. Comment se fait-il que la sagesse se trouve chez les non juifs, il est notoire que les juifs sont réputées comme sages, chaque roi avait plusieurs conseillers juifs, le bras droit du président des Etats-Unis était juif, dans le monde entier les juifs sont les sages, les médecins, ...
Et de nos jours, il y a beaucoup de non juifs sages, que s'est-il passé?

Le Zohar dit que Hachem a fait descendre sur terre une abondance de sagesse, de connaissances scientifiques, d'intelligence et d'instruction, et puisque les juifs ne s'en servent pas, Il les donne aux peuples du monde.
Dommage pour la perte ...
[rabbi Nissim Yaguen]

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-> Est racha celui qui hait son prochain mais l'est tout autant celui qui tourne sa haine contre lui-même.
[rabbi Mendel de Kotzk]

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-> Qui ne s'aime pas ne peut guère aimer les autres.
[rabbi Méïr d'Apt]

-> L'homme qui n'aurait aucune considération pour lui-même, comment pourrait-il en avoir pour son prochain?
[Toldot Yaakov Yossef]

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b'h, voir également :
-> https://todahm.com/2018/03/05/prendre-conscience-de-sa-grandeur-quelques-pensees-de-nos-sages-1ere-partie
-> https://todahm.com/2020/03/22/12395-2

-> https://todahm.com/2021/09/10/33042

Parfois la chute et la descente sont nécessaires pour mieux réussir la montée.
[rabbi Na'hman de Breslev]

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-> Le mal peut se transformer en bien, et des plus grandes erreurs peut surgir la libération.
[rabbi Na'hman de Breslev]

"Quiconque considère qu'il n'est pas nécessaire d'appliquer les mitsvot (commandements) et que tout ce que Hachem nous demande, c'est un cœur pur et de bonnes intentions, se verra lui aussi récompensé seulement par de bonnes intentions de la part de D."
[rabbi Yé'hezkel de Kouzmir]

Le secret de l'accomplissement des mitsvot n'est pas l'acte en soi.
Par le fait d'accomplir chaque mitsva nous acquérons l'éternité, la sainteté et l'attachement à Hachem.
Nous prononçons lors de chaque bénédiction "qui nous a sanctifiés par Ses commandements" = Hachem nous a sanctifiés par cette mitsva, Il fait descendre de la sainteté sur nous.
[rabbi Nissim Yaguen]

Lorsqu'une personne réalise une mitsva avec un désir et une passion énorme, cela amène de la fierté à Hachem.
Hachem, Lui-même, se targue de ce juif devant tous les anges, observant à quel point il chérit les mitsvot et accomplit la volonté d'Hachem avec une telle joie.
En effet, Hachem est extrêmement fier d'un tel juif.
[Kédouchat Lévi - Vayétsé]