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Etre joyeux = plus grande chose à faire pour Hachem

Nous avons tendance à penser que le plus haut niveau de messirout néfech (abandon de tout son être pour D.) consiste à se jeter dans une fournaise ardente pour Hachem.
Cependant, en réalité, il existe un niveau encore plus élevé : essayer de nous rendre joyeux (dans le respect de la loi juive).
Parfois, il faut plus de courage pour sortir de la tristesse et nous amener à un état de joie que pour aller combattre en première ligne d’une bataille.
C’est la plus grande chose que nous puissions faire pour Hachem dans ce monde!
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Hachkamat HaBoker I ]

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-> Lorsque nous souffrons, il est très important pour nous de nous livrer à une introspection (hitbodédout) et de prier Hachem pour qu’Il nous sauve.
Cependant, le but principal de nos prières et de nos appels à l’aide devrait être qu'Hachem nous donne la sagesse (daat) de savoir qu’Il est extrêmement proche de nous, même dans l'obscurité, et que, par conséquent, nous pouvons encore être très joyeux, malgré tout ce que nous traversons.
Non seulement la sagesse et la joie nous donnent de la force au milieu de nos souffrances, mais elles nous ouvrent aussi les portes pour nous en libérer complètement, comme le dit le verset : "C’est par la joie que tu sortiras de l’exil".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,17 ]

Il est interdit de prier quand on est triste. Si l’on prie en étant triste, l’âme ne peut recevoir la lumière céleste supérieure qui touche une personne pendant la prière.
[rav 'Haïm Vital]

Rachi explique, à propos du premier verset de Vayikra, qu’avant de confier à Moché les nombreuses mitsvot de ce séfer, Hachem l’a d’abord interpellé en lui exprimant Son amour et Sa reconnaissance. [le terme "vayikra" est une expression d’affection - Rachi Vayikra 1,1]
Cela nous enseigne que chaque fois que nous nous apprêtons à étudier la Torah ou à accomplir une mitsva, nous devons imaginer la joie que ces actes de sainteté procurent à Hachem.
Hachem s’adresse à chacun d’entre nous et nous dit à quel point Il chérit, Il affectionne nos bonnes actions. Tout ce que nous faisons Lui est très précieux.
Cette approche du service de Hachem nous apporte une joie incroyable et nous rapproche du Créateur.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likoutei Mohoran I,282 ]

La tristesse est un mauvais trait de caractère en soi, surtout si l'on aspire à atteindre la grandeur spirituelle.
Rien ne fait davantage obstacle à la sagesse que la tristesse, même si l'on est en mesure d'atteindre la grandeur spirituelle.
[rav 'Haïm Vital - Shaar Roua'h Hakodech 33 ]

Si une personne accomplit une mitsva, prie ou étudie la Torah et ressent la joie d'Hachem d’avoir accompli Sa volonté, alors, en plus de la récompense pour ses actes, elle reçoit une récompense supplémentaire pour avoir éprouvé cette joie.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,3-9]

Prier dans la joie

+ Prier dans la joie :

-> Une prière faite avec une grande joie est certainement bien plus agréable à [Hachem], béni soit-Il, qu’une prière faite dans la tristesse et les larmes.
On pourrait illustrer cela par la parabole d’un pauvre qui implore et supplie un roi en pleurant abondamment : il n’obtiendra que peu.
En revanche, à un ministre qui, devant le roi, vante joyeusement ses louanges et, dans ce contexte, lui présente également sa requête, le roi accordera un très grand don, à la mesure de la stature du ministre.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 107]

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-> "On ne doit pas prier dans un état de tristesse, mais avec joie" (guémara Béra'hot 31a).

-> "La racine de la prière est la joie du cœur en Hachem" (séfer 'Hassidim - section 18).

-> "Réjouissez-vous devant Lui" (Téhilim 68,4), car "devant Lui" il n’y a aucune tristesse, car ["devant Lui"] tout est joie ('Haguiga 5a) ....
Ainsi est-il écrit : "Servez Hachem avec joie" (Téhilim 100,2), car il ne faut pas montrer de tristesse [dans Son service] ...
Qu’en est-il de celui qui est troublé et dans la détresse, donc incapable de se réjouir dans son cœur, et qui, à cause de sa détresse, cherche la compassion du Roi suprême? Doit-il s’abstenir complètement de prier pour éviter d’entrer avec de la tristesse?
Or, il est enseigné (Baba Métsia 59a) que toutes les portes ont été fermées, mais que les portes des larmes n’ont pas été fermées. Les larmes sont causées par le chagrin et la tristesse. Ainsi, ceux qui sont chargés de garder les portes brisent tous les détours et les verrous et laissent entrer ces larmes. Cette prière parviendra alors devant le Saint Roi". [Zohar II,165a]
De même, les pleurs sont de mise dans les prières liées à la téchouva, par exemple, la confession des fautes et la demande de pardon, ou les prières de la veillée de minuit (ex: tikoun Ra'hel & Léa).
Toutes les autres prières, cependant, et le service de D. en général, doivent être accomplis avec joie.

-> Le Arizal statue ainsi :
"Il est interdit de prier devant Hachem dans un état de tristesse. [On doit prier] mais comme un serviteur s’occupant de son maître avec une grande joie, car sinon l’âme n’a pas la capacité de recevoir l’illumination céleste qui est attirée en elle par le biais de sa prière.
La tristesse n’est appropriée que lors de la récitation de la confession et lorsqu’on se souvient de ses fautes. Dans toutes les autres prières, cependant, on ne doit pas laisser place à la tristesse, pas même à l’inquiétude concernant les fautes que l’on a commises.
Certes, il est bon d’être humble lorsqu’on prie, mais avec une grande joie. C’est un sujet très important, et il convient d’y prêter attention. Cette question est inestimable [quant à sa valeur]".
[Arizal - Pri Eitz 'Haïm - chaar Olam ha'assiya - fin du chap.1 - dans l’édition. Koretz - chaar Hakorbanot - chap.2 ]

-> L’acte de prière implique la foi et la confiance en Hachem, qui, à leur tour, impliquent (et doivent en eux-mêmes conduire à) la joie et l’allégresse du cœur (voir le Réchit 'Hokhma - chaar ha'ahava - chap.12).

[d'une certaine façon la prière commence par une brève phase où l'on se casse (notre égo) en humilité devant le fait que tout dépend et vient d'Hachem. Ainsi, on est rempli de joie de confiance d'avoir un papa Hachem qui est rempli de bonté, nous aimant à la folie indépendamment de nos actes, mérites.
La joie est alors totale puisque nous nous reposant à 100% sur Hachem, sans plan B (ex: notre richesse, intelligence, situation professionnelle, ...). ]

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-> "Le monde d’en bas est toujours dans un état de réception ... et le monde d’en-Haut lui donne en fonction de son état : s’il est rayonnant, on lui rendra la parité en rayonnant sur lui d’en-Haut.
S'il est dans un état de tristesse, il reçoit un jugement en conséquence ... ainsi est-il écrit : "Servez Hachem avec joie, car la joie de l'homme fait naître une autre joie, celle du Ciel".
[Zohar II,184a, et voir aussi la fin de 218a ]

"Vous pensez peut-être qu'hier, vous avez passé une mauvaise journée, et qu’aujourd’hui, vous avez passé une bonne journée. Mais ce n’est pas vrai!
Je vous le dis, il n’y a pas de bons moments ni de mauvais moments ; il n’y a que des moments heureux quand un juif choisit d’être dans la joie, et des moments tristes quand nous ne voyons pas que tout arrive pour une raison.
Tout ce que nous vivons dans nos vies relève de la même volonté d'Hachem ; tout dépend simplement de la façon dont nous l’accueillons."
[Baal Chem Tov]

Il n'y a pas de joie en dehors de la Torah, comme il est dit : "Les commandements d'Hachem sont droits, ils réjouissent le cœur" (Téhilim 19,9).
[én sim'ha ella Torah, shénéémar pikoudé Hachem mésam'hé lev - Ménorat haMaor - Gadol haShalom 2 ]

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-> "La Torah élargit le cœur d’une personne".
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Vaéra 6,9]

-> La puissance de la Torah a le pouvoir de nous ouvrir l’esprit, de nous donner la force de nous élever, d’être davantage nous-mêmes.
[rav Yéhouda Mischel]

Soyez toujours joyeux. Pensez et croyez avec une foi parfaite que la Chékhina est à vos côtés et veille sur vous.
Vous regardez le Créateur, et le Créateur vous regarde.
Le Créateur peut faire tout ce qu'Il désire. S'Il le veut, Il peut détruire tous les mondes en un seul instant et les créer en un seul instant. En Lui sont enracinées toutes les bonnes choses et tous les jugements du monde, car Son effusion et Sa vitalité sont en toutes choses.
Ainsi, "Je ne fais confiance qu'à Lui, et je ne crains que Lui".
[Baal Chem Tov - Tsavaat haRivach - n°137]

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-> "Gardez à l'esprit que le Créateur vous regarde aussi comme le fait une autre personne. Cela doit être constamment présent dans votre esprit, avec une pensée pure, claire et lucide."
[Likoutim Yékarim - sect.209 ; Kéter Shem Tov - sect.232]

-> [La capacité] de toujours voir le Créateur avec l'œil de l'esprit, même lorsque l'on regarde une autre personne, est un niveau élevé [de réalisation].
Gardez à l'esprit que lorsque vous êtes continuellement dans un état de pensée pure et claire, alors le Créateur vous regarde aussi comme le fait une autre personne.
[Baal Chem Tov - Tsavaat haRivach - n°134]

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[Un juif n'est jamais seul, abandonné à lui-même. Au contraire, tout juif est un enfant unique d'Hachem, qui Lui est extrêmement précieux, en témoigne le fait qu'Hachem regarde et porte attention constamment à chaque juif. ]

La tristesse

+ La tristesse :

-> La tristesse empêche la avodat Hachem et la réalisation des mitsvot ; elle empêche l'immersion dans l'étude de la Torah et la concentration pendant la prière ; elle empêche les bonnes pensées au service d'Hachem, et elle ouvre la porte au yétser ara qui commence alors à séduire ...
Le contraire est de servir Hachem avec joie ... car la joie augmente le désir et l'amour de s'attacher à Hachem.
[rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha 2,4 ]

-> La tristesse est une maladie du corps, et lorsqu'une personne est malade, elle est incapable de servir correctement le Créateur.
[Rabbénou Yona - Bera'hot 21a ]

-> "Un cœur joyeux rend le visage serein, mais la tristesse du cœur abat l'esprit" (Michlé 15,13).
Car le désir d'une personne d'accomplir une mitsva ou de se livrer à toute autre activité vient de l'esprit.
Une personne au cœur triste aura un esprit abattu, c'est-à-dire brisé et angoissé, et elle ne sera capable d'accomplir quoi que ce soit.
[Gaon de Vilna Gaon - Michlé 15,13 ]

-> La tristesse n'est pas une faute. Cependant, même la plus grande faute n'est pas capable d'alourdir le cœur autant que la tristesse, qui l'entraîne dans les profondeurs les plus basses.
[rav Aharon de Karlin ]

-> Le Beit Aharon explique que la tactique la plus courante du yétser ara consiste à pousser une personne au désespoir à cause de ses fautes, la plongeant ainsi dans la tristesse, ce qui lui permet de succomber davantage au facilement. De toute évidence, le désespoir est pire que la faute elle-même.

Le rav Yé'hezkel de Kouzmir conseille à celui qui a succombé à la faute de ne pas se laisser envahir par le désespoir et de ne pas revenir sur ses actes. Il doit plutôt se renouveler et se consacrer à la Torah et à la prière, en allant de l'avant avec une joie pure. Ce faisant, il rectifiera naturellement ce qu'il a fait de mal.
Il explique cela à l'aide d'une parabole d'un voleur qui cambriole un magasin et s'enfuit. Derrière le magasin, une bande de voleurs attend, espérant que le propriétaire poursuivra le premier voleur et laissera toutes ses marchandises sans surveillance pour qu'ils puissent les piller.

De même, le yétser ara nous vole un objet, espérant que nous le poursuivrons avec désespoir. Si nous tombons dans ce piège, cela permet au yétser ara de piller complètement notre âme.
[ainsi pour le yétser ara l'essentiel n'est pas de nous faire tomber dans une faute, mais plutôt par la suite toutes les fautes que nous n'allons pas faire ou moins bien, en raison de notre tristesse, désespoir sur notre niveau spirituel (et cela a été alimenté en partie par cette première chute). ]
Un marchand avisé ne poursuivra pas l'objet volé, mais gardera plutôt toutes ses marchandises restantes et organisera de nouvelles ventes qui compenseront la perte.

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-> C'est un principe général dans la avodat Hachem que de se distancier de la tristesse.
On trouve dans le Zohar que la tristesse est une trace d'avodah zarah.
[Maor Vachémech - parachat Béhaaloté'ha ]

Ailleurs, le Maor Vachémech (Yisma'h Lev - Massé'hét Béra'hot) écrit que le terme "atsvout" (tristesse - עַצְבוּת) est en lien avec : "atsabé'em kessef vézahav" (עֲצַבֵּיהֶם כֶּסֶף וְזָהָב - Leurs idoles sont d’argent et d’or - Téhilim 115,4).

[d'une certaine façon, le judaïsme attend tellement de nous que nous ne soyons pas triste, que le fait de l'être (plus que nécessaire) implique que l'on sert un dieu étranger qui nous laisse croire en une fausse réalité sombre. ]

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-> Le rav Ména'hem Mendel de Vitebsk (Pri Ha'aretz) dit que si tout Israël est rempli de mitsvot comme une grenade, pourquoi alors nos Sages (Erouvin 19a) affirment : "les pécheurs d'Israël sont remplis de mitsvot comme une grenade"? Pourquoi sont-ils qualifiés de pécheurs?
La réponse est qu'ils ne se réjouissent pas du tout, et qu'à cause de cela, ils tombent dans l'immonde jusqu'à fauter [sans limite].

-> "A l'origine, les Cohanim attachaient un fil cramoisi (rouge foncé) à l'ouverture du Heichal à l'extérieur. S'il devenait blanc, le peuple juif se réjouissait [car cela indiquait qu'il était expié] ; s'il ne devenait pas blanc, il était triste.
Ils ont institué qu'il devait être attaché à l'ouverture du Heichal à l'intérieur [afin que moins de gens puissent le voir]. Cependant, ils continuaient à jeter un coup d'œil et à le voir; s'il devenait blanc, ils se réjouissaient ; s'il ne devenait pas blanc, ils étaient tristes.
Ils ont alors décidé que la moitié devait être attachée à un rocher et l'autre moitié entre les cornes du bouc émissaire (seir laAzazel)". [Roch Hachana 31b ]

Nous devons comprendre pourquoi ils ont institué cela, car le contraire semblerait approprié, à savoir qu'ils devraient savoir s'ils ont été expiés ou non. Quelle est la valeur de la joie?
Il semble que l'implication de "s'il ne blanchissait pas, ils seraient tristes" soit que leur moral serait complètement au plus bas ... C'est pire que tout.
Car une personne doit se renforcer et faire téchouva, ne pas se décourager, et plutôt prendre un nouveau départ dans la mesure de ses capacités.
[Chem MiChmouel - Séli'hot Zékhor Brit 5670 ]

-> Les avertissements de la Torah contre les gémissements (plaintes) et les inquiétudes sont si explicites et évidents dans les paroles des prophètes qu'il n'est même pas nécessaire d'en discuter.
[Rambam - Pérouch HaMichnayot - Béra'hot 9,5 ]

-> La crainte [du Ciel] ne doit pas dépasser ses limites, au point de nous faire désespérer du pardon et de l'expiation, nous laissant inquiet pour le reste de ses jours. Cela violerait tout ce que le Créateur a ordonné de se réjouir de ce qu'Il nous a donné, comme il est dit : "Tu te réjouiras de tout le bien que Hachem, ton D., t'a donné" (Ki Tavo 26,11).
[Kouzari 3,11 ]