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C'est la joie constante qu'éprouve un juif, le fait qu'il ait été formé en tant que juif ... cette joie ne contient aucune tristesse ; rien ne vient entraver la joie ressentie d'avoir mérité d'être la part du D. vivant.
Même si l'on est absorbé dans le lieu où l'on se trouve, même si nos fautes sont multipliées à l'infini, on n'est jamais séparé ni coupé de la connexion avec notre racine à sa source.
[rav Tsadok HaCohen - Ressissé Laïla 53 ]

Hachem ne repose pas Sa présence sur une personne qui est triste. [guémara Shabbath 30b]

-> Le Ktav Sofer (Vayéchev) explique cela comme suit : il est très difficile de rester toujours joyeux, car de nombreux événements peuvent survenir au cours d'une journée et perturber l'humeur d'une personne, qu'il s'agisse de choses insignifiantes (comme rater un feu vert) ou de choses importantes (comme faire face à un grave problème de santé).
Seule une personne qui a une foi totale en Hachem peut rester joyeuse en toutes circonstances. Elle sait que Hachem est derrière tout ce qui arrive et que tout ce qu'Il fait est pour le mieux. C'est la seule façon d'être joyeux en toute situation.
Quand une personne vit avec cet état d'esprit et accepte tout ce que Hachem fait avec amour, elle est digne d'avoir la présence Divine (la Chékhina) [toute proche] à ses côtés.

"Car en Lui notre cœur se réjouira, parce que nous avons mis notre confiance en Son saint nom (ki béchem kodcho bata'hnou)" (Téhilim 33,21)

-> La joie n'est pas le résultat des circonstances, mais une conséquence secondaire de la confiance en la sainteté d'Hachem.
Le Méor Einayim (parachat Vaéra) écrit que "la confiance en Son saint nom" n'est pas abstraite : elle signifie vivre en ayant conscience que chaque événement fait partie de l'unité (a'hdout) d'Hachem, ce qui apporte une joie intérieure même dans la dissimulation.

Joie & gueoula

"Cantique des degrés. Quand Hachem ramena les captifs de Tsion ... Hachem a accompli de grandes choses pour nous, nous étions joyeux (ayinou chémé'him)" (Téhilim 126,1-3).
Lorsque le machia'h arrivera, les non-juifs demanderont : "Quelle est cette grande chose que Hachem a accomplie pour le peuple juif pour qu'il soit à un tel niveau?"
Le peuple juif leur répondra : "Hachem a accompli cette grande action pour nous parce que pendant toute la durée de l'exil, nous avons été joyeux de tout ce qui nous est arrivé."
[rav Shimon Maryles de Yérouslav - Torat Shimon ]

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-> "Car vous partirez dans la joie" (ki bésim'ha tétséou - Yéchayahou 55,12).
Cela signifie que grâce à la joie, vous pouvez être délivrés de tous vos problèmes.
[rabbi Mendel Ména'hem de Kotzk - Emet véEmouna - p.8 ]

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-> Le machia'h viendra parce que le peuple juif servira Hachem avec passion, amour et joie.
[selon le maguid de Mézéritch et rabbi Bounim de Pschisha]

-> Le Zohar dit que si une personne se comporte avec un visage rayonnant [de joie] en bas, de la même manière, cela lui sera renvoyé d'en-Haut. Si elle se comporte avec tristesse, de la rigueur sera rendu d'en-Haut. [plus on se réjouit (par notre confiance en D.), plus du Ciel on nous donne des raisons de se réjouir. A l'inverse, plus on s'attriste, plus on nous envoie des raisons de nous attrister. ]
Selon notre service d'Hachem avec joie, notre joie attire la joie vers nous depuis le monde Supérieur.
Nos Sages (Sotah 11b) disent que grâce au mérite des femmes justes, le peuple juif a été délivré d'Égypte.
Il semble que lorsque le peuple juif a été exilé en Égypte avec des travaux éreintants et de la tristesse, cela a causé la même chose à la Chékhina ... Comme les femmes justes ont réjoui leurs maris avec les miroirs, elles ont également réjoui la Chékhina, et grâce à ce mérite, ils sont sortis de l'exil d'Egypte.
[Toldot Yaakov Yossef - parachat Vayikra]

[Voir Rachi (Vayakel 38,8) qui décrit comment les femmes juives en Egypte utilisaient des miroirs en cuivre pour se parer. Hachem louait grandement l'utilisation de ces miroirs, car les hommes juifs étaient épuisés par le travail physique en Égypte et avaient perdu leur désir de procréer. Les femmes se paraissaient pour devenir attirantes aux yeux des hommes, permettant ainsi la perpétuation du peuple juif.
(on voit qu'en remontant leur moral (malgré la situation d'esclavage très difficile), en leur redonnant le sourire, elles ont permis que du Ciel on envoie de belles choses, ce qui a mené à la libération d'Egypte. Or, la guéoula ultime est similaire à celle d'Egypte, ainsi en étant joyeux (même artificiellement), on provoque la Délivrance (collective et individuelle). ) ]

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-> Selon le 'Hozé de Lublin, dans les générations précédant la venue du machia'h, la relation des juifs avec Hachem sera construite principalement autour de l'amour d'Hachem, car cela tire davantage les cordes sensibles [de notre cœur] vers Hachem, plus que n'importe quelle autre chose.

-> Le rabbi Avraham 'Haïm de Zlotchov enseigne que lorsque les nations du monde verront notre passion et notre joie à accomplir les mitsvot (et en particulier, les mitsvot dont nous ne connaissons pas la raison), elles diront que si nous ne trouvions pas de douceur dans les mitsvot, nous ne pourrions jamais éprouver une telle joie à les accomplir. C'est ce qui, en fin de compte, rapprochera les nations non juives à la reconnaissance d'Hachem et de l'authenticité de la Torah.

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-> b'h, également : Servir Hachem dans la joie & guéoula : https://todahm.com/2024/05/28/servir-hachem-dans-la-joie-gueoula

"Hachem est ma force et mon bouclier ; mon cœur a mis sa confiance en Lui, et j'ai été secouru ; alors mon cœur exulte, et par mes chants je Le louerai" (Téhilim 28,7)

-> Le rav Tsadok HaCohen (Tsidkat haTsadil 143) enseigne que lorsque le cœur fait véritablement confiance à Hachem, même avant que le salut n'arrive, la joie s'installe déjà, car la connexion elle-même est rédemptrice.

"Ce qui peut être accompli avec un gramme de joie ne peut l'être avec 20 kilos de larmes."
[rabbi de Slonim]

[on voit à quel point la joie est efficace, ouvrant les portes des bénédictions et de l'aide d'Hachem. ]

La joie génère de la parnassa

+ La joie génère de la parnassa :

-> On rapporte qu'un jour quelqu'un se plaignit au Baal Shem Tov de manquer de parnassa (subsistance).
Le Baal Shem Tov lui expliqua que les dernières lettres du mot "véayita akh saméa'h" (וְהָיִיתָ אַךְ שָׂמֵחַ - Réé 16,15) formaient le mot "חתך" ('hatakh), un nom d'Hachem symbolisant une abondance de parnassa. Cela indique que, grâce à la joie, on peut obtenir des moyens de subsistance abondants.

L'homme demanda alors : "Rabbi, comment puis-je être joyeux alors que ma pauvreté m'attriste autant?"
Le Baal Shem Tov répondit : "Que ne ferait-on pas pour avoir de la parnassa?"
[d'une certaine façon, on va spontanément faire beaucoup d'efforts pour avoir une subsistance, et on oublie qu'on peut en obtenir en faisant des efforts pour s'efforcer d'être joyeux. ]

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-> Le rav Bounim de Peshischa fît remarquer que de nombreuses personnes sans instruction [spirituelle] et sans raffinement réussissent très bien en affaires, tandis que de nombreuses personnes instruites et raffinées échouent. La raison en est que, comme ce sont des gens simples et irréfléchis, rien ne les perturbe vraiment et ils sont toujours joyeux.
Leur bonheur leur permet d'accéder à l'abondance divine de la parnassa, même s'ils n'en sont pas dignes.

"Car c’est avec joie que nous sortons et c’est avec paix que nous entrons" (Yéchayahou 55,12)

-> Le rav Bounim de Peshich (cité dans le séfer Kol Sim'ha) explique ce verset comme signifiant que par la joie, on peut se sortir de toute situation difficile et se libérer de toute souffrance.

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-> "L’esprit d’un homme soutient sa maladie" (Michlé 18,14).
Rachi explique cela par le fait qu'un bon esprit peut guérir une maladie.

Le secret réside dans le fait que si l’on est joyeux, que l’on a une forte volonté de vivre et que l’on ne désespère pas (ayant une confiance totale en Hachem), on ira généralement mieux. Mais si l’on a perdu espoir, on mourra généralement.
La joie est une force très puissante. Elle peut guérir un malade.

L'aspect le plus essentiel d'une mitsva est la joie sur le fait que nous méritons de pouvoir la réaliser.
['Hazon Ich - Lettres collectées - vol.2, n°93 ]

Lorsqu'une personne est trop dure envers elle-même et ne s'attarde que sur le mal, elle risque de ne pas voir le bien dans sa vie, ce qui peut provoquer le désespoir.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 16,7]

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[sans se reposer sur nos lauriers, par moment on doit "saméa'h bé'helko" (se satisfaire de sa part, de son sort), apprécier les capacités, les moyens spirituels dont Hachem nous a dotés, et que nous devons exploiter au mieux.
Tout en étant sincère et honnête avec nous-même, cela permet de lutter contre notre yétser ara qui cherche constamment à nous attrister, en faisant que nous ne sommes jamais satisfaits de nous (on n'est pas saméa'h bé'helko), conduisant au désespoir et donc au laisser aller, à la faute, ... ]