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"C'est alors que tu solliciteras Hachem de là-bas, et tu Le retrouveras, si tu Le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme" (Vaét'hanan 4,29)

-> Le Baal Chem Tov explique :
Tu Le solliciteras de là-bas = de là où vous vous trouvez, dans toute situation vous pourrez Le solliciter, mais à une condition : "Que tu Le recherches de tout ton cœur et de toute ton âme".
Si l'on prie de tout son cœur, alors la prière est exaucée!

Rabbi Na'hman enseigne : "Louer Hachem est la joie du monde à Venir" (Likouté Moharan II, 2:1).
Rabbi Nathan commente : "Une personne doit constamment s'attacher au monde à Venir. Elle doit toujours y penser et essayer d'apporter les joies et les délices de l'avenir dans le présent. Cela peut être accompli grâce aux bénédictions que nous récitons avant et après les repas. Lorsque nous récitons une bénédiction sur la nourriture, nous prenons un élément matériel et l'utilisons pour louer Hachem. C'est un concept du monde à venir." [Likouté Halakhot - Bétsiat HaPat 2:1).

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-> Rabbi Nathan écrit : La Torah, qui comprend les Noms d'Hachem, est la vie. En prononçant des paroles de la Torah pendant notre repas, nous attirons la divinité à notre table. [Likouté Halakhot - Nétilat Yadayim li'Séouda 1:3).
Il est facile de comprendre que lorsque nous nous engageons dans des activités spirituelles, telles que l'étude de la Torah ou la prière, nous avons le pouvoir d'attirer la sainteté sur nous-mêmes.
Rabbi Nathan révèle que les mêmes niveaux de sainteté peuvent être attirés dans un acte physique. Ce n'est pas une analogie, c'est réel. Nous pouvez attirer la divinité dans chaque bouchée de nourriture que nous mangeons, en pensant et en prononçant des paroles de la Torah [et en récitant les bénédictions].

+ "Téfila veut dire : prière, mais également : se lier ou se connecter. La qualité spéciale de la téfila est qu'elle permet à quelqu'un de devenir lié avec Hachem.
L'homme est limité, tandis que Hachem est infini/illimité. Au moment de la prière, l'homme s'élève du niveau de limité jusqu'au domaine de l'infini."
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi]

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-> Lorsqu'une personne fait une demande à Hachem qui se base sur ses propres mérites, alors cela est limité car Hachem lui répondra en accord avec ses mérites.
Cependant, lorsqu'une personne fait des demandes en se basant sur la bonté d'Hachem (cadeaux gratuits), la réponse est infinie car il n'y a pas de fin à la bonté d'Hachem et sa bienveillance ne connaît pas de limite.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Nitsavim]

La prière est nécessaire pour faire descendre l’abondance qui nous a été octroyée au Ciel

+++ La prière est nécessaire pour faire descendre l'abondance qui nous a été octroyée au Ciel :

+ "Et il n'y avait pas d'homme pour travailler la terre" (Béréchit 2,5)

-> Rachi de commenter : "Pourquoi D. ne fit-il pas pleuvoir? Parce qu'il n'y avait pas d'homme pour travailler la terre et personne n'existait pour reconnaître le bienfait de la pluie. Lorsqu'Adam vint et qu'il comprit qu'elle était nécessaire au monde, il pria pour elle et elle tomba. Les arbres et la verdure purent alors pousser."

=> Cela nous enseigne que Hachem créa le monde de telle sorte que l'abondance est prête à descendre sur Terre.
Cependant, celle-ci ne peut parvenir à l'homme tant qu'il ne prie pas pour cela.

-> "La prière est considérée comme un moyen naturel d'aide. Ce n'est pas un miracle" (Maharcha - Kidouchin 29b)
Le Maharcha (guémara Kidouchin 29b) écrit qu'un miracle qui se produit grâce à la prière n'est pas décompté des mérites d'une personne (habituellement, lorsqu'un homme doit avoir recours à une intervention miraculeuse d'Hachem, cela lui est retranché de ses mérites).
Le Maharcha explique qu'en effet, Hachem a établi que celui qui a besoin de quelque chose peut être délivré grâce à sa prière. Il n'y a donc en cela aucun miracle.

-> Le 'Hazon Ich (Maassé Ich 7,103) écrit : "L'essentiel de la Hichtadloute (l'effort personnel de l'homme afin de
pourvoir à ses besoins) réside dans la prière.
Certes, il est parfois demandé à l'homme d'agir. Toutefois, s'il agit sans prier, il est certain qu'il n'a pas rempli son devoir de Hichtadloute."

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-> S'il est certain qu'Hachem comble les besoins de chaque créature, néanmoins, l'homme ne doit pas ménager ses efforts en priant Hachem de tout son cœur pour les obtenir et pour être préservé de toute épreuve.
Car l'abondance octroyée au Ciel à chaque homme ne lui parviendra que grâce à sa prière.

Quelqu'un qui permet à la haine envers une autre personne de rester dans son cœur, bloque ses prières d'atteindre le Ciel.
[Maté Efraïm - 606,4]

"Hachem, je sais qu'au final tu m'aideras. Mais d'ici là, peux-Tu s'il Te plaît, m'aider?"
[Adel - la fille du Baal Chem Tov]

Lorsque l'on donne à la tsédaka avant de prier, cela rend notre prière 1000 fois plus puissante
[Rabbi Rayats - le 6e Rabbi de Loubavitch]

"Lorsque nous prions, chaque mot cueille une autre fleur, jusqu'à ce que nous créons un magnifique bouquet [en l'honneur d'Hachem]"
[rabbi Na'hman de Breslev]

"A chaque fois qu'un juif prie pour la terre d'Israël, non seulement sa prière est entendue, mais il hâte la délivrance de tous les juifs"
[rabbi Shlomo Carlebach]

La prière

+ La prière :

=> A quoi sert une prière si Hachem a déjà décrété qu'une mauvaise chose devait nous arriver? Comment peut-elle changer le décret?

-> Le Séfer haIkarim explique :
La prière ne change pas le décret, mais elle va changer la personne qui l'a dite.
Lorsque l'on prie avec intention, nous sommes élevés.
Nous ne sommes plus la personne que nous étions avant de prier, car nous sommes alors quelqu'un qui apprécie pleinement le fait que tous nos besoins sont dans les mains d'Hachem.
Maintenant que nous nous sommes transformés [en un être supérieur appréciant davantage sa totale dépendance à D.], alors le décret devient nul, car il était adressé à "l'ancien" nous-même. [cette personne n'habite plus à cette adresse!]. Et il n'y a jamais eu de décret sur le "nouveau" nous-même.

-> Rachi (guémara Béra'hot 6b) enseigne que la prière fait partie des choses qui se tiennent au sommet du monde (dévarim chéom'dim béroumo chel olam), mais que les gens traitent avec légèreté. Dans ses mots : "la prière qui s’élève jusqu’au ciel".
L'Alter de Kelm (Ohr Yé'hezkel) interprète : "des choses qui se tiennent au sommet du monde" = "quelque chose qui peut amener [une personne] au sommet du monde".
C'est le pouvoir de la prière : élever et transformer une personne.

-> Le Kouzari écrit que le force de la prière est si grande que si nous prions comme il le faut, nous nous transformons d'un être matériel (gachmi) en un être spirituel (rou'hani).
Nous ne sommes plus une personne qui est gérée par sa partie physique. Notre âme (néchama) devient la principale force motrice de notre vie.

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-> "La téchouva, la prière et la tsédaka annulent la rigueur du décret" (guémara Roch Hachana 16b)

=> D'une certaine façon, on voit un point commun entre la téchouva et la prière : cette capacité à devenir une nouvelle réalité!
Ainsi, même si on est descendu plus bas que bas dans notre vie, même si rien ne va comme il faut, lorsque nous investissons tout notre cœur dans la prière on devient un nouvel être, qui est alors apte à recevoir toutes les bénédictions divine.
Le yétser ara fait que l'on aborde avec légèreté la prière (ex: c'est toujours le même texte! Qui suis-je pour que Hachem m'écoute!), et c'est à nous de sans cesse se renforcer pour lui accorder son importance (selon nos Sages : "la prière fait partie des [rares] choses qui se tiennent au sommet du monde"!).

Puisqu'un juif possède cette arme surpuissante (la prière), il ne doit jamais désespérer, mais plutôt se vider de ses "inquiétudes" dans ses moments de prière, et le restant du temps être serein et confiant en son papa Hachem.

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-> La guémara (Béra'hot 6b) dit : il y a des choses qui se tiennent au sommet du monde mais que les gens traitent à la légère.
Rachi explique que cela fait référence à la prière.
Le rav Shmouël Felder dit que les gens n'apprécient pas le pouvoir phénoménale de la prière. En effet, nous ne réalisons pas que nos prières peuvent vraiment nous aider, ainsi que les autres juifs dans le monde.

-> On a demandé une fois au Steïpler si l'on devait prier pour une personne qui avait une maladie incurable. Cela semble une perte de temps!
Le Steïpler a répondu : "Tout d'abord, les prières peuvent aider à ce qu'elle ait moins de douleur. Egalement, les prières peuvent lui permettre de vivre un peu plus longtemps".
Il a donné une 3e raison : même si les prières ne l'aide pas lui, elles peuvent aider d'autres malades dans le peuple d'Israël. Aucune prière n'est perdue!

[même si le décret de mort était non modifiable, même par les prières, chaque prière a une utilité énorme en octroyant des mérites après la mort de cette personne. Puisque sa maladie a provoqué des prières, des bonnes actions, de la téchouva, ... il en reçoit des mérites qui vont l'accompagner dans son éternité. [il y a pas de meilleur cadeau à lui faire!]
(ex: par la prière on a sauvé un autre juif de la mort, alors il a une récompense d'avoir sauvé la vie d'une personne).
Même si on ne se rend compte de rien (yétser ara oblige), n'oublions pas que le Steïpler affirme : Aucune prière n'est perdue!]

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-> b'h, sur le même thème : https://todahm.com/2021/11/07/33589