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Juger autrui favorablement

+ Juger autrui favorablement (selon rabbi Na'hman de Breslev) :

-> L'homme doit toujours s'efforcer de rechercher tout mérite et toute bonne chose qu'il est possible de trouver au sein d'Israël, et juger chaque personne favorablement, y compris ceux qui s'opposent à lui et le méprisent, et il sera alors toujours sauvé de la querelle ; et grâce à cela, il élabore une précieuse couronne pour Hachem, sertie de nombreuses pierres précieuses.
[Likouté Moharan - Torah 6]

-> On doit juger tout homme favorablement ; et même si on a l'impression que l'autre est un parfait racha, on doit rechercher et trouver en lui un peu de bien, vis-à-vis duquel il n'est pas considéré comme racha ; et grâce au fait qu'on le juge favorablement, on l'élève vraiment sur le plateau du mérite, et on pourra le faire revenir au repentir grâce à son attitude.
[Likouté Moharan - Torah 282]

-> On doit juger favorablement tout homme, y compris ceux qui s'opposent à soi, on doit rechercher et leur trouver du mérite dans le fait qu'ils s'opposent à soi ; et grâce à cela, l'homme pourra annuler totalement les controverses, ou bien il assistera à la chute de ses contradicteurs.
[Likouté Moharan - Torah 136]

La parole

+ La parole (d'après rabbi Na'hman de Breslev) :

-> Lorsqu'on porte atteinte à la parole, qui est le souffle de la bouche d'Hachem, alors à cause de ce défaut, du souffle de Sa bouche est formé un vent de tempête ; et ce vent de tempête est un grand accusateur, duquel sont issus tous les accusateurs et toutes les épreuves, et il s'attaque avec violence contre le corps de l'homme.
[Likouté Moharan - Torah 38,2]

-> A cause des mauvaises paroles, comme la médisance, le colportage, les mensonges, la moquerie, l'hypocrisie, ou faire honte à son prochain par des paroles, les dires de nature obscène, les paroles vaines et d'autres propos négatifs, en particulier lorsqu'on médit sur des tsadikim et des gens respectables, à cause de toutes ces paroles mauvaises, on fabrique des ailes au serpent, de sorte qu'il peut s'envoler et endommager beaucoup le monde ...
Mais grâce aux paroles de sainteté, on fabrique des ailes de sainteté.
[Likouté Moharan - Torah 63]

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-> La parole possède un immense pouvoir ; c'est pourquoi l'homme doit accroître beaucoup les paroles de Torah, de prière, de supplications et de requêtes, et surtout les paroles et les propos tenus entre lui et son Créateur ; et s'il demeure fort dans cette pratique tous les jours de sa vie, il est certain qu'il méritera une bonne fin, dans ce monde et dans le monde à venir, pour l'éternité.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 96]

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-> Quand un homme s'assoit pour parler contre son prochain, cette attitude correspond à un jour de jugement, car il s'assoit et juge son prochain.
Il doit faire très attention à cela, et bien s'observer lui-même pour voir s'il est qualifié pour cela, à savoir juger son prochain ; car le jugement appartient à D., comme nos maîtres ont affirmé : "Ne juge pas ton compagnon, avant d'avoir atteint sa place".
Or, qui peut savoir et atteindre le lieu où se trouve son prochain, si ce n'est D. béni soit-Il seul?
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 1,14]

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-> Celui qui ne dit pas de futilités, réussira dans tout ce qu'il fera.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - atsla'ha]

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+ Les paroles de Torah :

-> Toutes les paroles relèvent des rigueurs, et l'on doit les adoucir ; l'adoucissement se fait grâce à l'étude de la Torah, et aux bonnes paroles que l'on prononce.
[Likouté Moharan - Torah 207]

-> Si un individu tient des propos de lachon ara, Hachem déclarera au prince de l'Enfer : "Je le juge là-haut, tu le châties en bas!"
Et comment parviendra-t-il à réparer?
En s'adonnant à l'étude de la Torah et en se comportant avec humilité. De la sorte, il s'écartera également également du lachon ara.
[Séfer haMidot - lachon ara]

-> On doit prononcer beaucoup de paroles de Torah et de prière, au point que le corps s'annule complètement, réduit à l'état de néant ; on y parvient grâce à la crainte, et par cela, l'homme accèdera à la paix, et de cette manière toutes les bénédictions sont drainées.
[Likouté Moharan - Torah 75]

-> La parole de sainteté, c'est-à-dire les paroles de Torah, de prière et de crainte du ciel, est élevée et très précieuse, car la parole de sainteté relève de la Présence divine, associée au dévoilement de Son royaume et de Sa foi, et elle correspond au souffle du machia'h, à l'aspect du souffle de sainteté.
[Likouté Moharan - Torah 78]

-> Le lachon ara retirera à l'homme le désir d'étudier [la Torah].
[Séfer haMidot - lachon ara]

-> A cause du lachon ara, la connaissance se retire de l'homme et il chute de l'amour de D., pour se retrouver en proie à l'amour de l'animalité.
[Likouté Moharan - Torah 54,4]

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-> A cause du lachon ara, l'individu ne recevra pas la Présence Divine.
[Séfer haMidot - lachon ara]

-> Celui qui tient des propos de lachon ara ainsi que celui qui les accepte, il conviendrait de les jeter aux chiens.
[Séfer haMidot - lachon ara]

-> A cause de propos de lachon ara, l'individu sera châtié par des fléaux, il aggravera énormément ses fautes et il conviendrait de le lapider.
[Séfer haMidot - lachon ara]

-> A cause des paroles vaines et de lachon ara vient la pauvreté ; et grâce à la charité réalisée en faveur des disciples des sages on rectifie cela, et on mérite la richesse.
[Likouté Moharan - Torah 4,8]

-> Celui qui tient sur Israël [le peuple] des propos malveillants, souffrira finalement de maux de bouche.
[Séfer haMidot - lachon ara]

-> Celui qui repousse un propos de lachon ara à l'encontre d'un tsadik, méritera d'être compté parmi les tsadikim.
[Séfer haMidot - lachon ara]

-> La prétention et l'orgueil amèneront l'homme à calomnier les autres.
[Séfer haMidot - lachon ara]

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+ La raillerie :

-> La raillerie rendra l'homme ignoble aux yeux d'Hachem et de Ses créatures.
[Séfer haMidot - létsanout]

-> Par ses railleries, l'individu chancèlera puis s'écroulera.
[Séfer haMidot - létsanout]

-> La raillerie est punie durement, son châtiment commence par des souffrances et s'achève par la perdition.
[Séfer haMidot - létsanout]

-> Le railleur : ses moyens de subsistance iront en s'amenuisant, il descendra au Guéhinam et conduira le monde à sa perte.
[Séfer haMidot - létsanout]

-> Par ses railleries, l'individu sera accablé de nombreux créanciers qui le harcèleront.
De plus, il basculera dans la débauche et sa femme le dominera.
[Séfer haMidot - létsanout]

-> A cause de ses railleries, l'individu manquera de sagesse.
[Séfer haMidot - létsanout]

-> La raillerie provoquera des incendies.
[Séfer haMidot - létsanout]

La mitsva qu'un homme accomplit pour son propre mérite, même si elle revêt une grande importance, paraîtra sans valeur devant une autre, même de moindre importance, qui procurera du mérite aux autres.
[...]
Celui qui procure du mérite au public, sera considéré comme un associé d'Hachem, dans l'œuvre de la Création.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Téchouva]

"Si tu prêtes (talvé) de l'argent à l'un de mes peuples, au pauvre qui est avec toi" (Michpatim 22,25)

-> Selon (Tana déBé rabba 18) : "Une personne n'est accompagnée [mélavin] vers son lieu de repos éternel ni par de l'argent, ni par de l'or, mais seulement par des paroles de Torah et de bonnes actions".

-> Par conséquent, si vous voulez que votre argent vous accompagne dans le monde de la Vérité, sachez que "le pauvre", seulement ce que vous donnez aux pauvres, seront "avec vous" (éternellement), après une longue vie dans ce monde (éphémère).
[rabbi Ména'hem Mendel de Kotzk]

C'est la solidarité au sein d'Israël qui fera venir le machia'h.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Emouna]

Nous devons savoir que la solidarité et la fraternité dans le peuple juif sont des valeurs qui nous sauvent des mains du mauvais penchant, et toute division, désaccord ou dispute qu'il y a entre nous, que D. nous en préserve, donne la force au mauvais penchant de nous atteindre et de nous nuire.
[rav Eliézer Lippa - fils de rabbi Elimélé'h de Lizensk]

Celui qui raconte du lachon ara, des plaies viennent à lui (guémara Arakhin 15b)
[Il devient lépreux]

-> Le rav Elimélé'h Biderman explique que la raison est qu'en général l'homme dit du lachon ara sur son ami parce qu'il pense que l'autre l'a blessé, a médit sur lui, ou lui a causé du tort.
En répandant sur lui du lachon ara, et en divulguant ses faiblesses, il se blanchit et en sort vainqueur.

On dit à cet homme : "Regarde donc les plaies ... Généralement, lorsqu'elles apparaissent sur la peau, l'homme a tendance à se gratter. Il pense qu'ainsi, elles cesseront de le démanger. Mais en vérité, c'est le contraire. Plus il gratte, plus son état empire.

De là, on tire une leçon : si l'on parle en mal de son ami, on n'en tire aucun bénéfice. Au contraire, ces mauvaises paroles ont des conséquences néfastes, car elles mènent à la discorde et la haine."

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-> A propos du lépreux, il est dit : "il rasera tous ses poils" (Métsora 14,8). Pourquoi cela?

Le Ben Ich 'Haï explique que lorsqu'on observe les cheveux, on a l'impression qu'une centaine d'entre eux poussent à partir du même endroit, l'un sur l'autre, mais lorsqu'on les rase, on voit clairement que chaque cheveu a sa racine bien distincte, comme le disent nos Sages (guémara Baba Batra 16a) : "J'ai créé une multitude de cheveux dans l'homme, et J'ai prévu une racine pour chacun, de sorte qu'il n'y a pas 2 cheveux qui se nourrissent du même emplacement, ce qui risquerait d'être néfaste pour les yeux (provoquant la cécité d'une personne)".

Ainsi, on dit au lépreux, puni pour avoir du lachon ara : "Tu penses que ton ami t'a fait du tort, qu'il a pris de tes biens, qu'il t'a dérangé? Regarde donc la racine des cheveux et tu comprendras que de la même façon que chaque cheveu a sa racine, aucun homme ne peut empiéter sur ce qui appartient à l'autre".

=> Chacun reçoit du Ciel ce qui lui revient, avec une précision extraordinaire, et personne ne peut prendre ce qui est prévu pour son prochain.

[si une personne s'armait de bon sens, il comprendrait que : "Personne ne peut toucher, ne fut-ce d’un millimètre, à ce qui est destiné [du Ciel] à son prochain" (guémara Yoma 38b), et que personne ne peut lui faire concurrence, et il cesserait sur le champ de médire de son prochain.
Les poils donnent l'impression en reposant les uns sur les autres, de se disputer leur place. Néanmoins, lorsqu'on les rase, il s'avère que chaque poil s'alimente d'une racine différente sur le crâne de l'homme.
De même, Hachem peut donner l'infini de bénédictions à chaque personne, faisant que ce que l'autre a ne l'est nullement à mon détriment.]

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"Celui qui prononce du lachon ara, c'est comme s'il reniait D."
[guémara Arakhin 15b - Rabbi Yo'hanan au nom de Rabbi Yossi Ben Zimra ]

-> Le rav Elimélé'h Biderman commente :
Cela signifie que la racine de cette faute est un manque de émouna. En effet, une personne profère du lachon ara (paroles médisantes) sur son prochain seulement parce qu'elle s'imagine que ce dernier lui a causé un dommage, lui a porté préjudice, l'a fait trébucher, lui a fait un affront ou a réussi dans ses entreprises à son détriment, ou à cause d'autres accusations à son égard.
Mais si elle était convaincue que personne au monde n'est en mesure de lui causer le moindre dommage ni la moindre perte, car son sort ne dépend que d'Hachem, elle ne parlerait en mal de personne et cesserait de ressasser jour et nuit des paroles telles que : 'que m'a fait un tel' ou 'qu'a-t-il dit à mon sujet’!
[...]

Ainsi, à quoi lui sert-il de se plaindre de son prochain?
Ce n'est, en effet, pas lui qui lui a causé une perte ou un quelconque préjudice.
Grâce à cette réflexion, on parviendra à se purifier entièrement de la faute de la médisance.
Car tel est le fondement d'une émouna pure : à chaque créature est octroyée par le Ciel, sa subsistance et tout ce dont elle a besoin. Chacun possède une source particulière dont il tire sa vitalité.
Aussi, pourquoi devrait-il s’évertuer à courir jour et nuit pour acquérir sa subsistance puisque de toute façon, elle lui a déjà été préparée? Quoi qu'il fasse, ses efforts ne lui rajouteront rien. Alors, à quoi bon se fatiguer en vain?
Il ne lui incombe que de faire sa part d'efforts personnels pour se rendre quitte de son devoir (hichtadlout).
De plus, même après l’avoir accomplie, il devra rester convaincu que ce ne sont pas ses efforts qui vont lui apporter sa subsistance mais qu’elle est le fruit du décret Divin.

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-> "Vint 'Habakouk et établit toutes les mitsvot sur une seule, comme il est dit : "Et le juste vivra par sa foi" ('Habakouk 2,4) (guémara Makot 24a).

=> Le prophète 'Habakouk est-il venu pour nous exempter de toutes les mitsvot?

-> Le Toledote Yaakov Yossef (paracha Kora'h) répond que pour parfaire son âme, il serait nécessaire que chaque juif accomplisse la totalité des mitsvot de la Torah. Or, cela est impossible en pratique, car certaines mitsvot sont à accomplir par le Cohen, d'autres par le Lévi, d'autres encore par Israël, et on n’a encore jamais vu un Cohen qui est à la fois Lévi et Israël ...
Néanmoins, lorsque les juifs sont unis, chacun acquitte son prochain de son devoir et ils se complètent les uns les autres.
Malheureusement, cette union est impossible lorsque [par exemple] Réouven hait [par exemple] Chimon parce que ce dernier lui fait concurrence dans son activité commerciale, que Lévi garde rancune à Yéhouda, parce que celui-ci lui a fait rater son Chidoukh, lorsqu'un autre ne cesse de dénigrer jour et nuit celui qui a eu ‘l’impudence’ de ne pas lui accorder la montée à la Torah 'qui lui revenait' ...

C'est à ce propos que le prophète 'Habakouk est venu fonder toute la Torah entière sur la émouna : grâce à elle, l'homme n'a plus d'ennemi, les juifs s'aiment et se respectent mutuellement.
Ils savent que rien ne peut se produire dans ce monde, même entre un homme et son prochain, sans que cela n'ait été décrété au préalable dans le Ciel et que personne ne peut causer le moindre préjudice à quiconque sans que la main Divine ne l'y ait conduit.

[le 'Hozé de Lublin (Zot Zikaron) dit : "Il est bon de se rappeler qu'absolument tout provient du Créateur, comme la guémara (Taanit 7b) l'affirme : "Une personne ne se cogne pas son orteil si cela n'a pas été décrété du Ciel", et ce même si c'est causé par un être humain qui a le libre arbitre."]
Dès lors, à quoi bon se plaindre de son prochain si celui-ci n'est pas responsable du dommage?

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-> Le Pélé Yoets (Erékh Kina) enseigne :
"Le penchant du cœur de l'homme est mauvais et l'incite à penser qu’il est unique dans sa génération en sagesse, en honneurs et en richesse. C’est pourquoi il souffre lorsqu'une autre personne l'égale ou la dépasse ; il la jalouse, cherche à lui nuire, et profère du lachon ara à son égard.
La haine provoquée par la jalousie est colossale, et le dévore comme un feu indomptable. Celui qui est atteint de ce mauvais défaut est rongé par les tourments durant toute son existence
et n'a aucun ami ; il multiplie les querelles, se réjouit du malheur des autres et désire qu'ils échouent...
Son mal est tellement grand qu'il est inexprimable.
Celui qui désire la vie fuira ce défaut et soumettra son mauvais penchant en ayant des pensées pures. Il réfléchira au fait, par exemple, que personne ne peut toucher à ce qui est réservé à autrui et que même s'il était seul au monde, il ne pourrait gagner plus que ce que le Ciel a décrété pour lui.
Et à l'inverse, même si ses concurrents étaient des milliers de fois plus nombreux, il ne lui manquerait pas un centime de ce qui lui a été octroyé.
Il sera ainsi satisfait de ce qui est la volonté d'Hachem, le Rocher intègre, et il agira favorablement envers chacun."

La tsédaka qui sauve du jugement du Ciel

+ La tsédaka qui sauve du jugement du Ciel :

"Or, Avraham et Sarah étaient vieux, avancés en âge ; le cycle des femmes avait cessé pour Sarah" (Vayéra 18,11)

-> Après que les anges aient annoncé à Avraham qu'il aurait un fils, le verset dit : "Les hommes se levèrent et fixèrent leurs regards dans la direction de Sodome" (Vayéra 18,16).
Le Zohar (104a) déclare : "Rav Elazar dit : Venez voir comment Hachem agit avec bonté envers toute la création, et plus encore envers ceux qui suivent Ses voies. Même lorsqu'Il veut juger le monde, Il accorde à ceux qu'Il aime le mérite d'accomplir d'abord des mitsvot afin de protéger le monde et de le sauver grâce à ce mérite avant de prononcer le décret."

Le Zohar explique que lorsque Hachem aime une personne, Il lui envoie un cadeau. Quel est ce cadeau?
Il lui envoie un homme pauvre à qui elle doit faire preuve de bonté afin de gagner des mérites.
Lorsque la personne fait preuve de 'hessed envers l'homme pauvre, Hachem place sur elle un "fil de 'hessed" qu'Il attache à sa tête en signe que lorsque le jugement viendra sur le monde, les forces destructrices resteront loin d'elle.

Un exemple de cela est que lorsqu'Hachem a voulu faire tomber Son jugement sur Sodome, Il a d'abord envoyé un mérite à Avraham, qui a servi à sauver son neveu, Lot.
C'est pourquoi il est dit qu'Avraham "s'est souvenu d'Avraham" et a sauvé Lot de l'enfer.
Il n'est pas dit qu'Il s'est souvenu de Lot, car Lot n'a été sauvé que grâce au mérite de la bonté d'Avraham envers les trois anges.

Le Zohar conclut en disant : "Une personne reçoit le mérite d'accomplir un acte de tsédaka (ex: financièrement, moralement, émotionnellement) à un moment où le monde est jugé afin qu'elle puisse être sauvée de ce jugement (la rigueur divine), comme il est dit : "La tsédaka sauve de la mort" (Michlé 10,2).

Lorsque quelqu’un veut faire davantage de tsédaka, Hachem lui donne de l’argent pour le faire

La guémara (Baba Batra 9b) dit : " 'Celui qui poursuit la tsédaka et le 'hessed trouvera la vie, la tsédaka et l'honneur (Michlé 21,21)'. Qu'est-ce que cela signifie lorsque l'on dit que celui qui poursuit la tsédaka trouvera la tsédaka?
Cela nous enseigne que si une personne cherche à donner de la tsédaka, Hachem lui fournira de l'argent afin qu'elle puisse donner de la tsédaka".

[ainsi plus on désirera donner à la tsédaka, plus Hachem nous en donnera les moyens de le faire (il faudra être vigilant car selon le 'Hafets 'Haïm avec l'argent vient aussi un yétser ara plus fort faisant qu'il nous sera plus difficile alors de donner notre argent à de bonnes causes (libre arbitre oblige). ]

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-> Le 'Hida cite cette guémara, et l'applique au verset : "Prenez pour Moi un don (térouma), de tout homme qui a un cœur généreux (yidvénou libo)" (Térouma 25,2).
Il explique que cela peut être compris comme signifiant que si une personne a un cœur généreux et veut faire la tsédaka, sa récompense sera qu'on lui donne de l'argent pour qu'elle puisse faire la tsédaka.

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-> Le Maharcha explique que la guémara parle d'une personne qui n'a pas d'argent à donner, mais qui court après les autres et les convainc de faire la tsédaka. La récompense pour une telle personne est qu'Hachem lui donne de l'argent afin qu'elle puisse elle-même faire la tsédaka.

Le meilleur conseil pour une personne afin d'être méritante dans le jugement est de devenir quelqu'un dont les gens ont besoin et qui comptent dessus.
[rav Israël Salanter]

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-> L'Alter de Kelm dit que le meilleur mérite que nous pouvons espérer avoir pendant les 10 jours de repentir, c'est de faire partie d'une communauté (tsibbour), d'être quelqu'un dont la communauté a besoin.
En ce sens, nous récitons les Séli'hot qui ne sont pas des prières dites par un individu, mais plutôt l'expression d'une téchouva de la communauté.
Le Rambam (Hilkhot Téchouva 3,4) décrit ces prières comme des prières récitées dans les synagogues, comme une réflexion de la nature communautaire.

L'alter de Kelm avait l'habitude de mettre une notice à l'entrée du talmud Torah de Kelm à Roch 'Hodech Elloul. Il y rappelait que le meilleur moyen de mériter un bon jugement est d'être une personne qui est utile et nécessaire à autrui.
En effet, le jugement n'est alors pas limité à son propre petit mérite, mais il doit prendre en considération le mérite de tous ceux qui ont profité de lui et qui ont dépendu de lui.

[ex: une personne qui a le sourire, qui a des mots positifs avec autrui, devient nécessaire, et cela peut lui empêcher de mauvais décrets qui pénaliseraient par ricochet tous ces gens a qui elle redonne la vie! ]

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-> Le verset (Vaét'hanan 3,23) nous dit que Moché a prié et supplié Hachem de lui permettre d'entrer en terre d'Israël.
Le Baal haTourim explique que Moché a supplié Hachem de répondre à ses prières par le mérite de : "J'ai encouragé et donné de la force au peuple d'Israël [en leur disant de ne pas avoir peur des rois ennemis - 'hizakti ét Israël], peut-être [que par ce mérite] Hachem va avoir pitié de moi [et répondra à ma prière - oulaï yéra'hem alaï]

Le rav Efraïm Eliyahou Shapiro dit que Moché aurait pu demander que sa prière (entrer en Israël) soit exaucée par le mérite des actions incroyables qu'il a pu faire durant sa vie.
Par exemple, Moché aurait pu demander à avoir sa prière réalisée par le mérite de nous avoir donné et enseigné la Torah? Par le mérite d'avoir été le dirigeant du peuple juif? ...
Cependant, parmi tous ces mérites énormes que Moché a pu faire, il a choisi le fait d'avoir renforcé et encouragé le peuple juif.

Il en résulte que les meilleurs mérites que nous pouvons acquérir pour sortir gagnant de notre jugement au Ciel, c'est d'être à l'écoute de notre prochain et de prendre soin de lui, de faire qu'il se sente aimé et important, ...
[parfois un "boujour", un sourire, ... peuvent faire des miracles]

[d'une certaine façon si tu traites ton frère juif comme un roi, alors Hachem te traitera royalement!]