+ En tout juif il doit y avoir un respect pour chaque mot qui sort de sa bouche, car le verset dit : "l’homme devint une âme vivante", et le Targoum Onkelos explique "un esprit parlant" (roua’h mémaléla - Béréchit 2,7), ce qui signifie que c’est par la parole qu’on reconnaît que l’homme est une âme vivante.
Donc si l’homme ne respecte pas sa parole, s’il ne fait pas attention à chaque mot qui sort de sa bouche, à chaque promesse qu’il fait et à chaque alliance qu’il conclut, il se méprise lui-même, il méprise l’image de D. qui est en lui, l’"esprit parlant" qui a été mis en lui.
Ce n’est pas pour rien que nous trouvons dans les paroles des Sages une malédiction pour un homme qui ne tient pas sa parole, ainsi qu’il est écrit dans la guémara (Baba Metsia 44a) : "Celui qui a demandé des comptes à la génération du déluge et à la génération de la dispersion demandera des comptes à celui qui ne tient pas sa parole".
[rabbi David Pinto - la voie à suivre n°598]
Catégorie : Mitsvot vis-à-vis d’autrui
L’impact du lachon ara sur la pluie
"La pluie ne s'arrête qu'en raison de ceux qui profèrent du lachon ara" (rabbi Chimin ben Pazi - én aguéchamim néétsarin éla bichvil méssapéré lachon ara - guémara Taanit 7b)
-> Le 'Hatam Sofer (Drachot 'Hatam Sofer, 2e partie) explique que naturellement, l'haleine émise par la bouche de l'homme s'élève et entre dans les nuages remplis de pluie.
De ce fait, lorsqu'on commet une faute en proférant des propos interdits de médisance et de colportage, cette haleine impure souille l'eau de pluie présente dans les nuages, et les fruits et les cultures qui poussent, arrosés par les pluies, absorbent également cette impureté.
Ainsi, celui qui en consomme introduit également cette impureté en lui, qui ne fait que s'accroître.
Lorsque D. remarque que les hommes se dégradent et commettent de plus en plus de fautes, dans Sa grande compassion et bonté, Il arrête les pluies pour mettre un terme à cette diffusion croissante de l'impureté.
[rapporté par l'Admour de Kalov]
[la source exacte est : drachot ‘Hatam Sofer, ‘helek ב,p. 376, s.v. אחז"ל ]
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-> Le Trisker Magid (Maguen Avraham - Le'h Le'ha, s.v. ויאמר ) relie la maladie dans le monde à l’air et au climat. L’Air relève du "roua'h" (רוח) source du dibour (רוח), la parole comme il ressort du Targoum Onkélos qui utilise l’expression "roua'h mémaléla" (רוח ממללא), un souffle parlant (Béréchit 2,7).
En portant atteinte à sa force locutoire (par le mensonge, la moquerie, la médisance, ...), cela affecte l’air (qui, à travers la respiration, permet de parler) et génère la maladie dans le monde.
En sanctifiant sa bouche avec des mots de Torah et de prière (téfila), cela arrange le climat et purifie le monde de ses maux.
Le rav Yéhochoua Alt fait remarquer que les lettres réagencées du mot רפואה (réfoua) donnent אור פה (or pé), la lumière de/dans la bouche.
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-> La guémara (Béra'hot 32b) rapporte que Rava n'autorisait jamais un jeûne par temps nuageux, car il pensait que les nuages retiendraient la prière. Comme le dit le verset : "Tu t'es enveloppé dans un nuage que la prière ne peut percer" (Eikha 3,44).
=> Quel est ce nuage qui empêche nos prières de passer?
-> Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach - 'helek 1 amoud 83) explique qu'il est constitué de l'air chaud et de la buée qui sortent chaque jour de nos bouches, de paroles qui contiennent souvent des mots de tromperie, de lachon ara, de colère et d'onaat devarim (léser une personne par la parole).
Une conversation inappropriée inclut même des mots appropriés émis au mauvais moment ou au mauvais endroit, comme des bavardages inutiles à la synagogue, en particulier pendant la prière.
Ces vapeurs s'élèvent, forment un nuage et empêchent nos prières de se frayer un chemin jusqu'à Hachem. Les gens qui parlent pendant la prière empêchent les prières de la synagogue d'atteindre le Tout-Puissant.
Cela rejoint la conclusion du 'Hatam Sofer : le lachone hara, la ré' hilout et la onaat devarim travaillent tous à ériger une barrière entravant l'acceptation de nos tefilot par Hachem.
"Voici les engendrements de Noa’h, Noa’h était un homme juste et droit dans sa génération" (Noa'h 6,9)
-> Le Ben Ich 'Haï a expliqué ce verset d’après le verset : "comme l’eau reflète le visage, ainsi le cœur de l’homme répond à l’homme" (Michlei 27,19).
De la même façon que l’homme se conduit envers le prochain, le prochain se conduit envers lui.
L’exemple de ce phénomène est l’eau. L’image de l’homme se reflète dans l’eau sans altération, avec une exactitude parfaite, ainsi exactement la conduite de l’homme se reflète dans le rapport de la société et de l’entourage envers lui.
C’est ce que dit le verset ici : "Voici les engendrements de Noa'h", la Torah nous dit en allusion que si l'homme est agréable (mot se disant en hébreu : noa’h) envers les autres, agréable (noa’h) dans ses attitudes et ses bonnes actions, dans son langage et sa conduite, les engendrements de ses actions seront également agréables (noa’h), l’entourage et la société seront également agréables envers lui.
Le Ben Ich 'Haï écrit que le mot noa'h (נח), est fait des mêmes lettres que 'hen (charme - חן), pour nous dire en allusion que de cette façon on plaira à tous ceux qui vous voient.
Quelqu'un qui permet à la haine envers une autre personne de rester dans son cœur, bloque ses prières d'atteindre le Ciel.
[Maté Efraïm - 606,4]
2 personnes qui parlent en même temps cela fait du vacarme, mais 2 personnes qui chantent en même temps cela fait de l'harmonie.
[rabbi Na'hman de Breslev]
[en chantant les 2 cherchent à se sublimer, tandis qu'en parlant ensemble chacun ne cherche qu'à exposer son idée.
Notre unité génère une belle symphonie à Hachem, tandis que l'individualisme, la culture de l'égo (moi je), génère un vacarme sonore insupportable.
L'un rapproche Hachem de nous (et donc les bénédictions), l'autre l'en éloigne.]
Lorsque tu rencontres quelqu'un, et que tu permets qu'il ait de la place dans ton cœur, c'est la plus profonde hakhnassat or'him (mitsva d'hospitalité).
[rabbi Shlomo Carlebach]
L'unité et l'amitié sont si puissantes, que même Hachem veut en faire partie.
[rabbi Noa'h Weinberg]
La question n'est pas de savoir à quel point nous nous aimons les uns les autres. La question est de savoir à quel point nous nous aimons les uns les autres, quand nous nous détestons les uns les autres.
[rabbi Shlomo Carlebach]
+ "Lorsqu'un juif s'efforce d'accomplir un acte de bienfaisance, même si [finalement] il n'y est pas parvenu, il éveille l'attribut de bienfaisance dans les mondes supérieurs et cela engendre un bénéfice en faveur de tout le peuple juif.
Ainsi, il est impossible qu'un acte de bienfaisance échoue, puisqu'il met systématiquement en activité l'attribut de bienfaisance dans les mondes supérieurs.
Lorsque l'acte de bonté a été réussi, la mitsva et sa récompense sont encore plus grandes".
[d'après le 'Hafets 'Haïm]
Ah! Si les hommes étaient sages! Ils s'embrasseraient et s'aimeraient les uns les autres au lieu de se battre les uns contre les autres.
[Baal Chem Tov]
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-> Maître du monde! Fais en sorte que chacun d'entre nous voit les qualités de son prochain avant de voir ses défauts et que nous parlions les uns des autres de façon droite et dénuée de haine.
[Rabbi Elimélé’h de Lizensk - le Noam Elimélé’h]
-> Il faut qu'en premier lieu, tu observes tes propres défauts et les qualités d'autrui plutôt que le contraire.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev]
-> Un petit tsadik aime les petits pécheurs.
Un grand tsadik aime les grands pécheurs.
[Baal Chem Tov]
-> Pour aimer un racha absolu, il faut être soi-même un tsadik absolu.
[rabbi Pin'has de Koritz]