"Chaque pas que l'homme fait en faveur de son prochain lui en économise mille pour lui-même"
[rav Chlomke de Zwil]
La mitsva du 'hessed évite à celui qui la pratique bien des soucis et des tourments.
"Chaque pas que l'homme fait en faveur de son prochain lui en économise mille pour lui-même"
[rav Chlomke de Zwil]
La mitsva du 'hessed évite à celui qui la pratique bien des soucis et des tourments.
"Tel est prodigue de son bien et le voit s'augmenter" (Michlé 11,24)
-> On pourrait penser qu'en aidant autrui financièrement on s'appauvrit, mais selon nos Sages, ce verset nous assure que c'est le contraire : finalement, cela nous apporte davantage que ce que l'on avait avant.
-> Rabbi Yossef Mougrabi, citant le Baal Chem Tov, affirme que ce verset fait également référence à la spiritualité.
Une personne qui consacre beaucoup de temps à enseigner la Torah, à renforcer autrui, à résoudre leurs problèmes, n'aura pas à s'inquiéter de s'appauvrir spirituellement.
En effet, Hachem va lui fournir une aide Divine supplémentaire [qu'il n'aurait pas eu sinon], durant le temps qu'il a pour étudier personnellement.
Au final, cela lui permettra d'avancer et d'avoir plus de Torah à disposition pour donner aux autre.
Le rav Ovadia Yossef (Séfer Ya'hid béDora - chap.5) dit que c'est uniquement par les sacrifices qu'il a fait pour aider autrui qu'il a reçu une aide du Ciel dans son étude de Torah.
[de même que nous aidons autrui au-delà de nos obligations strictes, de même Hachem nous aide en nous donnant au-delà de ce que nous devrions avoir.
De plus, cela ressemble d'une certaine façon à un père qui voit un de ses enfants prendre soin, aider, un autre des ses enfants, et qui va alors le remercier bien au-delà de ce qu'il a pu donner. ]
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-> [Hachem nous dit : ] "Personne n’a fait ma volonté et en a été perdant."
[midrach Dévarim rabba 4,5 – en adam shoméa li oumafssid]
-> "Une personne ne sera jamais perdante d’avoir réalisée une mitsva"
[Kohélét 8,5 – shomer mitsva lo yéda davar ra]
L'amour d'un juif est plus grand que l'amour de D., car même Hachem aime chaque juif.Ainsi, tout celui qui aime les juifs aime les bien-aimés de D.[rabbi Chnéour Zalman de Liadi]
Afin d'en venir à aimer chaque juif, votre âme doit être plus importante que votre corps.
Le vrai amour se fait d'âme à âme.[Tanya - chap.32]
La guématria de "ich" (un être humain - איש) est de 311, qui est la même que le mot : lérééou (à notre prochain / pour autrui - לרעהו).
Nous voyons de là que c'est uniquement celui qui voit les besoins d'un autre juif et qui agit comme si c'était quelqu'un de proche de lui, qui mérite d'être considéré comme un homme honorable (un ich).[rav Yossef 'Haïm Sonnenfeld]
Les juifs par nature s'aiment les uns les autres, mais lorsque nous permettons à l'influence et aux mentalités du monde non-juif d'entrer dans le nôtre, alors nous commençons à agir comme eux, et cela va entraîner des sentiments de haine envers nos frères bien-aimés.
Ainsi, ce n'est pas le juif qui déteste un autre juif, mais plutôt le "non-juif" à l'intérieur d'un juif qui va haïr un autre juif.
[Divré Chaaré 'Haïm]
[en effet : "C’est une halakha qu’Essav (les non-juifs) hait Yaakov (les juifs)" (midrach Yalkout Chimoni Bamidbar 722)
Ainsi, plus on laisse les influences non-juives s'installer en nous, plus on aura un partie importante de nous qui haïra les autres juifs!]
"Tu observeras les commandements de Hachem, ton D., en suivant Ses voies et en Le craignant" (Ekev 8,6)
-> Rabbi Moché Cordovéro (Tomer Devora) commente :
La Torah nous ordonne d'aimer Hachem et de "suivre Ses voies", de L'imiter.
A chaque fois que quelqu'un transgresse (la volonté de D.), c'est comme s'il insultait Hachem.
Cependant, Hachem continue à lui donner la vie et de la vitalité.
Nous aussi nous devons travailler sur nous-même afin de témoigner à autrui de la patience et de la tolérance.
Même s'il nous a insulté ou blessé sans nous demander pardon, nous ne devons pas s'abstenir d'agir avec lui avec bonté.
Le Zohar dit : "Hachem, la Torah et Israël (les juifs) sont un".
De la même façon que nous ne pouvons pas prendre séparément Hachem ou bien Sa Torah en affirmant : "Ce verset en particulier ne m’intéresse pas", de même nous devons approcher notre prochain juif en le traitant avec respect et en reconnaissant son importance pour le peuple juif dans son ensemble.
[rabbi Its’hak de Vorka]
[Chaque juif est lié avec la Torah et Hachem. Ainsi, lorsque nous ne traitons pas avec respect un juif, nous portons également atteinte à Hachem Lui-même, et à la Torah!
Et inversement!
De même que chaque lettre de la Torah est indispensable et d'une importance infinie, de même pour chaque juif. ]
Il y a 3 fautes devant lesquelles le "rideau" [séparant ce monde de la Présence Divine] ne fait pas obstacle [et qui montent tout droit devant Hachem pour accuser l'homme].
[Il s'agit de] : causer du tort à son prochain, voler, et vouer un culte aux idoles.[Rabbi Abahou - guémara Baba Métsia 59a]
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-> Le Méam Loez (Eikha 1,21) ajoute : "Ces 3 fautes sont toujours devant D.
Causer du tort dans ce contexte, signifie faire de la peine".
De nos jours [malgré l'absence du Temple], nous avons la possibilité d'obtenir l'expiation de nos fautes.
Comment cela?En accomplissant des actes de bonté (guémilout 'hassadim) l'un envers l'autre, comme il est écrit dans le verset : "Je (Hachem) prends plaisir à la bonté ('hessed) et non au sacrifice" (Ochéa 6,6).
Hachem préfère les actes de bonté ('hessed) aux korbanot (sacrifices).[rabban Yo'hanan ben Zakaï - Avot déRabbi Nathan 4,5]
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-> Le 'Hafets 'Haïm (introduction Séfer Ahavat 'Hessed) ajoute qu'au-delà de l'expiation que permet nos actes de bonté envers autrui, si l'on peut dire, cela va également permettre à Hachem de nous donner de la bonté.
En effet, Hachem désir nous combler de bénédictions, et Il nous donne un moyen de les recevoir.
L'un de ces moyens est en accomplissant du 'hessed aux autres, qui va causer en retour qu'Hachem nous fasse du 'hessed.
[de même que l'on donne de notre argent, de notre temps, de notre écoute à autrui, ... sans obligation personnelle, de même en mesure pour mesure, Hachem va nous combler de bénédictions sans s'appuyer sur nos mérites, sur une raison particulière.]
[le 'Hafets 'Haïm fait remarquer que si l'on nous donnait la possibilité d'offrir un sacrifice sur l'autel au Temple, nous en serions tout excité!
On a vu (verset ci-dessus) que Hachem préfère les actes de bonté aux sacrifices. Ainsi : combien devons-nous en être encore davantage rempli de joie, de fierté, lorsque nous faisons du 'hessed!]