« Si quelqu’un suspecte une personne d’avoir fait quelque chose qu’elle n’a pas fait, il a l’obligation de lui faire une bénédiction »

[guémara Béra’hot 31b]

« La dégradation des générations provient essentiellement du manque de vigilance des gens pour le vol et la spoliation sous toutes ses formes.

C’est la plus grande accusation pesant sur l’homme, conformément au commentaire de nos Sages (midrach Vayikra rabba 33,3) sur le verset : « Or la terre s’était corrompue » (Noa’h 6,11) : « Ils ont rempli une mesure de fautes, celle du vol étant le principal chef-d’accusation ».

[rav Shmouël Wosner – rapporté dans le Omatok haOr
– à propos de la guémara (Erouvin 100b) : « Si la Torah n’avait pas été donnée, nous aurions appris [l’interdiction du] vol de la fourmi ».]

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+ « D. dit à Noa’h : « la fin de toute chair est venue devant Moi, car la terre est remplie de brigandage à cause d’eux ». » (Noa’h 6,13)

-> Rachi = D. a décidé la condamnation des habitants de la terre à cause du vol.

-> « Viens et vois comment est grande la force du vol.
La génération du déluge a transgressé toutes les prescriptions qui lui avaient été faites (meurtres, incestes, …), mais finalement, elle n’a été détruite qu’à cause du vol. »
[guémara Sanhédrin 108a]

« Aime ton prochain comme toi-même : Je suis Hachem » (Kédochim 19,18)

-> Les lettres hébraïques qui suivent celles de : « réa’ha » (ton prochain – רֵעֲךָ), sont :
– le : ר suivi par :ש ;
– et ע par : פ ;
– et ך par : ל.
Ces lettres forment le mot : « chafal » (שפל) : modeste, humble.

=> Ainsi, nous pouvons traduire : « vé’aavta léréa’ha » = « aimer », c’est-à-dire « choisir », le mot qui est le « prochain » de « réa’ha » dans l’alphabet hébraïque.
Il s’agit de : « chafal » (humble) = « choisissez l’humilité », car ainsi vous aimerez votre prochain comme vous-même.

[rabbi Shalom de Belz – Dover Shalom]

[une personne humble n’est pas remplie par son égo, et a donc de la place pour autrui en elle-même!]

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-> Comment pouvons-nous aimer un prochain qui nous traite mal?

Rabbi Shmelke de Nikolsbourg (Imré Chmouël) répond :
Toutes les âmes individuelles d’Israël sont une partie de l’âme globale d’Adam, le 1er homme.
L’âme de chaque juif constitue une étincelle découlant de cette âme d’Adam.

Considérons les implications de cette idée.
Il arrive parfois qu’une personne se donne un coup à la tête involontairement. Si de rage, elle prend un bâton et frappe sa main pour avoir blessé sa tête, vous allez penser qu’elle a perdu l’esprit.
Pourquoi devrait-elle s’infliger encore plus de douleur?

Il en est de même si un juif blesse volontairement son prochain juif.
Si la personne blessé se venge, elle s’inflige un dommage contre elle-même.

=> Considérons plutôt que tout est décrété par D., et que Hachem possède plusieurs moyens d’administrer la justice.

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-> « Comment pouvons-nous aimer un méchant (racha)?

Pensez de la façon suivante : l’âme de chaque personne est une part du D. Tout-Puissant.
Par conséquent, ayez pitié de l’étincelle Divine qui est emprisonnée à l’intérieur de l’homme méchant, et aimez cette étincelle. »
[Rabbi Shmelke de Nikolsbourg – Chémen haTov]

-> « J’espère pouvoir aimer un bon juif autant que D. aime un racha »
[rabbi Aharon de Karlin – Birkat Aharon]

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-> Lorsque vous voyez votre ami commettre une faute, ne l’incriminez pas.
A la place, pensez : « Quelles excuses pourrais-je imaginer pour m’exonérer si j’avais été dans sa situation? »

Appliquez la même excuse à votre ami et faites de votre mieux pour l’exempter de toute faute.
C’est le sens du passage : « Aime ton prochain comme toi-même ».
[rabbi Ména’hem Mendel Haguer de Kossov – Even Chtia’h]

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-> « Aime Hachem ton D. » et « Aime ton prochain » sont effectivement 2 commandements distincts, mais par essence, aimer D. et aimer son prochain forment un seul et même commandement.
C’est la tâche du tsadik de transformer les 2 amours en un seul.
[le Ohev Israël – Esser Orot]

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-> Le Noam Elimélé’h enseigne :
Le Zohar nous enseigne que l’âme habille le corps comme un vêtement, imprégnant les membres et les organes.
L’âme désire aimer Hachem, mais notre matérialité est un obstacle.

Au sens figuré, la Torah nous instruit par le verset ci-dessus d’aimer notre voisin, c’est-à-dire D. (comme dans le verset de Michlé (27,10) : « N’abandonne ni ton ami, ni l’ami de ton père »), comme nous-mêmes.
De la même façon que votre âme aime Hachem d’un amour entier, ainsi vous, le double corporel, devez aimer D. d’un amour véritable, afin que le corps et l’âme se complètent harmonieusement.

Ceux qui parfaits dans leur midot s’effacent pour préserver l’honneur d’autrui, alors que l’homme ordinaire veut rester honorable, même au prix d’une humiliation du prochain.

[Péniné ‘Hokhma 238]

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-> Moché a préféré retarder la Délivrance de tout le peuple juif (des millions de personnes!), qui subissait d’atroces souffrances liées à l’esclavage en Egypte, plutôt que de risquer causer le moindre sentiment de honte à son frère aîné : Aharon.

-> De même nos Sages affirment que si la venue du machia’h, ou bien du 3e Temple, devait entraîner de la honte à un seul juif, alors il ne peut pas venir.

=> Cela nous permet de se rendre compte d’à quel point l’honneur de notre prochain doit être important/vital à nos yeux!

La colère – Quelques citations de nos Sages (1ere partie)

+ La colère – Quelques citations de nos Sages (1ere partie) :

-> La colère est la pire de toutes les qualités.
[Gaon de Vilna – Biour haGra – Michlé 16,31]

-> Savoir retenir son tempérament est le meilleur des bons traits de caractère.
[Séfer ‘Hassidim 72]

-> Se dominer dans un moment de colère, voilà la plus noble attitude qui puisse être.
[Méiri – guémara Erouvin 65b]

-> La colère est un des 2 traits de caractères (avec l’orgueil), qui bloque totalement notre service de Hachem.
Elle fait partie de la liste des pires qualités pour lesquelles il faut adopter une attitude de tolérance zéro.
Une personne ne doit jamais se permettre d’être en colère, même sur des choses qui entraînent à juste titre de la colère (et même si cela semble parfaitement justifiable).
[Rambam – Hilkhot Déot 2]

-> Une personne chez qui règne la colère, elle se refuse de vivre une vie heureuse.
[Or’hot Tsadikim – Chaar haKaas]

-> Une personne qui va faire des efforts pour contrôler sa colère ne regrettera jamais les efforts investis.
[Séfer haYachar – Chaar 6]

-> Qui retient sa colère n’éprouvera jamais de regret.
[Rabbénou Tam – Séfer haYachar – Chaar 6]

-> « Qui résiste à la colère l’emporte sur le héros ; qui domine ses passions sur un preneur de villes. » (Michlé 16,32)

[ => Pour un juif, un super héro n’est pas superman, mais plutôt quelqu’un qui ne se met pas en colère!]

La colère – Quelques citations de nos Sages (2e partie)

+ La colère – Quelques citations de nos Sages (2e partie) :

+++ Quelques inconvénients de se mettre en colère :

-> b’h, à ce sujet il est important de se rendre compte d’à quel point la colère, c’est : détruire notre « moi » le plus intime : https://todahm.com/2019/01/12/la-colere-cest-sauto-detruire/

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-> « Ne maudis jamais personne, car souvent, les malédictions se retournent contre leur auteur et contre sa descendance »
[Séfer ‘Hassidim]

=> La colère est un moment propice à maudire autrui, et les malédictions émises contre son prochain ont beaucoup plus de probabilité de retomber sur nous que sur autrui. Alors pourquoi prendre un tel risque !
[c’est être l’arroseur arrosé de malédictions !]

-> « Ne hais point ton frère en ton cœur » (Vayikra 19,17)
Le ‘Hafets ‘Haïm (Ahavat Israël) fait remarquer que la haine gratuite est une faute que l’on peut avoir à chaque instant, et cela durant des mois, voir des années entières.
Les transgressions se multiplient alors à l’infini!!
[à chaque pensée, ressentiment envers mon prochain juif je génère une nouvelle faute de la Torah !]

-> Le coléreux serait prêt, s’il le pouvait, à détruire le monde entier.
Car la raison n’a plus d’emprise sur lui. C’est un forcené, une véritable bête sauvage …
Il en vient aisément à commettre toutes les transgressions imaginables si son humeur l’y conduit ; n’agissant plus sous aucune autre impulsion que sa colère, il va là où celle-ci l’entraîne.
[Ram’hal – Messilat Yécharim 11]

=> On vient de voir qu’en se m’étant en colère, en réalité, on se maudit soi-même, et on se créé pleins de fautes, sur lesquelles il sera difficile de faire téchouva, car nous ne pensons pas avoir mal agit : ce n’est que de simples pensées !

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-> « Les coléreux n’ont pas de vie »
[guémara Pessa’him 103]

-> La colère est le mal par excellence.
[Gaon de Vilna – Even Chléma]

-> Quoiqu’une personne colérique puisse réaliser [dans sa vie], sa colère va [venir] le détruire.
[Rav ‘Haïm Vital – Chaaré Kédoucha – Roua’h haKadech 3]

-> Que l’homme ne s’étonne pas si … il ne décèle ni bénédiction ni réussite dans les actes de ses mains.
Sache-le bien : cela est dû à la colère qui l’habite, car la sainteté l’a abandonné, et il n’est plus soumis qu’à l’esprit d’impureté qui le domine.
Voilà pourquoi il ne voit pas de bénédiction dans ses accomplissements.
[Ma’ané Rakh – chap.14]

-> A partir du moment où la colère d’une personne démarre, la miséricorde [Divine] est bloquée, avec toutes les conséquences terribles que cela peut avoir.
[le Baal haTanya – Sidour Kol Hachana]

-> « Rabbi Yonathan dit : Quiconque se met en colère est dominé par toutes sortes de Guéhinam.
[guémara Nédarim 22a]

-> Toutes sortes de manifestations de l’enfer s’abattent sur celui qui se met en colère, comme il est dit : « Chasse ta colère de ton cœur et éloigne le malheur de ta chair » (Kohélet 11,10).

-> La colère est aussi dure pour son corps que s’il était condamné à toutes sortes de châtiments de l’enfer.
[le Roch]

-> Qui se met en colère est dominé par toutes sortes de souffrances et d’afflictions, assimilées par nos Maîtres à l’enfer (guéhinam), dans son existence ici-bas.
Celles-ci sont : les rigueurs de la pauvreté, les maladies intestinales, les pressions des créanciers et une mauvaise femme.
[Ben Ich ‘Haï – Ben Yéhoyada – guémara Nédarim 22]

-> L’homme coléreux est la cible des maux affectant la zone des intestins.
[guémara Nédarim 22a]

Le Chita Mékoubétset commente : Par la colère, la température s’élève et brûle les aliments ingérés. Ceux-ci se digèrent mal et ne peuvent pas être rapidement évacués par le corps, lequel va endurer ainsi des souffrances intestinales.

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-> Lorsque [les époux] s’affrontent dans leur emportement, ils deviennent tous les deux : feu et feu, et le feu dévore jusqu’à la perdition.
[Réchit ‘Hokhma – Anava]

-> Les êtres coléreux meurent avant leur terme, comme en témoigne le verset : « C’est sa mauvaise humeur qui tue l’insensé » (Iyov 5,2).
[Séfer ‘Hassidim 145]

-> La colère abrège les jours de l’homme.
[Rabbi Na’hman de Breslev – Séfer haMidot]

-> La vieillesse s’empare de l’homme pour 4 raisons : la peur, la colère inspirée par les enfants, une mauvaise femme et les guerres. »
[midrach Tan’houma – ‘Hayé Sarah 2]

-> Il existe 3 catégories [d’hommes] dont la vie n’en est pas une : les cléments, les emportés et les être sensibles. »
[guémara Pessa’him 113b]

-> Qui tend à s’emporter et à tenir rigueur ne connaît de satisfaction ni dans ce monde, ni dans celui à venir.
Il n’éprouve nulle joie ici-bas, car il s’emporte et tient rigueur pour tout ce qu’il voit qui ne s’accorde pas avec son opinion, et il ressent constamment de l’amertume et de l’aigreur …
Il ne connaîtra pas plus de satisfaction dans le monde futur, puisqu’il se sera dirigé [toute sa vie durant] dans l’obscurité.
[Ma’ané Rakh – chap.21]

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-> « La destinée de celui qui se met en colère est de perte sa grandeur, même si cela lui avait été décrété. »
[guémara Pessa’him 66b]

[L’exemple donné est celui d’Eliav (cf. Chmouël I 17,28), le frère aîné du roi David, qui a perdu la royauté d’Israël, car Hachem a vu en lui une tendance à la colère. (selon le rav Eliyahou Lopian – Sité ‘Haïm Emouna)]

-> Moché pour s’être exclamé, en réprimandant la tribu de Réouven : « Bande de pêcheur » (Bamidbar 32,14), son petit-fils est devenu un serviteur de l’idole Mikha (cf. Choftim 18,30).
Cela bien qu’il se soit emporté au nom de la Gloire Divine. Toute chose exige de la pondération.
[Séfer ‘Hassidim 137]

-> La colère porte un préjudice considérable à la richesse.
L’homme doit savoir que, lorsque le mauvais penchant l’incite à s’irriter, c’est qu’une somme d’argent lui est justement envoyée du Ciel et que le yétser ara désire la lui enlever.
[Rabbi Na’hman de Breslev – Likouté Etsot]

-> Une querelle repousse 100 occasions de gagner son pain.
[Chla haKadoch]

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-> Rav Na’hman bar Its’hak affirme : « Il est évident que ses fautes [de celui qui se met en colère] sont plus nombreuses que ses mérites »
[guémara Nédarim 22b]
[ainsi, se mettre en colère est tellement grave, que d’une certaine façon à elle seule …]

-> Une personne qui se met [fréquemment] en colère, il est connu que ses fautes sont plus nombreuses que ses mérites, comme il est écrit : « un homme … qui se laisse emporter par la colère a de nombreuses fautes » (Michlé 29,22).
[Rabbi Na’hman de Breslev – Séfer haMidot]

-> 24 choses entravent le repentir. L’une d’elles est la colère.
[Rambam – Hilkhot téchouva 4,5]

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-> « Tout homme qui s’énerve, s’il est sage, sa sagesse le quitte …
S’il est prophète, son inspiration prophétique l’abandonne. »
[guémara Pessa’him 66b]

-> Rabbi Yirmiya de Difti ajoute : « Il [celui qui se met en colère] en vient à oublier son étude et à faire preuve de sottise. »
[guémara Nédarim 22b]

-> La Torah ne peut être comprise que par celui qui ne se met pas en colère, et ce n’est qu’à une telle personne que j’apparaîtrai.
[paroles de Eliyahou haNavi – Kalla rabbati – chap.5]

Par exemple, avant de transmettre sa sagesse en Kabbala à rav Yéhouda ha’Hassid, son maître l’a testé 6 fois pour voir s’il allait perdre son sang-froid.

-> Le midrach (Vayikra rabba 13,1) écrit : « En 3 circonstances Moché s’emporta, et chaque fois il oublia une loi : celles du Shabbath, des ustensiles métalliques et du deuil.
Après avoir prouvé que chacune de ces colères était parfaitement justifiée, le rav ‘Haïm Chmoulévitch (Si’hot Moussar 5733), dit que Moché oublia quand même un certain nombre de lois.
=> Il arrive à la conclusion suivante : la perte de sagesse ne survient pas comme une punition, mais c’est plutôt un phénomène naturel, par lequel toute colère entraîne forcément une perte de connaissances acquises.
Peu importe que cela soit justifié/nécessaire ou non : l’homme se voit privé de sagesse suite à tout accès de colère.

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-> Le coléreux n’est pas aimé de ses semblables car ils le considèrent comme un sot.
De ce fait, ses paroles et ses actes ne sont pas appréciés par les hommes et personne ne prend exemple sur lui.
[Orékh Apayim]

La colère – Quelques citations de nos Sages (3e partie)

+ La colère – Quelques citations de nos Sages (3e partie) :

+++ Quelques avantages de se préserver de la colère :

-> Hachem aime tout particulièrement 3 personnes : celui qui ne se met pas en colère, celui qui ne devient pas saoul, et celui qui pardonne (n’étant pas rigide sur ses droits).
[guémara Pessa’him 113a]

-> Celui qui se garde de la querelle et de la colère mérite que son foyer soit comparé au saint Temple.
[Zohar – Tikounim 69,2]

-> Celui qui se garde des disputes et de la colère est récompensé en ayant sa maison qui ressemble au Temple.
Les anges qui lui rendent visite la nuit de Shabbath disent : « Ce n’est pas le lieu d’une personne simple. C’est plutôt l’endroit que Hachem désire! » (Béréchit 28)
[Béer Moché – Chémot 993]

-> Celui qui se garde de la colère, ses ennemis n’ont pas de prise sur lui.
[Rabbi Na’hman de Breslev – Séfer haMidot]

-> L’homme qui maîtrise sa colère mérite d’atteindre un niveau plus élevé, au monde futur, que celui des anges.
[Séfer ‘Hassidim 140]

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-> Ne te mets pas en colère et tu ne pécheras pas.
[guémara Béra’hot 29b]

-> « Retire la colère de ton cœur, et [ainsi] éloigne les souffrances de ton corps »
[le roi Salomon – Kohélét 11,10]

-> Celui sur qui le penchant à la colère n’a pas d’emprise, le feu de l’Enfer ne régnera pas sur lui.
[Réchit ‘Hokhma]

Le ‘Hafets ‘Haïm (Chemirat haLachon) enseigne également que celui qui retire la colère de sa façon d’aborder la vie, sera sauvé de l’Enfer (guéhinam) et il méritera le monde à venir.

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-> Si tu veux atteindre un âge avancé, travaille sur ta colère.
[Rabbi ‘Haïm Palagi]

-> Les élèves de Rav Adda bar Ahava lui ont demandé : « Comment as-tu mérité de vivre si longtemps? »
Il leur a répondu : « Toute ma vie, je ne me suis pas mis en colère envers ma famille »
[guémara Taanit 20b]

[naturellement, nous avons davantage tendance à éviter de se mettre en colère en public. Nous nous retenons par peur de la honte et de la mauvaise image qui va s’en dégager.
Par contre, dans l’intimité de notre maison, c’est là que l’on verra si une personne contrôle véritablement sa colère.]

-> On a demandé à rav Eliyahou Lopian : « Pourquoi as-tu mérité une longue vie? (il est mort à 94 ans!)
Il a répondu : « A partir du moment où je suis devenu mature, je n’ai jamais été en colère, quelque soit la personne ou le sujet. »

Il a expliqué : « A partir du moment où tu laisses autrui vivre [en ne te mettant pas en colère], alors mesure pour mesure, Hachem te permettra de vivre. »

[ => lorsque ma colère vient empêcher mon prochain de vivre/exister, en réalité c’est ma propre vie que je raccourcis. Est-ce que cela en vaut vraiment la peine? En effet, cela fait très cher payé, uniquement pour avoir momentanément le dernier mot!]

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-> Celui dont la voix est calme et qui est fréquemment silencieux [pour des paroles inutiles, interdites], devient un chariot pour la présence divine.
[Ohr Tsadikim]

-> « Je t’aime d’un amour impérissable, aussi t’ai-Je attirée à moi avec bonté. » (Yirmiyahou 31,2)
Cela fait référence à une personne qui ne s’est pas mise en colère. Elle devient un chariot pour le Nom Divin de bonté (‘hessed), qui est appelé : amour.
[Réchit ‘Hokhma – Chaar haAnava – chap.3]

-> Le rabbi Moché Leib de Sassov affirme que le fait de surmonter sa colère, est plus important que 1 000 jeûnes.

-> Aussi longtemps qu’une personne traite autrui avec respect et patience, Hachem l’inclut parmi les personnes vertueuses.
[Or’hot Tsadikim]

-> Difficile à mettre en colère et facile à apaiser : tel est le sommet de la piété.
[midrach Chmouël – Pirké Avot 5,14]

-> Qui désire accéder à l’esprit de sainteté prendra garde à s’éloigner de l’orgueil […] et de la colère.
[Rabbi ‘Haïm Vittal – Chaaré Kédoucha]

-> Rien ne retire autant l’attachement de l’homme à son Créateur que la colère.
[…]
Le texte affirme sur celui qui ne se met pas en colère : « Je t’aime d’un amour impérissable » (Yirmiyahou 31,3) »
[Réchit ‘Hokhma – Chaar haAnava – chap.3]

-> Une personne qui est patiente et qui surmonte sa colère va mériter la subsistance et la richesse, atteindra la perfection dans la prière, et ses ennemis ne régneront pas sur elle.
De plus, elle méritera une bonne réputation, et ramènera de nombreuses âmes proches de Hachem.
[Rabbi Na’hman de Breslev – Séfer haMidot]

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-> La colère et la joie sont diamétralement opposées ; la colère et la tristesse vont de pair.
Il est impossible à une personne en colère d’être joyeuse, car elle n’accepte pas avec amour et joie toute chose qui peut lui arriver.
[Erech Apayim – siman aleph]

-> « La colère engendre la tristesse »
[Rabbi Na’hman de Breslev – Séfer haMidot – Kaas 34]

-> Une personne qui conquiert sa colère, va acquérir la joie.
[Déré’h Erets Zouta 4]