« [La mitsva d’aimer son prochain comme soi-même] comprend de nombreux aspects.

La règle générale est qu’un homme doit traiter son ami comme lui-même voudrait être traité : il doit veiller à son argent, éviter de lui causer du tort, parler favorablement de lui, protéger son honneur et ne pas chercher à se faire bien voir à ses dépens. »

[Séfer ha’Hinoukh – mitsva 243]

De même qu’un juif est puni pour avoir dit du lachon ara, de même il est puni s’il avait une opportunité de dire quelque chose de positif à autrui, et qu’il ne l’a pas fait.

[Zohar – Tazria 46,2]

[Par notre parole nous pouvons redonner de la vie à autrui : encourager, valoriser, rendre joyeux, conseiller, …
Comment pouvons-nous être cruel au point de préférer se taire et priver autrui de forces de vie, si vitales à sa bonne existence.]

« Il n’y a pas de mot qui ne sorte de la bouche de l’Homme qui n’ait sa répercussion, qui ne monte et n’éveille une force …
Quand on prononce des paroles saintes, des paroles de Torah, elles se transforment en sons qui montent, éveillent Hachem et tressent une couronne sur Sa tête.
Il y a ainsi de la joie, à la fois dans le monde supérieur et dans le monde inférieur. »

[Zohar 3,105a]

« Il est préférable de vivre en paix avec son voisinage, même si cette paix est superficielle et pas faite d’un cœur entier, que de s’engager dans des controverses, même avec les meilleures intentions.
En effet, pourquoi est-ce que le 5e chapitre (pérék) du traité Zéva’him (ézéou mékoman chel Zéva’him – איזהו מקומן של זבחים), est inclus dans nos prières quotidiennes?

C’est parce qu’une des choses les plus importantes que nous prions est la paix, et que ce chapitre est le seul de la michna où il n’y aucune controverse entre les Sages. »

[le ‘Hozé de Lublin]

« Même si tu n’es pas de bonne humeur, forces-toi à sourire, les résultats sont contagieux.

Ton sourire déclare : « Je suis heureux de te voir ». [tu es quelqu’un d’important et qui compte à mes yeux!]
Par un contact visuel positif, nous transmettons des sentiments de respect et d’affection. Nous honorons une personne en lui sourions.

[le Maharal]

[lorsque nous sourions extérieurement, nous déclenchons un sourire intérieur chez autrui, ce qui permet d’éclairer son intériorité, lui redonnant confiance en lui, en sa capacité à réussir sa vie.]

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-> On parle souvent de la météo extérieure, mais combien il est plus important d’être vigilant à la météo de notre visage, qui lorsqu’il y fait soleil a la capacité de faire pousser la vie, de redonner le moral chez autrui.
Rachi (guémara Béra’hot 7a) enseigne : « Un visage brillant signifie une visage souriant ».

=> Affichons du beau temps, pour permettre à notre entourage de s’épanouir!
Aimer son prochain comme soi même, c’est être un soleil dans la vie!!
[de plus, le Zohar affirme que si tu te forces à sourire à la vie, alors Hachem te donnera pleins de raisons pour le faire!]

[certes c’est notre visage, mais finalement c’est les autres qui en profitent bien plus que nous, puisque le regardant davantage.
Ainsi, à l’image d’un panneau publicitaire, tâchons de l’utiliser positivement. Vendons de beaux produits : de la joie de vivre, de la émouna, de la confiance en soi, du positivisme, …]

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-> « Même si une personne ne peut rien donner de tangible à son prochain, si elle le salue d’une façon agréable, c’est comme si elle lui avait donné tous les cadeaux du monde. »
[Avot déRabbi Nathan – chap.13]

-> Si tu reçois ton prochain avec un visage souriant, même si tu n’as rien à lui donner, c’est considéré comme si tu lui avez donné généreusement.
A l’inverse, si on donne à son prochain un cadeau généreux mais avec un visage triste/préoccupé, c’est comme si on ne lui a rien donné du tout.
[Rabbénou Yona]

-> Un cadeau est l’expression d’un cœur généreux, c’est le signe que je me préoccupe suffisamment des besoins de mon prochain, que je souhaite le rendre heureux.
Mais si ce cadeau est présenté sans un visage souriant, il perd sa signification de gage d’amour, et c’est comme si n’avait rien donné.
[Sifté ‘Haïm]

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-> b’h, également à ce sujet : https://todahm.com/2016/10/18/4844

-> b’h, sur la nécessité du compliment : https://todahm.com/2015/10/25/le-compliment

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-> « Si tu as rencontré un étudiant [en Torah] qui a beaucoup de difficultés dans ses études, c’est en raison de son professeur, qui ne lui a pas montré un visage agréable (souriant), [mais qui a été trop strict avec lui] »
[Rava – guémara Taanit 8a]

=> On voit à quel point un sourire permet de développer, de mettre à jour, les potentiels présents chez autrui!

-> Rabbi Aryeh Levine (le tsadik de Jérusalem) refusait de porter des gants, car : « Comment serais-je capable de saluer chaleureusement autrui si mes mains sont couvertes? »

En allant très tôt le matin à la prière (vatikim), il saluait particulièrement chaleureusement les nettoyeurs, qui doivent se lever tôt alors que tout le monde dort paisiblement, et ce pour rendre nos rues plus propres.

-> Le rabbi Kamenetsky préférait passer au péage avec des êtres humains plutôt que des machines, afin de pouvoir apporter un chaleureux sourire et des mots positifs à quelqu’un, lui ensoleillant sa journée!

« On doit avoir de la compassion pour tous les juifs, comme s’ils étaient nos propres enfants.
On ne doit pas se lasser ou se décourager [d’eux], et ce à l’image de Hachem, un Père qui est miséricordieux envers chacun de Ses enfants.
[…]
Notre compassion doit s’étendre à toutes les créatures, et cela inclut : les humains, les animaux, les plantes et les objets inanimés.

Nous ne devons rien traiter avec dédain, car toute chose a été créée avec un objectif, et en dénigrant, nous critiquons la sagesse Divine, puisque tout est maintenu en vie par Hachem (tant que ça existe, c’est que cela a son utilité). »

[Ram’hal – Tomer Dévora – chap.3]

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-> Lorsque tu vois quelqu’un qui souffre, tu dois l’aider immédiatement, peut importe qu’il soit une personne importante ou pas, un tsadik ou pas, un juif ou pas, même un animal, …
Tu dois agir tout de suite pour soulager sa peine, en allant au-delà de tes capacités pour l’aider.
Ceci est l’essence même du judaïsme.

[le Baal Chem Tov – rapporté par son élève le Rabbi de Nadvorna]

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-> Le rav Israël Salanter disait que le ‘hessed consiste à prendre en compte les besoins physiques et émotionnels de notre prochain, sans lui causer le moindre sentiment de gêne.

-> La Torah commence et se termine par des actes de bonté (‘hessed).
Au début de Béréchit, Hachem habille Adam et ‘Hava, et Il va enterrer Moché à la fin de Dévarim.
La guématria de « Torah » est la même que celle de : guémilat ‘hassadim (prodiguer des bontés – gma’h).

-> Lorsque le Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn était petit, il a une fois arraché une feuille d’un arbre, et il s’amusait alors à la frotter entre ses doigts.
Son père l’a réprimandé : « De quel droit as-tu arraché une feuille d’un arbre, et d’ensuite la maltraiter sans aucun but? »
[chaque occasion est bonne pour développer notre sensibilité à autrui, même l’immatériel]

-> Rabbi Its’hak Sher a rencontré un élève qui apportait de la nourriture à un ami malade, et il semblait gêné d’être vu dans la rue avec un plateau de nourriture dans les mains.
Rabbi Sher l’a encouragé : « Apporter de la nourriture à un malade, c’est comme porter son Etrog et son Loulav dans la rue [c’est une fierté!] ».

« Des anges dans une chambre Céleste spéciale collectent les bonnes actions d’une personne dans ce monde.
Lorsque les juifs sont menacés par un jugement, ces anges montrent immédiatement ces actes de bonté devant la Court Céleste, et Hachem fait preuve de compassion.

Une personne doit suivre cette qualité Divine dans sa propre conduite.
Lorsqu’autrui nous cause de la peine ou de la colère, nous devons nous rappeler d’une de ses qualités qui va le racheter [à nos yeux], ou bien une bonté qu’il a pu réaliser. »

[Ram’hal – Tomer Dévora – 6e Attribut]