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"D. dit à Avram après que Lot se fût séparé de lui" (Lé'h Lé'ha 13,14)

-> Rachi de commenter :
"Tant que le méchant [Lot] était avec lui, [Avram] ne recevait pas la parole divine. Or, plus haut, lorsque Lot était avec lui, il est écrit : "D. apparut à Avram", parce qu'à ce moment-là, [Lot] était encore convenable."

-> Le Mélo haOmer demande : Pourquoi Lot s'est-il perverti? Que lui est-il arrivé?

Et de répondre :
Nous voyons que quiconque va habiter en Israël s'élève spirituellement : "Un de nous [qui habite en Israël] est aussi sage que 2 Sages de la diaspora" (guémara Kétoubot 5).

Or, on sait que : "quiconque est supérieur à son prochain, son mauvais penchant est supérieur au sien".
Par conséquent, le mauvais penchant se développe et il faut déployer davantage de force pour le dominer.

C'est pourquoi, lorsqu'Avraham et Lot sont arrivés en Israël, Avraham qui a sans cesse lutté contre son mauvais penchant s'est élevé encore davantage en sainteté, mais Lot, qui n'a pas dominé son penchant, est descendu très bas et a pris une mauvaise voie.

Les choses se passent toujours ainsi en Israël : soit l'homme s'élève dans la sainteté, soit il descend et chute parce que son mauvais penchant s'y développe davantage.

Source (b"h) : dvar Torah issu du "Maayana chel Torah" du rav Alexander Zoucha Friedman

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-> La Torah nous raconte qu’Avraham et son neveu Loth, revinrent tous 2 très riches d’Égypte.
Toutefois, une dispute les sépara, car les bergers de Loth estimaient que leurs troupeaux avaient le droit le paître sur des terrains étrangers, en terre d’Israël. D’après eux, Hachem avait donné la terre Sainte à Avraham et Loth étant son seul héritier, il pouvait d’ores et déjà en profiter.
Ceci est faux, car Avraham n’avait alors pas encore hérité de la terre, leur acte était donc considéré comme du vol. Les bergers d’Avraham réprimandèrent ceux de Loth, ce qui donna naissance à une discorde.
Pour éviter qu’elle ne s’envenime, Avraham proposa à son parent de se séparer de lui. Loth accepta et partit en terre de Sodome, région prospère.
Ensuite la Torah annonce qu’Hachem parla à Avraham, précisant que c’était "après que Loth se fut séparé de lui". Le Midrach Tan’houma (Vayétsé 10), rapporté par Rachi enseigne que ces quelques mots, apparemment superflus, indiquent qu’Hachem ne parlait pas à Avraham tant que son neveu racha faisait partie de son entourage. Pourtant, on remarque que plus tôt, Hachem avait parlé à Avraham, bien que Loth fût à ses côtés (cf. Lé'h Lé'ha 12,7).

Nos Sages expliquent qu’auparavant, Loth était considéré comme vertueux, donc il n’empêchait pas les discussions entre D. et Avraham. Par la suite, il connut une dégradation spirituelle. Ainsi, Hachem ne pouvait plus parler à Avraham tant qu’il était en sa compagnie.
=> Quelle fut l’origine de la chute spirituelle de Loth?

Rav Shimon Schwab répond en analysant un autre verset de la présente paracha. Durant la guerre entre les 4 rois et les 5 rois, le camp victorieux kidnappa Loth : "Ils prirent Loth et ses biens, le neveu d’Avraham et se retirèrent" (Lé'h Lé'ha 14,12). L’agencement de ces versets est difficile à comprendre ; les mots "le neveu d’Avraham" semblent être placés au mauvais endroit, ils auraient dû apparaitre juste après le nom "Loth". Pourquoi l’expression "et ses biens" les sépare-t-ils?

Le rav Schwab pense que cela fait allusion à la cause sous-jacente de la séparation entre Avraham et Loth : les biens matériels de ce dernier.
C’est l’argent de Loth qui marqua la scission des 2 proches, non seulement dans ce verset, mais dans leur conception de la vie en général. Et leur séparation se produisit quand ils revinrent d’Égypte avec de grandes richesses. Ensuite, le verset parle des valeurs peu éthiques des bergers de Loth (qui furent certainement influencés par leur maître).
Ainsi, la fortune de Loth fut la cause directe de sa dégradation spirituelle. Son attrait pour l’argent incita ses bergers à justifier leur vol. C’est également ce qui le poussa à se rendre à Sodome, aux pâtures abondantes.

Le rav Yéhonathan Gefen ajoute :
L’exemple de Loth nous montre que l’acquisition de biens entraîne souvent une descente spirituelle. Quand l’individu s’enrichit, il risque d’en vouloir davantage et d’oublier que l’origine de son succès ne fut pas ses efforts, mais l’aide divine.
Ce fut un phénomène très visible chez Loth. Quand la Torah nous raconte qu’il s’enrichit, nos Sages soulignent que c’était par le mérite d’Avraham. Ce fut sa proximité avec un homme tellement vertueux qui lui apporta cette grande bénédiction. Mais Loth ne comprit pas ce message et n’en profita pas pour se rapprocher de son oncle. Il pensa qu’il pouvait s’enrichir en agissant malhonnêtement. Et au lieu de tenter de rester aux côtés d’Avraham, il choisit de vivre à l’opposé de tout ce que notre Patriarche Avraham représentait pour pouvoir encore prospérer.
Comment tout ceci se finit-il? Il perdit tous ses biens quand la ville de Sodome fut détruite.

Ainsi, quand une personne s’enrichit, elle risque fortement de chuter spirituellement et d’agir frauduleusement, pour préserver sa fortune.

[sur les dangers de la richesse, le 'Hafets 'Haïm dit qu'on se persuade qu'on serait très généreux si seulement on devenait très riche. Mais en réalité avec l'arrivée de l'argent, vient aussi en nous un yétser ara supplémentaire, et une fois riche la réalité est très différente de ce qu'elle est actuellement pour nous! ]

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-> "Le pays ne les recevait pas pour résider ensemble car leurs biens étaient grands et ils ne purent résider ensemble" (Lé'h Lé'ha 13,6)

=> Ce verset semble se répéter car si "le pays ne les recevait pas pour résider ensemble", cela revient à dire qu'"ils ne purent résider ensemble"?

En fait, dans une dispute, souvent il y a une raison qui la justifie et la renforce. Mais avec le temps, les gens continuent à se quereller même sans cette raison, parce qu'ils se sont installés dans cette dispute.
Ainsi, au départ, les bergers d'Avraham et ceux de Lot avaient une raison pour laquelle ils ne pouvaient résider ensemble. C'était "car leurs biens étaient grands".
Mais ensuite, la dispute s'est installée et ils ne purent plus être ensemble, sans raison. "Et ils ne purent résider ensemble", tout simplement.
[Chaaré Sim'ha]

"Lot s'éloigna de l'orient et ils se séparèrent l'un de l'autre" (Lé'h Lé'ha 13,11)

-> Rachi cite l'explication de nos Sages de ce verset : Il s'est éloigné du précurseur du monde. Il dit : "Je ne veux ni d'Avram ni de son D.".

Le Beit Israël observe que nous recevons ici une leçon sur l'importance de la émounat tsadikim, la foi dans nos tsadikim.
Tant que Lot était fidèle au tsadik de sa vie, Avram, sa foi en D. était saine. Pourtant, lorsqu'il a rompu sa relation avec Avram, sa relation avec D. a également été rompue.
[Likouté Yéhouda - p.112 ]

"Si l'on peut compter la poussière de la terre, on peut aussi compter ta descendance" (Lé'h Lé'ha 13,16)

Avraham, grâce à ses connaissances en astrologie, avait examiné les étoiles et les planètes pour déterminer s'il aurait des enfants.
Cependant, les astrologues ne peuvent généralement voir que ce qui existe dans notre monde naturel, qui est à leur portée, alors qu'ils ne peuvent pas voir ce qui se trouve au-delà de l'entendement.

Il est interdit de compter le peuple juif, comme le disent nos Sages : "Quiconque compte le peuple juif transgresse un interdit [de la Torah]" (ou, selon un autre avis, 2 interdits de la Torah - guémara Yoma 22b).
Il en est ainsi parce que l'essence du peuple juif ne peut être saisie par la pensée, car elle dépasse l'entendement. Par conséquent, puisque le peuple juif transcende l'entendement, Avraham n'a pas pu le voir lorsqu'il a examiné les étoiles et les planètes, car une telle chose est hors de portée de l'astrologie et ne peut donc pas être vue dans les étoiles et les planètes.

C'est ce que D. a voulu dire lorsqu'Il a déclaré : "Si l'on peut compter la poussière de la terre, on peut aussi compter ta descendance" (Lé'h Lé'ha 13,16). En d'autres termes, "Le peuple juif ne peut pas être compté, car il est au-delà des paramètres du monde. C'est pourquoi, Avraham, tu ne peux pas les voir de manière astrologique".
"Au contraire", assure D. à Avraham, "tu engendreras des enfants".
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi]

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=> Hachem informe Avraham que la nation qui descendrait de lui, le peuple juif, est essentiellement au-dessus des lois de la nature.

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[ "le mazal n'exerce pas de contrôle sur Israël"(én mazal léIsraël - guémara Shabbath 156a). ]

+ La mila (circoncision) …

+ La mila (circoncision) … (2e partie)

-> b"h, la 1ere partie est : https://todahm.com/2015/06/23/la-mila-circoncision/

-> La Mila nous rappelle les sacrifices qui ont été fait pour cette mitsva (guémara Shabbath 130a) :
"Toute mitsva pour laquelle le peuple juif est prêt à sacrifier sa vie à une époque de décrets antisémites, telle que [ne pas s’adonner à] l’idolâtrie et [accomplir] la Mila, est encore maintenue par les juifs. "

=> C’est ainsi qu’environ 98% des juifs en Israël continuent de pratiquer la circoncision sur leurs enfants.

-> La circoncision est la seule marque sur le corps effectuée par la pratique religieuse juive, est un symbole de foi juive qui dure toute la vie, elle consiste à retirer quelque chose d’indésirable (la Orla = l’excroissance de peau).
Pourquoi D. nous a-t-Il créés incomplets ?

->Le Maharal (‘Hidouché Aggadot – Nédarim 32a) de nous enseigner :
" L’homme a été créé non circoncis. Pour quelle raison ?
Cela provient de la finalité de l’être humain. L’homme a été créé avec un potentiel qu’il a besoin de réaliser.

Le corps doit être l’égal de l’âme.
De même que l’âme est créée avec un potentiel qu’il faut réaliser, le corps, aussi, est créé avec un potentiel.
Tant que la orla n’a pas été retirée, une personne ne peut atteindre son potentiel, parce que la orla est une enveloppe et un obstacle pour une personne."

-> Le terme orla (traduit par prépuce) désigne également dans la Torah un obstacle entravant tout progrès.
A titre d'exemple, les mauvaises habitudes qui empêchent une personne de changer son mode de vie, sont appelées "orla du cœur" (cf. vayikra 26,41 ; Yirmiyahou 9,25 ; Yé'hezkiel 44,7).

=> La circoncision nous enseigne que l'homme doit supprimer les barrières naturelles faisant obstacles à sa progression.

-> La Orla (l’excroissance) représente un obstacle vers la sainteté.
Le Avot deRabbi Natan (2,5) de dire : "Adam fut créé circoncis, ainsi qu’il est dit : "Et D.ieu créa l’Homme à Son image" (Beréchit 1,27). "

Suite à la faute d’Adam, son excroissance recouvrit sa circoncision, comme il est écrit dans la guémara Sanhédrin (38b) : " Rabbi Its’hak dit : [Adam] tira son excroissance [pour recouvrir sa circoncision]."

Rabbi Tsadok haCohen (Pri Tsadik) d’écrire :
" [Adam] naquit circoncis, et s’il n’avait pas fauté, tous ses descendants ainsi que lui-même seraient restés ainsi. …
Afin de rectifier la profanation d’Adam, l’homme reçut l’ordre d’accomplir la Brit Mila, qui retire cette souillure ; en agissant ainsi, il devient parfait et atteint la sainteté qui lui est accessible. "

-> Le midrach Tan’houma (Tazria 5) nous apprend que les actes de l’homme sont plus grand que ceux de D., puisqu’en se perfectionnant lui-même, l’homme atteint la complétude.

En effet, il est écrit dans ce midrach :
" Un jour, le méchant Turnus Rufus [un général romain] demanda à Rabbi Akiva : "Quels actes sont les plus beaux, ceux de D. ou ceux de l’homme ? "

Il répondit : "Ceux de l’homme" …

[Turnus Rufus] lui dit : "Pourquoi accomplissez-vous la circoncision ? "

Rabbi Akiva répondit : "Je savais que c’est ce que vous aviez en tête, c’est pourquoi j’ai répondu que les actes de l’homme sont plus beaux que ceux de D. "

Rabbi Akiva lui apporta des épis de blé et des miches de pain et lui dit : "Voici [les épis] l’œuvre de D., et voilà [les pains] celle de l’homme.
Les pains ne sont-ils pas plus agréables que les épis ? "

Turnus Rufus lui répondit : "S’Il désire la circoncision, pourquoi l’enfant ne sort-il pas du ventre de sa mère déjà circoncis ? "

Rabbi Akiva lui dit : "D. n’a donné les commandements à Israël que dans le seul but de les purifier. " "

-> Le but de la mitsva de la mila est de nous enseigner qu’il nous faut nous parfaire nous-même sur le plan spirituel, par nos propres actes, nos propres efforts.
Le Séfer ha’Hinou’h (mitsva n°2) de nous apprendre également que :
"D. a voulu que Son peuple élu soit complet et Il a voulu que cet achèvement se fasse par le biais des actes de l’homme.

Il n’a pas créé l’homme parfait au sortir de la matrice, pour faire comprendre que de même que le corps doit être amené à un état de complétude par ses actes, il doit également parfaire son âme à travers une conduite adéquate. "

-> Le Ram’hal (Da’at Tévounot) de dire également à ce sujet :
"Le principe fondamental, sur lequel repose toute la construction [de la direction du monde par D.ieu], est que la volonté Divine était que l’homme se complète lui-même, ainsi que tout ce qui fut créé pour lui.

Cette tâche sera en elle-même son mérite et sa récompense : son mérite, car il en ressort qu’il peine et qu’il est constamment occupé en voulant atteindre cette complétude ; et lorsqu’il l’atteindra, il récoltera les bénéfices de son propre labeur et d’aucun autre.

Et sa récompense : car finalement, il se sera parfait lui-même et prendra plaisir au bien pour l’éternité. "

=> De même que nous avons été créés avec une imperfection extérieure, nous avons également été créés avec une imperfection interne.

Et de même que la mitsva de la Mila nous force à retirer notre excroissance, nous devons également consacrer notre vie à retirer les imperfections qui se trouvent en nous, en déracinant ainsi des défauts de caractère tels que l’arrogance, la colère, et l’indulgence excessive envers nous-mêmes.

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-> Le Séfer ha’Hinou’h (mitsva n°2) : " Ce signe est établi sur l’organe sexuel, parce qu’il représente la continuité du peuple"

-> La place de la Mila est spécifiquement située sur l’organe sexuel, ce qui nous montre que le désir sexuel, la plus puissante de nos pulsions intérieures, doit être canalisée pour s’exprimer dans l’amour au sein d’une relation et non être employé de manière égoïste ou abusive.

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+ La circoncision : le 8e jour …

->Le Maharal (Guévourot Hachem) de nous enseigner :
"La Mila, que D. a donnée à Israël, se situe au-dessus de la Nature et est donc accomplie le 8e jour, parce que les 7 jours de la Création sont ceux de la Nature, car le monde naturel fut créé en 7 jours."

->Le Mabit (Beit Elokim) de dire :
" La Mila s’effectue au 8e jour, c’est.-à-dire que l’homme n’était pas né pour suivre le cours "naturel" de la vie, comme les animaux, mais plutôt pour peiner en accomplissant des actes qui sont dirigés vers son Créateur, et pour affaiblir toute force qui l’attire vers la faute, qui est [représentée par] l’excroissance.

" Le 8e jour, l’excroissance sera retranchée", ce qui démontre à travers cela qu’il vaincra l’ordre naturel du monde, qui se manifeste dans les 7 jours. "

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-> Les Sages de la Grande Assemblée ont institué "Réfaénou", comme 8e bénédiction de la Amida, comme supplication pour guérir les bébés garçons, dont la brit mila est le 8e jour de leur vie.
[guémara Méguila 17b]

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-> Lorsque le bébé pleure du fait de la douleur de la circoncision, chacun pensera à ses propres souffrances pour que ces pleurs qui montent sans être entravés par aucune impureté entraînent avec eux sa prière.
Ceci est un très bon conseil.
[Notes du gaon de Griditz - à la fin du traité Shabbath p.130]

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-> La mitsva de la circoncision (mila) est utile pour favoriser la guéoula, d'après ce verset : "Pour toi (Israël), en vertu du sang de ton alliance, je délivrerai tes captifs" (Zé'haria 9,11).
[Rif - guémara Ména'hot 53b]

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-> Tous les Bné Israël ont part au monde futur car, respectant l'Alliance en circoncisant leurs fils en toutes circonstances, ils assurent la survie des mondes, comme le laisse entendre le verset : "Si vous ne respectiez pas Mon Alliance (celle de la circoncision) le jour comme la nuit (et en toutes circonstances), Je cesserais de fixer des lois au ciel et à la terre (pour qu'ils subsistent)" (Yirmiyahou 33,25).

De plus, celui qui contribue à la survie des mondes en ne portant pas atteinte à l'Alliance de la circoncision par des relations interdites a droit au titre de "juste" (tsadik), à l'instar de Yossef qui a mérité ce qualificatif pour avoir repoussé a avances de la femme de Potiphar.
[Zohar - Noa'h p.59b]

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-> La brit mila permet à la lumière intérieure inhérente à chaque juif de rayonner.
[Sfat Emet - Likoutim 5663]

"Hachem dit à Avram : Va pour toi, hors de ton pays, de l'endroit où tu es né et de la maison de ton père, vers la terre que Je te montrerai" (Lé'h Lé'ha 12,1)

-> Le Ramban (Lé'h Lé'ha 12,2) pose une question : N'est-il pas étrange que le Créateur de l'univers apparaisse à un individu à l'improviste et le charge d'une mission visant à changer le cours de l'histoire? Pourquoi la Torah ne fournit-elle pas un contexte à cette rencontre, en la faisant précéder du fait que Avram était un juste parfait (tsadik), comme elle l'a fait pour Noa'h ("ich tsadik" - Noa'h 6,9)?

Le Sfat Emet suggère que la communication même entre Hachem et Avram témoigne du caractère unique de ce dernier. En effet, comme l'indique le Zohar (Lé'h Lé'ha 77a), Hachem tend constamment la main à tous les peuples ; ce sont eux, pour la plupart, qui ne sont pas réceptifs.
Seul Avram s'est efforcé d'entendre la voix divine, et c'est donc lui seul qui l'a entendue.
[Sfat Emet - Lé'h Lé'ha 5632]

"Il eut confiance en Hachem et Il le lui compta comme un mérite" (Lé'h Lé'ha 15,6)

Nous avons traduit ce verset selon l'explication de Rachi. Le Ramban se demande pourquoi Hachem considéra-t-Il la confiance d'Avraham comme un mérite. En effet, Avraham avait une confiance totale en Hachem. Il savait qu'Hachem peut tout et n'en avait aucun doute.
=> Ainsi, quand Hachem lui promit une grande descendance et que Avraham eut foi en cette promesse, comment peut-on considérer cela comme un mérite? Comme si cette confiance représentait un effort pour Avraham et que ce n'était pas évident pour lui, au point de le lui compter comme un mérite!

-> Rabbi Tsadok haCohen de Lublin explique qu'évidemment, Avraham savait bien que rien n'est impossible pour Hachem et qu'Il peut absolument tout. Seulement, Avraham savait aussi qu'Hachem prend en compte le mérite de la personne pour lui accorder Ses bénédictions. Bien plus, il savait aussi que même si Hachem fait une promesse à un homme, il se peut qu'une faute commise par la suite lui fasse perdre cette promesse. Et Avraham était tellement humble qu'il pensait ne pas mériter cette promesse Divine. Il se considérait si petit, ayant tellement de défauts et de fautes, qu'il lui était clair qu'il ne méritait pas cette promesse. D'autant qu'il risquait par la suite de commettre d'autres erreurs qui allaient assurément lui faire perdre cette promesse. Et malgré tout, il fit confiance à Hachem et crut en Sa Parole en toute simplicité, malgré le fait que cela allait pour lui à l'encontre de toute logique.

C'est cette si grande modestie qui lui fut considérée comme mérite. Pour lui, qui se voyait si défaillant et si manquant, le fait de mériter cette Promesse dépassait totalement la logique et le fait d'y croire était bien un effort et n'allait pas de soi.
Si Avraham, qui servait Hachem de toutes ses forces, tous les instants de sa vie, continuait de voir dans son comportement de si grands manques et tant de choses à se reprocher, qu'avons-nous à dire, nous qui n'arrivons pas à sa cheville? Et pourtant, est-ce que nous voyons tant d'erreurs dans notre comportement, ou bien sommes-nous plutôt satisfaits de notre Service d'Hachem?

[il faut faire attention à ce que cette optique d'humilité ne vire pas au désespoir, mais plutôt à ne pas se reposer sous nos lauriers, à toujours donner le meilleur de nous mêmes. ]

"Que me donneras-tu alors que je n'ai pas de descendance?!" (Lé'h Lé'ha 15,2)

Cette question, Avraham l'adressa à Hachem après qu'Il lui aie dit : "Ta récompense est très grande!". Ainsi, on peut s'interroger. Certes, Avraham n'avait pas d'enfant. Mais quand Hachem lui dit qu'il aura une très grande récompense, comment comprendre qu'il réponde : "Que me donneras-tu?" Comme si la seule récompense possible, c'est la descendance! Même s'il n'a pas d'enfant, Hachem pourra malgré tout par ailleurs lui donner une grande récompense!

-> Le rav Yérou'ham haLévi de Mir explique que ce qu'Avraham dit à Hachem, c'est qu'en réalité, il ne cherche pas de récompense. Toutes les bonnes actions extraordinaires qu'Avraham a réalisées tout au long de sa vie, il ne les a absolument pas faites pour une quelconque récompense. La seule motivation d'Avraham dans tous les actes de sa vie, sa seule recherche, c'était de diffuser le Nom d'Hachem, de faire connaître la foi en Hachem et Son Service dans le monde.
Avraham aimait tellement Hachem qu'il ne pensait qu'à agir pour diffuser la connaissance d'Hachem. Tout le reste ne comptait pas. Il ne pensait pas un seul instant à la récompense qu'il en recueillera, ni ici-bas ni dans l'autre monde. Cela ne l'intéressait pas.

Ainsi, quand Hachem lui dit qu'il aura une très grande récompense, cela n'avait pas d'importance pour lui, il n'en était pas impressionné. Ce qu'il souhaitait, c'était de répandre la foi et le Service d'Hachem. Et cela ne pourra se faire que s'il a une descendance qui poursuivra son travail. Car s'il n'a pas d'enfants, après sa mort il ne restera plus rien de son œuvre, puisque personne ne continuera ce qu'il avait commencé.
C'est pourquoi, il répondit à Hachem : "Que me donneras-tu, alors que je n'ai pas de descendance?!"
Toute la récompense du monde ne m'intéresse nullement. Ce que je souhaite véritablement, c'est diffuser Ton Nom et Ta Connaissance. Et pour cela, je dois avoir une descendance. Aussi, tout ce que tu peux me donner comme récompense ne me servira à rien et ne m'intéresse même pas si tu ne m'accordes pas une descendance.

=> Servir Hachem pour sanctifier Son Nom et grandir Son Honneur, et pas uniquement en vue d'avoir une récompense, voilà ce que nous devons apprendre d'Avraham.

"Je jure que fût-ce un fil, fût-ce une lanière (lacet) de chaussure, je ne prendrai rien de ce qui est à toi" (Lé'h Lé'ha 14,23)

Avram revient victorieux de la bataille qu'il a livrée face aux monarques ravisseurs de son neveu Lot, et voilà qu'il refuse alors la proposition du roi de Sodome de prendre quoi que ce soit du butin commun.

La guémara (Sotah 17a), rapporte au nom de Rava, qu'en récompense de son refus de prendre "un fil ou une lanière", ses enfants (le peuple juif) mériteront de recevoir 2 mitsvot :
-> les fils de tsitsit ;
-> et les lanières des téfilines.

Pourquoi est-ce que ces 2 mitsvot sont réalisées spécifiquement durant la prière de Cha'harit?

Selon la guémara (Béra'hot 26b), Avraham est à l'origine de l'idée de prier D. chaque matin (cha'harit).

De plus, lorsqu'il a parlé au roi de Sodome, il a d'abord cité le fil (tsitsit) et ensuite la lanière (téfiline).

=> C'est ainsi, que nous, descendants d'Avraham, nous mettons lors de la prière du matin d'abord le talith, et ensuite les téfilines.

Source (b"h) : traduction personnelle issue d'un dvar Torah du rabbi Bogomilsky (Védibarta Bam)

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-> "Du fil au lacet de chaussure" (14,23)

=> Pourquoi Avraham choisit-il précisément ces exemples pour dire au roi de Sedom qu'il n'accepterait aucune richesse de sa part?

En fait, si Avraham réussit à obtenir la victoire contre les 4 rois, c'était pour 2 raisons :
- D'abord, il avait de grands mérites à son actif. Comme le dit le midrash, Avraham œuvrait sans cesse à "coudre" la terre avec le ciel. C'est-à-dire qu'il œuvrait à ce que l'on reconnaisse Hachem sur terre comme Il est reconnu au Ciel, comme si la terre devait être cousu au ciel.
- De plus, s'il gagna la guerre, c'est aussi parce que concrètement, il se hâta de poursuivre les 4 rois et de les combattre physiquement.

Quand Avraham refusa les richesses du roi de Sedom, il lui dit qu'il ne voulait de récompense ni pour "le fil", allusion à ce grand mérite de "coudre" le ciel et la terre. Le "fil" fait allusion à cela, car matériellement c'est avec du fil que l'on coud.
Et il ne cherchait pas non plus de récompenses pour "les lacets de chaussure", quand il attacha ses chaussures pour se mettre concrètement à poursuivre les 4 rois et les combattre physiquement.
[Haémék Davar]

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+ "Je jure que fût-ce un fil, fût-ce une lanière de chaussure, je ne prendrai rien de ce qui est à toi"

-> Le 'Hatam Sofer explique que la poursuite en question a eu lieu la nuit de Pessa'h, qui est un moment où il est interdit de recevoir une contrepartie financière pour un travail qui y a été fait, car cela représente un salaire qui aurait été perçu pour un travail effectué pendant une Shabbath ou une fête.
Et même s'il y a des façons permises de recevoir cette compensation, le traité de guémara Shabbath enseigne que les hommes pieux ne les utilisent pas.
C'est donc pourquoi Avraham a évité de prendre quoi que ce soit, "fût-ce un fil ou un lacet de chaussure".

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+ Rava commente : En récompense de ce que Avraham dit (au roi de Sodome qui lui offrait le butin de guerre) : "Je ne prendrai rien (de ce qui est à toi), fût-ce un fil ou fût-ce une lanière de sandale" (Lé'h Lé'ha 14,23), ses descendants bénéficieront de 2 commandements divins : le fil bleu-azur des tsitsit et les lanières des téfilin.
[guémara Sota 17a]

-> Il n'a rien pris parce que cette victoire militaire était miraculeuse et qu'Avraham ne voulait pas profiter d'un acte miraculeux, car les miracles réalisés par Hachem sont généralement déduits du capital spirituel de l'intéressé.
[Chla]

-> Avraham aurait légitimement accepter le butin proposé par le roi de Sodome, d'après le droit de guerre (du gagnant), sans que cela ne soit du vol, cependant, il a refusé afin de réaliser un acte public de kidouch Hachem.
[Torah Témima - Béréchit 14,23]

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-> Selon Rachi (Noa'h 9,23), Chem a marché à reculons et il a recouvert d'un habit Noa'h, ivre et dénudé, à la sortie de l'Arche, par respect pour son père.
C'est pourquoi, ses descendants seront récompensés de la mitsva de porter un talith (vêtement) pourvu de tsitsit.

=> Est-ce le mérite de Chém, fils de Noa'h, ou bien celui d'Avraham qui est à l'origine du port des tsitsit?

-> En fait, par son action, Chem a donné le mérite au peuple juif d’avoir le talith, c’est à dire le vêtement, pour avoir recouvert son père d’un vêtement.
Et Avraham, pour avoir refusé de prendre même un fil, a donné le mérite à Israël d’avoir les tsitsit, c’est à dire les fils et les franges.
=> Ainsi, à eux deux on a mérité la mitsva en entier : les franges (par Avraham) rattachées à un vêtement (par Chem).
[le Pardès Yossef]

-> Rabbi ‘Haïm Chmoulévitch (Si’hot Moussar - si'ha 9) explique :
Chem, par l'action respectueuse envers son père Noa'h, a créé le "noyau" (la potentialité) de la mitsva des tsitsit, tandis qu'Avraham, 10 générations plus tard, grâce à son attitude noble vis-à-vis du roi de Sodome, a développé cette potentialité jusqu'à l'amener à sa réalisation.
Nous pouvons donner une image de ces 2 étapes : un petit noyau est à l'origine (en potentialité) de la croissance d'un bel arbre fruitier ; cependant, ce noyau ne pourra pas se développer et devenir une réalité sans terre, sans pluie et sans soleil.
Ainsi, Avraham a concrétisé ce commandement des tsitsit ordonné par Hachem, dont Chem est à l'origine dans sa potentialité.

"Avraham était âgé de 99 ans quand il fut circoncis" (Lé'h Lé'ha 17,24)

"Avraham a observé la Torah toute entière" (guémara Yoma 28b)

=> Pourquoi a-t-il attendu d'être si âgé pour réaliser la mitsva de se circoncire?

1°/ Le corps humain d'une personne est la propriété unique de D.
Ainsi, , il est interdit de s'infliger des dommages ou des souffrances (guémara Baba Kama 90b).

Avraham voulait réaliser sa brit plus tôt, mais il respecta la loi juive de ne pas causer de dommage à son corps, propriété de D.

Par contre, dès que D. le lui a directement ordonné, ce n'était plus considéré comme se blesser volontairement, mais comme accomplir une mitsva.

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2°/ Selon la guémara (Avoda Zara 27a), une personne non circoncise n'est pas qualifiée pour réaliser une circoncision.

Avraham étant le 1er homme à se circoncire, il n'y avait alors aucune personne pour la lui réaliser, selon la loi juive.

D. lui a ordonné de se circoncire, mais Il l'a aussi aidé à le faire (vécharot imo habérit -> Il coupa avec lui la brit).
Une fois qu'il était correctement circoncis, Avraham a pu alors circoncire les membres de sa maisonnée (cf.Ora'h 'Haïm).

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3°/ La guémara (Kiddouchin 31a) de dire : "Une personne qui réalise un acte par obligation a plus de mérite qu'une personne qui réalise un acte sans en en être obligée."

Contrairement à toutes les autres mitsvot, la circoncision ne peut se faire qu'une seule fois dans la vie d'une personne.
Ainsi, Avraham a attendu d'en être obligé, ordonné par D., avant de la réaliser.

Source (b"h) : traduction personnelle issue d'un dvar Torah du rabbi Bogomilsky (Védibarta Bam)

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4°/ Pourquoi Avraham a-t-il attendu 99 ans pour se circoncire?

Le rabbi Yéhouda Leib Eiger (petit-fils de rabbi Akiva Eiger), dans son Torat Emet, apporte la réponse suivante :
Selon le midrach, la circoncision (mila) a été donnée pour enseigner aux convertis au judaïsme que vous n'avez pas besoin d'être un juif de naissance, vous pouvez devenir juif même à 99 ans.

Cette pensée peut certainement être étendue pour inclure aussi le juif de naissance qui s'est écarté du chemin de la Torah.
Un tel juif ne doit pas s'empêcher de revenir à l'observance de la Torah, en pensant : "Comment puis-je me rapprocher de D., alors que j'ai passé ma vie entière loin de la Torah et des mitsvot?"
Avraham donne la réponse en ayant été circoncis à 99 ans.

De plus, la Torah ne donne pas de date particulière pour la circoncision d'Avraham. Elle dit simplement : "C'est en ce même jour que fut circoncis Avraham" (Lé'h Lé'ha 17,26).
=> Pensez seulement à aujourd'hui, le jour où vous cherchez l'abri de la Présence Divine. Ne ressassez pas le passé, seul le présent compte.

"Et à l'âge de 8 jours, vous circoncirez tout mâle dans vos générations" (Lé'h Lé'ha 17,12)

Le Imré Emet nous dit que lors de la circoncision, on ne peut pas dire de l'enfant qu'il s'y est prêté docilement, puisqu'on ne lui en a pas laissé le choix.

En revanche, lorsqu'il aura grandi et qu'il pratiquera la circoncision sur son propre fils, il deviendra évident qu'il aura apporté son consentement à la sienne, effectuée des années auparavant.