Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Je marcherai au milieu de vous, Je serai votre Divinité et vous serez Mon peuple" (Bé'houkotaï 26,12)

-> Rachi commente : Je Me promènerai avec vous dans le Gan Eden, comme si J'étais l'un de vous.

-> Selon le Ramban : [Dans le futur,] D. s'occupera d'Israël avec tant de générosité et de façon si manifeste, que Sa présence sera ressentie aussi fortement que celle d'un roi terrestre marchant parmi ses sujets.

-> "Quatre types d'individus ne mériteront pas d'accueillir la présence Divine : les moqueurs, les menteurs, les flatteurs et les médisants".
[guémara Sanhédrin 103a]

Le 'Hafets 'Haïm ('Homat haDat - chap.9) remarque que manifestement, seuls ces 4 types d'individus seront privés de ce privilège, mais tout le reste d'Israël y aura bel et bien droit.

"Qui est le véritable héro?
Celui qui transforme son ennemi en ami."

[Avot déRabbi Nathan - chap.23]

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-> "Tu aimeras ton prochain comme toi-même, Je suis Hachem" (Kédochim 19,18)

Peut-on vraiment ordonner à une personne d'aimer une autre personne?
Si la Torah fait suivre ce commandement par les mots : "Je suis Hachem", c'est parce que Hachem est prêt et désire [ardemment] nous aider à réaliser cette mitsva, à l'unique condition que notre désir soit sincère.
[Sfat Emet]

[de plus, tous les juifs sont liés les uns les autres. En remplissant son cœur d'amour pour un autre juif, alors à l'image de l'eau qui reflète notre visage, le cœur d'autrui va être affecté positivement par notre amour à son égard.]

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["Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur" (Kédochim 19,17)]

Le rav 'Haïm Kanievsky (Or'hot Yocher) dit que lorsque l'on voit son prochain mal se comporter, plutôt que par ses fautes il devienne un ennemi, nous devons plutôt faire de lui une personne aimée aux yeux de Hachem et des autres, [en agissant avec amour ou priant pour qu'il quitte son mauvais chemin.]

"Si ton frère s'appauvrit et que ses ressources faiblissent à tes côtés, tu le renforceras!" (Béhar 25,35)

-> Rabbi Avin dit : Lorsqu'un pauvre se tient à ta porte, sache que Hachem se tient à sa droite, comme il est dit : "Il se tient à la droite du malheureux".
Si tu lui donnes l'aumône, celui Qui se tient à sa droite (D.) te récompensera ; et si tu ne lui donnes pas, souviens-toi de ce verset : "Heureux celui qui se préoccupe du pauvre : au jour de la calamité, Hachem le sauvera."
[midrach Vayikra rabba 35]

-> Rabbi Chimon dit au nom de Rabbi Yéhochoua ben Lévi : Que la mitsva de la charité (tsédaka) ne soit jamais négligeable à tes yeux, car son infraction entraîne 24 malédictions, et sa récompense implique 24 bénédictions."
[midrach Vayikra rabba 34,11]

-> "Si ton frère est réduit à la misère" (Béhar 25,39), c'est à ce sujet qu'il est dit : "Donner au pauvre, c'est prêter à D." (Michlé 19,17)

Rabbi Eliézer dit : Il est écrit : "[D.] donne du pain à toute créature" (Téhilim 136,25)
Lorsqu'un homme offre la charité à un pauvre, il s'approprie une mitsva [puisque c'est à D. qu'il lui incombe de le nourrir - Matnot Kéhouna].
Hachem déclare donc : "C'est à Moi de lui rembourser sa générosité!"
C'est pour cela que le verset [de Michlé] poursuit : "Il paie à chacun son dû".
[midrach Vayikra rabba 34,2]

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b'h, quelques réflexions sur la tsédaka :
-> https://todahm.com/2015/10/24/la-charite
-> https://todahm.com/2018/02/19/6179
-> https://todahm.com/2018/08/08/6908-2
-> https://todahm.com/2016/10/18/4893
-> https://todahm.com/2015/10/24/3773
-> https://todahm.com/2015/10/24/3757

-> https://todahm.com/2020/07/21/14333

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-> ""Heureux celui qui s’intéresse au pauvre" (achré maskil él dal - Téhilim 41,2).
Cela signifie que la récompense du pauvre est plus grande.
En effet, puisqu'il souffre de la pauvreté, il est plus proche que les autres du Roi des rois.
Hachem écoute la prière des pauvres, de ceux qui ont le cœur brisé et il n'existe pas de cœurs plus brisés que ceux des pauvres.

Rabbi Chimon ajoute que chaque être humain se présente devant Hachem avec son corps et son néféch (une des 5 parties de l'âme).
Le pauvre, lui, ne se présente qu'avec son néfech, car son corps est brisé.
Hachem est plus proche du néfech de l'homme que de son corps, c'est pourquoi la prière du pauvre est plus facilement exaucée."

[Zohar (Béchala'h 61) - rapporté dans le "Matok Midvach" de rabbi Daniel Frisch]

[Tâchons de se focaliser sur le plaisir que nous donnons à Hachem en s'occupant avec cœur d'un être très très proche/aimé de Lui?
(en effet, contrairement à la vision de la société, ce n'est pas un déchet, un parasite, mais au contraire un pauvre est une personne bénéficiant de davantage de proximité avec D.)
Par ailleurs, comment passer à côté de son pouvoir phénoménal de bénédiction ("la prière du pauvre est plus facilement exaucée")?
La liste est longue, surtout que Hachem, Lui-même, se porte garant qu'au final nous ne nous appauvrirons pas du fait d'avoir donné à la tsédaka!]

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Une personne donnant la charité doit penser au Nom Divin (יהוה - Tétragramme) :
- L'argent donné représente le youd.
- La main représente le Hé. Elle a 5 doigts [et la valeur numérique de Hé est de : 5].
- Le bras étendu pour donner la charité au pauvre est le : vav.
- La main ouverte du pauvre est le Hé final.

=> Ceci nous enseigne que Hachem est avec les pauvres, et nous montre l'importance de la charité ....
Une personne qui donne la charité aux pauvres ou au responsable de la caisse de charité dans un but désintéressé complète le Nom Divin (Tétragramme).
[Méam Loez - Térouma 25,1-2]

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Le Baal Chem Tov (Mévasser Tsédek - Réé) dit qu'en formant ainsi les lettres du Nom Divin dans le bon ordre (par notre tsédaka), nous faisons descendre du Ciel énormément de miséricorde.
Cependant, cela ne se produit que si le donateur transmet l'argent d'abord, avant que le pauvre n'étende sa main.
Mais si le pauvre demande en premier, alors les lettres du Nom Divin sont arrangées dans un ordre différent.
C'est le sens du verset : "S'il y a chez toi un pauvre ... Ouvre-lui plutôt ta main!" (Réé 16,7-8) = nous devons ouvrir d'abord la main, sans attendre qu'il nous le demande, et ce afin que le Nom Divin se forme dans le bon ordre.

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"La guématria du mot : riche (achir - עָשִׁיר) est de 580, tandis que celle du mot : pauvre est de : 130 (ani - עני).
La différence entre eux est de : 450, équivalent au mot : "[il] donnera" (yiten - יִתֵּן).
Nous devons combler le fossé entre les riches et les pauvres en donnant davantage de tsédaka et en venant en aide à ceux dans le besoin."
[Rav Moché Yé'hiel haLévi Epstein]

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-> Rabbi ‘Haïm Zonnenfeld fait remarquer que le terme ich (homme) a la même valeur numérique que le terme lérééhou (à son prochain), d’où il déduit que celui qui est charitable envers son prochain mérite le titre d’homme.

Il fit part de ce ‘hidouch le jour de Pourim, lors duquel nous lisons dans la Méguila le verset "envoyer des présents l’un à l’autre (ich lérééhou)". Or, le but de ces michlo’hé manot est d’amplifier l’amitié entre les hommes, ce qui n’est possible que si l’égalité règne entre eux, si personne ne se sent supérieur à son prochain ni s’enorgueillit devant lui. [à l'image de la guématria identique des 2 termes!]
Car le vice de l’orgueil est à la source de toutes les querelles, tandis que l’égalité permet de créer une atmosphère affable.

-> L’auteur de l’ouvrage ‘Hokhmat ‘Haïm relève que le mot yédidi (mon ami ou mon bien-aimé - ידידי) peut se lire dans les deux sens. Car la véritable amitié est celle qui est réciproque.

-> "Sur Benjamin, il dit: "Bien-aimé (yédid) d'Hachem" (Vézot haBéra'ha 33,12)
Binyamin est la seule tribu qui n'a pas participé à la vente de Yossef.
Il est le symbole de la fraternité, et c'est une des raisons qui a fait que le Temple a été construit sur son territoire.

On peut noter que dans le verset ci-dessus, l'expression désignant Binyamin : "Bien-aimé d'Hachem", se dit : yédid Hachem (יְדִיד).
Le mot yédid peut se décomposer en 2 mots : yad yad (יד יד).
Lorsqu'on avance dans le vie, main dans la main (yad yad), c'est là notre véritable force (en hébreu : koa'h - כח , qui a la même valeur numérique que : yédid : 28).
Si nous voulons être le favori, le chouchou de D., il faut aider et supporter notre prochain, chacun fils unique de D.

[lorsque Hachem verra que nous nous tendons la main les uns vers les autres (יד יד), que nous donnons de la force à autrui (כח), qu'autrui sera bien-aimé (יְדִיד) à nos yeux, alors Hachem agira mesure pour mesure avec nous, et Il nous comblera du meilleur, et ce même si nous sommes remplis de fautes.]

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-> "Si ton frère vient à s'appauvrir" (vé'hi yamou'h a'hikha - וְכִי יָמוּךְ אָחִיךָ - Béhar 25,35)

Les initiales du terme "Yamou'h" (יָמוּךְ) signifiant "vient à s'appauvrir" (Youd, Mem, Vav, Khaf) peuvent former la phrase: "Il y en a qui sont riches sans rien avoir (Yech Mit’acher Véein Kol)".
Ceci est une allusion au fait qu’il faut veiller et prêter attention également au pauvre qui n’a d’un homme riche que l’apparence, afin d’accomplir grâce à lui la mitsva de "Tu le soutiendras".
[Birkat Peretz]

[nos Sages nous demandent de nous adapter aux besoins nécessaires pour chacun. Par exemple, si un riche est devenu pauvre, et qu'il a de façon vitale besoin d'un cheval pour l'accompagner, notre tsédaka consiste à l'aider à avoir un cheval.
Une personne peut être riche en apparence = on peut comprendre que matériellement elle peut être bien présentée mais n'avoir aucune ressource. Mais on peut également l'explique émotionnellement : une personne peut avoir le sourire aux lèvres, prononcer le "tout va bien, b'h", mais dans son cœur elle souffre, elle a besoin de paroles d'estime, d'encouragement, ...
(de nos jours où il y a une profusion de matérialité, la pauvreté la plus importante se trouve dans un manque d'estime de soi, de valorisation (je suis quelqu'un, autrui m'apprécie, ...). Un seul mot, un sourire, ... ne coûte rien et peut redonner de la vie!)
Un immeuble peut avoir une magnifique devanture, mais être en ruine à l'intérieur. En tant que juif nous devons aller au delà des apparences extérieures, et vraiment aider tout frère juif dans le besoin!]

"Vous compterez pour vous ... 7 semaines, elles seront complètes" (Emor 23,15)

Le mot : "ousfartèm" (vous compterez - וּסְפַרְתֶּם) a la même racine que : "Saphir" (ספיר).

Un saphir est une pierre précieuse, qui brille de mille feux et qui est belle à regarder.
De même, pendant les jours du Omer, où les juifs comptent 49 jours jusqu'à Shavouot, la Torah encourage chacun à travailler sur lui-même, et à améliorer sa beauté intérieure jusqu'à devenir aussi brillant et sublime qu'un saphir.

[Maguid de Mézéritch]

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-> Vous compterez pour vous depuis le lendemain du Shabbat ... vous compterez 50 jours" (Emor 23,15)

-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch commente :
"Dans son sens allusif, le terme "ousfartem" (vous compterez - וספרתם) évoque l'enseignement qui dit que les âmes du peuple d'Israël sont associées aux Tables de la Loi (Lou'hot). [qui étaient en Saphir - ce qui lié à "sfartem" (vous compterez)]
A cause des maladies de l'âme et de l'impureté des abominations, celles-ci se souillent et leur lumière se ternit. Nos Sages (midrach Tan'houma Ki-Tissa 26) disent que les Tables de la Loi étaient faites de (pierre nommée) Sanepérinone (סנפרינון). C'est à ce sujet qu'il est écrit : "ousfartem la'hem" (Vous compterez pour vous - וספרתם לכם), à savoir que grâce à ce compte, vous vous illuminerez vous-mêmes comme le Sanepérinone (le terme סנפרינון est la traduction araméenne de l'hébreu וספרתם לכם)".
[cela témoigne du pouvoir des jours du Omer de nous purifier de toutes nos défauts et imperfections]

-> Le Ramban (v.23,36) écrit :
"Les jours qui sont comptés entre-temps (entre Pessa'h et Shavouot) sont comme des jours de 'Hol Hamoèd".
[de même que 'Hol hamoéd est constitué des jours entre le premier et le dernier jour de fête, de même il en est des jours du compte du Omer entre Pessa'h et Shavouot, ce qui témoigne de l'importance et de la sainteté de ces jours.
En utilisant "ousfartem", la Torah nous incite à travailler à nos yeux l'importance des ces jours du Omer (qu'ils soient pour nous comme des pierres précieuses de Saphir) afin de les exploiter au mieux, et d'en ressortir le plus brillant spirituellement. ]

-> L’Admour de Rouzhin affirme à ce sujet que, d’après le Rambam, il faut interdire les mariages durant les jours du Omer pour la même raison qu’ils sont interdits durant ‘Hol Hamoéd, afin de ne pas mélanger 2 joies différentes (celle de la fête et celle du mariage).
D’un autre côté, le Choul’han Aroukh (Ora’h ‘Haïm 489,1) explique la raison de cet interdit par le deuil des élèves de Rabbi Akiva qui périrent pendant cette période. Il y a lieu d’expliquer, dit-il, que cela dépend de la personne elle-même : si elle se purifie pendant ces jours, ils prendront le caractère de ‘Hol Hamoéd et sinon, ils demeureront des jours de deuil.

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-> Le 'Hida, rapporte au nom de rabbénou Efraïm à propos du verset (Térouma 26,6) : "Et tu feras 50 anneaux en or" (pour relier les tentures du Sanctuaire), que ces 50 anneaux sont à mettre en parallèle avec les 50 jours de la supputation du Omer : de même que les anneaux reliaient les tentures du Sanctuaire, ces jours sont des jours d’union entre les Bné Israël et leur Père Céleste.

-> Le Sfat Emet (Pessa'h 5654) rapporte les paroles du Zohar (Tétsavé 183b) qui enseigne que celui qui veille pendant les jours de l’Omer à se préserver du mal et à accomplir le bien, opère en lui une réparation telle qu’il peut se passer de comparaître devant le Trône Céleste le jour du jugement (à Roch Hachana).

-> Le Imré Emet (Emor), rapporte au nom du AriZal, que de même que de Pessa'h à Shavouot est l'époque où les fruits et la récolte poussent, elle est également le temps où grandit l'âme du juif.

Le Imré Emet (année 5642) enseigne au nom de son père le Sfat Emet :
"Et toute l'année dépend de ces jours. Comme la pousse de la récolte s'effectue pendant cette période, de même les forces vitales de l'homme se révèlent à ce moment-là"

Le rav Elimélé'h Biderman ajoute :
Toute personne sensée s'efforcera de voir à long terme afin d'exploiter au mieux ces jours si chargés de lumière et au cours desquels, elle pourra acquérir de bonnes provisions spirituelles plus facilement, et s'assurer ainsi un trésor éternel.
Elle s'économisera par cela un travail bien plus fastidieux qu'elle devrait fournir
dans une période ultérieure afin d'obtenir le même résultat
".

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+ Arriver à transformer notre coeur en bon pendant la période de l’Omer :

-> Le 'Hida (Lev David 30,12) écrit :
"Durant les jours de l’Omer, on veillera particulièrement au travail spirituel dans la Torah et les mitsvot, parce que ce sont des jours de jugement.
Lorsque nous sortîmes d’Egypte, nous dûmes nous purifier pendant cette période afin de recevoir la sainte Torah. Et de même que, grâce à l’éveil à la pureté que les Bné Israël suscitèrent alors en eux, le Ciel déversa sur eux une abondance de sainteté pour les aider et les protéger, il en est de même aujourd’hui : si l’homme s’attache à sortir de la torpeur dans laquelle le plonge son yétser ara, on le soutiendra, car ‘celui qui veut se purifier, on lui vient en aide’ (guémara Shabbat 104a).
A plus forte raison, pendant ces jours imprégnés tout particulièrement d’un caractère miraculeux puisque c’est l’époque où nos Pères se sont purifiés, attachons-nous à suivre leur chemin et veillons à nous purifier dans tous les domaines et en particulier dans celui de la haine gratuite à propos de laquelle il faut être méticuleux.
On sait en effet ce qui arriva aux disciples de Rabbi Akiva entre Pessa’h et Shavouot (le ‘Hida s’étend ensuite sur les raisons pour lesquelles cela arriva précisément pendant cette période)".

-> Le Bné Yissa'har fait remarquer que le nombre 49 qui caractérise le compte de l’Omer est la valeur numérique de : lev tov (לב טוב), un ‘bon coeur’, ce qui suggère qu’il nous incombe durant cette période, de transformer notre coeur en ‘bon coeur’.
Cela signifie qu’en plus de faire extrêmement attention à ne pas causer de la peine à son prochain, chacun devra également se préoccuper de multiplier les actes de bonté de bon coeur, en encourageant les autres et en leur prodiguant tout le bien possible.

"Moché exposa les moments fixés de Hachem aux enfants d'Israël" (Emor 23,44)

-> La guémara (Méguila 32a) commente sur ce verset, qu'une partie de la mitsva des fêtes est d'y lire le passage de la Torah traitant d'elle.
[la paracha Emor a cette particularité d'aborder toutes les fêtes juive présente dans la Torah]

=> Quelle est la signification cela?

Nous allons voir la réponse du Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada - Méguila 32a).

-> Le Séfer Chaar Hé'hatser rapporte que :
- les chaloch régalim (Pessa'h, Shavouot et Souccot) viennent en expiation pour la faute du Veau d'or, et à chaque fête lorsque nous lisons son passage afférent dans la Torah, cela apporte du pardon à notre nation.

- le peuple juif a servi le Veau d'or pendant une durée de 6 heures, avant que Moché ne descende du Ciel et que les juifs fassent alors téchouva.

Lorsqu'un morceau de nourriture non cashère se retrouve mélangé dans un récipient, il est nécessaire d'avoir 60 fois plus de nourriture cashère pour que cela s'annule et que la totalité reste considérée comme cashère (le batél béchichim).
De la même façon, les 6 heures de faute avec le Veau d'or, nécessitent 60 fois plus de temps pour parvenir à ce qu'elle soit annulée, expiée.
Il faudrait alors : 6*60, soit 360 heures de sainteté pour effacer les dégâts des 6 heures de cette faute.

Selon la Torah, il y a :
- 7 jours de Pessa'h => soit 7*24= 168 heures ;
- 7 jours de Souccot => soit 168 heures ;
- 1 jour de Shavouot => soit 24 heures.
=> On arrive à un total de : 360 heures.

==> Par la réalisation des chaloch régalim, nous pouvons nullifier la faute du Veau d'or.

De plus en lisant le passage relatif à la fête en cours, nous réalisons la parole de nos Sages : "Celui qui étudie le passage relatif aux korbanot, c'est comme s'il avait sacrifié les korbanot" (guémara Ména'hot 110a).
Ainsi, par notre lecture des mitsvot et des korbanot associés à la fête, c'est comme si nous la faisons de la meilleure des manière possible, contribuant à nettoyer la nation juive de la faute du Veau d'or.

Par ailleurs, la lecture de ces passages est considérée comme une étude de la Torah.
Or, une faute détruit des mondes En-haut, et la téchoua seule n'est pas suffisante pour reconstruire ce qui a été détruit, nous devons rebâtir cela par la Torah.
Ainsi, la guémara (Béra'hot 64a) appelle ceux qui étudient la Torah des bâtisseurs (bona'ikh), car par leur étude de la Torah ils construisent un monde de spiritualité.

=> En lisant ces passages, nous étudions la Torah propre à ce jour, et nous reconstruisons ce que la faute du Veau d'or a pu détruire.

"Le fils de la femme israélite blasphéma le Nom (Divin)… et le nom de sa mère était Chlomit fille de Divri" (Emor 24,11)

-> Rachi explique que la Torah trouve le besoin de préciser le nom de la mère du blasphémateur, pour nous enseigner que parmi tout le peuple, elle fut la seule femme à s’être débauchée.
De là, on voit l’éloge du peuple dont toutes les femmes juives (sauf elle) restèrent pures.

On peut ajouter que l’éloge du peuple ressort encore davantage du fait que cette femme soit la seule à s’être débauchée, plus que si aucune femme ne s’était pervertie. Car si aucune femme ne s’était débauchée, on aurait pu invoquer pour l’expliquer une raison sociologique ou autre. On aurait pu dire qu’il existe un facteur général qui explique ce fait, mais on n'aurait pas vu la réelle valeur de chaque juive.

=> Cependant l’exception prouve que leur pureté ne venait pas d’une règle transcendante liée à la globalité du peuple, mais de par leurs efforts personnels. Et cela renforce encore bien davantage leur éloge [et la grandeur des femmes juives].

[Rav Chimchon Pinkous]

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-> "Le fils de la femme Israelite blasphéma le Nom" (Emor 24,11)

=> Le Zohar dit qu'un homme d'Israël insulta la mère de cet homme, qui était Chlomit Bat Divri. Pour défendre l'honneur de sa mère, il blasphéma. Mais en quoi un blasphème peut-il défendre l'honneur d'une personne?

-> Lors de l'exil d'Egypte, les femmes juives ont toutes réussi à préserver leur pureté. Aucun égyptien ne s'approcha d'elles. A l'exception de Chlomit Bat Divri qui fut abusée par un égyptien et de cette union naquit ce blasphémateur.
Le Chem Michemouel dit que l'homme qui insulta sa mère, la traita de femme de mauvaise moeurs. Alors, pour la défendre, son fils usa du même argument que Caïn quand il tua Hevel : "Suis-je le gardien de mon frère?" = c'est-à-dire, comme l'expliquent nos Sages : "Ce n'est pas moi son gardien, mais Toi!".
C'est Toi Hachem Qui dirige le monde. Si tu l'avais souhaité, tu l'aurais protégé et ne l'aurait pas laissé mourir ! A l'image de Caïn, le fils de Chlomit Bat Divri dit : "Puisque Hachem dirige le monde, s'Il n'a pas empêché ma mère d'être abusée c'est qu'Il l'a souhaité, c'est donc Lui le responsable! Et s'Il n'a pas eu la capacité d'empêcher cela, c'est qu'Il n'est pas Tout-Puissant et ne dirige pas vraiment le monde".

Tel était le blasphème qu'il prononça pour défendre sa mère. Mais il a ici commis une erreur monumentale. Nos Sages disent que Chlomit Bat Divri était la seule femme juive qui avait eu un comportement un peu léger. Elle se permettait de parler (Divri) avec les hommes et de les saluer (Chlomit).
Quand Hachem voit qu'une personne n'est pas vigilante vis à vis d'une certaine faute, alors il ne l'en protégera pas même dans une situation où cette faute sera contre son gré, comme ici où elle fut abusée. Au lieu de remettre la responsabilité à Hachem, il eût mieux fallu qu'il reconnaisse celle de sa mère.
Quand quelqu'un fait très attention à s'éloigner d'une faute, il en sera protégé même miraculeusement, même dans un cas de force majeure. Et à contrario, s'il a dû transgresser un interdit à contre gré, cela révèle un manque de vigilance le concernant.

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-> "Fait sortir le blasphémateur et lapidez-le devant toute l'assemblée" (Emor 24,14)

=> Pourquoi le blasphémateur devait-il être lapidé hors du camp et devant tous les juifs, ce qui n'est pas le cas des autres condamnés?

En fait, cet homme était le fils d'un égyptien (qui avait abusé d'une femme juive). Son père n'étant pas juif, il devait résider hors du camp. Mais, refusant cette situation, il est venu planter sa tente dans le camp, arguant qu'il faisait partie intégrante de la communauté.
Se voyant repoussé, il se mit à blasphémer. Sa punition devait être mesure pour mesure.
Puisqu'il voulait s'installer dans le camp, sa peine était de sortir hors du camp. Et puisqu'il prétendait faire partie intégrante de la communauté, au même titre que tous les autres membres de l'assemblée, sa peine était aussi d'être lapidé en présence de toute l'assemblée.
[rabbi de Loubavitch - Likouté Si'hot]

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-> "Le fils de la femme Israélite a blasphémé le Nom" (Emor 24,11)

-> Nos Sages expliquent que cet homme était le fils de l'Egyptien que Moché a tué pour avoir frappé un Hébreu. Cet égyptien avait abusé d'une femme Hébreu, Chelomit Bat Divri, la seule femme d'Israël qui avait un comportement un peu léger avec les hommes. Elle saluait les hommes qu'elle croisait et tenait avec eux la conversation. Ce qui a éveillé les sens d'un égyptien à vouloir abuser d'elle. Lorsque son mari a compris ce qui s'était passé, l'Egyptien a réagi avec violence envers lui et commença à le battre. Témoin de cette scène, Moché tua l'égyptien. Mais Chelomit Bat Divri conçut un enfant de cet égyptien. Celui-ci devint l'homme qui a blasphémé dans le camp.

Nos Sages disent qu'il a prononcé verbalement le Nom de Hachem pour le bénir (comprenez l'inverse). Bien qu'il était un racha, il connaissait le secret du Nom Divin.
Rabbi Yéhouda Petaya, un des plus grands kabalistes du 20e siècle (disciple du Ben Ich 'Haï et rav Kadouri) écrit dans son Min'hat Yéhouda :
J'ai vu en rêve que l'homme de père égyptien, fut réincarné par la suite en cet homme (le Notsri - idolâtré par les chrétiens [Jésus]), qui prononçait également le Nom Divin en toutes lettres.
Il appliquait sur lui-même le verset de Hochéa : "De l'Egypte j'ai appelé mon fils", car l'origine de son âme provenait de cet homme d'Egypte. Il était lui aussi fils d'une femme de mauvaises moeurs, comme le rapporte la guémara à la fin du traité 'Houlin. C'est pourquoi, lui aussi mourut exécuté par le Tribunal [il fut lapidé comme le raconte la guémara Sanhedrin, dont le Texte a été censuré, mais que l'on peut retrouver dans certaines éditions].
C'est parce que sa mère l'avait conçu d'une relation de débauche, (traité Shabbat) que ses adeptes ont fait circuler l'information selon laquelle il n'avait pas de mère, pour occulter ce scandale.

[ à son sujet voir aussi : https://todahm.com/2015/02/16/guemara-jesus ]

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"Le fils d’une femme israélite sortit, et il [était] le fils d’un homme égyptien, au milieu des enfants d’Israël ; ils se querellèrent dans le camp, le fils de la femme israélite et un homme israélite" (Emor 24,10)

-> Rachi explique que les mots "il sortit" se réfèrent au paragraphe précédent. Il se moqua et dit : " "Le jour du Shabbath il les disposera devant Hachem" : l’habitude du Roi est de manger du pain frais chaque jour, [or celui-ci] est un pain rassis, vieux de neuf jours."

=> L’incident concernant le Mékalel (le blasphémateur) commence par un mot énigmatique : "il sortit" et l’on ne sait pas bien d’où il sortit.
Rachi rapporte plusieurs interprétations, dont l’une affirme qu’il sortit du précédent paragraphe.
Celui-ci évoque le Lé'hem haPanim (le pain de proposition) qui était disposé sur le Choul’han chaque veille de Shabbath et qui y restait toute la semaine durant. Le Mékalel se moqua de cette pratique, arguant qu’il était tout à fait inapproprié de donner au Roi un pain rassis et qu’il ne convenait pas du tout de laisser le Lé'hem haPanim dans le Michkan pendant si longtemps. À la suite de ce débat, il en vint à blasphémer D.

La guémara (Ména'hot 29a) affirme par ailleurs que ces pains étaient sujets à un miracle particulier. Ils étaient placés sur le Choul’han chaque Shabbath et restaient tout de même frais et chauds toute la semaine.
Elle ajoute que quand le peuple montait à Jérusalem lors des Trois Fêtes (Pessa’h, Shavou'ot et Souccot), les Cohanim montraient ces pains à la fin de la semaine passée en ville sainte en leur disant : "Voyez donc combien vous êtes chéris par l’Omniprésent : Il accomplit un miracle et garde le pain frais et chaud durant toute la semaine".
=> Dans ce cas, de quoi le Mékalel se plaignit-il ; les pains n’étaient absolument pas rassis, ils étaient très frais, bien chauds, comme s’ils sortaient du fourneau?

-> Le Imré Émet explique que la nature de ces pains se reflétait dans leur nom : Lé'hem haPanim (littéralement : "le pain du visage").
Or le verset nous informe que "Comme dans l’eau le visage répond au visage, ainsi chez les hommes, les cœurs se reflètent" (Michlé 27,19). Cela signifie que l’individu est considéré de la façon dont il voit les autres. Ainsi, s’il a un regard positif sur son entourage, celui-ci sera mutuel tandis que les autres le verront d’un mauvais œil si lui-même considère négativement autrui.

Le Lé'hem haPanim portait ce nom, parce qu’il servait de miroir à quiconque l’observait. Il avait l’apparence du regard qu’on lui portait.
Donc quand on l’admirait, à la fin des Fêtes de Pèlerinage, et qu’on le voyait tout chaud et frais, on y percevait la bonté d’Hachem et on réalisait à quel point Il nous aime. Par contre, un regard cynique et une attitude négative laissaient apercevoir un pain froid et rassis. C’était le cas du Mékalel et c’est pour cette raison qu’il vit ce pain de manière négative et qu’il en vint à blasphémer le nom de D.

-> Le rav Yéhonathan Gefen enseigne :
Cette leçon est pertinente dans notre quotidien. Notre regard sur le monde joue sur notre approche, sur notre comportement. Une personne optimiste verra tout en rose et ceci influera inévitablement sur maintes situations dans sa vie. À l’inverse, l’individu au regard morose verra tout d’un œil négatif et cela aura un effet dévastateur sur sa manière d’agir.
Comment faire partie de la première catégorie? C’est en observant les lois de la Torah et en appliquant son mode de vie. Ceci inclut les lois du langage et l’obligation de juger autrui favorablement. On ne peut respecter correctement ces mitsvot qu’en étant aimable et en voyant le monde bienveillamment.

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On le mit en lieu sûr, jusqu'à ce qu'une décision intervînt de la part d'Hachem (Emor 24,12)

-> La paracha Emor s’achève avec l’incident du Mékalel, qui blasphéma le Nom d’Hachem.
La Torah (dans le verset ci-dessus) nous raconte qu’après son acte odieux, il fut emprisonné en attendant la sanction qu’il méritait. Rachi rapporte un midrach qui affirme qu’il y avait alors un autre homme qui attendait son verdict : le Mékochech (celui qui avait publiquement enfreint le Shabbat), et il était dans une autre cellule.
La situation des 2 hommes était bien différente. Le Mékochech était condamné à mort, mais l’on ne savait pas quelle peine devait lui être infligée. Par contre, en ce qui concerne le Mékalel, le doute portait sur la sanction même : était-il condamnable ou pas?

-> Le Sifté 'Hakhamim précise que s’ils avaient été incarcérés ensemble, le Mékalel aurait souffert injustement, puisqu’il aurait pu imaginer subir la même peine de mort que son compagnon. Pour lui éviter une anxiété inutile, il fut enfermé séparément.

-> Le rav Mordékhaï Gifter ajoute que s’ils avaient été placés ensemble, cela aurait également pu causer au Mékochech une souffrance superflue : si le Mékalel avait été exempté et qu’il l’avait su, sa douleur aurait été d’autant plus grande, parce qu’il est plus affligeant d’être seul à traverser une épreuve que de la partager. Par conséquent, le Mékochech fut éloigné et inconscient du sort du Mékalel.

-> Le rav Yéhonathan Gefen commente :
Cet incident nous montre la sensibilité qu’impose la Torah : ces 2 hommes avaient transgressé de terribles fautes, mais furent tout de même traités avec égard.
De plus, nous apprenons que même lorsqu’une personne mérite une sanction, il faut faire très attention à ne pas lui causer plus de tort que nécessaire. Malgré la gravité du jugement de ces deux individus, leur souffrance ne devait pas être plus grande que celle exigée par la Loi.

Ce principe est appliqué plusieurs fois dans la Torah, dans la Halakha, par nos Sages. Par exemple, on n’a pas le droit de dire du lachon ara, même à des fins utiles, si cela va causer un dommage plus important que celui mérité. (’Hafets ’Haïm, Hilkhot Lachon ara, Klal 10, Séif 2)

Les Guédolim (dirigeants spirituels de la génération) ont toujours fait preuve d’une grande sensibilité quand il leur fallait réprimander quelqu’un ou agir pour une certaine cause. [un bon objectif ne justifie pas de blesser autrui pour cela ]
Par exemple, il arriva, à maintes reprises que le rav Chakh soit contrarié par l’attitude d’un certain Roch Yéchiva (directeur d’une institution de Torah) ; un jour, il entreprit un long voyage pour lui en faire le reproche. Quand il arriva à destination, il ne resta qu’un court instant et prit congé sans faire aucune remontrance.
Il expliqua ensuite que la femme du Roch Yéchiva était présente durant sa visite et Rav Chakh ne voulut pas le réprimander devant elle. Tous les efforts déployés pour ce déplacement ne valaient pas une peine superflue causée à un juif.

Dans notre quotidien, nous avons maintes occasions de réprimander ou de punir, en particulier nos enfants ou nos élèves. Mais il est essentiel de ne pas être trop dur ; il vaut mieux éviter une remontrance s’il est probable qu’elle cause plus de dommages que nécessaire.

Le fait que la Torah juge important de nous préciser que le Mékalel et le Mékochech furent séparés pour être épargnés de toute souffrance inutile nous montre à quel point nous devons faire attention, dans nos relations avec notre prochain, à ne pas lui infliger une peine non méritée.

"Quand au Cohen supérieur à ses frères, sur la tête duquel aura coulé l'huile d'onction ... il ne doit pas découvrir sa tête ni déchirer ses vêtements" (Emor 21,10)

-> Pourquoi l'appelle-t-on Cohen Gadol?

Car il se différencie des autres Cohanim sur 5 points : en sagesse, en force, en beauté, en richesse (selon le Torat Cohanim, s'il ne l'était pas les autres Cohanim devront se cotiser pour qu'il devienne le plus riche d'entre eux!) et en âge ...

En ce qui concerne la force, il était fort physiquement car, lorsqu'Aharon balança les 22 000 Lévi'im [pour les consacrer] en une seule journée, il les soulevait chacun d'eux et les balançait en avant puis en arrière, vers le haut et puis vers le bas.
Il devait donc posséder une force physique colossale.
[midrach Vayikra rabba 26,9]

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-> D. ne fait régner [en permanence] sa Présence que sur l'homme fort, riche, sage et humble.
[guémara Nédarim 38a]

Rabbi Yo'hanan y cite l'exemple de Moché rabbénou qui avait une force exceptionnelle [par exemple, il portait les Tables de la Loi, qui avaient un poids total d'environ 500kg, ou bien pendant la semaine d'inauguration du Michkan chaque jour il montait et démontait tout seul les lourds éléments le composant!].

-> Le Rambam (Yessodé haTorah 7,1) va commenter ce passage de la guémara :
"La prophétie ne peut se poser que sur un homme doué d'une grande sagesse, fort dans ses vertus qui ne laisse pas son yétser ara se renforcer dans les choses de ce monde, mais qui domine ses passions en permanence."

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-> On a pu voir que : "il était fort physiquement car, lorsque Aharon balança les 22 000 Lévi'im en une seule journée"

Le rav Chmoulévitch fait remarquer que durant une journée (de 24h) sans interruption, Aharon avait alors 4 secondes environ pour opérer le soulèvement et également les 4 balancements de chacun des 22 000 Cohanim, ce qui est naturellement impossible pour tout homme.
Le 'Hizkouni affirme d'ailleurs que cet exploit relevait du miracle.

=> Si cela est miraculeux, comment peut-on en tirer de là que tout Cohen Gadol doit être fort?

On a pu voir du Rambam l'idée que : "Qui est fort? Celui qui domine ses (mauvaises) tendances" (Pirké Avot 4,1).
Cependant, la réalité est que personne n'est capable de maîtriser son yétser ara uniquement par ses propres forces, comme nos Sages enseignent : "Si ce n'était Hachem qui lui vient en aide, jamais il ne pourrait le vaincre [le yétser ara]" (guémara Kidouchin 30b).

=> On peut répondre à la question par le fait que l'intervention Divine est proportionnelle à l'investissement de l'homme.
Aharon avait d'énormes forces qu'il a utilisé à 100%, et par ce mérite, Hachem lui est venu en aide, réalisant un miracle.

==> A l'image du Cohen Gadol, nous devons chacun à notre niveau exploiter toutes nos forces internes pour réaliser la volonté de D., en se battant pour ne pas céder à notre paresse naturelle.
Par cela nous permettons à l'intervention/l'aide de D. d'être la plus importante possible dans notre vie!

Le rav 'Haïm Chmoulévitch enseigne que nous ne devons pas baisser les bras sous prétexte que "l'on ne peut pas", mais au contraire, on "élèvera son cœur" vers Hachem et on s'apercevra que nous sommes dotés de forces dont nous ignorions l'existence.

[il faut se dire : c'est peut être difficile mais je peux le faire, et j'ai une obligation d'investir toutes mes capacités internes. Le résultat final dépend de D.
"Certes il y a 22 000 Cohanim et uniquement 24h, mais si telle est la volonté Divine alors je dois m'y lancer à fond!"

Et non : c'est possible, mais cela est trop difficile, alors plutôt ne rien faire. En effet, la paresse nous fait tout perdre!
"Pourquoi commencer à soulever et balancer les Cohanim, de toute façon c'est trop dur il y en a trop : 22 000!! Autant ne rien faire!"
=> Aharon nous apprend la bonne vision à avoir dans notre vie!]

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-> Tous les actes des tsadikim sont toujours accomplis avec empressement. [naassé vénichma!]
[...]
Le paresseux viendra à toi avec des discours de nos Sages ... avec des arguments intelligents ... et il ne voit pas que ses arguments ne sont pas engendrés par son appréciation de la situation mais ont pour source sa paresse qui l'entraîne vers ce type d'arguments [et de discours]
[...]
Le roi Chlomo affirme : "Le paresseux se targue de plus de sagesse que 7 conseillers avisés [du roi habitués à répondre à toute question]" (Michlé 26,16)
Car la paresse ne le laisse même pas ressentir les choses pour lesquelles il a des obligations.
Il va donc penser que tout le monde est dans l'erreur ou fou ; lui seul est un sage [puisqu'ayant des raisons pour justifier son oisiveté].

[Ram'hal - Messilat Yécharim - chap.7]

Le roi Shaül était très grand de taille, et physiquement imposant.
Lorsque David est devenu le roi d'Israël, et qu'il a été oint par une huile spéciale, nos Sages affirment qu'il a grandi physiquement jusqu'à atteindre la bonne taille/corpulence pour revêtir les habits royaux laissés par son prédécesseur (Shaül), qui lui étaient alors largement surdimensionnés..

Lorsqu'un Cohen Gadol est oint d'une huile spéciale, lui aussi devient une nouvelle personne avec une apparence physique nouvelle.
Pour cette même raison, il ne doit pas devenir impur, même pour son père ou sa mère (à la différence des autres Cohanim), puisqu'il n'est plus physiquement lié à eux [étant une nouvelle personne!].

[Rabbi Yonathan Eibschutz - Tiféret Yonathan]

"Dès lors qu'un homme méprise même une seule mitsva et se montre un tant soit peu négligent envers l'honneur du Ciel, il profane le Nom de D."

[Rabbi Eliézer de Metz - Séfer Yéreïm 340
- sur le verset : "Ne profanez pas Mon saint Nom, afin que Je sois sanctifié au milieu des enfants d'Israël" (Emor 22,32) ]

Il est impossible de séparer les bonnes vertus humanistes de la foi et de la crainte de Hachem.
Il est faux de se dire : "Moi je ne suis pas croyant, mais je respecte les hommes" ...

Car sans crainte du Ciel, l’homme pourra en venir à justifier les pires méfaits et les pires crimes.

[Rabbi Moché Feinstein - Darach Moché - Emor (24,16-17)]

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-> Les réchaïm placent leur propre personne au-dessus d’Hachem, alors que les tsadikim placent Hachem au-dessus de leur personne.
Lorsque les réchaïm servent Hachem, ils L'utilisent pour qu'Il fasse leur volonté à eux!
[selon le midrach]

[A tout moment : "Est-ce que je fais la volonté de Hachem ou bien la mienne?"
En tuant mes désirs personnels, pour ceux de D., je contribue chaque fois davantage à développer mon amour, mon attachement pour Lui. ]