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"Lorsqu'une personne ne fait que penser à toute la bonté que Hachem fait pour elle, alors elle est créditée d'une mitsva positive de la Torah, celle de : "véza'harta ét kol adéré'h" (Tu te souviendras de tout le chemin [que Hachem ton D. t'a fait parcourir] - Ekev 8,2)."
[Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva - chap.3]

Le Séfer 'Harédim compte cela comme une des 613 mitsvot.

=> Combien de mitsvot nous pouvons obtenir facilement en faisant ressortir tout le positif que Hachem fait constamment pour nous!
Ainsi, non seulement notre vision de la vie en devient plus belle, mais en plus nous obtenons de sublimes mitsvot, aux mérites et bénédictions éternelles.

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-> Hachem nous comble de tellement d'énormes bontés (ce dont nous pouvons avoir conscience n'est même pas une goutte d'eau dans un océan!), que nous Lui serons toujours infiniment redevable.
De plus, D. étant parfait, Il n'a besoin de rien de notre part.

=> Le 'Hafets 'Haïm explique que d'une certaine façon, un moyen pour rendre à Hachem Ses bontés est : en les reconnaissant, en Le remerciant, et en comprenant qu'elles ne viennent pas grâce à nos mérites (qui sont toujours comme insignifiants par rapport à tout ce que nous recevons de D.!).

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-> Le 'Hida enseigne que lorsqu'un juif est dans une situation difficile, il y a des anges Accusateurs au Ciel qui essayent de lui porter préjudice, et pour mériter d'être sauvé, il faut les en arrêter.
Le fait de dire des bontés de Hachem et d'exprimer notre reconnaissance pour ce qu'il fait, va permettre de stopper toute nuisance de ces anges Accusateurs.

Par conséquent, le 'Hida commente :
- "Peut-être diras-tu en ton cœur, "Ces peuples sont plus nombreux que moi, comment pourrais-je le chasser?" (paracha Ekev 7,17) = cela fait référence à ces anges Accusateurs.
=> Que doit-faire une personne qui a contre elle de nombreux anges Accusateurs, et qui ne sait pas comment les vaincre?

- La réponse est dans le verset suivant : "Ne les crains pas! Souviens-toi assurément de ce que Hachem ton D. a fait" (paracha Ekev 7,18) = saches apprécier et remercier Hachem!

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-> "Ce peuple, je l'ai formé pour Moi, pour qu'il raconte Ma louange" (Yéchayahou 43,21- téhilati yéssapérou - תְּהִלָּתִי יְסַפֵּרוּ)

Le Chla haKadoh commente : notre but principal dans ce monde est de louer et de remercier D.
Ainsi, combien ce serait merveilleux si les gens avaient Hachem sur leurs lèvres en permanence.

Il ajoute qu'en ce sens, il faut dire constamment :"béézrat Hachem" (avec l'aide de D.), et également il faut Le remercier pour la moindre des choses (même la plus minime).
Et cela est considéré comme louer D. en permanence!

-> "Je bénirai Hachem en tout temps, constamment j’aurai Ses louanges à la bouche" (Téhilim 34,2)

Le Chla haKadoch explique :
- "Je bénirai Hachem en tout temps" = il s'agit des moments fixes pour la prières : cha'harit, min'ha, arvit.
- "constamment j’aurai Ses louanges à la bouche" = c'est le restant de la journée, où nous sommes impliqués dans nos activités quotidiennes, et où nous devons également multiplier les occasion pour toujours en venir louer D.

[plus nous louons D. sur des choses concrètes et personnelles de la vie, plus nous en venons à avoir de la confiance en Lui.
Par ailleurs, cela nous sera bien utile pour traverser le plus sereinement possible nos moments plus difficiles de la vie, puisque entouré par de la confiance, de l'amour envers Hachem, qui est constamment si bon avec Moi!!]

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-> Le Saba de Kelm rapporte la guémara (Béra'hot 57a) qui affirme que même nos rêves proviennent d'un ordre Divin.

Ainsi, lorsque Hachem accorde un mauvais rêve, cela compte comme une souffrance, et lorsqu'une personne a un bon rêve, elle se sent bien et il faut Le remercier pour ce cadeau.

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-> Nos Sages (midrach Béréchit rabba 1,4) affirment qu'il valait la peine à Hachem de créer le monde uniquement pour la mitsva des bikourim, dans laquelle le propriétaire d'un terrain remplissait un panier contenant ses premiers fruits de sa récolte annuelle (bikourim) et les amenait comme don au Temple.

Le midrach (Tan'houma - Ki Tavo 1) dit que par le mérite de cette mitsva, le propriétaire méritera que toutes ses prières soient répondues.

=> Qu'est-ce que cette mitsva a-t-elle de si spéciale?

-> Le Alshich haKadoch (commentaire de la Haggada - tsé oul'mad) répond que l'essence de cette mitsva est d'apprécier les dons que nous fait Hachem, et de Le remercier pour cela.
Et cela est si puissant, que ça suffit pour que D. crée le monde.

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Chaque jour, nous terminons chacune de nos 3 prières, par le : "alénou léchabéa'h laadon akol" = "il nous revient de louer Le Maître de Tout".

-> Selon le 'Hida (Ma'hzik Béra'ha 132), citant rabbi 'Haï Gaon, cette prière est si spéciale que : "cela signifie qu'il n'y a pas de plus grande éloge/louange que nous pouvons donner à notre Créateur.
C'est au-dessus de toute louange qui peut être prononcée dans ce monde (véala al kol achéva'hot chébaolam)".

C'est pourquoi, il dit que nous devons la réciter lentement, avec intention.

-> Le Kol Bo écrit que le : "alénou léchabéa'h" a été composée par Yéchoua bin Noun.
C'est une prière si élevée que nous devons la réciter en étant debout!
De plus, elle est si puissante qu'un des guéonim s'est interrogé sur comment nous pouvons avoir la permission de la dire en dehors de la terre d'Israël. En effet, il affirma qu'une telle louange ne devrait à priori être récitée que dans le lieu qui est le plus proche de Hachem.

-> Le rav Pinkous (Nefech Shimshon) écrit que nous traversons toutes les parties composant la prière, et cela révèle alors au grand jour de magnifiques trésors de bontés, et les forces du mal ont envie de venir nous les voler pour en alimenter le mal.
Nos Sages savaient qu'en terminant nos prières par "alénou léchabéa'h", cela permettrait de bâtir un mur de protection, qui a la capacité d'empêcher les forces du mal à prendre quoique ce soit des trésors générés par notre prière.

-> Le Séder haYom écrit que la prière de "alénou léchabéa'h" est une ségoula pour la protection.
En effet, elle protège une personne de tout mal qui pourrait lui arriver durant cette journée.

=> On voit à quel point cette prière qui est le summun des louanges que nous pouvons adresser à Hachem, peut générer des flux de bontés sur nous.
Il en découle qu'à chaque fois que nous avons la possibilité de louer D., nos paroles ont un pouvoir énorme, entraînant des conséquences positives au-delà de toute imagination.

==> Le plus nous louons/remercions Hachem, le plus nous nous permettons de bénéficier du meilleur dans notre vie!

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-> "Que Ta bonté, Hachem, s’étende sur nous, comme nous y comptons de Ta part!" (Téhilim 33,22)

"Hachem parla à Moché en disant : Voici, J'ai pris les Lévi'im de parmi (mito'h) les enfants d'Israël" (Bamidbar 3,11-12)

-> Rachi commente : c’est aux premiers-nés qu’incombait le service, mais ils sont devenus inaptes lorsqu’ils ont péché avec le Veau d’or. Tandis que les Lévi'im, qui n’avaient pas adoré d’idole, ont été choisis à leur place.

-> Les lettres du mots : Israël (יִשְׂרָאֵל) s'écrivent pleinement :
- le youd = יוד ;
- le shin = שין ;
- le réch = ריש ;
- le aléph = אלף ;
- le laméd = למד

=> Les lettres du milieu forment : לויים (Lévi'im).
La tribu de Lévi est bien située parmi (mito'h - מִתּוֹךְ) le milieu d'Israël.

Selon le rav Yossef 'Haïm Sonnenfeld, note 2 choses :
- bien que la tribu de Lévi soit la seule qui n'a pas reçu de territoire attitré en terre d'Israël, elle n'a pas une valeur moindre par rapport aux autre tribus.
Tout le peuple juif doit la considérer comme étant au milieu/parmi d'elle, et non comme une entité à part, car étant la seule à ne pas posséder de terre.

- par ailleurs, la tribu de Lévi est à un niveau spirituel plus élevé que le restant de la nation, et cela ne doit pas la conduire à se considérer comme étant à part du restant du peuple.
Elle est au milieu/parmi les autres, constituant un membre égal de la nation juive (chacun a un rôle unique et nécessaire à remplir pour parvenir à une réussite collective totale).

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-> Le 'Hidouché haRim enseigne :
La tribu de Lévi est devenue sainte après que Hachem a "retiré" la sainteté aux premiers-nés lorsqu'ils ont pris part à la faute du Veau d'or.
Cependant, les membres de la tribu de Lévi n'ont pas été les seuls juifs qui ont refusé d'adorer l’idolâtrie.
Cela est évident par le fait qu'uniquement 3 000 personnes ont été punies [par la mort après le Veau d'or].
Néanmoins, lorsque Moché est arrivé et a déclaré : "Que tous ceux qui sont du côté de Hachem viennent vers moi" (mi laHachem élaï), les Lévi'im ont été les seuls à y répondre.
C'est uniquement les Lévi'im qui ont été prêts à se saisir des épées et à mener la bataille contre l’idolâtrie, tandis que le restant des juifs a refusé de prendre part à cette "controverse".
C'est pour cela que seuls les Lévi'im ont été sanctifiés.

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-> "Prends les Lévi'im à la place de tous les premiers-nés israélites" (Bamidbar 3,40-45)

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-> "Voici que J'ai pris les Levi'im ... à la place des premiers-nés" (Bamidbar 3,12)

=> A l'origine, le service d'Hachem devait être le lot des aînés. Mais suite à la faute du veau d'or, ils ont perdu ce mérite qui revint alors aux Lévi'im. Mais pourquoi avoir puni particulièrement les premiers-nés cette faute, alors que tout le peuple y avait participé?

-> On raconte qu'une fois, le 'Hafets-'Haïm (qui était Cohen) essaya de convaincre un élève de s'engager dans une certaine cause de mitsva. Voyant son refus, le Rav lui dit : "Es-tu Cohen?" L'élève répondit par la négative. Alors le Rav lui demanda : "Pourquoi n'es-tu pas Cohen?" Surpris, l'élève lui dit que ses ancêtres ne sont pas Cohanim. Alors le Rav d'insister : "Et pourquoi ne sont-ils pas Cohanim?". Le disciple n'avait rien a répondre.
Alors le 'Hafets 'Haïm dit : "Quand Moché proclama suite à la faute du veau d'or : ''Qui est avec Hachem? Qu'il vienne vers moi!'' mes ancêtres sont venus mais pas les tiens. Ils ont donc perdu ce mérite éternel"

Les premiers-nés sont les plus influents des familles. S'ils avaient émis leurs désaccords à la faute du veau d'or, ils auraient pu l'empêcher. Mais suite à leur silence, cette faute a été réalisée.
Parfois, ne pas s'engager peut entraîner de fâcheuses conséquences et faire perdre une récompense éternelle

On a demandé à un sage : "Que peut faire une personne pour soulager son désir de revanche, puisque la Torah interdit de se venger?"

Il a répondu : "Faites quelque chose pour vous améliorer. Lorsque vous deviendrez une personne meilleure, cela tourmentera vos ennemies au plus haut point."

[rabbi Avraham Twerski]

-> "Tu ne te vengeras pas et ne garderas pas rancune" (Kédochim 19,18)

"Le pouvoir de la prière est tellement puissant, que même les prières provenant d'un racha, qui devrait normalement n'avoir aucun crédit au Ciel, sont néanmoins acceptées et répondues.
C'est pourquoi, Moché a été forcé de demander à Hachem de ne pas écouter les prières, ni d'accepter les sacrifices de Kora'h et de ses acolytes."

[rav Shimon Moché Diskin]

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-> "Moché, fort contristé, dit à Hachem : N’accueille point leur hommage!" (Kora’h 16,15)

Le Saba de Slobodka déduit de ce verset la redoutable force de la prière.
Bien que les hommes ayant apporté l’encens à D. fussent en tort, Moché dut demander à D. de ne pas l’accepter, c’est-à-dire de repousser leur prière, à laquelle l’encens est équivalent.
Il craignait que Hachem l’agrée et donne ainsi Son aval à leur conception hérétique, ce qui aurait remis en question l’ensemble de la Torah.

"Kora'h a échoué car il voulait s'emparer de la grandeur pour lui-même.

La grandeur est une bonne chose, uniquement si elle est accordée à un homme par le Ciel.
On ne peut pas aller et "prendre" la grandeur pour soi-même."

[rav Sim'ha Bounim de Pshischa]

"Je suis Hachem votre D." (Chéla'h Lé'ha 15,41)

Dans le 1er verset du Shéma, nous disons : "Écoute Israël, Hachem est notre D."
Dans le dernier verset du Shéma, à la fin du paragraphe des tsitsit, il est dit : "Je suis Hachem votre D."

=> Comment expliquer une telle évolution?

Au départ, c’est le peuple juif qui se glorifie d’Hachem, et avec fierté, déclare : "Hachem est notre D.".
Ensuite, tout au long du Shéma, on trouve de multiples mitsvot : l'amour d’Hachem, l’étude de la Torah, les téfilin, la mézouza, les tsitsit.

Lorsque Hachem voit toutes ces mitsvot qui sont accomplies par Son peuple, alors c’est Lui qui, à présent, se vante du peuple juif et est fier de lui.
C'est alors, qu'Il affirme : "Je suis Hachem votre D." = Je Me glorifie d’être votre D.

['Hatam Sofer]

"Ils sont notre pain. Leur protection les a quittés : Hachem est avec nous" (Chéla'h Lé'ha 14,9)

-> Rachi : Iyov un juste dont la présence constituait une source de mérite et de protection [pour eux, à l'image d'un bouclier], n'est plus en vie.

-> Selon Rabbénou Bé'hayé, D. guide et protège une nation par l'intermédiaire d'un représentant céleste.
Or, D. a retiré les "anges gardiens" des peuples de Canaan, les rendant alors impuissants face aux enfants d'Israël.

-> Le Méam Loez écrit : Lorsqu'on homme est destiné à mourir, la nuit de Hochana Rabba, le décret est finalement scellé et on dit qu'il a perdu sa protection. Pour nous apprendre, qu'un décret de mort avait été scellé contre les habitants de Cana'an, la Torah emploie la même expression : "Ils ont perdu leur protection" ...

[Ils dirent au peuple: ] "Si D. le désire, les habitants du pays seront réduits au néants car Il les combattra pour nous ... Ne les craignez pas car Hachem notre source de protection, vit éternellement!
Tant qu'il est avec nous, nous n'avons rien à craindre. Mais si vous vous révoltez contre Lui, Il se séparera de nous et nous aurons raison d'avoir peur du plus faible d'entre eux."

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+ "Ils sont notre pain. Leur protection les a quittés" :

-> Le 'Hatam Sofer est d'avis que la manne qui est tombée durant 40 ans dans le désert n'était pas une nouvelle création, même si selon nos Sages elle fait partie des 10 objets qui furent créés la veille du Shabbat [de la Création] au crépuscule (Pirké Avot 5,6).

Pour lui, à ce moment, tout le flux de bénédiction (le chéfa) qui devait tomber du Ciel dans les fruits de la terre d'Israël, tombait à la place dans la manne, ne laissant que des miettes aux habitants d'Israël d'alors.

Le 'Hatam Sofer affirme que c'est pour cela que parmi les fruits d'Israël, les explorateurs n'ont pas pris :
- de la datte = car la manne "avait la saveur d'un gâteau frit au miel [de datte]" (Béchala'h 16,31) ;
- des olives = car la manne "avait le goût d'une pâte pétrie à l'huile [d'olive]" (Béaaloté'ha 11,8).

Ainsi, ils n'ont pris que des goûts que l'on ne pouvait pas retrouver naturellement dans la manne (des raisins, des figues et des grenades).
En effet, puisque la manne recevait tout le flux Divin à la place de la terre d'Israël, alors un fruit provenant d'Israël aurait un goût totalement vide en comparaison de sa version présente dans la manne. Cela aurait pu paraître comme se moquer d'Israël (puisque cet état était temporaire, en attente du retour du peuple sur sa terre, et la fin de la manne).

=> C'est ce que dit Kalev dans le verset : "Ils sont notre pain. Leur protection les a quittés : Hachem est avec nous" = en réalité, nous mangeons le pain/la manne (blé) provenant du flux de bénédictions Divines qui devrait normalement tomber en Israël, tandis que les résidents d'Israël ne mangent que les restes.

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+ "N'ayez pas peur du peuple de la terre, car c'est notre pain" (Chéla'h Lé'ha 14,9)

-> Le rav Mikaël Mouyal enseigne :
Comme l'explique Rachi, Kalev et Yéhochoua dirent au peuple de ne pas craindre les habitants de Canaan car "on les mangera comme du pain", sans difficulté. Mais on peut s'étonner. Après la description des explorateurs qui parlèrent de géants, d'un peuple puissant et effrayant, comment Kalev et Yéhochoua répondirent-ils à ces arguments en disant de ne rien craindre? Mais finalement, la crainte du peuple liée à la terrible puissance des Cananéens n'a pas trouvé de réponse dans les propos de Kalev et Yehochoua?

Si on analyse les mots qu'ils ont employé, ils dirent : "car c'est notre pain". Si toute leur intention était de dire qu'ils "mangeront" ce peuple sans aucune difficulté, comme du pain, ils auraient donc dû dire : "Car c'est du pain".
Le pain, c'est la nourriture de base. La vie de l'homme en dépend. Ce que Yéhochoua et Kalev voulaient suggérer au peuple, c'est que la conquête de Canaan est fondamentale et vitale pour le Service Divin du peuple juif. C'est en entrant en terre sainte que l'accomplissement de la Torah sera complète. L'objectif Divin est que le peuple juif Le serve en terre sainte, autour du Temple de Jérusalem.
Le peuple Juif sans la terre d'Israël manquera d'un élément vital pour son existence en tant que peuple serviteur d'Hachem.
Kalev et Yehochoua voulaient signifier au peuple que certes les habitants de Canaan sont redoutablement puissants. Mais notre vie dépend de la conquête d'Israël, car c'est là-bas que le Service d'Hachem pourra être effectué comme il se doit et ce service Divin, c'est notre raison de vivre. "C'est notre pain", notre vie en dépend.
Ainsi, toutes les difficultés et les empêchements n'ont plus aucune importance. Quand un homme sait qu'une certaine action est vitale pour lui, il sera prêt à surmonter tous les obstacles, car sa vie en dépend. Rien ne pourra l'arrêter.
Un homme qui souhaite étudier la Torah et pratiquer les mitsvot mais trouve cela trop difficile, le secret de sa réussite c'est qu'il réalise que c'est vital pour lui, "c'est son pain". Car alors il soulèvera des montagnes, surmontera tous les obstacles et réussira finira par réussir.

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-> "Ne craignez point l’habitant de la terre car il est notre pain" (14,9)

=> Pourquoi comparer l’habitant de la terre à "notre pain"?

-> Le Deguel Ma'hané Efraïm enseigne :
L’homme est instinctivement craintif du monde extérieur et des dangers naturels de la vie. Mais en réalité, c'est la Chékhina qui se caché dans les dangers que l’homme perçoit. Si l’homme veut surmonter les peurs de sa vie et des dangers naturels, il doit prendre conscience que c’est Hachem qui se voile dans tous ces dangers.
Tel un père qui se déguiserait en lion pour impressionner son enfant, et corriger ses mauvaises actions. L’enfant finit par comprendre que le lion n'est que son père et ne lui fera aucun Mal. Il comprendra que s'il se déguise en lion, c'est pour lui montrer le bon et cherchera à y répondre le plus favorablement, en essayant d'améliorer son comportement.
Si le père constate une amélioration chez son enfant, il s'en réjouira et cessera de tenter de lui faire peur.

C’est ce que dit Calev : vous avez vu des géants, des créatures qui vous ont impressionnés, mais n’en ayez pas peur, ces habitants sont en fait "notre pain". Le pain c’est ce qui nourrit. Le pain c'est ce qui donne la vie.
Ainsi, le Zohar dit que la Chékhina est appelée "pain" car c'est Hachem Qui donne vie à TOUT.
Calev invite le peuple, à percevoir à travers ces géants et tout ce qui lui paraît menaçant, "notre pain", la vitalité des choses. Ne pas s'arrêter aux apparences, mais aller y rechercher la vitalité pour comprendre que c’est Hachem qui envoie les épreuves.
Hachem souhaite qu’on Le craigne. Hachem attend qu’on revienne vers Lui en se tournant vers Lui pour Lui demander Son Aide.
Telle la métaphore d'un chien qui cherche à mordre le bâton tenu par son Maître. Ce bâton est utilisé pour dresser le chien jusqu'à ce qu’il comprenne que ce n’est pas le bâton qui lui veut du Mal mais c'est son maître qui le dresse pour son Bien.
Dès lors que l’homme réalise que ses peurs et les dangers de la vie, sont l'expression même de la Chékhina qui s'y cache pour l'aider à s'améliorer, il se tournera vers Hachem, et cessera d'avoir peur du monde qui l'entoure.

"Tu ne te vengeras pas et ne garderas pas rancune" (Kédochim 19,18)

-> Cette mitsva est destinée à faire prendre conscience à l'homme que tout événement, bon ou mauvais, est une réponse de D. à ses propres agissements.

Si quelque le blesse ou l'insulte, il doit savoir que ce sont ses fautes qu'il faut incriminer et que c'est Là-Haut que tout ce qui lui arrive à été décidé.
Il est donc absolument vain de se venger de l'homme qui n'est qu'un agent de D.

[Séfer ha'Hinoukh - mistva 241]

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-> A Chimi ben Guéra qui l'avait insulté avec insolence et l'avait maudit, le roi David a répondu : "S'il m'insulte ainsi, c'est que D. lui aura inspiré d'insulter" (Chmouël II 16,10).

[Chimi était un descendant de la famille de Chaoul, persuadé que David avait usurpé le trône, et régnait illégalement]

[même si l'agent de nos souffrances devra rendre des comptes à D., la source de nos ennuis se trouvent en nous-même, et accuser autrui c'est se focaliser sur le bâton et non celui qui le tient (Hachem), et ce pour notre plus grand bien ultime.]

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-> Le Méam Loez (Kédochim 19,18) enseigne qu'il faut tirer un enseignement de la conduite du roi David.
Souvent, lorsqu'un individu fait du mal à son prochain et se met à le maudire, l'autre se lamente : "Comme cet homme m'a fait du mal!"
Ils ne savent pas que personne ne peut porter atteinte à leur argent ou à leur personne si ce n'était pas décrété en Haut.
Plutôt que de maudire qui les a offensés, ils devraient se blâmer eux-mêmes pour leurs fautes.

Ainsi, un homme sensé victime d'un préjudice pensera : "Ce sont certainement mes fautes qui ont causé cet incident. Je dois me repentir. Hachem est miséricordieux, et si je m'amende, Il comblera ma perte d'une façon imprévue et celui qui m'a causé du tort sera puni".

Bien que tout soit décidé en Haut, les incidents pénibles ne sont pas causés par des personnes innocentes.
Le châtiment vient par l'intermédiaire des fauteurs (mégalguélin 'hov al yédé 'hayav). En effet, Chimi ben Guéra fut puni en fin de compte pour avoir maudit le roi David (cf. Méla'him I 2,46).

"Ainsi fit Aharon" (Béaaloté'ha 8,3)

Rachi commente : c'est l'éloge de Aharon qui n'a rien changé [à l'ordre reçu relatif à l'allumage et à l'entretien des lumières de la Ménora].

=> Pourquoi pourrions-nous penser que Aharon aurait modifié l'ordre reçu?

Le rav Shloime Halberstam répond que les flammes que Aharon allumait sur la Ménora représentent les âmes du peuple juif. En enflammant ces âmes, Aharon témoignait de son amour envers chaque juif, en les ramenant plus proche du Service de leur père au Ciel (avi'hem chébachamaïm).

A cet égard, Aharon travaillait d'une manière parfaitement égale pour chaque membre du peuple juif, ne témoignant d'aucun favoritisme ou d'un amour supplémentaire qu'à celui de ses propres enfants.

=> C'est cela toute la profondeur de l'éloge de Aharon : "il n'a rien changé".

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-> Dans la bénédiction : "sim shalom" de la Amida, il est écrit : "Une loi (Torat) de vie, l'amour de la vertu, et de la justice, la bénédiction, la miséricorde, la vie, et la paix." (torat 'haïm, véaavat 'héssed, vétsédakat, vébéra'ha, véra'hamim, vé'haïm, véshalom).

Ces 7 formulations correspondent aux 7 flammes de la Ménora qui dispensaient la lumière Divine au peuple juif et à tout l'univers.
[Kohélét Its'hak - Béaaloté'ha]

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-> Le Ahavat Shalom (rabbi Ména’hem Mendel de Kossov) commente sur ce verset :
Pourquoi Aharon mérite-t-il d'être loué pour avoir correctement accompli une chose aussi facile que d'allumer la Ménora?

Dans le passage de la Torah relatif à chaque journée de la Création (paracha Béréchit), nous lisons à la fin de chaque paragraphe : "vayéhi 'hèn" (et cela s'accomplit - וַיְהִי-כֵן).
Le seul paragraphe qui fait exception est le 1er paragraphe (1ere journée) qui décrit la création de la lumière où, au lieu de : "vayéhi 'hèn", il est dit : "vayéhi or" (et la lumière fut - וַיְהִי-אוֹר).

Nos Sages, notant cette différence, expliquent que la lumière du 1er jour de la Création a été mise de côté dans un endroit caché, parce que D. trouva que le monde ne méritait pas d'être illuminé par la brillante splendeur de ce rayonnement céleste.
A la place, c'est une lumière diminuée qui est apparue. Avec pour résultat que D. ne pouvait plus dire : "vayéhi 'hen" (et cela s'accomplit), parce que la lumière qui a émergé n'était pas celle que D. avait prévue pour le monde.

=> En illuminant la Ménora, Aharon a restitué la glorieuse lumière primordiale du monde. Il a rétabli par ce moyen le "bayéhi 'hèn", le "et cela s'accomplit" du 1er jour de la Création.
C'était ce que veut dire Rachi par : "Aharon n'a fait aucun changement" = en illuminant la Ménora, il rectifia le changement qui avait été opéré lors du 1er jour de la Création. Un acte vraiment méritoire.

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Rachi explique que la Torah veut faire l'éloge de Aharon, qui fit comme Hachem l'ordonna et ne changea rien à l'ordre Divin.
Mais en quoi cela est-il si élogieux? N'est-il pas normal de ne pas changer de l'ordre Divin?

En réalité lorsque Aharon alluma les bougies de la Ménora, il était empreint d'un enthousiasme et d'une ardeur tellement intenses, que logiquement, il aurait dû être saisi de tremblement, ce qui aurait entraîné des modifications dans l'allumage, comme le fait de renverser un peu d'huile par exemple.
Mais Aharon, malgré son enthousiasme, a réussi à prendre le dessus et à avoir la maîtrise de son émotion, sans que son corps ne soit sous l'emprise de son ardeur. Dès lors, il a pu allumer la Ménora avec maîtrise de soi, sans
aucunement modifier, même contre son gré, l'ordre Divin.
=> L'éloge de Aharon était que malgré son émotion intense, il fut aussi capable de ne rien laisser transparaître et d'allumer la Ménora sereinement.
[Kédouchat Levi]

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-> Rachi (v.8,3) dit : "Aharon fit ainsi = c’est pour nous dire la grandeur d’Aharon, qu’il n’a rien modifié."
=> Qu’est-ce qu’Aharon aurait pu modifier mais s’en est abstenu?

Le Maharil Diskin dit qu’il y avait 3 marches devant la Ménora, sur lesquelles on montait pour allumer les lampes. Tout cela quand il s’agit d’un Cohen ordinaire, mais Aharon était prophète, or Hachem ne fait reposer Sa Présence Divine que sur quelqu’un qui est riche, fort, intelligent et grand de taille.
Ainsi, Aharon avait du mal à utiliser ces marches, parce qu’il était grand, et malgré tout il n’a rien modifié et il les a utilisées comme Hachem l’avait ordonné.

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-> Autre explication : Qui ne se souvient pas du 1er jour où il a mis les téfilin? La veille au soir, l’émotion empêche déjà de s’endormir! Et qui ne sait pas ce que c’est devenu 6 mois plus tard ? Où est passé tout l’enthousiasme?
Le Sfat Emet dit que normalement on commence à faire les mitsvot avec tout son enthousiasme et toute sa sainteté, mais au bout d’un certain temps on se calme. La grandeur d’Aharon de ne rien avoir modifié est que l’enthousiasme qu’il avait la 1ere fois, c’est avec le même enthousiasme et la même sainteté qu’il a continué à allumer les lampes pendant toutes les années.

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-> "Aharon a fait ainsi" (Béaaloté'ha 8,3)

-> Rachi explique que ce passage de la Ménora suit celui des sacrifices des princes de tribus. En effet, quand Aharon constata que ni lui ni sa tribu n'a apporté d'offrande, il en a conçu beaucoup de peine. Pour le rassurer Hachem lui dit : "Je vais te donner une part encore plus grande que celle de ces chefs de tribus. Toi tu vas allumer la Menora".
Ainsi, cette mitsva vient consoler Aharon suite à la peine qu'il a ressenti. Hachem est venu l'apaiser en lui donnant une part plus grande par cette mitsva.

Le Sfat Emet fait remarquer que Aharon aurait pu en concevoir une certaine fierté personnelle. Ne vient-il pas de recevoir une attention toute particulière de la part d'Hachem qui souhaite l'honorer plus que les autres. De ce fait, en allumant la Ménora, on aurait pu s'attendre qu'il le fasse avec un élan particulier exprimant sa satisfaction personnelle.
C'est dans ce contexte que la Torah témoigne : "Aharon fit ainsi", "sans rien changer", c'est-à-dire qu'il alluma la Ménora exactement de la même façon qu'il fit toutes les autres mitsvot, sans ne concevoir la moindre satisfaction personnelle d'avoir été honoré.
Pour Aharon, la mitsva c'est avant tout accomplir la Volonté d'Hachem et Lui faire plaisir. En aucun cas, on ne doit mêler un intérêt personnel de fierté ou autre.
Et cela mérite bien de lui être reconnu comme un véritable éloge. Il a accompli cette mitsva uniquement pour le Nom d'Hachem, sans se sentir glorifié par elle et sans rien changer dans son ressenti par rapport à son habitude.

La leçon pour nous est de nous habituer à voir les mitsvot comme des moyens de servir Hachem et pas de se servir soi-même. Et pour cela, il convient constamment de vérifier la pureté de ses intentions. La grandeur d'une mitsva se mesure essentiellement par la pureté de l'intention, combien cette mitsva a été réalisée pour Hachem, et bien sûr pas pour en recevoir des éloges, de l'argent, ou tout autre intérêt.

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+ Il n'y a ni petit ni grand face à Hachem :

-> Aharon n'a fait aucun changement en réalisant la mitsva d'allumer les lumière de la Ménora.
Parfois, nous voyons un individu versant des larmes comme une source le jour de Kippour, et nous pensons : "Oh ... quel tsadik!! ..." Mais en réalité, le tsadik est celui qui pleure toute l'année lorsqu'il prie, pas uniquement le jour de Kippour, lorsqu'il craint le décret divin du fait de toutes ses fautes de l'année écoulée.

Il en est de même pour Aharon. La Torah nous apprend qu'il allumait chaque jour les lumières de la Ménora avec le même enthousiasme et la même admiration que lorsqu'il faisait le service du jour de Kippour, à l'intérieur et à l'extérieur du Saint des Saints ...
Il n'affichait pas de différence entre les tâches, on ne voyait pas de changement apparent entre une tâche facile et une tâche difficile ... Il les accomplissait toutes les 2 avec le même enthousiasme, réalisant qu'il appliquait l'ordre divin. C'est cela la grandeur de Aharon!

Un homme peut être animé de 2 mobiles : lorsqu'il accomplit de grands actes, il agit par admiration et fascination, et lorsqu'il réalise de petites choses au quotidien, il vient prouver qu'il agit avec sincérité et intégrité en réalisant la volonté de Hachem, tout en exprimant sa joie d'avoir été choisi par le Roi des rois. C'est ainsi que l'on reconnaît un grand homme.
[...]

Quelqu'un se serait tenu face à la Ménora se disant [plus ou moins consciemment] : "Voilà, je suis le Cohen Gadol, tout le monde me regarde!"
Mais une telle pensée n'a même pas effleuré Aharon. Toute son attention n'était que de réaliser la volonté d'Hachem comme Il lui a ordonné.
Cela vient souligner l'éloge d'Aharon qui n'a pas changé la moindre chose dans sa juste intention en allumant les lumières. Toute sa volonté n'était que d'appliquer l'ordre du Roi des rois, qui lui a ordonné de disposer les lampes face à la Ménora.

Ces choses nous concernent également. Dans chaque acte que nous réalisons, nous devons y penser et nous rappeler que nous réalisons la volonté d'Hachem, et rien de plus.
Lorsque nous préparons les bougies ou les mèches en l'honneur du Shabbath, c'est parce que Hachem nous l'a ordonné.
Lorsque nous offrons l'hospitalité, c'est parce que Hachem nous l'a ordonné, et ainsi de suite ...
Si nous nous habituons à agir ainsi ("comme Hachem l'avait ordonné"), l'éloge que nous mériterons sera semblable à celui d'Aharon.
[rabbi Nissim Yaguen - Nétivé Or]

Chaque année à Shavouot, la puissance des 10 Commandements revient à nouveau [à l'identique du don initial au mont Sinaï].

[le Tiféret Shlomo]

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-> "Le peuple vit, ils tremblèrent et se tinrent à distance" (Yitro 20,15)

Le Beit Israël (rabbi Israël Alter) commente : "Même les générations qui se tiennent "à distance", c'est-à-dire celles venant de très nombreuses années après le don de la Torah, elles trembleront toujours [à Shavouot] pour cet événement exceptionnel".

Selon rabbi Sim’ha Bounim de Pschischa, au mont Sinaï il y a eu une Révélation Divine évidente. Or, lorsqu'une personne fait clairement face à Hachem, elle réalise à quel point elle se tient "à distance", à quel point elle est loin de toute compréhension de D.
A Shavouot, nous prenons conscience d'à quel point notre compréhension est limitée, et à quel point nous devons accorder la plus haute importance à la Torah qui est Divine.

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-> L'expérience du mont Sinaï a généré un impact national et individuel, dans chacune des âmes du peuple juif qui étaient [toutes] présentes lors de la Révélation Divine.
Cela est devenu enraciné et fait partie de nos traits de caractères hérités.
[Rav 'Haïm de Volozhin - Néfech ha'Haïm]

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-> Rabbi Elimélé'h Spira (le Bluzhover Rebbe) a vécu jusqu'à l'âge de 99 ans.
Un jour, ses 'hassidim ont entendu que le médecin de l'empereur d'Autriche était tout proche de chez eux. Il lui ont alors demandé d'examiner leur rabbi qui était âgé d'environ 80 ans, et était en parfaite santé.

Après de nombreux examens, le médecin a dit que le rabbi allait vraiment bien pour son âge avancé, mais cependant il y avait un seul problème : son rythme cardiaque irrégulier.

Lorsque l'on a informé le Bluzhover Rebbe de cela, il a rigolé et il a dit : "Que sait-il? Puisqu'il n'est pas juif, il ne peut pas comprendre.
Aujourd'hui c'est roch 'hodech Sivan, le jour où les juifs sont arrivés au mont Sinaï. Puisque nous nous approchons du jour du don de la Torah à Shavouot (le 6 Sivan), il est évident que mon cœur bat plus vite qu'à la normale!"