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Transformer la tristesse en joie

-> Le Zohar explique que les meilleures années de la vie de Yaakov Avinou se sont déroulées en Egypte.
Partant de cette idée, une question évidente se pose : comment se fait-il que, dans la sainteté de la terre d’Israël, Yaakov n’ait pas pu être joyeux, alors que dans l’impureté de l’Égypte, il en a été capable?
La réponse est que pour atteindre la véritable joie, il est nécessaire de transformer notre tristesse en joie (rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,23).

Lorsque nous passons une bonne journée et que tout va bien, les problèmes de notre vie, le manque de parnassa, les difficultés dans les chidoukhim, les problèmes avec nos enfants, nos erreurs passées, ...  tentent de s’enfuir.
Cependant, dans ces moments-là, nous devrions les saisir et les forcer à faire la fête avec nous.
Nous devrions dire à nos fautes, pour ainsi dire : "En raison de vous, chaque mitsva que j’accomplis est encore plus importante aux yeux d'Hachem, puisque vous m’avez donné l’occasion d’accorder à Hachem le plus grand honneur en révélant Sa Présence dans les endroits les plus bas".
De même, nous devrions dire à notre manque de parnassa : "Grâce à toi, chaque petit fragment de Torah que j’étudie au milieu de ma pauvreté est incroyablement précieux aux yeux de Hachem".

Ainsi, nous pouvons transformer toute l’obscurité en lumière, de sorte que même après la fin de notre bonne journée, nous restions connectés à la joie.
C’est la raison pour laquelle c’est précisément en descendant en Egypte, un lieu de faute et d’obscurité, que Yaakov a pu atteindre un sommet dans sa joie.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Birkat Hoda’ah 6 ]

-> L’une des principales ruses du yétser ara est qu’il nous fait oublier toutes les bonnes choses qu'Hachem a faites pour nous tout au long de notre vie. Lorsque nous sommes vraiment aux prises avec une certaine difficulté matérielle, il tente de nous faire désespérer en nous plongeant tellement dans notre situation actuelle que nous ne nous souvenons plus comment Hachem nous a aidés à traverser des moments difficiles dans le passé. A cause de cela, nous renonçons à prier pour le salut dont nous avons besoin.

C’est là le sens profond de l’interprétation des rêves de Pharaon par Yossef haTsadik.
Même s’il y aurait sept années de grande abondance, représentées par les sept vaches en bonne santé, toute cette bonté serait complètement oubliée pendant les sept années de famine, représentées par les sept vaches maigres, qui dévoraient les vaches en bonne santé sans que leur faiblesse ne change d’un iota.

Le tikoun pour cette situation, c’est Yossef. Pendant les années d’abondance, Yossef a stocké suffisamment de céréales pour subvenir aux besoins de tous pendant les années de famine.
Cela symbolise l’étonnant pouvoir des tsadikim de rassembler toutes les bienveillances d'Hachem et de les mettre de côté pour les temps difficiles. Ainsi, lorsque nous avons envie d’abandonner, nous devons nous attacher à ces tsadikim, qui nous soutiennent et nous encouragent en nous rappelant qu'Hachem nous a aidés par le passé, et qu’Il nous aidera aujourd’hui.
En effet, même dans les moments les plus sombres, nous pouvons trouver des moyens par lesquels Hachem nous aide et nous apporte du soulagement. Grâce à cela, nous pouvons rassembler la force de prier Hachem et de croire au pouvoir de nos prières, par lesquelles nous méritons de voir le salut complet, amen!
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Kileï Béhéma 4 ]

Monter spirituellement peut réveiller les forces du mal contre nous

+ Monter spirituellement peut réveiller les forces du mal contre nous :

"Dina, la fille que Léa avait enfantée à Yaakov, sortit pour faire connaissance avec les filles du pays. Chékhem, fils de 'Hamor ... vit [Dina, fille de Léa], il la prit, cohabita avec elle et lui fit violence" (Vayichla'h 34,1-2)

=> Pourquoi cela est-il arrivé à Yaakov précisément après qu’il eut atteint un tel niveau de perfection?
N’est-il pas écrit : "Aucune iniquité n’atteindra le juste (tsadik)" (Michlé 12,21) ?

-> Peut-être pouvons-nous l’expliquer ainsi : lorsque la sitra a'hara (force du mal) constate une augmentation de la sainteté, ce qui signifie que son propre pouvoir diminue et qu’elle est sur le point d’être anéantie, alors elle rassemble toutes ses forces. Elle porte accusation sur accusation, même pour la moindre infraction, dans l’espoir de trouver un moyen de frapper la sainteté et de la souiller, à D. ne plaise.

C’est par exemple ce qui s’est produit lorsque le peuple juif a reçu la Torah. La nation tout entière avait atteint un très haut niveau de sainteté et toute contamination spirituelle avait été éliminée (guémara Shabbat 146a).
La sitra a'hara était presque entièrement détruite, comme l’expliquent nos Sages (Erouvin 54a) à propos du verset (Ki Tissa 32,16) "gravé ('harout) sur les tables", lisez-le plutôt comme "libéré" ('hérout), car le peuple juif avait été libéré du yétser ara et de l’ange de la mort.

Lorsque la sitra a'hara vit qu’elle était sur le point d’être détruite, elle lança accusation après accusation, et tentation après tentation, jusqu’à ce que le Veau d’or soit formé et que la sainteté soit entachée.
La sitra a'hara se comporte toujours ainsi face à la sainteté.

De même, en ce qui concerne Yaakov Avinou.
Il venait de la maison de Lavan, bastion de l’impureté, et avait néanmoins conservé un niveau de sainteté extrême. Il arriva en état de perfection au pays de Canaan, et acquit une portion de la terre de 'Hamor pour le prix de 100 kessita (קשיטה), mot qui signifie "mérite".
En d’autres termes, Yaakov disposait de 100 mérites qu’il utilisa pour acquérir cette terre, un lieu qui était auparavant contrôlé par la sitra a'hara.
Auparavant, cette terre était certes un lieu saint, mais la sitra a'hara en avait pris le contrôle.

C’est pourquoi, dès que Yaakov l’acheta ... "il proclama : "Hachem, le D. d’Israël"(vayikra lo : El Eloké Israël - Vayichla'h 33,20). Nos Sages (Méguila 18a) expliquent ce verset : Yaakov atteignit un niveau si élevé qu'Hachem l’appela אל (El).
Yaakov, par ses bonnes actions (mitsvot), fit naître une augmentation de la sainteté. C’est pourquoi, par la plus infime ouverture que constituait "Dina sortit", la sitra a'hara trouva un moyen d’attaquer la sainteté et de la souiller.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayichla'h 34,1-2]

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=> lorsque l'on a pu faire des efforts et parvenir à de belles réussites spirituelles, il se peut qu'on ait des difficultés dans la vie. Notre yétser ara cherche à nous faire croire que c'est un signe que nous ne sommes pas aimés/importants aux yeux d'Hachem (ex: regarde ce que tes bonnes actions t'ont apporté comme galères, c'est qu'elles n'ont pas eu d'impact auprès d'Hachem, sinon pourquoi aurais-tu des difficultés en récompense? Alors diminue tes efforts spirituels, et kiff ta vie!).
Mais la réalité c'est qu'on a fait des choses magnifiques, qui vont rendre "jalouse" la force du mal, qui en désespoir de cause va chercher à nous nuire (pour nous perturber moralement).
[nos Sages disent également qu'après avoir fait de bonnes actions, cela apporte tellement de plaisir à Hachem qu'on soit maintenant plus proche de Lui et plus méritant, qu'Il va nous amener d'autres défis car Il a envie qu'on soit encore plus proche de Lui pour l'éternité. (D. ne nous envoie rien que nous ne soyons capables de surmonter). ]

Dans la paracha de Toldot, Yaakov revêt les habits d’Essav afin de recevoir les bénédictions d’Yits'hak.
Rabbi Nathan de Breslev explique que, bien que notre objectif principal dans ce monde soit d’étudier la Torah et d’accomplir les mitsvot, il est néanmoins important pour nous de nous "déguiser" en Essav et de lui ravir ses bénédictions.
En d’autres termes, même lorsque nous sommes engagés dans des activités physiques (dans la matérialité), telles que manger et travailler, qui relèvent d’Essav (dont le nom partage les mêmes lettres racines que le mot Assiyah, "le domaine de l’action"), nous devons nous éveiller pour nous rappeler qu’il existe une sainteté cachée dans le monde matériel également.
C’est à ces moments-là qu’Essav tente de nous piéger, puisqu’il voit que nous sommes sur son territoire.
Cependant, le simple fait d’avoir une pensée concernant la sainteté cachée suffit à le tromper complètement et à nous permettre de récupérer l’abondance physique et spirituelle qui nous appartient véritablement.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Téfilin 6 ]

Le respect de son frère/soeur plus âgé

"Honore ton père et ta mère" (Yitro 20,11)

-> "Honore ton père et ta mère" (kabed ét avi'ha vé'ét imé'ha - כַּבֵּד אֶת אָבִיךָ וְאֶת אִמֶּךָ).
Nos Sages nous enseignent que la lettre vav (ו) n'était pas nécessaire, elle a été ajoutée pour nous apprendre que le grand frère est inclus dans ce commandement du respect. [guémara Kétoubot 103a ]

-> En effet, la loi a été tranchée par le Rambam (Hilkhot Mamrim - chap.6), ainsi que par Maran Rabbi Yossef Caro qui a tranché la loi dans le Choul'han Aroukh : chacun des frères et sœurs devra respecter celui ou ceux qui le précèdent.
Ainsi par exemple, le cinquième honorera le quatrième et les précédents, le quatrième honorera le troisième et les précédents, ...

-> Le Arizal (chaar hamitsvot - Yitro) explique que les âmes des frères et sœurs que les parents sont amenés à mettre au monde sont rattachées les unes aux autres telles des branches reliées entre elles au-dessus d'un tronc d'arbre. Chacune forme une branche pour celle qui la précède et toutes sont reliées au premier-né.

-> Pour sa part, le Zohar (Yitro 90a) explique que le mot את (ét) vient inclure l'honneur dû à son Rav.
En effet, c'est par le mérite de son maître que l'homme va pouvoir accéder au monde futur tandis que c'est par le mérite des parents de l'homme accède au monde actuel (Kidouchin 33b).

"Chaque fois qu'Hachem prononçait l’un des 10 Commandements, les âmes des juifs les quittaient. À l’aide de la rosée de la résurrection, Hachem ramenait les juifs à la vie" (guémara Shabbath 88b).

=> Pourquoi Hachem n’a-t-Il pas pu faire en sorte que les âmes des juifs ne les quittent pas dès le départ?

Lorsque les juifs quittèrent l’Égypte, ils étaient encore remplis d'impuretés et de fautes, et leurs corps n’étaient pas assez purs pour recevoir la Torah. C’est pourquoi il fallait que leurs âmes les quittent.
Lorsque leurs âmes revinrent, ils renaquirent et, ainsi, ils étaient désormais spirituellement prêts à recevoir la Torah.

Cela s’apparente à l’interprétation que fait le Zohar de l’expérience de Moché devant le buisson ardent.
Hachem informa Moché qu’il devait retirer ses sandales. On comprend que cela signifie que le corps de Moché, qui avait vécu dans le palais du Pharaon, n’était pas apte à recevoir les prophéties d'Hachem.
C’est pourquoi, en un sens, Moché a dû se débarrasser de son ancien corps et en recevoir un nouveau.

Il en fut ainsi au mont Sinaï, et il en sera de même avec la venue du machia'h.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,10 ]

Le lachon ara un danger mortel

+ Métsora - Tsara'at : le lachon ara un danger mortel :

-> Le midrach (Vayikra raba 16,2) rapporte l'histoire bien connue d'un colporteur qui proclamait vendre le "remède de vie". Rabbi Yanaï s'approcha de lui et lui demanda d'en acheter. Le colporteur lui répondit en lui montrant le verset qui dit : "Celui qui désire la vie, ..., garde sa langue de dire du mal" (mi a'ich é'hafets 'haïm ... nétsor léchonékha méra - Téhilim 34,13-14).
Rabbi Yanaï dit que jusqu’à ce que ce colporteur lui explique ce verset, il ne l’avait jamais pleinement compris.

Le Zéra Shimshon pose la question évidente : qu’y avait-il de si difficile à comprendre dans ce verset? Et qu’a expliqué le colporteur à Rabbi Yanaï?

Le Zéra Shimshon explique que Rabbi Yanaï était troublé par un autre verset. Le verset dit : "Celui qui surveille sa bouche et sa langue se préserve de la souffrance de son âme" (chomer piv oulchono, chomer mitsarot nafcho - Michlé 1,23).
Le midrach (Tan'houma - Métsora 2) dit que ce verset ne doit pas être lu comme "צרת נפשו", la souffrance de son âme, mais plutôt comme "צרעת נפשו", de la tsara'at qui affligera son âme.

Rabbi Yanaï était troublé par le fait que le verset devrait en réalité dire qu’en surveillant sa bouche, on se protège de la tsara'at de son corps, et non de son âme, puisque c’est le corps qui est affligé par la tsara'at?

Le Zéra Shimshon explique que le colporteur a répondu à la question de Rabbi Yanaï lorsqu’il a annoncé : "Qui désire la vie?"
Lorsque Rabbi Yanaï a entendu cela, il a compris que la tsara'at n’est pas seulement une affliction du corps, mais qu’elle constitue également un danger pour la vie.

Tout d’abord, la guémara (Nédarim 64) enseigne qu’une personne atteinte de tsara'at est considérée comme morte.
Le Zera Shimshon explique en outre que le Targoum traduit le mot tsara'at par סגירו (sag'rou), ce qui signifie "exclu". En effet, une personne atteinte de tsara'at est coupée de toute influence spirituelle qui donne la vie à un individu. Ainsi, sa vie même est en danger.

C'est le sens du verset : "La vie et la mort sont entre les mains de la langue" (a'haïm véamavét béyad halachon - Michlé 18,21). Ce verset est généralement compris comme signifiant que par de simples mots, on peut influencer la vie d'autrui.
Cependant, le Zéra Shimshon explique que le verset enseigne également que celui qui tient des propos de lachon Hara met lui-même sa propre vie en danger.

C'est la leçon que Rabbi Yanaï a tirée du colporteur, lorsqu’il l’a entendu demander : "Qui veut la vie?".

De même, il comprenait désormais le verset qui dit : "Celui qui surveille sa bouche et sa langue se préserve de la souffrance de son âme", plutôt que de la souffrance de son corps.
D'après ce qui précède, la tsara'at (affection provenant du lachon ara) est en effet une souffrance de l'âme et pas seulement une souffrance du corps, puisque la tsara'at met en danger l'âme même de la personne.

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=> la tsara'at, qui est le résultat du lachon ara, n'affecte pas seulement le corps, elle est également quasi-mortel pour l'âme.

Nos fautes donnent du pouvoir à nos ennemis

+ Nos fautes donnent du pouvoir à nos ennemis :

"Et je vous séparerai des nations pour que vous soyez à Moi" (Kédochim 20,26)

-> À propos de ce verset, le Torat Kohanim dit : Hachem déclare (concernant le peuple juif) : "Si vous vous séparez des nations du monde (de leurs manières de se conduire), alors vous serez à Moi. Cependant, si vous ne le faites pas, vous appartiendrez à Névou'hadnétzar et à ses amis."

-> Le Zéra Shimshon explique ce midrach de la manière suivante.
Le verset dit : "Ses persécuteurs (du peuple juif) se sont élevés au sommet (sont devenus des dirigeants)" (Eikha 1,5).

Les Mékoubalim expliquent que, naturellement, un juif est enraciné du côté de la sainteté. Cependant, lorsqu’il faute, les forces de la sainteté se séparent de lui et il est envahi par les forces de l’impureté.
Néanmoins, comme un juif possède toujours certains mérites et bonnes actions, quel que soit son degré de faute, il reste toujours en lui un certain degré de sainteté.
Cela met en colère cette partie particulière de la sainteté qui est essentiellement piégée dans le fauteur, désormais impur en raison de ses nombreuses fautes.

Les dirigeants non juifs, eux aussi, possèdent une sorte d’étincelle qui provient du côté de la sainteté. C’est ainsi qu’ils peuvent devenir les puissants dirigeants qu’ils sont, puisque l’impureté elle-même n’a pas d’existence réelle.
C’est uniquement parce qu’ils possèdent un certain degré de sainteté (capturée), bien que dans une faible mesure.

C’est pourquoi nous sommes tenus de prononcer la bénédiction "qui a accordé de Sa gloire à la chair et au sang", en voyant un dirigeant non juif, car ils possèdent en effet une faible mesure de sainteté (qui leur a été accordée pour leur permettre de fonctionner, ou qu’ils ont capturée en raison des fautes du peuple juif).

C'est également pour cette raison qu'Its'hak aimait Essav, car celui-ci possédait de la sainteté, et que Yaakov s'efforçait toujours d'éveiller en lui cette étincelle de sainteté.
C'est aussi la raison pour laquelle la tête d'Essav fut enterrée dans la grotte de Makhpéla, car c'est là qu'il possédait les étincelles de sainteté.

Lorsque le juif ou le peuple juif faute, la sainteté qui demeure en lui désire se venger de lui ou d’eux pour l’avoir séparée du reste du côté de la sainteté. Pour ce faire, elle s’unit aux étincelles de sainteté qui existent chez les dirigeants non juifs, leur donnant ainsi plus de pouvoir sur le peuple juif, et ceux-ci peuvent alors persécuter le peuple juif.

C'est ainsi que le Zéra Shimshon explique le sens du midrach qui dit que Hachem déclare : "Si vous vous séparez des nations du monde (de leurs manières de se conduire), alors vous serez à moi. Cependant, si vous ne le faites pas, vous appartiendrez à Névouchadnétzar et à ses amis."

En effet, si nous observons la Torah, nous appartenons à Hachem.
Cependant, si nous ne le faisons pas, nous donnons aux dirigeants non juifs, les Névoucadnétsar et ses amis, le pouvoir de régner sur nous.

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=> en fautant, nous donnons en réalité le pouvoir aux dirigeants non juifs d’exercer leur autorité sur nous. Cela se produit parce que les fautes torturent notre âme au point qu’elle s’unit aux éléments de sainteté que l’on trouve même chez nos ennemis, afin de se venger de nous pour nos fautes.

"C’est par Ta bonté que Tu as conduit le peuple que Tu as délivré ; Tu l’as conduit par Ta puissance vers Ta demeure sainte" (Béchala'h 15,13).

-> Les juifs ont eu le mérite d’atteindre le niveau de la prophétie lors du passage de la mer Rouge.
La question se pose alors : la prophétie ne pouvant être vécue qu’en terre d’Israël, comment les juifs ont-ils pu faire l’expérience de la prophétie au bord de la mer?

Hachem a accompli un miracle et ils ont pu voir depuis l’endroit où ils se trouvaient jusqu’en Israël, et de là, leurs prières sont montées vers le ciel.
Comme l’écrit la guémara (Béra'hot 30a) : "Celui qui se tient en prière dans la Diaspora doit tourner son cœur vers la terre d'Israël, comme il est dit : "Et ils Te prieront depuis leur terre que Tu as donnée à leurs pères" (Divré Hayamim II 6,38)".

Telle est l’interprétation du verset : "Tu les as conduits par Ta puissance vers Ta demeure sainte", ce qui signifie que les Juifs ont pu, miraculeusement, voir le Temple alors qu’ils se trouvaient à la mer Rouge.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yehonatan ]

Etre tsadik = préserver sa brit

+ Etre tsadik = préserver sa brit :

"Yaakov envoya des messagers (des anges) devant lui (léfanav) à Essav, son frère" (Vayichla'h 32,4)

-> Le mot "léfanav" (devant lui) semble superflu. Pourquoi est-il nécessaire?

On pourrait l’expliquer ainsi :
Les hauts niveaux spirituels des tsadikim s’acquièrent grâce à leur respect de l’alliance de la brit mila, comme l’explique Rabbi Shimon bar Yo'haï (dans le Zohar - Vol.I, 94a).
Yaakov Avinou a été exemplaire dans la garde de cette alliance, car c’est lui qui est décrit comme "son lit était pur". C’est pourquoi il a mérité que tous ses enfants soient des tsadikim et il a atteint un niveau si élevé que même les anges le servaient.
[...]

"Yaakov envoya des anges" = Yaakov envoya les anges d'Hachem comme messagers. Vous pourriez vous demander : "Comment Yaakov a-t-il atteint un tel niveau que les anges le servaient?"
La réponse se trouve dans le terme "léfanav" (devant lui - litt. en face de lui], car il protégeait le signe de la brit mila qui se trouvait devant lui. C’est ainsi que Yaakov a atteint un tel niveau.
[...]

Le plus grand pouvoir que la sitra a'hara (force du mal) exerce sur un tsadik réside dans le signe de la brit, en y causant une souillure, car c’est la garde de la brit qui définit une personne comme un tsadik.
Par exemple, en Égypte, la sitra a'hara a poursuivi Yossef et a tenté de souiller sa brit. Mais Yossef, avec l’aide d'Hachem, a maîtrisé son désir, est resté sans défaut (à ce sujet), et de ce fait, a été appelé Yossef le tsadik.

Avec Yaakov aussi, la sitra a'hara a tenté de souiller le signe de sa brit, mais a échoué. C’est le mérite d’avoir préservé cette alliance qui a protégé Yaakov et lui a permis de vaincre l’ange.
Il est écrit : "Yaakov étant resté seul, un homme lutta (vayéavék - וַיֵּאָבֵק) avec lui, jusqu'au lever de l'aube" (Vayichla'h 32,25). Cela indique la bataille entre Yaakov et l'ange d'Essav, avec selon Rachi le terme "vayéavék" (וַיֵּאָבֵק) qui est lié à "avak" (אָבָק - poussière), car ils faisaient jaillir, par leurs mouvements, de la poussière sous leurs pieds.
La Torah utilise le terme אָבָק car c'est l'acronyme de : אות ברית קדש (ot bérit kodech - le signe de l’alliance sacrée).
Cela nous indique ce que l’ange avait l’intention de faire : entacher le signe de la brit.
De plus, cela nous indique comment Yaakov l’a vaincu : précisément en préservant sa brit.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - ]

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[la brit d'un juif est le yessod (fondement) sur lequel repose toute sa judaïcité, sa spiritualité. D'où l'importance de la préserver autant que possible. ]