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Tam avec Hachem, méfiant avec autrui

-> Le verset "Tu ne te tourneras pas vers d’autres dieux" (Choftim 18,13) exprime une distinction importante : d’une part, nous devons faire preuve d’une témimout totale envers Hachem et accepter de tout cœur tous les décrets du Ciel, mais d’autre part, cette témimout ne doit être manifestée qu’envers Hachem, ton D.
Dans nos relations avec les gens, la sincérité simple et confiante connue sous le nom de témimout n’est pas une qualité. Au contraire, nos Sages nous conseillent : "Kabdéhou vé'hachdéhou" (respecte l’autre, mais méfie-toi de lui - Déré'h Eretz raba 5).

La Torah décrit Yaakov comme un "ich tam" (Toldot 25,27), ce qui implique que bien qu’il fût tam (sincère, entier), il était aussi un ich, un homme, et n’était pas détaché de ce monde. Il a lui-même dit à Ra'hel, en parlant de son père Lavan : "Je suis son frère dans la ruse" (Méguila 13b).

Prononcer le nom divin avec crainte

"Vous ne profanerez pas Mon saint Nom" (Emor 22,32)

-> Rabbénou Yona (Shaaré Téchouva 3,61) écrit que si une personne prononce le Nom d'Hachem sans révérence (crainte, grand respect), elle enfreint l’interdiction de ce verset.
Il écrit :
"Sachez que la perte et la destruction que l’on trouve le plus souvent dans l’âme des masses sont dues à la parole, car ils prononcent le Nom du Ciel en vain, et ils le prononcent également sans la crainte qui lui est due."

Nous prononçons le Nom de Hachem des centaines de fois chaque jour, et si nous ne prenons pas soin de le prononcer avec révérence, nous risquons de transgresser une interdiction de la Torah et de profaner le Nom de Hachem à chaque fois que nous le prononçons.
[rav Moché Sternbuch]

+ "L’Esprit de D. planait au-dessus des eaux" (Béréchit 1,2)

-> "L’Esprit de D." (roua'h Elokim) désigne l’âme humaine, qui doit planer au-dessus de "la surface des eaux" (al péné amayim), qui fait référence à la Torah.
Puis, "Hachem dit : "Que la lumière soit!"", ce qui signifie qu'Hachem illuminera alors la personne de la Lumière sainte de la Torah.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 13]

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-> Le midrach (Yalkout Chimoni - Béréchit 4) dit que cette phrase fait référence à l’esprit d’Adam et à l’esprit du machia'h.
En réalité, Adam (אדם), le premier homme, englobait toute l’humanité, et son nom est considéré comme l’acronyme de A(dam), D(avid), M(achia'h).
Le Baal Shem Tov ajoute ici que cet enseignement, qui s’appuie sur le verset évoquant le but de la Création, "Que la lumière soit", s’applique à chacun d’entre nous.
Chacun de nous peut apporter davantage de lumière dans sa propre vie, et par conséquent dans le monde, et faire partie du "machia'h", en se connectant à Hachem à travers Sa Torah.

"Et maintenant, voici que les cris des Bné Israël sont parvenus jusqu'à Moi, et j'ai vu l'oppression dont les égyptiens les accablent" (Chémot 3,9).

-> Le peuple juif était conscient que la Présence divine l'avait accompagné dans l'exil et qu'Elle aussi souffrait.
Il était si profondément préoccupé par la douleur endurée par la Présence divine qu'il en oubliait de prier pour ses propres souffrances. Hachem vit cela, eut pitié de Son peuple et le sauva.
[rav David Abou'hatséra - Récha véSéfa - Chémot ]

La sorcellerie

"Une sorcière, tu ne la laisseras pas vivre" (Michpatim 22,18)

-> La sorcellerie provient des pouvoirs de Lilith, l'ange maléfique qui est "la klipa maléfique" ("l'écorce" du mal, qui est une force spirituelle négative).
[ toutes les klipot sont négatives et mauvaises. Lilith est appelée "la klipa du mal" parce que, comparée à son homologue masculin, Samaël, elle est la plus maléfique des deux (Binat ha'Hotam). ]
Une personne qui pratique la sorcellerie donne de la force à la sitra a'hara (force du mal) et affaiblit les forces de la sainteté.

"Une sorcière, tu ne la laisseras pas vivre" (mé'hachéfa lo té'hayé - מְכַשֵּׁפָה לֹא תְחַיֶּה) = les premières lettres de ces mots (מלת) et les dernières lettres (האה) ont une valeur totale de 481, qui est la même que לילית (Lilith) avec un ajout pour le mot lui-même (le kollel).
C'est une allusion au fait que la sorcellerie est dérivée de la sitra a'hara, qui est Lilith, et lui donne vie.
De plus, le mot מְכַשֵּׁפָה (sorcière) est composé des lettres מך שפה (ma'h chafa), qui ont la signification suivante : les lettres שפה ont une valeur numérique de 385, qui est la même que שכינה (Shéchina).
La lettre מך signifie "humilité".
Ainsi, la sorcellerie fait baisser la Chékhina, et par conséquent, "tu ne laisseras pas vivre une sorcière".
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam ]

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-> b'h, également sur la sorcellerie : https://todahm.com/2025/08/03/la-sorcellerie

La Torah raconte que lorsque Yaakov arriva au mont du Temple, le soleil se coucha et il s’endormit.
La raison en est qu’il comprit qu’il existe des moments où la manière la plus profonde de se connecter à Hachem consiste à laisser de côté l’intellect et à s’abandonner au Créateur en s’endormant.
Lorsque nos pensées sont assaillies par des inquiétudes, des questions et de la confusion, les forces d’Essav et de Lavan, notre tâche consiste simplement à réciter la lecture du Shéma Israël avant de dormir et à remettre notre âme entre les mains de Hachem avec une émouna pure.
Grâce à cela, nous méritons d’atteindre une véritable clarté et une véritable conscience d'Hachem à notre réveil, comme le dit Yaakov : "Que cet endroit est redoutable! Et je ne le savais pas" (Vayétsé 28,17).
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Pikadon 3 ]

Les sources (les puits) qu’Abraham et Its'hak ont creusées représentent les eaux de la émouna que nous devons rechercher au plus profond de notre cœur.
Chaque jour, de nouvelles épreuves tentent de nous cacher la vérité et de nous faire croire aux lois de la nature. Ces épreuves proviennent des Philistins qui veulent recouvrir nos puits d’émouna par la boue du monde matériel.
Néanmoins, nous avons la force de les surmonter, car les Patriarches (Avot) ont déjà creusé ces sources (puits) et nous ont ouvert la voie pour que nous continuions à creuser profondément dans nos âmes afin de trouver [à tout moment de notre vie] les eaux de la émouna.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Hefker 4 ]

-> Au sujet du premier verset de la paracha de 'Hayé Sarah, Rachi commente que toutes les années de la vie de Sarah Iménou ont été d'une façon également bonnes.
À première vue, cela n’a pas de sens. Sarah a beaucoup souffert. Elle est restée sans enfant jusqu’à l’âge de 90 ans. Elle a été faite captive par Pharaon et Avimélé'h. Elle a dû faire face aux afflictions d’Hagar et d’Yichmaël, et ainsi de suite.

Néanmoins, elle a bel et bien mené une très belle vie, car elle était profondément attachée à la pratique de la prière, qui lui a donné une source de force et d’inspiration.
Même si elle a dû faire face à de nombreuses épreuves physiques, sa qualité de vie n’en a pas été diminuée, car elle était profondément attachée à Hachem dans sa prière. [l'idée de faire de son mieux, et de décharger son fardeau en prière sur Hachem]
De même, nous pouvons surmonter nos difficultés et trouver une véritable inspiration en nous éveillant à la prière avec vitalité.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Tefillin 5 ]

La sainteté de nos yeux

+ La sainteté avec les yeux :

"Vous serez pour moi un peuple saint" (véanché kodech tiyoun li - Michpatim 22,31).

-> La Mékhilta dit que nous devons lire le verset ainsi : "véanché kodech" = lorsque vous agissez avec sainteté, alors "tiyoun li" = vous êtes à Moi.

-> Le Réchit 'Hokhma (chap.2) enseigne que nous apprenons le négatif à partir du positif : "Si vous ne vous rendez pas saints, vous n'êtes pas à Lui."

-> Le Yérouchalmi (Béra'hot 1,8) déclare : "Hachem dit : "Si vous Me donnez votre cœur et vos yeux, je sais que vous êtes à Moi."

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Hachem déclare : "ayin ta'hat ayin" (œil pour œil - Michpatim 21,24).

-> La traduction littérale est que si quelqu'un blesse l'œil d'une autre personne, il doit payer pour le dommage causé.
Le Tiféret Shlomo enseigne que le verset nous enseigne également que lorsqu'un juif garde ses yeux de regarder là où il ne devrait pas, cela incite Hachem à le regarder [bien davantage] d'en-Haut.
Il écrit : "Le verset révèle la grandeur d'un juif. Lorsqu'il agit avec sainteté, cela suscite un éveil en-Haut ... Quelqu'un qui garde ses yeux de regarder là où il ne devrait pas, cela suscite, éveil, l'œil d'Hachem d'en-Haut [qui n'est que bonté, compassion pour chaque juif] ... Cela est suggéré dans les mots "ayin ta'hat ayin" (œil pour œil).
[si tu sacrifies tes envies de fauter avec l'œil (comme si on se crevait momentanément l'œil face à notre désir naturel de regarder l'interdit), alors plein de joie, de fierté de notre acte, Hachem compense cela en nous donnant Son oeil de papa miséricordieux, qui nous comble de bénédictions au-delà de nos mérites (selon la rigueur). ]
Le Tiféret Shlomo écrit là que "mé'én olam aba" ( מעין עולם הבא - de  le chant de Ma Yédidout - peut se lire : mé'ayin olam aba) qui peut être traduit par "en gardant ses yeux (ayin), on mérite le Olam Haba."

-> Le Tiféret Shlomo dit également : "Nous verrons la Chékhina dans la mesure où nous avons été prudents avec nos yeux (de notre vivant)."

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[de plus, avec la venue du machia'h, notre monde à Venir éternel sera dépendant de nos actions dans ce monde.
En ce sens, on peut éventuellement comprendre : "ayin ta'hat ayin" (œil pour œil) = notre ayin (un œil) [physique] ta'hat (en dessous : référence à notre monde ci-bas), va définir l'état de fonctionnement de notre 'ayin' [spirituel] éternel (monde de vérité) = plus nous aurons préservé nos yeux dans ce monde, plus nous pourrons voir davantage la sainteté (et donc être proche d'Hachem, la source de tout bonheur). ]

Le Temple d’en-Haut fait directement face au Temple d’en bas

+ Le Temple d'en-Haut fait directement face au Temple d'en bas :

"J'ai envoyé un ange devant toi pour te garder sur ton chemin et te conduire à l'endroit que j'ai préparé" (Michpatim 23,20)

-> Rachi commente : "Le Temple d'en-Haut fait directement face au Temple d'en bas."

-> Le rav Yéhochoua de Belz note : [Deux parachiot auparavant] Rachi (Béchala'h 15,17) écrit : Le Temple en bas est directement en face du Trône Divin en-Haut."
Alors, lequel est le bon? Le Temple en bas a-t-il été construit directement en face du Temple en-Haut, ou bien le Temple en-Haut a-t-il été construit directement en face du Temple en bas?

Le rav de Belz explique que le Temple a certainement été construit à sa place en-Haut avant la construction du Temple en bas, et lorsque les Bné Israël ont construit le Temple en bas sur le mont Moria, ils ont mérité de le construire directement en face du Temple en-Haut.
[le verset (téviémo vétitaémo béhar na'halaté'ha ... - Béchala'h 15,17), issu de la Shirat haYam, prophétise qu'Hachem les amènera sur le har haMora et qu'ils résideront en terre d'Israël, et qu'ils y construiront ensuite le Temple en bas directement en face du Temple d'en-Haut. ]

Cependant, lorsque les Bné Israël ont fauté et ont été banni de leur terre, errant d'un endroit à l'autre et d'une terre à l'autre, il n'avait plus la sainteté du Temple dans son emplacement permanent sur le mont Moria, et ils n'ont qu'un échantillon de la sainteté du Temple dans les synagogues et les baté midrach, comme l'explique nos Sages (Méguila 29a) sur le verset (Yé'hezkel 11,16) : "Je serai pour eux un petit temple (mikdach méat)".
Dans Sa grande miséricorde, Hachem déplace le Temple d'en-Haut de son emplacement, afin qu'il se trouve directement en face des "baté mikdach" (Temple) d'en bas, les synagogues et les baté midrach où le peuple juif s'adonne à la Torah et à la prière.

-> Ici, dans la paracha Michpatim, la Torah parle des temps de l'exil, c'est pourquoi Rachi écrit ici que "le Temple d'en-Haut est directement opposé au Temple d'en bas", car Hachem leur disait que même s'ils fautaient et étaient exilés de leur terre, Il déplacerait néanmoins le Temple d'en-Haut afin qu'il soit directement opposé au "Temple", qui est chaque endroit où ils prient ou ils étudient la sainte Torah dans les synagogues et les baté midrach.

-> Son fils le rav Yissa'har Dov de Belz ajoute que nous pouvons maintenant comprendre les paroles de Rachi dans Vayétzé sur la déclaration de Yaakov (Vayétsé 28,17) : "ceci est la porte du Ciel" (וזה שער השמים), où Rachi écrit : "Le Temple d'en-Haut est directement en face du Temple d'en bas".
A l'époque de Yaakov, le Temple n'était pas encore construit, et lorsqu'il n'y a pas de Temple, Hachem repose Sa Chékhina là où les tsadikim étudient la Torah et prient, comme l'écrivent nos séfarim sur le verset (Téhilim 78,60) : "vayitoch Michkan Chilo" = lorsque Hachem abandonne le Michkan et le laisse être détruit, "Ohel chikèn baAdam" = Sa tente, Sa Chékhina repose dans l'homme, à l'endroit où un tsadik prie et étudie.
A l'époque de Yaakov, Hachem a dû déplacer le Temple supérieur pour qu'il soit directement en face de l'endroit où le tsadik, Yaakov, s'était endormi, et c'est pourquoi Rachi écrit "le Temple supérieur est directement en face du Temple inférieur".

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-> Cela nous permet d'expliquer nos Sages selon lequel Hachem a montré à Moché une Ménorah de feu, une pièce de monnaie de feu, et toute la forme du Michkan et du Temple, car au Ciel, ils sont tous là-bas, et Moché devait fabriquer les ustensiles exactement comme ceux du Ciel.

Cela éclaire également les louanges adressées à Aharon pour n'avoir apporté aucune modification lors de l'allumage de la Ménora, comme l'enseignent nos Sages. Cela est difficile à comprendre : pourquoi Aharon aurait-il changé? Et est-ce là la louange d'Aharon, qu'il n'ait pas changé ce qui lui avait été ordonné?
Mais selon les paroles ci-dessus, nous pouvons expliquer que la sainte Torah témoigne qu'Aharon Hacohen a allumé la Ménorah exactement comme la Ménorah supérieure, sans aucun changement entre la Ménorah en-Haut et la Ménorah dans le monde en bas.

-> De cette manière, il est également possible d'expliquer la grandeur de Bétsalel, dont la guémara (Béra'hot 55a) enseigne que les lettres hébraïques furent utilisées pour créer le Ciel et la terre. Bétsalel savait combiner les lettres utilisées lors de la Création, et c'était cette sagesse secrète qui lui permit de construire le Michkan.
Même Moché a dit de lui : "Tu étais dans l'ombre d'Hachem" (בְּצַלְאֵל se décompose en : בצל (BéTsel - à l’ombre) אל (E-l [de] D.)), lorsque Bétsalel révéla l'ordre de fabrication des ustensiles du Michkan selon l'ordre donné par Hachem, alors même si Moché lui avait donné l'ordre inverse.
Comme Bétsalel avait reçu l'ordre de construire le Michkan et qu'il devait le faire exactement comme le Temple (Beit Hamikdach) d'en-Haut, il mérita du Ciel la connaissance nécessaire pour fabriquer des ustensiles exactement identiques à ceux d'en-Haut.

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-> Il incombe à chaque juif de savoir que ce n'est pas quelque chose qui était et qui n'est plus.
Non, même dans notre génération, même sans Temple, nous devons continuer cette avoda et nous souvenir que même à notre époque, Hachem, dans Sa grande miséricorde, place le Temple supérieur exactement en face des "Baté Mikdach" (synagogues) d'aujourd'hui, et il est possible à chaque individu de diriger son Temple (Beit Hamikdach) personnel, que ce soit dans l'étude de la Torah ou l'observance des mitsvot, avec sainteté et pureté, éveillant ainsi la sainteté d'en-Haut.
["Et ils construiront pour Moi un lieu saint (sanctuaire - véassou li Mikdach), et Je résiderai parmi eux" (Térouma 25,8).
Le verset ne dit pas "et j'y résiderai", "il" faisant référence au Mikdach (Sanctuaire). Il dit plutôt "et je résiderai parmi eux" (béto'ham), c'est-à-dire dans le cœur de chaque juif.
Le Ohr ha'Haïm haKadoch commente ce verset : "En faisant une mitsva, l'homme devient porteur de la Chékhina et Hachem réside en lui ... "et je résiderai parmi eux" = en eux, et tout cela par le biais des mitsvot qu'un homme réalise. ]

-> Comme l'a dit le Maguid de Mézéritch (Maguid Dévarav LéYaakov 208) sur la Michna (Pirké Avot 2,1 - da ma lémaala mim'ha) = "Tu dois savoir que tout ce qui est au-dessus dépend de toi et de tes actes".
[chaque juif par ses actions impactent les mondes Supérieurs, qui par ricochet influence le monde ici-bas. ]

-> De même, le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech Ha'haïm (chaar 1 chapitre 4) écrit :
"Que chaque juif doit prendre à cœur ce qui suit : il ne doit pas penser : "quelle est ma valeur, qu'accomplis-je dans ce monde avec mes actes insignifiants", car il doit comprendre et déterminer dans son esprit qu'aucun acte, aucune parole, aucune pensée n'est jamais perdu.
Quelle est la grandeur de ses actions et leur exaltation, tout monte haut selon sa racine, dans les mondes supérieurs.
Et celui qui comprend cela tremblera en réalisant jusqu'où vont ses mauvaises actions, ruinant et détruisant avec une faute mineure, bien plus que Névou'hadnétsar et Titus n'ont détruit (le saint Temple en bas)."

[ dans la note de bas de page, le rav de Volozhin explique avec cela la michna "da ma lémaala mim'ha" de la même manière que celle expliquée ci-dessus].

-> La crainte et la joie de savoir que tous les mondes dépendent de ses actions, en particulier de ce qu'il fait dans les Baté Midrach (synagogues et lieux d'étude de la Torah).
Une personne sera saisie de tremblements, et d'autre part de joie et d'exultation, lorsqu'elle saura et se souviendra à quel point tous les mondes supérieurs dépendent de ses bonnes actions, et inversement de ses mauvaises actions.
Nous devons particulièrement nous en souvenir lorsque nous étudions la Torah et prions dans les synagogues et les baté midrach où la Chékhina est présente, car le Temple supérieur se trouve exactement en face d'eux, comme mentionné ci-dessus.
Et en se comportant comme il le convient dans ces lieux, on apporte la perfection à soi-même et au monde entier, qui dépend du Temple et tire sa vie de lui.

[divré Torah ci-dessus issus du rav David 'Haï Abou'hatséra]