Parler à la synagogue

+ Hachem dit : « Parce qu’ils ont abandonné Ma Torah que J’ai placée devant eux. Ils n’ont pas écouté Ma voix et ne sont pas allés dans [les sentiers de la Torah] » (Yirmiyahou 9,12).

La Torah nous révèle les péchés qui ont causé la destruction de la terre. Outre la négligence de l’étude, le peuple avait manqué d’honorer la Torah.
Lorsque l’on sortait le rouleau de l’arche avant la lecture, les fidèles annonçaient : « Voici la Torah que Moché a placé » (vézot haTorah achère sam Moché). Par ces mots, ils pensaient s’être acquittés de leur obligation d’honorer la Torah. Ils tournaient ensuite le dos au Séfer Torah et se mettaient à bavarder.
Or, il est écrit : « Ceux qui abandonnent Hachem seront anéantis » (Yéchayahou 1,28).

Cette faute est signalée par les mots : « Parce qu’ils ont abandonné Ma Torah que J’ai placée devant eux » = Cela veut dire qu’ils laissent le rouleau de la Torah ouvert devant eux et s’adonnent à leurs conversations personnelles.
Hachem a ajouté : « et n’ont pas écouté Ma voix » pour dénoncer les hommes qui à la synagogue se lancent des plaisanteries au moment de la lecture de la Torah, transgressant ainsi l’interdiction de parler à la synagogue.
Quiconque se rend coupable de ce grave péché n’a pas de part dans [la proximité avec le] D. d’Israël, car il Lui manque de respect. [Zohar – Térouma]

Deux anges désignés pour cette faute posent leurs mains sur la tête de l’homme qui bavarde et s’écrient : « Malheur à cet homme qui a parlé à la synagogue! »
Cette faute est semblable à la profanation du Shabbath car elle représente une profanation de la Torah.
Lorsque l’officiant procède à la lecture de la Torah, chaque fidèle doit écouter avec crainte.
A ce moment là … il faut garder le silence comme si on avait la langue coupée. [Zohar – Vayakél]
[…]

« Celui qui écarte l’oreille et n’écoute pas la Torah, sa prière est aussi une abomination » (Michlé 28,9)

[Méam Loez – Pékoudé 38,22-23]

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-> La sainteté d’un synagogue ou d’une maison d’étude est très grande.
Il faut y éprouver de la crainte et de la vénération comme dans le palais d’un roi …
Il est donc interdit de parler à la synagogue.
On a l’habitude de souhaiter : « Santé! » à quelqu’un qui éternue, et certains décisionnaires l’interdisent à la synagogue.
Le Arizal veillait à ne pas prononcer la moindre parole à la synagogue. Même s’il voyait quelqu’un mal agir, il ne le reprenait pas de crainte d’en arriver à proférer des paroles inutiles. [Ora’h Haïm 151]

[Méam Loez – Pékoudé 40,33]

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-> b’h, sur ce sujet : http://todahm.com/2016/12/26/la-gravite-de-parler-a-la-synagogue

One comment

  1. Pingback: La gravité de parler à la synagogue – Aux délices de la Torah

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