Aux délices de la Torah

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Don de la Torah – Résurrection & voir les paroles d’Hachem

+ Don de la Torah - Résurrection & voir les paroles d'Hachem :

-> "Une pluie de générosité que Tu as déversée, Hachem. Lorsque Ton héritage a eu soif, Tu l'as rassasié" (Téhilim 68,10).
Nous pouvons comprendre cela en nous basant sur la guémara (Shabbath 88b) qui déclare :
Rabbi Yéhochoua ben Lévi enseigne qu'à chaque mot que Hachem prononçait, les âmes des Bné Israël étaient tirées hors de leurs corps, comme il est écrit : "Mon âme est sortie lorsqu'Il a parlé" (Chir haChirim 5,6).
Si leurs âmes se sont déjà éteintes avec Sa première parole, comment pourraient-elles recevoir la seconde? Hachem leur a fait revivre avec la rosée par laquelle Il ressuscitera les morts, comme il est écrit : "Tu as déversé une pluie de générosité, Hachem. Lorsque Ton héritage a eu soif, Tu as pourvu à ses besoins".

Quel était le but de donner la Torah de telle manière que leurs âmes quittaient leurs corps à chaque mot?
Hachem a vu que les corps physiques des Bné Israël étaient indignes et incapables de recevoir la Torah, en raison de la saleté/impureté qui les avait infestés pendant leur séjour en Égypte, le pays de l'idolâtrie et de l'immoralité.
C'est pourquoi Hachem n'a pas laissé leurs âmes dans les mêmes corps souillés qu'ils avaient lorsqu'ils ont quitté l'Égypte. En fait, Il a fait sortir leurs âmes, laissant leurs corps périr, puis les a fait revivre avec la rosée de la résurrection. Leurs corps renaissaient alors dans la sainteté et la pureté.

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-> A chaque mot qu'Hachem a prononcé aux Bné Israël au mont Sinaï, leurs âmes ont quitté leurs corps, comme il est écrit : "Mon âme s'est éteinte sur Sa parole" (Chir haChirim 5,6). Ensuite, Hachem les a ramenés à la vie en versant sur eux la rosée avec laquelle Il fera revivre les morts, comme nous l'apprend le verset des Téhilim : "Tu as prodigué une pluie généreuse, ô Dieu, quand Ton héritage était fatigué, Tu l'as fortifié."
Le roi David entendait ainsi nous enseigner les grands bienfaits que nous recevions lorsque nos âmes quittaient nos corps et y revenaient ensuite. Tout d'abord, cette mort momentanée a purifié nos corps et nous a débarrassés de l'impureté laissée par le Serpent après la faute d'Adam et de 'Hava.
De plus, lorsque nos âmes sont montées sur le Trône de Gloire au Ciel, elles ont reçu de grandes lumières de sainteté qu'elles n'auraient pas pu recevoir lorsqu'elles étaient encore enfermées dans un corps physique. Lorsque les âmes sont retournées dans les corps purifiés, elles ont apporté avec elles ces grandes lumières.

-> Les Bné Israël étaient alors en mesure de recevoir une illumination de l'avant-dernier niveau de leur âme, que les kabbalistes appellent " 'hayah".
Les kabbalistes décrivent 5 niveaux de l'âme : néfech, roua'h, néchama, 'haya et yé'hida.
En règle générale, l'ascension d'un niveau à l'autre nécessite de grands efforts, à travers de nombreuses mitsvot et bonnes actions, jour après jour. Ce n'est qu'après une ascension lente et régulière, échelon après échelon, qu'une personne peut parvenir à atteindre le niveau suivant de son âme.
Sans ce travail acharné, ces niveaux n'arrivent pas d'eux-mêmes.

Cependant, lorsque le peuple juif s'est tenu au mont Sinaï, Hachem a fait preuve d'une bonté particulière à leur égard, en les catapultant aux niveaux les plus élevés, même sans la préparation ou les mérites nécessaires de leur part. Ils ont rapidement atteint les niveaux de néchama et de 'haya, lorsque leurs âmes ont quitté leurs corps et sont revenues à un niveau beaucoup plus élevé.

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-> "Hachem a donné Sa parole, les messagers à la grande légion" (Téhilim 68,12)
Nos Sages (Mékhilta déRachbi - Chémot 20,15) expliquent que non seulement les Bné Israël ont entendu la voix de Hachem, mais qu'ils les ont vues comme on voit un objet physique, tangible.
Chaque parole d'Hachem passait alors d'un juif à l'autre et disait : "Je suis la parole d'Hachem. M'acceptez-vous ou non?"
Lorsqu'un juif l'accepte, la parole continue : "Voyez combien de lettres je renferme. Voyez combien de profondeurs de sens intérieur je renferme. Les acceptes-tu toutes?"
Lorsqu'un juif les accepte toutes, la parole passe au juif suivant. De cette manière, tous les mots d'Hachem ont fait le tour de chaque juif et ont été acceptés individuellement par chaque juif, avec l'engagement de "naassé vénichma" (Michpatim 24,7).

C'est ainsi que nous pouvons comprendre le verset :
- "Hachem a donné Sa parole" (Hachem yitèn omer) = il n'est pas dit qu'Hachem a parlé, mais plutôt qu'Il a "donné la parole", ce qui implique qu'Il a donné chaque parole individuelle de la même manière qu'une personne ferait passer un objet tangible d'une main à l'autre. Il donna chaque mot aux Bné Israël, qui purent voir les mots devant eux, comme il est écrit : "La nation entière vit les sons" (Yitro 20,15).
- "les messagers à la grande légion" (amévassérot tsava rav) = [au mont Sinaï] les mots sont venus annoncer à la grande légion (les Bné Israël), la profondeur de leur signification (et implication), jusqu'à ce que chaque juif accepte chaque mot avec joie.

-> Lorsque les Bné Israël reçurent la Torah, ils furent élevés à un niveau spirituel si élevé qu'ils purent voir de leurs yeux les paroles qu'Hachem leur adressait, comme le commente Rachi à propos du verset : "Toute la nation voyait les sons."
Ils ont atteint un niveau encore plus élevé que celui des anges.
C'est également ce qui ressort de ces versets de Tehillim : "Hachem fit une déclaration, annoncée à une armée puissante" (Téhilim 68,12) = les Bné Israël étaient l'armée puissante, plus puissante encore que les anges (l'armée céleste). Ils ont mérité de voir les déclarations qui émanaient d'Hachem.

[d'après rabbi Yaakov Abou'hatséra - Dorech Tov - drouch 2 sur Matan Torah ]

L'essence de la nation juive n'est rien d'autre que la Torah.
Les Cieux, la Terre et la nation juive ont été créés pour la Torah, comme il est écrit : "Sans Mon alliance étudiée jour et nuit, Je n'aurais pas mis en place les lois du Ciel et de la Terre" (Yirmiyahou 33,25)
Les Bné Israël ont été délivrés d'Egypte afin de recevoir la Torah sur le mont Sinaï et d'accomplir ses mitsvot ...
La sortie d'Egypte serait le signe qu'ils mériteraient de recevoir la Torah, qui était la raison de leur délivrance et la bénédiction ultime.
Hachem a qualifié la sortie d'Egypte de signe annonciateur de la du don de la Torah, montrant ainsi qu'il s'agissait d'un événement de moindre importance, annonciateur de choses plus importantes à venir.
Le don de la Torah était un bienfait encore plus grand que leur libération de l'esclavage [extrêmement dur d'Egypte].

La Torah étant l'essence du peuple juif et le but pour lequel nous avons été délivrés et élevés, il nous a été ordonné de compter depuis le lendemain de Pessa'h jusqu'au jour du don de la Torah.
Nous montrons ainsi notre désir sincère de voir arriver ce grand jour, comme un esclave qui compte les jours qui le séparent de sa liberté.
Plutôt que de compter le nombre de jours restants, nous comptons le nombre de jours écoulés, pour montrer que notre désir est si grand que si nous avions commencé à compter les 49 jours restants, nous aurions été incapables de supporter l'attente.
[Séfer ha'Hinoukh 306]

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=> La dernière phrase est sublime : si nous comptons le Omer de 1 à 49, c'est parce que notre amour pour la Torah doit être tellement puissant qu'on aurait pas pu tenir à l'idée qu'il reste encore 49 jours avant de la recevoir.

=> à Pessa'h, durant le Séder nous racontons avec beaucoup de détails les incroyables miracles de la sortie d'Egypte (ex: les 10 plaies, l'ouverture de la mer Rouge, ...).
Et pourtant, nous devons arriver à Shavouot en ayant conscience que le don de la Torah est quelque chose d'encore plus grand aux yeux d'un juif.

La téchouva est plus facilement acceptée à Shabbath

+ La téchouva est plus facilement acceptée à Shabbath :

-> Non seulement le mérite du Shabbath aide notre téchouva à être acceptée favorablement, mais qu'il y a un avantage particulier à faire téchouva pendant Shabbath même.
On peut trouver un indice à ce sujet dans le mot "béréchit", qui peut être lu comme un acronyme de : "le Shabbath, les Accusateurs descendent dans le grand abîme" (béShabbath chotnim yordim él téoma rabba).

Les Accusateurs sont les agents célestes chargés de recueillir des témoignages sur les fautes des juifs et de les traduire en justice devant le tribunal céleste. Le Shabbath, ils sont bannis dans les profondeurs les plus infimes, où la voix de leur accusation ne peut être entendue.
C'est ainsi que nous trouvons dans le Zohar (II,135b) et dans les écrits des kabbalistes (chaar hakavanot - Roch 'Hodech) que le Shabbath, la miséricorde l'emporte sur la justice, les Accusateurs sont réduits au silence et les feux du Guéhinam, alimentés par le combustible du jugement, sont éteints.

Puisque les pouvoirs du mal sont annulés le Shabbath et que leur domination est brisée, rien ne s'oppose à ceux qui souhaitent retourner à Hachem. Les obstacles sur le chemin de la téchouva sont éliminés, et tous ceux qui souhaitent revenir par les Portes de la Miséricorde seront accueillis avec amour, puisque les Accusateurs n'ont pas le pouvoir de protester.

Un baal téchouva doit profiter de cette occasion et tirer le meilleur parti de ce jour le plus saint pour se rapprocher d'Hachem.
En mettant de côté les fautes de son passé et en s'orientant vers la sainteté, il sera recueilli dans l'étreinte d'Hachem en ce moment spécial de faveur céleste.
[d'après Rabbi Yaakov Abou'hatséra - Guinzé haMélé'h - tikoun haChékhina 58 ]

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-> Si une personne se tient dans la crainte d'Hachem et observe le Shabbath comme il le faut, sa téchouva sera acceptée au Ciel, même pour les fautes de souillure de la brit mila, pour lesquelles le cours normal de la téchouva est insuffisant.
Néanmoins, le Shabbath expie ces fautes, puisque le signe du Shabbath guérit les dommages causés au signe du Bris. [3 choses étant appelées "brit" : le Shabbath, la brit mila, et le téfilin]

C'est ainsi que nous pouvons expliquer le verset suivant : "Les Bné Israël garderont le Shabbath, afin d'accomplir le Shabbath tout au long de leurs générations en tant qu'alliance éternelle (brit olam)" (Ki Tissa 31,16).
Le Shabbath est appelé une "brit olam". Il s'agit d'un remède éternellement disponible pour corriger les fautes associés à la brit mila.
Un indice à ce sujet peut être trouvé dans les mots mêmes de "brit amila" (ברית המילה), qui ont la même valeur numérique que "Shabbath" (שבת).

Cependant, pour mériter les pouvoirs purificateurs du Shabbath, il ne suffit pas de s'abstenir de profaner ses lois. Il faut également se sanctifier par la sainteté du Shabbath, en pensée, en parole et en acte, car la parole mondaine porte atteinte à la sainteté du Shabbath.
En sanctifiant le Shabbath dans toutes ses myriades de facettes de sainteté et d'observance halakhique, on est élevé et purifié des fautes du passé et attiré dans le palais du Roi.
[d'après Rabbi Yaakov Abou'hatséra - Guinzé haMélé'h - tikoun haBrit 19 ]

[nous avons pu aborder d'une façon similaire cela dans le divré Torah : http://todahm.com/2024/05/28/reparer-les-fautes-liees-a-la-brit ]

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-> Rabbi 'Hiya bar Aba dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Si une personne observe le Shabbath comme il faut, même si elle a adoré des idoles comme la génération d'Enoch, il lui est pardonné."
[guémara Shabbath 118a]

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-> Le Zohar (II,205a) enseigne :
"Shabbath est le jour de l'âme, et non celui du corps. Le lien entre les âmes est renforcé ce jour-là. Tous les mondes supérieurs et inférieurs sont unis en un seul, et couronnés d'un esprit saint et du Ciel ...
C'est un jour où l'âme fait l'éloge de D.
C'est "l'âme de tout être vivant bénira Ton Nom, Hachem notre D." (nichmat kol 'haï). La louange ne vient que du côté de l'âme, et ce jour est celui de l'âme, pas du corps."

[à Shabbath nous avons également une âme supplémentaire, ainsi ce surplus de spiritualité nous permet de davantage faire téchouva, revenir vers notre Source, vers papa Hachem. ]

Shabbath – une alliance éternelle de la grandeur des juifs avec Hachem

+ Shabbath - une alliance éternelle de la grandeur des juifs avec Hachem :

-> Lorsque Hachem a nourri les Bné Israël avec la manne dans le désert, Il nous a élevés au niveau des anges, qui sont également nourris par la manne.
Cependant, lorsqu'Il nous a accordé le Shabbath, Il nous a élevés bien au-dessus des anges, en nous permettant de partager avec Lui Son saint jour de repos.

Comment cela est-il possible? Comment pouvons-nous nous imaginer égaux ou même supérieurs aux anges, qui vivent dans les hauteurs des Cieux, alors que nous vivons dans de modestes corps physiques ici sur la terre?

La réponse à cette énigme est devenue claire lorsque Hachem nous a amenés au mont Sinaï et a écarté les rideaux du ciel pour que nous puissions voir tout ce qui se passe là-haut.
Nous avons vu les anges et entendu la voix d'Hachem qui s'adressait directement à nous. Nous avons alors compris la nature spirituelle que nous partageons avec les anges, et nous avons compris sans aucun doute les sommets que nous avions atteints.
En ce sens, le mont Sinaï n'était qu'une preuve qui démontrait aux Bné Israël les sommets qu'ils avaient déjà atteints lorsqu'ils avaient été nourris de la manne et qu'ils s'étaient vus accorder le Shabbath (à Mara).

À ce stade, le niveau spirituel élevé du peuple juif et notre proximité unique avec Hachem étaient clairs pour tous. Il ne restait plus qu'à nous accorder la Torah, grâce à laquelle nous avons accepté les responsabilités de notre position élevée, afin de sanctifier le monde par notre étude de la Torah et nos mitsvot.

Puisque le Shabbath a élevé les Bné Israël au niveau d'une grande proximité avec Hachem, il est le signe de l'alliance éternelle qui nous lie à notre Créateur.
Hachem est le seul et unique D., et nous sommes la seule nation sur Terre à célébrer Son jour de repos spécial.

Il y a 3 mitsvot servent de signes de l'alliance (brit) entre le peuple d'Israël et Hachem : le Shabbath, la brit mila et les téfillin. Ce sont les mérites qui nous lient à Hachem et qui font de nous Sa nation chérie.
Lorsque le peuple juif accomplit la volonté du Créateur, Sa Chékhina habite parmi nous dans ce monde.
Si, nous ne tenons pas compte de Sa volonté et que nous Le mettons en colère, la Chékhina abandonne le monde physique et monte au ciel ...

Une personne qui réalise ces 3 mitsvot devient aimée d'Hachem et chérie de toutes les nations. Elle fait reposer [davantage] la Présence Divine (Chékhina) sur la terre.
[d'après Rabbi Yaakov Abou'hatséra - Likouté Chochanim - Chémot 19,5 ]

Les repas de Shabbath

+ Les repas de Shabbath :

-> D'après rabbi Yaakov Abou'hatséra (Guinzé haMélé'h - tikoun haChékhina 55) :
Chacun doit honorer le Shabbath au mieux de ses capacités, en préparant des aliments spéciaux dont le corps et l'âme se délectent. Nos Sages ont mis l'accent sur les repas du Shabbath, qui impliquent de profonds mystères spirituels, et pour lesquels il y a une énorme récompense.
Les repas de Shabbat contiennent des mystères spirituels, pour lesquels il y a une énorme récompense ...

Les repas de Shabbath ont été institués pour correspondre aux 4 roues de la Char DiviN : Avraham, Its'hak, Yaakov et David. C'est pourquoi il est important d'accomplir tous ces repas correctement, chacun en son temps.
Le premier repas est pour Its'hak, le second pour Avraham, le 3e pour Yaakov, et le 4e (mélavé malka) est pour le roi David.
Nos Sages attachent une grande importance à ces repas. Rabbi Shimon bar Yo'haï, qui était entièrement détaché de tout intérêt pour les plaisirs du monde, a témoigné qu'il n'a jamais négligé un seul des repas du Shabbath (Zohar III,288b).

De plus, étant donné que chaque repas de Shabbath correspond à l'un des Patriarches, en célébrant ces repas comme il se doit, nous rendons hommage au Patriarche qu'il représente.
En sautant ou en prenant à la légère l'un de ces repas, nous montrons notre mépris non seulement pour la mitsva, mais aussi pour le Patriarche qui en est à l'origine. Si nous bafouons l'honneur des Patriarches, comment pouvons-nous espérer que nos prières soient exaucées en leur honneur?

Une meilleure compréhension des merveilleuses ségoulot inhérentes aux repas de Shabbath nous incitera à investir davantage d'efforts dans la conduite correcte de ces repas.
Nos Sages (Shabbath 118a) nous disent : Quiconque accomplit les 3 repas du Shabbath sera sauvé de 3 épreuves : les douleurs de la naissance du machia'h, le jugement du Guéhinam et la guerre de Gog et Magog.
De plus, les repas de Shabbath expient le vil trait de caractère qu'est la gloutonnerie et les fautes liés à la consommation d'aliments interdits.

La grande récompense pour ceux qui prennent part aux repas du Shabbath est à mettre en parallèle avec la plainte [du Ciel] contre ceux qui ne le font pas. Ces derniers négligent délibérément le grand bénéfice spirituel que procurent les repas du Shabbath. Par conséquent, il faut être très attentif à réaliser les 3 repas de Shabbath, ainsi que le repas de mélavé malka par lequel nous honorons la reine du Shabbath lorsqu'elle s'en va.

Ceci est particulièrement vrai pour ceux qui ont fauté et qui retournent à leur Créateur en faisant téchouva. Les repas de Shabbath expient leurs fautes, car la nourriture consommée dans la sainteté purifie le corps et l'âme des effets de la gourmandise, qui est à l'origine de la plupart des fautes.
C'est pourquoi il est particulièrement important pour le baal téchouva d'organiser comme il le faut les repas de Shabbath et de ne jamais les négliger.

La préparation des repas de Shabbath nous rappelle également la nécessité de nous préparer pour le monde à venir.
Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Dorech Tov - Eulogie 5) explique que le verset "Souvenez-vous du jour du Shabbath pour le sanctifier" fait référence au monde à Venir, un monde qui ne sera plus jamais le même.
Le monde à Venir est un monde qui sera entièrement "Shabbat" pour toujours. Nous devons nous rappeler que le monde à Venir est devant nous et nous y préparer dans ce monde, en accumulant la Torah et les bonnes actions dont nous jouirons pour l'éternité.

Le Shabbath est une protection même pour les réchaïm

+ Le Shabbath est une protection même pour les réchaïm :

-> La sainteté du Shabbath continue de nous accompagner même lorsque nous quittons ce monde.
Ceux qui ont observé le Shabbath correctement mériteront de continuer à en profiter dans le monde à venir.
Le Shabbath, tous les mondes se réjouissent.
Même ceux qui ont été condamnés au Guéhinam bénéficient d'un répit le Shabbath, comme l'indique le Zohar (II,31b) : "Il a été enseigné que lorsque le Shabbath arrive, les réchaïm au Guéhinam sont autorisés à se reposer et font l'expérience de la joie et de la paix du Shabbath" ...

C'est parce que Shabbath est un jour de repos pour l'ensemble de la nation juive. Il ne s'agit pas seulement d'une récompense pour nos bonnes actions, mais d'une réalité spirituelle de repos.
Par conséquent, le repos est accordé aux vivants et aux défunts, à condition qu'ils aient observé le Shabbath de leur vivant.
Ainsi, même après leur décès, la sainteté du Shabbath continue à les accompagner. Cependant, ceux qui ont profané le Shabbath de leur vivant et négligé le jour de repos ne peuvent espérer en bénéficier après leur mort.

De tout cela, nous pouvons apprendre combien il est important pour le baal téchouva d'observer correctement le Shabbath, afin de corriger les fautes de son passé et d'obtenir l'aide Divine sur le chemin de la téchouva.
Si le Shabbat peut aider ceux qui sont morts dans leur méchanceté (en tant que racha) et les épargner des fureurs du Guéhinam, il peut à plus forte raison aider ceux qui sont encore en vie, ici dans ce monde, et qui ont des remords pour leurs fautes.
Le Shabbath expie leurs fautes et les éclaire, afin de leur accorder une bonne faveur aux yeux d'Hachem et de les aider à revenir.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Guinzé haMélé'h - tikoun haChékhina 57 ]

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-> Rabbi Yo'hanan dit au nom de Rabbi Yossi : Quiconque se réjouit du Shabbath se voit accorder un héritage sans fin ...
Rabbi Na'hman bar Its'hak dit qu'il est épargné de l'asservissement de l'exil ...
Rabbi Yéhouda dit au nom de Rav : Quiconque se réjouit du Shabbath se voit accorder les désirs de son cœur ...
[guémara Shabbath 118a]

Le Shabbath qui précède Shavouot

+ Le Shabbath qui précède Shavouot :

-> Tout comme le Shabbat qui précède Pessa'h est appelé Shabbat Hagadol, et le Shabbat qui précède Yom Kippour est appelé Shabbat Shouva, le Shabbat qui précède Shavouot est appelé Shabbat Déré'h Erets.
En effet, à Shavouot, nous recevons la Torah, et nos Sages ont statué que "Déré'h érets kadma la Torah" (le savoir-vivre précède la Torah - midrach Vayikra rabba 9,3).
[rabbi Its'hak de Vork]

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->Le rabbi de Gour fait remarquer que nous devons nous préparer à recevoir la Torah le Shabbat avant Shavouot, tout comme le commandement du Shabbat a été donné aux juifs à Mara (Rachi sur Béchala'h 15,25) avant le don de la Torah au mont Sinaï.
Le Shabbath qui précède Shavouot est donc un moment approprié pour se préparer à recevoir la Torah.

-> La brit (alliance) d'un nouveau-né a lieu le 8e jour, de sorte que l'enfant fait l'expérience d'un Shabbath avant sa brit mila. C'est peut-être la raison pour laquelle la mitsva du Shabbath a été donnée avant le don de la Torah, grâce à la mitsva du Shabbath, nous avons mérité d'entrer dans la brit de la Torah.
[Sfat Emet]

Hachem a donné la Torah dans un désert, un endroit dépourvu de tout confort physique. Pour acquérir la connaissance de la Torah, il faut devenir comme un désert, renoncer aux plaisirs du monde physique.
Tout comme un désert est un vaste espace ouvert, la Torah est d'une taille incommensurable.
Tout comme la Torah est infiniment grande, la récompense pour l'étude et l'observation de la Torah est infiniment grande.
[Pessikta]

Shavouot est le jour où Hachem a donné la Torah.
Mais vous devez continuer à recevoir la Torah : chaque jour, chaque heure, chaque minute. Elle doit vous accompagner partout où vous allez, dans tout ce que vous faites.
"Connaissez-le dans toutes vos voies" (Michlé 3,6). Le moment où l'on reçoit la Torah" n'est pas seulement le jour de Shavouot, mais existe tout au long de l'année.
['Hidouché haRim]

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-> Le Kli Yakar (Emor 23,15) explique que Shavouot, le 6 Sivan, n'est pas le seul jour où la Torah a été donnée. Nous devons recevoir la Torah chaque jour de l'année, comme si elle avait été donnée ce jour-là.
Shavouot n'a donc pas été institué pour commémorer le don de la Torah, puisqu'il s'agit d'un événement qui a lieu tous les jours de notre vie.

La grandeur de tout juif(ve)

+++ La grandeur de tout juif(ve) :

"Tout Israël a une part au Monde Futur" (kol Israël yéch laém 'hélek la'olam aba - Yéchayahou 60,21)

-> Cette michna nous rappelle également qu'il ne faut pas se désespérer si l'on a commis de graves fautes. On pourrait craindre d'avoir totalement perdu sa part au Monde Futur. La michna rassure donc le fauteur en affirmant : "Tout Israël a une part au Monde Futur".

Chaque juif a en lui une parcelle qui reste pure et sainte. C'est son âme Divine, une "part du D. en Haut", qui trouve son origine sous le Trône de Gloire.
[un juif a une âme qui provient de l'intériorité d'Hachem, du monde Supérieur le plus élevé/haut spirituellement, à la différence des autres nations, dont l'origine est beaucoup plus base, de l'extérieur d'Hachem. ]
[Méam Loéz - Pirké Avot]

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Rabbi Akiva disait : "L'homme est aimé car il a été créé avec une Image (tsélem). C'est par un plus grand amour qu'il lui fut révélé le fait qu'il a été créé avec une Image, comme il est écrit : 'Car avec l'image de D., Il créa l'homme' (ki bétsélem Elokim assa ét aadam - Noa'h 9,6)." (Pirké Avot 3,18)

-> Rabbi Akiva nous apprend le grand privilège qu'ont les juifs par rapport aux autres nations du monde.
Si les juifs et les autres peuples ont l'air physiquement semblables, il existe cependant entre eux une grande différence qui donne à Israël un avantage sur toutes les autres nations.

Cet avantage n'est pas visible car il s'agit d'un élément spirituel (rou'hani) : l'Image (tsélem) est une ombre très sainte, ressemblant à un ange, qui entoure le juif et le protège de tout mal.
Tant que l'homme porte cette Image au-dessus de lui, aucun mal ne peut l'atteindre, pas même la mort.

Par conséquent, 30 jours avant la mort d'un homme, cette ombre sainte le quitte.
Rabbi Chimon bar Yo'haï et ses collègues étaient capables de percevoir que les derniers jours d'un homme approchaient.
Ces saints, en voyant que cette ombre était absente, savaient que la mort était imminente.

Le sage dit : "L'homme est aimé car il a été créé avec une Image".
C'est un privilège que D. a donné à tout juif révélant Son amour pour Son peuple. Aucun autre peuple dans le monde n'a été créé avec cette Image sainte semblable à celle d'un ange.

Toutefois, l'expression qu'emploie Rabbi Akiva est quelque peu difficile à comprendre. Nous nous serions attendus à lire : "Israël est aimé car il a été créé avec une Image" de même qu'il dit plus loin :
"Israël est aimé car ils sont appelés les enfants de D." (Pirké Avot 3,19). Etant donné que cet avantage n'a pas été donné à l'humanité entière, pourquoi est-ce le terme général "homme" qui est employé : "L'homme est aimé car il a été créé avec une Image".

[Le mot voulant dire "homme" en hébreu est adam, qui désigne aussi Adam, le premier homme. On peut donc également lire cette Michnah : "Aimé est Adam car il fut créé avec une Image".] Ceci fait allusion au fait que le premier à être créé avec cette Image sainte était Adam, créé par les mains de D. (midrach Chmouël).

Outre la faveur d'Hachem de nous avoir créés avec cette Image, Il manifesta Son amour pour nous en nous faisant savoir cela. La Torah dit, en effet: "Car avec l'Image de D., Il fit l'homme" (Noa'h 9,6).

Il peut arriver qu'une personne donne un cadeau à un ami sans lui dire pourquoi elle le lui a offert. C'est là un signe qu'elle n'estime pas et n'apprécie pas vraiment cet ami. Elle lui donne ce cadeau pour l'aider et parce qu'elle a pitié de lui.
Mais si elle donne un cadeau à un ami en lui disant pourquoi, c'est qu'elle l'estime et désire lui témoigner son amitié. (Rambam ; Barténora)

Rabbi Akiva nous dit que l'homme fut créé avec cette Ombre pour être conscient de la grandeur de son âme provenant de sous le Trône de Gloire (Kissé haKavod) et de l'importance de son corps ayant pour ombre cette Image sainte. Ce signe distinctif ne se trouve chez aucune autre nation. (Rachi ; Tossefot Yom Tov).
[Méam Loéz - Pirké Avot 3,18]