Lorsqu’un homme danse, il s’élève tout en sachant qu’il finira par retomber …

Nos Sages (midrach Cho’had Tov 2) enseignent : « Dans la mer, chaque vague s’élève comme si elle voulait submerger le monde et lorsqu’elle parvient sur la plage, elle vient s’écraser sur le sable sans réussir à le submerger. Et bien que chaque vague constate que celle qui l’a précédée a échoué, elle ne renonce pas et tente elle-même à nouveau de submerger le monde » …

Il est écrit : « lorsque les vagues s’écraseront, rends leur hommage » (Téhilim 89,10) = car c’est faire l’éloge des vagues que de proclamer qu’elles ne renoncent jamais et que chacune se dit : « je réussirai ».
[Yétev Lev]

[de même à Sim’ha Torah, lorsque nous dansons nous nous élevons vers le Ciel (davantage de spiritualité), nous retombons par terre (dans la matérialité), et immédiatement nous retentons de s’élever vers le haut.

On peut rapprocher cela à : « Le tsadik tombe 7 fois, et se relève ; mais les réchaïm sont effondrés par le malheur » (Michlé 24,16) [les hakafot consistent en 7 tours]
Dans notre vie, nous avons des moments d’impulsion, des moments où tout tourne tranquillement, et des moments de chute. L’essentiel est que même si l’on tombe, nous ne devons pas désespérer en se lamentant sur notre sort, en restant inerte, mais plutôt nous efforcer de se relever par la téchouva et de repartir de plus belle de toutes nos forces! ]

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-> Il faut savoir que la valeur d’un homme se mesure par son obstination à se battre.
[Un juif a une obligation de moyens [faire de son mieux], et le résultat dépend de D.].

Le Zohar enseigne que le Loulav est comme une arme qui vient proclamer : « Les nôtres ont vaincu », en faisant référence aux juifs qui sont sortis vainqueurs dans le combat qu’ils livrèrent pendant les jours de jugement (à Roch Hachana et Kippour) …

Cela nécessite une explication. En effet, il est de coutume qu’après la victoire finale, le vainqueur range ses armes. Le roi parade alors en compagnie de ses soldats en toute tranquillité d’esprit.
Dès lors, pourquoi la Torah nous ordonne-t-elle de sortir en brandissant cette arme que représente le Loulav, immédiatement après la victoire des jours redoutables?

C’est qu’en réalité, la guerre contre le yétser ara est différente de tout autre affrontement : même après l’avoir vaincu, l’homme doit savoir qu’il demeure en permanence un soldat prêt à se battre, et c’est précisément l’essence de sa victoire : continuer à se tenir prêt au combat, car c’est là tout l’homme [tant qu’il vit, c’est qu’il y a un combat à mener contre son yétser ara].
[rav Elimélé’h Biderman]

[on ressort pur de faute après Yom Kippour, et en sortant notre arme (le loulav) nous exprimons notre motivation à tendre vers un état de perfection dans notre service Divin.
De plus, Hachem est très très proche de nous pendant les yamim noraïm et Souccot, ce qui nous donne envie de ne pas fauter, de ne pas écouter notre yétser ara, afin de rester au plus proche de papa Hachem.
En ce début de nouvelle année, rempli de motivation spirituelle : à l’attaque! ]

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-> « Car Hachem, ton D., est un feu dévorant » (Dévarim 4,24)

Selon le Maguid de Mézéritch, Hachem dévore (si l’on peut dire) le feu que l’homme allume dans son cœur pour combattre son yétser ara.
Il s’agit du feu de la bataille contre lui sans aucun rapport avec son issue victorieuse ou non.
En effet, Hachem ne demande à l’homme qu’une seule chose : s’efforcer d’agir de son mieux, le reste appartient à D.

[la danse de Sim’hat Torah symbolise notre désir de s’élever de la terre vers le ciel, notre souhait de se jeter dans les bras de Hachem par nos actions, et ce de manière constante.
Nous y mettons le feu avec la Torah (antidote du yétser ara), témoignage de notre envie folle de faire Sa volonté.]

« Vous demeurez dans des Souccot durant 7 jours, tous les membres d’Israël habiteront dans des Souccot afin que nos générations sachent que j’ai fait résider les Bné Israël dans des Souccot lorsque Je les ai fait sortir d’Egypte » (Emor 23,42-43)

-> Le mot « demeurez » (téchévou – תֵּשְׁבוּ) est composé des mêmes lettres que le mot : bochét (בושת), qui signifie : la honte.
Cela vient avertir celui qui entre dans sa Soucca, qu’il doit prendre conscience de l’immense sainteté de celle-ci.

En y réfléchissant, il sera rempli de honte à cause de son passé. Il devra alors pallier à ses manquements en prenant sur lui d’améliorer désormais ses actes.
Dès lors, il pourra pénétrer dans la Soucca en s’appuyant sur ses bonnes résolutions prises pour l’avenir, car Hachem considère les résolutions sincères d’un juif comme s’il les avait déjà mises en pratique (guémara Kidouchin 40a).

[bien que maintenant je ne sois pas méritant de rentrer dans la Soucca, par le mérite de mon amélioration future, je peux y pénétrer tout de suite.]

[Yétev Lev]

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-> « L’orgueilleux repousse les pieds de la Présence Divine.
D. dit à son sujet : Moi et lui, nous ne pouvons demeurer ensemble! » (guémara Sotah 4b).

Le Arizal dit que dans la Soucca, Hachem nous enlace d’amour ; le Zohar (Emor 103a) enseigne que lorsque nous entrons dans une Soucca la Présence Divine déploie Ses ailes par le haut sur nous.
=> Face à une telle proximité avec Hachem, comment peut-on avoir des pensées d’orgueil (moi je!)?
Il faut lever les masques, reconnaître Son infini grandeur, et retourner vers Lui.

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-> On doit avoir 2 pensées en s’asseyant dans la Soucca : en souvenir des Soucca suite la sortie d’Egypte, et en souvenir des Nuées de Gloire.
Or, lorsque nous sommes sortis d’Egypte, nous n’étions pas méritants, mais par le mérite futur de recevoir la Torah, les juifs ont pu sortir d’Egypte et s’assoir dans les Nuées de gloire.
De même, à partir du moment où je prend sur moi d’améliorer mon comportement, alors j’ai pleinement le droit de rentrer dans la Soucca.

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-> La Soucca est similaire à l’Arche de Noa’h (la téva).
Rachi écrit que les animaux venaient d’eux-mêmes dans l’Arche de Noa’h, mais c’est uniquement les animaux qui n’avaient pas fauté qui pouvaient entrer dans l’Arche.
Ceux qui avaient fauté étaient chassés de l’Arche.

D’une manière identique, tout le monde s’assoit dans la Soucca, mais uniquement ceux qui sont méritants peuvent ressentir sa grande joie et sainteté.
Si la Soucca accepte une personne, alors elle ressentira un très bon sentiment dans la Soucca.
Mais, si à D. n’en plaise, la Soucca ne l’accepte pas, il n’y sera pas joyeux …

Si quelqu’un apprécie immensément la Soucca, cela prouve que la Soucca l’a accepté immensément.
C’est quelque chose qui ne peut pas être vu, c’est un sentiment du cœur, qui n’est révélé qu’à Hachem …
Souccot vient après Yom Kippour, car on doit être pur de toute faute pour être accepté dans la spiritualité de la Soucca.
[Chem miChmouel – 5673]

-> De même, le Tossefet ‘Haïm (145) dit que la mitsva de la soucca vient immédiatement après la fin de Yom Kippour afin que la soucca soit fabriquée par un homme pur de toute faute et que la Présence Divine repose sur l’œuvre de ses mains.

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-> « Vous demeurez/résiderez dans des Souccot durant 7 jours »

Souccot est le moment où l’on complète la téchouva qui a commencé en Elloul.
C’est un temps où l’on développe une compréhension plus profonde de ce qu’est la téchouva.
Le verset dit que le peuple juif doit : téchévou (s’assoir), qui est un langage de téchouva (tachouv – תשוב).
Nous résidons dans la Soucca pendant 7 jours et essayons de renforcer les 7 midot de Hachem (‘hessed, guévoura, tiféret, nétsa’h, od, yessod, mal’hout).
Ce n’est qu’une fois que nous sommes purs de toute faute [après Yom Kippour], que nous pouvons travailler à faire une téchouva complète et devenir un véritable serviteur d’Hachem.
[Tiférét Shlomo]

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-> Le ‘Hatam Sofer dit qu’en allant dans la Soucca, on se rend compte que le véritable or et argent de ce monde c’est la Torah et les mitsvot. [en comparaison rien n’a de valeur!]
[On a tellement envie d’être proche de Hachem (être dans la Soucca, c’est être enlacé par Hachem), de nous éloigner de la faute et faire sa volonté, que notre téchouva en devient plus parfaite, plus vécue.]

Souccot – La mitsva d’être joyeux

+ Souccot – La mitsva d’être joyeux :

-> Il y a une mitsva d’être joyeux à toutes les fêtes juives, mais il y a une importance toute particulière à être joyeux à Souccot, comme il est dit : « Tu te réjouiras devant Hachem, ton D., pendant 7 jours » (Vayikra 23,40).
[Rambam]

De même, il est également écrit à propos de Souccot : « Tu te réjouiras à ta fête … et tu seras exclusivement joyeux » (Dévarim 16,14-15).

-> Nous ne sommes pas capables de mesurer la valeur des mitsvot.
Peut-être que la mitsva d’être joyeux à Souccot est juste aussi importante que celle du loulav et de la Soucca? Peut-être que la joie est la plus grande mitsva de cette fête?

Nous ne savons pas, mais ce que nous devons savoir c’est qu’être joyeux à Souccot n’est pas simplement une bonne idée, un concept ‘hassidique, un attitude convenable, … mais c’est une obligation de la Torah.
[rav Elimélé’h Biderman]

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-> Le Imré Noam fait remarquer que la mitsva du loulav n’est une obligation de la Torah que le 1er jour de Souccot (comme il est écrit : « oulka’htem lakhem bayom arichon »), [elle l’est ensuite de nos Sages], tandis que la mitsva d’être joyeux à Souccot est de la Torah (comme il est écrit : « ousmartem lifné Hachem Eloké’hem chiv’at yamim »).

Le Imré Noam dit que cela nous enseigne que Hachem aime voir Ses enfants (les juifs) joyeux et dans un bon état d’esprit, au point de fixer cette mitsva d’être dans la joie à Souccot, pendant une durée de 7 jours.

=> Nous voyons ainsi que la mitsva de la joie est d’un niveau supérieur (car de la Torah) à celles des 4 espèces.
[combien investissons-nous pour acquérir les 4 espèces, et combien nous négligeons de s’investir à être joyeux à Souccot!]

En poussant cette notion un peut plus loin, on peut remarquer qu’une année où le 1er jour de Souccot tombe un Shabbath, nous n’utilisons pas les 4 espèces à Shabbath, et cette mitsva est alors uniquement d’après nos Sages (déRabbanan).
De son côté, la mitsva de la joie est de la Torah (déOïrata) pendant les 7 jours de la fête.
=> Une telle année, où le 1er jour est Shabbath, il est certain que la mitsva de la joie est prioritaire sur celle des 4 espèces.

D’après le Choul’han Aroukh (Ora’h ‘Haïm 529,2) : « Une personne est obligée d’être heureuse et de bonne humeur à un Yom Tov, lui, sa femme et ses enfants, et tous ceux qui sont associés à lui.
Comment cela? En distribuant des noisettes et des graines grillées [cela signifie de nos jours de donner par exemple des bonbons à nos enfants]. Pour les femmes, de lui acheter des habits et des bijoux selon nos moyens. »

=> En ce sens, un Sage en Torah a dit à quelqu’un : « Tu es occupé avec une mitsva déRabban, et je suis occupé par une mitsva de la Torah ». En effet, cette année le 1er jour de Souccot était un Shabbath, et la mitsva des 4 espèces étaient de nos Sages (déRabban), tandis que le fait d’acheter un bijoux à sa femme afin de la réjouir pendant le Yom Tov est une mitsva de la Torah.

[d’une certaine façon complimenter davantage notre femme (ce qui l’a réjouit) pendant la fête ne coûte rien mais c’est une mitsva de la Torah, tandis qu’acheter ses 4 espèces peut nous coûter cher, et être une mitsva moindre car d’après nos Sages.]

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-> Le Beit Aharon dit qu’à Roch Hachana et Yom Kippour notre moyen de se connecter à la fête est par le biais de la crainte, tandis qu’à Souccot nous nous lions à la fête par la joie.

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-> Le Gaon de Vilna dit qu’être joyeux à Souccot est la plus dure des mitsvot de la Torah, et ce spécialement car elle dure 7 jours.

-> A Souccot, nous devons être joyeux de pouvoir réaliser des mitsvot aussi exceptionnelles, précieuses.

-> Le Tséma’h Tsédek nous recommande de prier pour être joyeux, à l’image du roi David qui pria : « Réjouis l’âme de ton serviteur » (Téhilim 86,4).

-> Le Bné Yissa’har enseigne que même si nous ne pouvons augmenter notre joie que d’un tout petit pourcentage (même 1% de plus), alors cela vaut la peine de le faire, car Hachem ne demande pas l’impossible.
Il est écrit : « véayita a’h saméa’h » (et tu seras joyeux). Selon nos Sages, le mot « a’h » (אך) indique une petite quantité.

[A Souccot, nous devons faire de notre mieux pour être joyeux, quitte à se forcer extérieurement à le faire!]

-> Le ‘Hidouché haRim dit que nous lisons Kohélét (écrit par le roi Salomon et qui commence par : « Vanité des vanités, vanité des vanités; tout est vanité! ») pour nous rappeler que la joie n’est pas la conséquence des vanités de ce monde. En effet, une véritable joie est atteinte lorsque l’on se connecte à Hachem par la Torah et les mitvot.

[les danses de Sim’hat beit hachoéva, par les grands tsadikim montraient à quel point une joie provenant de la sainteté est pure et très puissante!]

-> Les gens se disent : « J’ai tellement de problèmes, je suis préoccupé par le futur, comment puis-je être pleinement joyeux?
La solution est d’avoir de la émouna et du bita’hon.
[or, le Zohar (Emor 103b) appelle la Soucca : « l’ombre de la émouna » (tsila dimEménouta)]
Nous ne comprenons pas toujours comment tout est pour notre bien, mais nous devons être persuadés que cela l’est.

L’Alter de Slobodka dit que le Rambam a écrit sa halakha dans son livre, et que jusqu’à maintenant même les grands Sages passent des nuits pour essayer d’en comprendre les profondeurs.
Il est certain qu’il y a une logique et une raison, puisqu’il n’a rien mis par hasard!
A plus forte raison quand il manque quelque chose dans notre vie [où à chaque seconde Hachem en permet le scénario], comment pouvons-nous penser qu’il y a une erreur, une place au hasard, à l’injustice?

Le ‘Hazon Ich a dit à quelqu’un : « Si tu n’arrive pas à comprendre quelques lignes de Tossefot, comment peux-tu t’attendre à comprendre les voies d’Hachem, qui sont cachées de l’homme. »

[de même, on accepte de prendre un médicament sans comprendre les détails de son fonctionnement et de ses conséquences, mais on n’est pas prêt à reconnaître notre impuissance à comprendre ce que D. nous fait.
A Souccot, nous quittons tout ce qui nous conforte dans l’idée que l’on a une certaine maîtrise de ce monde, pour se placer dans une cabane fragile, signifiant que nous sommes totalement dépendant d’Hachem, que tout nous dépasse dans ce monde.]

-> « Qu’elles sont grandes tes œuvres Hachem, infiniment profondes tes pensées! … le sot ne comprend pas cela » (Téhilim 92,6-7)
Pourquoi le verset précise que le sot ne comprend pas les œuvres d’Hachem? N’est-ce pas le cas également pour le sage?

La réponse est qu’un sage sait qu’il ne peut pas comprendre (d’ailleurs, rien que l’idée de pouvoir comprendre le Divin est insultante! Comment peut-on oser se mettre sur un même plan que Hachem!!).
Lorsque quelque chose lui arrive qui n’a pas de logique, le sage n’est pas surpris, car il sait qu’il ne peut pas saisir la sagesse Divine.
[Pour lui : « Qu’elles sont grandes tes œuvres Hachem, infiniment profondes tes pensées »]

Les sots pensent qu’ils doivent tout comprendre, et quand ils ne comprennent pas, alors c’est Hachem qu’ils remettent en question.

-> Parfois, les gens pensent avoir un grande confiance en Hachem, mais ils sont pleins de soucis et de tensions. Cela témoigne qu’ils n’ont pas véritablement confiance en Hachem.

Il est écrit : « Béni soit l’homme qui Se confie en Hachem, et dont Hachem est l’espoir » (barou’h aguéver acher yivta’h b’Hachem, véaya Hachem mivta’ho – Yirmiyahou 17,7).
Cela signifie : Qui est la personne qui est bénie d’avoir confiance en Hachem?
« véaya Hachem mivta’ho » : or, nos Sages disent que le terme : « véaya « (ce sera – והיה), est un mot qui implique de la joie.

=> Si une personne est joyeuse, heureuse [en toute situation], alors cela prouve qu’elle a véritablement confiance en Hachem.

« A son ombre je prends plaisir et m’assoie » (Chir haChirim 2,3)

-> Le Zohar (Emor 103a) dit que ce verset fait référence à la Soucca.
Ce même Zohar précise : « Lorsqu’une personne s’assoit à « l’ombre de la émouna » (tsila dimEménouta = la Soucca), la Présence Divine déploie Ses ailes sur elle par le haut, et Avraham, 5 autres invités, ainsi que le roi David, viennent y établir leur résidence. »

-> Il est écrit dans la prière de Yom Kippour : « ya’hbiénou tsél yado kanfé aShé’hina » (Il [Hachem] va nous cacher à l’ombre de Sa main, sous les ailes de la Shé’hina [la Présence Divine]).
Selon nos Sages, cela est aussi un allusion à la Soucca.

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-> Lorsque nous sommes dans la Soucca, nous pouvons ressentir des rayonnement spirituels qui sont au-delà de ce monde.
Les murs de la Soucca retire une personne de ce monde, et la place dans le domaine du Ciel [du Divin].
[rav Moché Wolfson]

-> On ne peut atteindre ces rayonnements spirituels [exceptionnels] qu’après avoir vécu Yom Kippour.
A tout autre moment de l’année, cela nous serait impossible, et c’est uniquement grâce la purification de Yom Kippour que nous pouvons entrer dans la Soucca, prêts à se réjouir de sa spiritualité.
[d’après le Sfat Emet (5639)]

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-> Le Eliyahou rabba et le Bikouré Yaakov enseignent que le mot : Soucca (סוכה) a une guématria de 91, la même que les 2 Noms Divins sous la forme écrite (אדני) et orale (יהוה).
Cela nous apprend sur l’énorme sainteté de la Soucca, et d’à quel point Hachem s’y trouve.

-> Un des tsadikim de Tsfat a rencontré un de ses élèves qui avait peur de rentrer dans une Soucca.
Il disait : « la Soucca est rempli des Noms Divins. Comment puis-je y marcher? »
Le tsadik lui répondit : « Un juif est aussi composé de Noms d’Hachem. Des Noms peuvent aller sur des noms. »

-> Le rabbi Yé’hiel d’Alexander dit : « Le fait que nous puissions entrer dans un Soucca est très étonnant.
Mais chaque juif est une partie de Hachem (‘helek Elokim mimaal). Le Nom d’Hachem est en nous, et c’est pourquoi nous pouvons entrer dans une Soucca. »

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-> Nos Sages font allusion au fait de s’asseoir dans une Soucca, comme s’asseoir à l’ombre de Hachem.

Le rabbi de Rupshitz (Séfer Kodech 56b) demande : lorsqu’une personne s’assoit sous un objet, il n’est pas convenable de dire que l’on s’assoit à son ombre.
Par exemple, si quelqu’un s’assoit sous un arbre, nous ne disons pas qu’il est assis sous l’ombre d’un arbre, mais plutôt qu’il est assis sous un arbre.
Lorsqu’il n’est pas sous l’arbre, mais qu’il profite uniquement de son ombre, alors on dira qu’il est assis à l’ombre de l’arbre (mais pas directement sous l’arbre).

=> Si c’est ainsi, pourquoi faisons-nous référence à une personne sous la Soucca comme étant à l’ombre, et non pas comme étant sous la Soucca?

Le rabbi de Rupshitz explique : lorsque nous construisons un Soucca physique, [cela génère] qu’elle a sa Soucca spirituelle correspondante au Ciel.
Ainsi, lorsque nous nous asseyons dans la Soucca, nous sommes également à l’ombre de la Soucca spirituelle.
C’est pourquoi l’on fait allusion au fait d’être assis à l’ombre de la Soucca.

Hachem nous a donné un cadeau spécial, un goût de la Soucca céleste.
Les rayonnements de la Soucca du Ciel nous sont destinés afin que nous les absorbions tout en étant dans la Soucca physique, durant les jours de Souccot.

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-> « Hachem est ton ombre » (Hachem tsilé’ha – Téhilim 121,5)

Le Baal Chem Tov explique que cela signifie que de la même façon qu’une personne agit (avec ‘hessed, miséricorde, …), alors de même Hachem imite son comportement, et Il agit avec Lui et le peuple juif de cette manière.

Selon le Zéra Kodech (rav Naftali Zvi de Ropshitz), la Soucca est appelé : « ombre » (tsél), car en s’asseyant dans la Soucca qui est faite de bois et de branches, Hachem nous imite, et alors Il nous assoit à l’ombre de la Soucca Divine (bétsel Soucca él’yiona).

Lorsque nous nous asseyons dans une Soucca, nous sommes enlacés par Hachem, comme il est écrit : « Son bras gauche soutient ma tête et Sa droite me tient enlacée » (Chir haChirim 2,6).
Le midrach commente qu’il s’agit de la Soucca.

[b’h, à ce sujet : http://todahm.com/2014/10/23/soucca-etreinte-damour-de-d ]

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-> « [La Soucca] est comparable au Gan Eden.
L’homme a été créé pour vivre dans le Gan Eden, l’endroit de la vraie joie (comme nous disons dans les Shéva Bra’hot : kéSimh’a yétsir’ha béGan Eden – « Comme la joie lors de ta création dans le Gan Eden »).

Certes, il est également écrit que D. chassa Adam de cet endroit extraordinaire. Toutefois, il existe des époques où même la lumière spirituelle scintille comme au Gan Eden. Et Hachem nous fait alors pénétrer dans cette demeure dans laquelle repose Son Nom, et puisque la joie règne là où réside la Présence Divine, alors se trouver dans la Soucca procure de la joie. »

[Sfat Emet – 5643]

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-> Le midrach rapporte : « Lorsque Iyov s’est plaint à Hachem à propos de ses souffrances, Hachem lui a montré une Soucca avec 3 murs ».
Comment cette vision a-t-elle calmée Iyov?

La Soucca, qui est le Gan Eden en miniature, nous rappelle qu’il y a un monde après ce monde.
Lorsque l’on se souvient de cela, alors toutes les souffrances de ce monde deviennent supportables, car le Gan Eden est éternel tandis que ce monde a une durée très courte.

[rav Elimélé’h Biderman]

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-> « Lorsqu’on s’assoit dans la Soucca léchem chamayim, nous percevons la sainteté.
Nous ressentons la lumière de la mitsva, et nous savons que c’est vrai à 100% que nous sommes entourés par les Nuées de gloire.
C’est quelque chose qui ne peut pas être expliqué. Mais pour quelqu’un qui l’a vécu, cela est vrai. »

[Keren léDavid]

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-> Concernant le Shalom Alé’hém, il existe différentes coutumes lors du vendredi soir de Souccot (le dire ou ne pas le dire, et si oui est-ce qu’il faut d’abord convier les Ouchpizin).

Le Chem miChmouël explique qu’on ne le dit pas, car la sainteté de la Soucca est si énorme, que les anges ne peuvent pas y entrer.

[après la prière de Arvit du vendredi soir, un juif est accompagnait de 2 anges, et à la fin de Shalom Alé’hem nous disons : « tsété’hem léShalom » (allez en paix), pour qu’ils nous laissent seuls avec papa Hachem, en ce jour d’intimité qu’est le Shabbath.
Or, puisque la Soucca est si sainte, les anges ne peuvent pas y rentrer, et cela ne sert à rien de chanter pour eux.]

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+ Soucca & Temple :

-> Le rav Moché Wolfson rapporte, que selon nos Sages, une Soucca en dehors d’Israël a la sainteté de la terre d’Israël.

-> Le rav Shalom de Belz dit que la Soucca a la sainteté du Temple.

-> « A son ombre je prends plaisir et m’assoie » (bétsilo ‘himadéti véyachavti – בְּצִלּוֹ חִמַּדְתִּי וְיָשַׁבְתִּי – Chir haChirim 2,3)

Le Yalkout Chimoni (Chir Hachirim 986) commente que cela référence au Michkan.
Cela n’est pas en contradiction avec le Zohar ci-dessus qui dit que ce même verset fait allusion à la Soucca, car la Soucca est similaire au Temple [de par sa sainteté].

-> Le Séfer Yessod Yossef (chap.77) dit qu’on ne doit pas laisser entrer un non-juif dans un Soucca.
En effet, un non-juif n’avait pas le droit d’entrer au-delà du mur de rempart (le cheil) du Temple, de même les non-juifs n’ont pas le droit d’entrer dans une Soucca.

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-> La guémara (Soucca 9b) dit : « De même que le Nom d’Hachem est sur un korban ‘haguiga, de même Son Nom est sur la Soucca ».

Il est écrit dans la Torah : « La fête de Souccot, 7 jours pour Hachem » (‘hag aSouccot chiv’at yamim l’Hachem).

Le Torat Cohanim (suivant l’interprétation du Raavad) demande : puisque la Torah dit que la Soucca doit être « l’Hachem » (pour Hachem), et que la Torah compare une Soucca à un korban (sacrifice), peut-être que nous aurions dû construire la Soucca sur l’esplanade du Temple (har habayit), et la sanctifier comme un korban?

Le Torat Cohanim répond que puisqu’il est aussi écrit : « Vous ferez pour vous-même la fête de Souccot » (‘hag aSouccot taassé la’hem), alors nous comprenons que c’est pour un usage de chaque personne individuellement [et non pas une seule Soucca sur le mont du Temple servant pour tout le peuple juif].
C’est pourquoi, on ne doit pas la construire sur le mont du Temple.

Ainsi, bien que le Torat Cohanim désapprouve sa théorie initiale, le fait qu’il a suggéré que la Soucca puisse être construite sur le mont du Temple et sanctifiée comme un korban, cela vient nous aider à reconnaître à quel point la Soucca est sainte.

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-> Le Pri Mégadim dit : « On ne doit pas utiliser une Soucca comme d’un raccourci.
D’une manière certaine, on ne doit pas y cracher, car la Soucca est sainte, et elle a des lois similaires à celles pratiquées dans le Temple. »

-> Une synagogue est un « Temple en miniature », et il faut faire attention à ce qu’on y dit en raison de sa sainteté.
La michna Beroura (439,2) écrit : « Puisque la Soucca est extrêmement sainte, il est approprié d’y minimiser les paroles inutiles (divré ‘hol), et à la place parler de Torah et de mots saints.
On doit incontestablement être vigilant de ne pas y parler de lachon ara, de colportage, et d’autres formes de paroles interdites dans la Soucca. »

En ce sens, le Reichit ‘Hokhma, rapporte que le Ramak était vigilant à ne dire que des mots saints dans la Soucca, en raison de la sainteté de la Soucca.

-> Le Arizal enseigne que la table sur laquelle nous mangeons dans la Soucca doit avoir 4 pieds, d’une façon similaire à la Choul’han du Temple.

[cela atteste également que la Soucca est comparable au Temple, de par sa sainteté!]

Les 4 espèces

+ Les 4 espèces :

-> Le Beit Yossef (Ora’h ‘Haïm – siman 561), rapporte le Recanati, qui dit que les 4 espèces représentent les 4 lettres du Nom d’Hachem.
Le Etrog représentant le hé final, a besoin d’être relié aux 3 autres espèces.

Le Sar Shalom de Belz ajoute que les lettres du Nom Divin ne peuvent pas être trop proches, elles ont besoin d’un petit espace entre chaque lettre.
C’est pour cette raison que certains les espèces mettent dans une sorte d’étui (faisant alors une légère séparation, même si au bout chaque espèce se touche).

-> Le Ramban (Emor 23,40) rapporte le midrach suivant : « L’Etrog est Hachem … le Loulav est Hachem … les Hadassim sont Hachem … les Aravot sont Hachem … »
L’explication apparente de ce midrach est que les 4 espèces représentent les 4 lettres du Nom Divin (יהוה).

-> Le ‘Hatam Sofer tenait [ses 4 espèces] pendant la prière, et il prenait tellement de plaisir à cette mitsva que cela l’aidait à mieux se concentrer.
C’est ainsi, qu’à Souccot avec les 4 espèces il avait plus de kavana dans sa prière que le jour de Kippour.

-> Le rabbi Naftali de Ropshitz explique le verset (Téhilim 118,6) :
– « Hachem li » (D. est avec moi) = puisque Hachem est dans ma main [lorsque je tiens les 4 espèces] ;
– « vélo yira » (je n’aurai pas peur) = Je n’ai rien à craindre

=> Ainsi, d’une certaine façon lorsque nous tenons les 4 espèces, Hachem est avec nous et Il y peut répondre à tous nos désirs.

-> Le rabbi Aharon Kotler enseigne que le fait de balancer les 4 espèces ensemble constitue une façon d’accepter la royauté de Hachem sur nous, qui est similaire à la récitation du 1er verset du Shéma, lorsque nous prolongeons la prononciation de la lettre dalét du mot é’had (Un – אחד), moment où nous devons méditer sur l’Unicité de Hachem, en haut, en bas, et dans les 4 directions de l’espace.

-> Bien sûr ce concept est au-delà de notre compréhension, mais néanmoins, cela nous donne une indication de la grandeur de cette mitsva, et du potentiel de nos prières, lorsque nous tenons les 4 espèces ensembles.

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-> Le Tiféret Shlomo dit que lorsqu’un juif paie beaucoup d’argent pour les 4 espèces, cela lui garantit une bonne année.
Pourquoi cela?

Il donne l’explication suivante :
Au jugement de Yom Kippour, lorsque toutes les fautes sont exposées devant le tribunal, un ange Défenseur dit : « Ce juif n’est pas responsable de ses fautes, parce que le Satan l’a trompé ».

Le tribunal répond : « Qu’est-ce que tu dis? Est-ce que tu penses que les juifs sont si simples d’esprit qu’ils croient tout ce qu’on leur dit?
Le Satan cherche à les attirer, mais ils auraient dû être plus intelligent, et l’ignorer. »
L’ange Défenseur dit : « Non, ils sont vraiment très simples d’esprit, et il est très facile de les tromper. Attendez quelques jours et vous verrez ».

Les jours suivants [Yom Kippour], les juifs paient [parfois] des centaines d’euros pour un fruit [l’étrog] dont la vraie valeur dans le commerce n’est que de quelques centimes/euros. [d’ailleurs en général, les juifs s’en débarrassent ensuite sans même le consommer!]
L’ange Défenseur dit alors : « Vous voyez, ils sont faciles à tromper! »

Grâce à cela, les juifs sont acquittés de toutes leurs fautes, et ils sont signés pour une bonne année.

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-> Le rav de Berditchev a une fois rencontrer le Satan, et il a vu que celui-ci était très triste.
Il lui a demandé : « Quel est le problème? »
Le Satan lui a répondu : « Une cargaison de bateau d’étroguim doit arriver.
Les juifs vont faire des bénédictions dessus, et la guémara (Soucca 38a) dit que la mitsva des 4 espèces est comparable à un flèche dans mes yeux. »

[dans la guémara, il est écrit : « le balancement des 4 espèces : « C’est une flèche dans l’œil du Satan ». »
Ainsi d’une certaine façon, en balançant les espèces à Souccot, nous réduisons la puissance, l’influence du Satan (yétser ara) à notre égard pour le restant de l’année.]

Souccot – le bita’hon

-> Chaque Yom Tov a une midda que nous devons prendre pour le restant de l’année.
Roch Hachana nous donne la crainte du Ciel (yirat chamayin).
Yom Kippour nous donne la téchouva.
A Pessa’h, nous prenons la émouna.
Shavouot nous donne la Torah.
Et à Souccot, nous pratiquons le bita’hon.

Une personne a un besoin naturel de se sentir sûre et en sécurité.
Ainsi, dans sa maison/appartement, elle s’assure d’être protégée des éléments extérieurs (ex: froid, pluie, vent, …).
Nous avons du bita’hon en notre maison, qui nous protège. C’est une confiance dans la toute puissance de l’homme (c’est bon Hachem je gère tout seul!).

A Souccot, nous pratiquons le véritable bita’hon : le bita’hon en le Créateur du monde.
A Souccot, nous entrons dans une structure temporaire, dans laquelle la pluie et le froid peuvent pénétrer. Mais nous plaçons notre bita’hon en Hachem : nous n’avons que Lui sur qui compter.
Nous quitter notre maison sûre et sécuritaire pour s’asseoir sous les ailes de la Présence Divine (ta’hat kanfé aShékhina).

Le Téhilim (91,1-2) décrit :
– « Celui qui demeure sous le refuge de Hachem, à l’ombre de Hachem » (yochèv bésséter eliyon, bétsél Shadaï yitlonan) = on entre dans la Soucca et on demeure alors à l’ombre de Hachem.
– « qu’il dise à Hachem : « Tu es mon refuge, ma citadelle, mon D., en qui je place ma confiance! » » = il faut se sentir en sécurité, avoir du bita’hon en Hachem.

=> Souccot incarne le bita’hon.
[quitter et vivre sans tout l’accessoire, le luxe de ce monde, et ce rendre compte que nous sommes alors plus proches de Hachem (car moins de choses s’interposent entre nous et D.).
Quitter et vivre sans certitude, si ce n’est celle de ne compter que sur notre papa Hachem, qui nous aime au-delà de l’imaginable.]

Lorsque nos Sages parlent des lois de la Soucca, ils abordent souvent une personne dormant dans la Soucca, plutôt qu’y mangeant.
Dormir dans la Soucca nécessite un niveau supérieur de bita’hon. En effet, sans bita’hon en Hachem, on est trop nerveux de dormir dehors, sans protection, dans une Soucca.

Qu’est-ce qu’exactement le bita’hon? En quoi se différencie-t-il de la émouna?

La émouna signifie croire en Hachem.
Le bita’hon est le fruit de la émouna.
[bita’hon = avoir émouna dans la pratique, et non qu’intellectuellement, dans la théorie]
Quelqu’un peut avoir de la émouna qui ne débouche pas forcément sur du bita’hon.
Mais celui qui a du bita’hon, a évidemment aussi de la émouna, car sans émouna en Hachem on ne peut pas ressentir du bita’hon en Lui.

[rav Moché Wolfson]

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-> Le Zohar (Emor 103b) appelle la Soucca : « l’ombre de la émouna » (tsila dimEménouta).

-> Le ‘Hidouché haRim enseigne que lorsqu’on est assis dans la Soucca, nous pouvons mériter d’atteindre une émouna claire.
En effet, il est écrit : « Vous résiderez dans la Soucca 7 jours … afin que vous sachiez (lémaan yéd’ou)

Le ‘Hidouché haRim explique que Souccot suit Yom Kippour, car on doit d’abord être nettoyés de nos fautes afin d’être capables de véritablement saisir la émouna.
En effet, il est écrit : « vos fautes ont mis une barrière entre vous et Hachem » (Yéchayahou 59,2).
Notre émouna en Hachem ne peut être parfaite que lorsque nous sommes nettoyés de nos fautes.
C’est pourquoi, lorsque nous sommes assis dans la Soucca, c’est un moment idéal pour penser à la émouna, et renforcer notre conscience de Hachem.

-> La guémara (Yérouchalmi Soucca 2,3) enseigne qu’à priori, on doit être capable de voir les étoiles au travers le toit de la Soucca.
Le rav Elimélé’h Biderman dit qu’ainsi nous pouvons regarder le ciel et s’entraîner à avoir confiance en Hachem.

-> La guémara (Avoda Zara 3) dit que dans le futur les nations du monde viendrons demander à Hachem de pouvoir observer les mitsvot afin de mériter le monde à venir.
Hachem leur dira de s’assoir dans une Soucca.
La guémara dit que Hachem fera sortir un soleil très brûlant, et que les nations vont sortir de leur Soucca en lui donnant un coup. Elles perdront ainsi leur monde à venir.

Une explication est que le soleil brûlant symbolise les temps très difficiles.
Un juif croit en Hachem dans les bons moments, mais aussi dans les moments difficiles.
Mais lorsque pour les nations du monde des moments dures arrivent, alors elles ratent le test. Elles sont prêtes à s’assoir dans la Soucca, ce qui signifie qu’elles croient en Hachem tant que tout est bien et confortable pour eux. Mais elles ne croient pas en Hachem lorsque les temps sont difficiles (symbolisé par le coup dans la Soucca en la quittant!).

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-> « La mitsva de la Soucca est la mitsva de bita’hon.
Comme le disent nos Sages : « tsé midirat araï » (sortez de votre maison permanente) = arrêtez de mettre votre confiance dans ce que vous avez, et commencez à croire uniquement en Hachem …

Souccot est « le temps de la joie » (zman sim’haténou), car personne n’est pleinement heureux/joyeux, si ce n’est celui qui a confiance en Hachem …
Il est écrit : « abotéa’h b’Hachem ‘hessed yéssovévénou » (Celui qui a confiance en D. sera entouré de bonté – Téhilim 32,10).
Pendant cette fête [de Souccot,] Hachem plane au-dessus de nous avec le toit de la Soucca (s’chakh) …

Souccot est également appelée : ‘hag aassif (la fête du rassemblement), car en cette saison de l’année, les gens vendangent les récoltes [de toute l’année].
De même, les bénédictions d’Hachem sont données à ce moment pour toute l’année à venir, à ceux qui ont confiance en Lui ».

[Sfat Emet – 5645]

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-> Le Arou’h Laner (fin du traité Soucca) écrit :
Le toit de la Soucca (s’chakh) représente les délivrances d’Hachem …
Les murs [de la Soucca] représentent les sujets de ce monde …

Une Soucca supérieure à 20 amot est invalide (passoul) car une personne est alors assise à l’ombre des murs, et non pas à l’ombre du toit (s’chakh) [cf. guémara Soucca 2a].
Cela signifie qu’il place sa confiance dans les problématiques de ce monde, et non pas dans Hachem.

-> Lors du mariage du rabbi de Satmar, son père lui a dit : « Pourquoi est-ce que la ‘houppa est habituellement sous le ciel?
Afin de rappeler aux ‘Hatan et à la kalla de se tourner vers le Ciel pour tous leurs besoins.
C’est pour cette même raison que la Soucca est à l’extérieur. Voir le ciel aide à se rappeler de Hachem. »

-> Le Ora’h léNéïr dit que les murs de la Soucca représentent ce monde-ci, qui nous entoure de tous les côtés, et les gens pensent que tout se produit par les forces de la nature (D. a créé le monde, et ensuite il l’ a mis en pilotage automatique : avec la naturalité).
Mais le toit de la Soucca en-haut, nous rappelle qu’en réalité absolument rien ne peut se produire sans que Hachem n’émette un décret en ce sens.

Une Soucca qui fait plus de 20 amot est non cashère (passoul), et une des interprétations de la guémara est que la Soucca est trop haute, une personne s’assoit alors à l’ombre des murs, et non pas à l’ombre du toit de la Soucca.
Le Ora’h léNéïr explique que s’asseoir à l’ombre des murs ferait perdre l’objectif de la Soucca, qui est de s’asseoir sous le toit de la Soucca, et ce afin d’ancrer en nous que ce n’est pas la nature (les murs) qui gère le monde, mais c’est d’en-Haut, d’Hachem que tout provient.

Souccot est également appelée : ‘hag aassif (la fête du rassemblement), car en cette saison de l’année, les gens vendangent leurs récoltes [de toute l’année] (cf. Chémot 34,22).
En rassemblant notre récolte (fruit d’une année de labeur), on a tendance à s’auto-congratuler (c’est grâce à moi! que j’ai bien travailler pour cela!).
En s’asseyant dans la Soucca, particulièrement à ce moment de la récolte, nous remettons les pendules à l’heure : tout ne vient que grâce à Hachem!

-> Le Haémék Davar dit que le message de la Soucca est différent pour le riche et pour le pauvre.
Pour le riche, la Soucca lui rappelle que tout vient d’Hachem.
Pour le pauvre, la Soucca l’encourage au fait que Hachem va prendre soin de lui, même dans sa pauvreté.

Il écrit : « [Le pauvre] ne doit pas perdre espoir de pouvoir profiter d’une belle vie …
Rappelez-vous que lorsque les juifs ont quitté l’Egypte, ils ont vécu dans des Souccot, et néanmoins, ils ont vécu dans la joie et ils n’ont jamais manqué de rien.
Je suis Hachem, votre D., et Je peux vous donner des bontés et des bénédictions [à tout moment et sans limitation]. »

-> Le Rachbam dit que nous nous asseyons dans la Soucca pour se rappeler du peu que nous avions lorsque nous vivions dans des Souccot dans le désert, protégés par de fragiles murs et toit.
Ce rappel doit nous éveiller à remercier Hachem pour tout ce que nous avons actuellement.

Sur les mots : « lémaan yéd’ou doroté’hém » (Emor 23,43), le Rachbam commente : « [Asseyez-vous dans la Soucca] afin de vous rappeler que j’ai fait vivre le peuple juif dans des Souccot pendant 40 années, sans qu’ils ne possèdent leur terre, … ainsi remerciez Hachem et ne dites pas que [ce que vous avez,] vous ait parvenu uniquement par hasard ».

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-> Quand les juifs sont sortis d’Egypte, ils ont d’abord campé dans des souccot (des cabanes).
Certains de nos Sages ont dit que Hachem leur avait fait de vraies cabanes, d’autres qu’Il les avait entourés de 7 nuées de gloire.
Les 2 opinions sont les paroles du D. vivant .

Ainsi, au début, D. leur a fait de vraies cabanes, et comme ils avaient quitté leurs maisons en Egypte pour s’installer dans des cabanes provisoires sans se plaindre, Hachem les a entourés des nuées de gloire = à l’ombre de Sa soucca.

Ceci étant, les bnei Israël ont reçu l’ordre, à ce moment-là et pour toutes les générations : « Vous vous installerez dans des souccot pendant 7 jours, tout citoyen d’Israël s’installera dans une soucca, pour que vos générations sachent que j’ai installé les bnei Israël dans des soukot ».

[on voit que la bita’hon, accepter que tout vient d’Hachem pour notre bien, même quand cela n’est pas agréable actuellement, est à la base de la fête de Souccot.
b’h, pour se rendre compte des bénéfices de la émouna/bita’hon : http://todahm.com/category/moussarpensee-juive/foiconfiance-en-d ]

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-> Le rav Yonathan Eibschutz (Yaarot Dvach 6,1) écrit :
« Celui qui craint Hachem n’aura pas Souccot uniquement pendant la fête de Souccot.
Tout au long de l’année, il se rappellera que la vie est temporaire, et qu’il vit dans ce monde comme un invité [de passage pour son temps limité de vie] … »

[même si nous avons la tête baissée dans les préoccupations de ce monde, nous pourrons remarquer l’ombre qui vient du toit, du Ciel, et donc mettre notre confiance en Hachem.]

« Au moment où un homme s’assoit à « l’ombre de la Emouna » [la Soucca], la Présence Divine étend Ses ailes d’En-Haut sur cette personne »

[Zohar – vol.3,103]

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-> « Lorsque tu engrangeras le produit de ta récolte et de ta vigne » (Réé 16,13)

Nos Sages (guémara Soucca 12a) commentent : « des résidus de ta récolte et de ta vigne » (à partir de ceux-là tu feras ta Soucca).

Selon le rabbi Avraham de Sadigora : Cela vient nous apprendre que même le plus misérable des juifs qui est comme un résidu, lui aussi mérite une ascension spirituelle pendant Souccot, comme le toit de la Soucca sur lequel repose le Nom d’Hachem.

[on pourrait croire que Hachem désire les tsadikim, et non les réchaïm. Mais en réalité, la Soucca nous montre que Hachem prend dans Ses bras, sous Ses ailes, même le plus grand racha, s’il rentre dans la Soucca.
En effet, les résidus/indésirables de ta récolte, deviennent saints, car utilisés pour le toit de la Soucca.]

-> La guémara (Soucca 22a) dit également que si le toit de la Soucca est très épais, et qu’il ressemble à une maison, c’est quand même cashère.
Nos Sages expliquent que cela fait allusion aux juifs qui sont très épais, très « grossiers » et liés à la matérialité. La Soucca est quand même valable pour eux.
[tout juif est le bien venu dans l’extrême sainteté de la Soucca! ]

-> Nos Sages disent que cela est également en allusion dans le loulav qui est agité dans toutes les directions (cf. guémara Soucca 37 : moli’h oumévi maala morid).
Cela nous indique que même ceux qui sont partis (moli’h) de la sainteté, peuvent retourner (mévi), car à Souccot tout le monde peut retourner à Hachem.

[l’agitation part du cœur vers le loin, puis du lointain vers le cœur, comme pour signifier que même celui qui est parti au loin, est rapproché du cœur. A Souccot : il est aimé et dans les bras, coeur de Son papa Hachem! ]

-> Le Ohev Israël explique le thème de la Soucca en la comparant à ce qui se passe lorsqu’une poule appelle ses poussins après leur avoir apportée leur nourriture : elle pose celle-ci devant eux et les recouvre ensuite de ses ailes.
C’est de cette manière que la Présence Divine se comporte avec nous : à Roch Hachana et à Yom Kippour, elle note notre subsistance et nous inscrit pour une vie heureuse.
Après avoir fixée nos ressources pour toute l’année, elle nous recouvre de Ses ailes.

[à ce moment, peu importe que nous soyons le plus grand des tsadik ou bien le juif le plus simple, ce qui compte c’est le fait d’être un juif : un enfant unique de papa Hachem, qui nous aimera toujours plus que tout.]

=> Tout le thème de Souccot tourne autour de l’idée qu’à Souccot la Présence Divine est comme une mère qui nous enveloppe de Sa protection.

-> Le ‘Hidouché haRim enseigne que Hachem nous traite pendant cette période comme une mère prend soin de ses enfants.
A Roch Hachana, Hachem souffle en nous (nous donnant de nouvelles forces de vie) et Il souffle sur nous, repoussant au loin le mauvais.
A Yom Kippour, Hachem nous nettoie, comme il est écrit : « J’épancherai sur vous des eaux pures afin que vous deveniez purs ; de toutes vos souillures et de toutes vos abominations, je vous purifierai » (Yé’hezkel 36,25).
Et à Souccot, Hachem nous couvre et nous emmaillote (le fait d’ envelopper le bébé dans une couverture).

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-> « Le Roi m’a fait venir dans Sa chambre » (Chir haChirim 1,4).

Le Chem miChmouël (Souccot 5679) explique :
Mis en rapport avec la mitsva de la Soucca, ce verset vient nous enseigner que celui qui entre dans la Soucca ressemble à celui qui entre dans la chambre personnelle de Hachem, Lui-même.
C’est pourquoi il est alors empreint d’une joie toute particulière, car là où réside la Présence Divine, la joie est aussi présente.

Lors des jours redoutables de Roch Hachana à Yom Kippour, les juifs se trouvent dans la « Résidence extérieure » d’Hachem, là où Il fait comparaître toute la terre en jugement sans afficher de signe d’affection et de proximité.

Cependant, à Souccot, les juifs méritent d’entrer dans Sa « Résidence intérieure », dans la chambre intime du Roi des rois.
Là-bas, « la force de la joie est dans Son endroit » (Divré haYamim I 16,27), seules règnent la joie et l’allégresse.

-> La guémara (Soucca 4b) enseigne qu’une Soucca qui ne possède pas 10 téfa’him de hauteur (environ 1 mètre) est impropre à l’accomplissement de la mitsva (pessoula).
Nos Sages déduisent cette loi à partir du fait que la Présence Divine ne descend pas sous 10 téfa’him.

Le ‘Hessed léAvraham (grand-père du ‘Hida) dit que cela nous apprend que la Présence Divine règne dans toute la Soucca, et c’est pourquoi on ne peut pas la construire en dessous de 10 téfa’him, car la Présence Divine ne pourrait y descendre.

[Or, si Hachem ne peut pas descendre comment peut-Il nous enlacer d’amour comme l’affirme le Arizal, ou bien le Zohar ci-dessus : « Au moment où un homme s’assoit à « l’ombre de la Emouna » [la Soucca], la Présence Divine étend Ses ailes d’En-Haut sur cette personne » (Zohar – vol.3,103).
D’où la nécessité d’être au-dessus de 10 téfa’him.]

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-> « Hachem est ton ombre » (Hachem tsilé’ha – Téhilim 121,5)

-> Le rav de Rupshitz enseigne :
A l’image de l’ombre qui épouse chaque mouvement de l’homme, l’homme lui-même suscite par sa conduite ici-bas, la même conduite du Ciel à son égard.
D’après cela, la Soucca que nous construisons dans ce monde est elle aussi le reflet d’une Soucca qui existe dans les mondes supérieurs.
Lorsqu’un juif bâtit sa Soucca ici-bas, il mérite ainsi d’être assis à l’ombre de la « Soucca spirituelle » qui la reflète dans le Ciel.
Bien qu’il n’existe aucune commune mesure entre les 2 Soucot, il en est réellement ainsi.

-> Le Yessod Yossef (chap.77) écrit :
« Celui qui étudie ou prie dans une Soucca se trouve littéralement installé dans les mondes supérieurs.
Chaque monde spirituel est en effet dénommé « un jour » (comme cela est connu des kabbalistes).
Le verset : « Vous résiderez dans des Souccot 7 jours » (Emor 23,42), vient à ce sujet évoquer que l’homme entre dans les 7 mondes supérieurs durant toute la fête. »
[Quelle occasion unique!]

-> Le rav Yonathan Eibschutz (Yaarot Dvach 1,6) écrit :
« La nuée d’Hachem plane constamment sur la Soucca, et bien qu’elle soit invisible, il est clair que ceux qui sont assis dans la Soucca avec l’intention d’accomplir cette mitsva et qui s’y adonnent à l’étude de la Torah, en se réjouissant de la fête, résident ainsi sous cette nuée Divine qui plane sur eux, les élevant ainsi à un niveau spirituel inimaginable ».

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-> « Telle était la coutume de mon maître (le Ramak) de ne parler dans la Soucca durant toute la fête que de Torah, tellement la sainteté de cette mitsva est élevée.
Les bois de la Soucca [et les simples feuilles du toit] en témoignent, car de ce fait ils sont empreints de cette sainteté et sont à cause de cela, interdits à toute utilisation pendant 7 jours ».
[Réchit ‘Hokhma – Chaar haKédoucha]

-> « Du fait de la sainteté immense de la Soucca, il est bon d’y limiter les conversations profanes et de n’y parler que de propos saints et de paroles de Torah.
A plus fortes raison, on veillera à ne pas y prononcer de propos médisants, de colportage ou d’autres paroles interdites.
[michna Beroura 639,2]

-> Selon le Chla haKadoch, il faudra se préserver de la colère dans la Soucca.
En effet, la sainteté y est très grande, nous sommes devant Hachem, et nous devons agir en conséquent.

[la guémara (Nédarim 22b) enseigne qu’au moment d’une colère, toutes les pensées d’une personne sont : « Il n’y a pas d’Hachem ».
En effet, une personne en colère voue un culte à elle-même (moi je … !), au point où il n’y a plus de place pour Hachem.
=> Comment pouvons-nous être dans la Soucca, en intimité totalement avec Hachem, et lui faire l’affront de penser : « Il n’y a pas d’Hachem ».]

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-> Le Sfat Emet (année 5643) rapporte que la Présence Divine repose sur la Soucca essentiellement grâce à la purification de Yom Kippour.
Or, même les réchaïm bénéficient de cette purification et de l’expiation inhérente à ce grand jour.

Le Sfat Emet écrit :
« Les jours de Souccot sont ainsi appelés : « le temps de notre joie » (zman sim’haténou), car Hachem nous donne alors le mérite d’être assis à l’ombre de Sa Présence.
Il y a en cela un aspect du Gan Eden …où règne la joie véritable, ainsi qu’il est écrit : « Comme la joie lors de ta création dans le Gan Eden ».

Certes, il est également écrit que D. chassa l’homme de cet endroit extraordinaire. Toutefois, il existe des époques où même la lumière spirituelle scintille comme au Gan Eden. Et Hachem nous fait alors pénétrer dans cette demeure dans laquelle repose Son Nom, et puisque la joie règne là où réside la Présence Divine, alors se trouver dans la Soucca procure de la joie.

Il est certain que le fait que les juifs se soient purifiés à Yom Kippour apporte une joie à Hachem dans les Hauteurs Célestes.
C’est ce qui est écrit (au sujet de Yom Kippour) : « Devant Hachem vous vous purifiez », et outre la purification de Yom Kippour, nous devons nous délecter de la joie qu’éprouve le Créateur à notre égard. »

-> De même, le Alcheikh haKadoch (Torah ouMitsvot – Emor) enseigne :
A chaque génération, Hachem n’a pas de plus grande joie que celle de Souccot, car les juifs sont alors purifiés de toutes leurs fautes grâce au pardon de Yom Kippour.
Et puisque toute la joie d’Hachem est due à la purification de nos âmes, il fallait qu’Il en fasse un rappel lors de cette fête grâce aux Souccot ».

=> Il faut croire dans le pouvoir de la téchouva.
Quoiqu’on est pu faire par le passé, à Souccot, même le pire des juifs, grâce à la téchouva [ex: à Kippour] est selon le Rambam (Hilkhot Téchouva 7,4) : « aimée et chérie par D., comme s’il n’avait rien transgressé ».
On comprend mieux l’expression d’amour infinie d’Hachem à notre égard, et cela génère en nous une joie énorme!

« A chaque génération, il n’y a pas de moment plus joyeux pour Hachem que Souccot, puisqu’alors les juifs sont nettoyés de leurs fautes, grâce à Yom Kippour.
Et puisque Hachem est heureux de notre pureté, il convient que nous soyons également joyeux à ce moment. »

[Alshich haKadoch]

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-> « En raison de la pureté que les juifs ont atteint à Yom Kippour, il y a une joie immense au Ciel.
Ainsi [suite à cela : à Souccot], nous devons être joyeux de par la joie d’Hachem »
[Sfat Emet]

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-> Selon le ‘Hozé de Lublin, la joie de Souccot vient nous dire que si nous voulons rester purs de toute faute [et ainsi faire plaisir à Hachem, et être proches de Lui], alors nous devons être joyeux!
Notre joie est ce qui nous protégera de tomber dans les abysses de la faute.

En effet, les fautes sont amenées par le fait d’être triste, d’être abattu, et la joie est le bouclier de protection contre les fautes.

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-> Nos Sages (midrach Béréchit rabba 70,8) enseignent : « Pourquoi appelle-t-on : « Beit haChoéva »?

C’est parce que l’on puisait de là-bas l’esprit prophétique (roua’h hakodech). »
[Choéva provient de la racine « choèv » qui signifie « puiser »]

Le Beit Aharon dit que l’intention de : « de là-bas », est de dire « de la joie », à savoir que « de la joie, ils puisaient l’esprit ».

L’esprit pouvant exprimer en hébreu la volonté, comme dans le verset : « C’est une volonté de l’homme » (Iyov 32,8), [le terme « roua’h » possède les 2 significations], on peut donc apprendre de là que l’homme animé de volonté pour le Service d’Hachem mérite grâce à cela d’être sanctifié.
Afin de mériter cette volonté, il doit se renforcer dans la joie car c’est elle qui amène l’homme à vouloir se rapprocher d’Hachem. »

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-> Chaque jour [de Souccot], nous devons être joyeux, notre face doit rayonner de joie, car nous avons [réellement parlant] comme invités [Avraham, Its’hak, Yaakov, Moché, Aharon, Yossef et David], qui viennent résider avec nous.
[Chla haKadoch]

[chaque jour de Souccot l’invité principal vient avec les autres Ouchpizin, et ce en plus de la Présence Divine qui nous couvre d’amour de Ses ailes!].

L’étrog représente le coeur, le loulav la colonne vertébrale, les hadassim les yeux, et la arava la bouche.

En secouant le loulav et l’étrog, c’est similaire à essayer de réveiller quelqu’un [de sa torpeur spirituelle].
C’est pourquoi à Shabbath, nous ne prenons pas les 4 espèces, car Shabbath, lui-même, a le pouvoir de nous réveiller.

[‘Hidouché haRim]

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-> « Tous mes membres diront: Hachem, qui est comme toi? » (Téhilim 35,10)

Les 4 espèces représentent les 4 parties les plus importantes du corps : la colonne vertébrale, la bouche, les yeux et le cœur.
Ces parties sont équivalentes à l’ensemble du corps, ainsi lorsque nous tenons les 4 espèces, c’est comme si tous les membres louent Hachem.
[midrach rabba 30,14]

-> « Et vous prendrez pour vous même le 1er our [les 4 espèces] » (Emor 23,40)
Le verset dit littéralement : « la’hem » (pour vous). Puisque les 4 espèces représentent les parties vitales du corps, [lorsqu’on les agite] c’est comme si on prenait notre propre corps [l’agitant] tout en louanges pour Hachem.
[Yeffé Toar]

-> Le Shévet Moussar explique qu’un étrog et un loulav trop secs ne sont pas valables, car on doit être frais et vivant lorsque nous servons Hachem, et non pas apathique (la tête ailleurs).
D’ailleurs c’est une ségoula des 4 espèces : nous éveiller à servir Hachem avec plus de force et de vigueur, pendant toute l’année.

-> L’Etrog correspond au cœur, les hadassim aux yeux, les aravot à la bouche, et le loulav à la colonne vertébrale.
Ce sont les parties du corps humain avec lesquelles nous réalisons des mitsvot, ou bien des avérot.
Si un homme faute avec une certaine partie du corps, alors il peut l’expier en utilisant cette même partie du corps pour accomplir une mitsva.
En amenant les 4 espèces qui représentent les parties du corps, nous parvenons à expier nos fautes.
[Kad haKéma’h]

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-> Le midrach (Béréchit rabba 10,6) dit que chaque brin d’herbe a un esprit céleste qui le frappe et lui dit : « Grandis! »
Cependant, l’exception est pour les 4 espèces [de Souccot – arba minim], dont la croissance de ces 4 plantes se fait par une intervention directe de Hachem, sans aucun intermédiaire.
[Mégalé Amoukot]

-> Les juifs démontrent qu’ils ont été victorieux dans le jugement en tenant les 4 espèces, car ces pantes ne grandissent pas par le résultat de l’intervention d’un ange, mais directement par Hachem.
De même que l’existence des 4 espèces se fait directement par Hachem, de même l’existence des juifs se fait directement par Hachem.
[Bné Yissa’har]

-> Les 4 espèces font allusion aux 4 tsadikim qui soutiennent le chariot Divin (la Merkava) : Avraham, Its’hak, Yaakov et le roi David.
Par le mérite de ces tsadikim, Hachem s’assoit sur le Trône Divin (kissé hakavod), qui est le Trône de la miséricorde, et il a alors de la miséricorde pour les juifs afin de leur fournir une bonne année.
[Séder haYom]

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-> Après chaque balancement des 4 espèces, nous devons les ramener proches de notre cœur afin de témoigner de notre kavana. Nous devons amener vers notre cœur, l’Unicité du Nom Divin [selon le Recanati, chacune des espèces est une des 4 lettres du Nom Divin], et nous devons servir Hachem de tous notre cœur.
[Yessod Yossef]

-> Le Torat Avot dit que notre travail principal durant les Yamim Noraïm est de couronner Hachem comme Roi sur chacun des membres de son corps.
C’est le même travail que nécessite Souccot. Cependant pendant les Yamim Noraïm nous couronnons Hachem par la crainte, tandis qu’à Souccot nous le couronnons par l’amour.
[nous devons bouger les 4 espèces par amour d’Hachem, l’Unique, dans toutes les directions]
[Nétivot Shalom]

Le rav Yaakov Schechter dit que le Loulav représente la colonne vertébrale, et il signifie servir Hachem par le biais de la crainte (nous le brandissons pour témoigner que nous sortons vainqueur du jugement des Yémé haDin, où nous servons D. principalement par la crainte).
L’Etrog représente le cœur, le fait de servir Hachem par la joie.
Ce sont 2 formes (crainte et amour) de servir Hachem, et nous les prenons donc dans nos 2 mains.
Cependant, à Souccot nous attachons le service Divin dans la crainte, avec celui de le servir par amour.
Les 2 sont mélangés car nous devons servir Hachem de tout notre être (les 4 espèces représentant tout notre corps, et la Soucca qui est une des rares mitsvot que l’on fait avec tout les membres de notre corps).
Ainsi, Souccot est un temps où l’on s’attache complétement à Hachem, avec chacune de nos facettes.

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-> La Pessikta déRav Kahana dit que les 4 espèces font allusion à : Daniel, ‘Hanania, Michaël et Azaria …
Lorsque nous accomplissons la mitsva des 4 espèces, nous devons se travailler à être prêt à sanctifier le Nom d’Hachem en tous endroits et à tout moment.
[Dévarim A’hérim]

Il y a une promesse que par le fait d’observer la mitsva de la Soucca, on peut être libéré et exempté de toute maladie et douleur.

[Tiférét Shlomo
– se basant sur les mots : « mitstaér patour min aSoucca – guémara Soucca 25]

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-> Le Zohar enseigne que lorsque Essav est venu attaquer Yaakov, Yaakov a fui dans une Soucca, car la Soucca nous protège de toute mauvaise chose.

-> « Il y aura comme une Soucca donnant, le long du jour, de l’ombre contre la chaleur, servant d’asile et de refuge contre l’orage et la pluie » (Yéchayahou 4,6)

Le rav Elimélé’h Biderman dit que d’après le sens simple, cela fait référence à la protection que nous fournira Hachem à l’époque du machia’h.
Mais c’est également une indication au fait que grâce à la mitsva de la Soucca, nous sommes protégés de toute forme d’inconfort et de dispute.

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-> Le Zéra Kodéch dit que la mitsva de la Soucca est propice pour avoir une longue vie.