"Sache que la confiance en D. ne dépend pas des mérites.
Même l’homme qui n’est pas vertueux mais qui a une forte confiance en Hachem est protégé par la force de cette confiance et Hachem lui manifeste Sa bonté."
[Gaon de Vilna]

Chacun doit avoir pitié de chacun

+ Chacun doit avoir pitié de chacun (A'haré Mot - par Rabbi David Pinto) :

-> Les Sages disent qu’on faisait manger le bouc pour Azazel avant de l’envoyer, et c’est surprenant! Pourquoi le faisait-on manger, alors qu’il va tout de suite être précipité du haut de la montagne et mourir?

Mais le mot séïr (bouc - שער) est formé des mêmes lettres que racha (méchant - רשע), pour nous dire que même si l’homme est méchant, Hachem ne désire pas sa mort.
C’est ce que dit le verset : "car Je ne désire pas la mort du mort, parole de Hachem D., mais qu’il se repente et qu’il vive" (Yé’hezkel 18,32). Les Sages ont expliqué (cf. guémara Bera'hot 18b) : Qui est intrinsèquement mort? Ce sont les méchants qui de leur vivant sont appelés morts.
Or Hachem sait que demain ils vont faire le mal, mais Il leur donne tout de même leur subsistance.
De la même façon, on trouve chez Yichmaël que les anges du service l’accusaient (midrach Béréchit rabba 53,14) : "Maître du monde, un homme qui plus tard tuera Tes enfants par la soif, tu lui fais trouver un puits?" Il leur a répondu : "Qu’est-il maintenant, un juste ou un méchant?" Ils ont dit : "Un juste".
Il leur a répondu: "Je ne juge l’homme qu’au moment concerné." Et Il lui a fait trouver de l’eau et du pain.

On apprend de là que tout homme doit avoir pitié de chacun d’Israël, même un méchant (racha), tant qu’il n’incite pas les autres à l’idolâtrie, parce que c’est le comportement de D., qui a pitié de toutes Ses créatures, même des méchants.
On ne doit pas dire : pourquoi donnerais-je de mes biens à Untel, que j’ai vu commettre une transgression, mais lui donner de ses biens, car l’homme doit imiter le comportement de D. : De même qu’Il est miséricordieux, sois toi aussi miséricordieux (guémara Shabbat 133b).
La Guemara (Bera'hot 7a) explique le verset : "Sa miséricorde est sur toutes Ses créatures" (Téhilim 145,9) : même sur les incroyants et les Saducéens.
Nos Sages (guémara Méguila 10b) ont également dit : Les anges du service ont voulu dire la chira, Hachem leur a dit : "Les œuvres de Mes mains [les égyptiens] se noient dans la mer, et vous dites la chira!"

"Voici quelle sera la règle imposée au lépreux " (Métsora 14,2)

Selon nos Sages, quiconque dit du lachon ara est frappé de lèpre (guémara Arakhin 15b).

=> Comment comprendre que nous constatons que beaucoup de gens disent du lachon ara et sont pourtant en parfaite santé.

Le Baal haAkéda répond : il faut savoir que la lèpre mentionnée dans la Torah peut toucher soit le corps, soit l’âme. Si elle n’atteint pas le corps, c’est l’âme qu’elle frappera.
Or la lèpre de l’âme est plus grave que celle du corps.
En effet, il est rapporté dans le Zohar que dans le palais de D., il y a un endroit spécifique appelé "plaies de lèpre" et où les âmes des médisants sont punies.

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+ Il restera isolé, en dehors du camp est sa place" (Tazria 13,46)

-> "Quatre personnes sont considérées comme mortes, le pauvre, le lépreux, l’aveugle et celui qui n’a pas d’enfant." (guémara Nedarim 64b)

Rabbi David Pinto (la voie à suivre n°774) commente :
"L’explication en est que la Présence Divine a quitté le lépreux et qu’il est complètement séparé de Hachem, Qui est la source de vie. Hachem l’a éloigné implacablement, ainsi qu’il est écrit : "Il restera isolé, en dehors du camp est sa place" (Tazria 13, 46).
Et le message de D. à ce lépreux est : "Je ne tiens pas à toi!"
Il s’ensuit qu’il est considéré comme mort, peu importe ce qu’il possède ou non.
Nous voyons de là la gravité de la faute du lachon ara, qui a l’air d’une petite chose, mais dont les résultats engendrent des catastrophes.
[...]
Le ‘Hafets ‘Haïm cite ce que dit le Zohar (paracha Pékoudé) : de cet esprit mauvais dépendent plusieurs forces qui éveillent d’autres accusateurs, dont le rôle est de s’attacher à une parole mauvaise ou sale [lachon ara] que l’homme a fait sortir de sa bouche.
Lorsque ensuite il dit des paroles de sainteté, malheur à lui et malheur à sa vie, malheur à lui en ce monde et malheur à lui dans le monde à venir.
En effet, ces esprits d’impureté s’emparent des paroles impures, et quand l’homme prononce ensuite des paroles de sainteté, ils s’attachent à elles et les rendent impures aussi, si bien qu’elles ne sont d’aucun mérite pour leur auteur, et pour ainsi dire la sainteté se trouve affaiblie.
[...]
Les commentateurs disent également que la prière du lépreux ne s’élève pas non plus, car il se forme un écran qui le sépare de Hachem, et il ne s’adresse qu’à du bois et de la pierre. C’est comme une idolâtrie, et toutes ses prières vont aux forces de l’impureté, que D. nous en préserve."

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-> Rabbi Yossef Caro rapporte le midrach Béréchit suivant :
Au début, à l’époque du premier homme, le chat et la souris étaient associés. Un jour, un désir de confrontation envers le chat a monté dans le cœur de la souris, et elle a dit à l’homme : "Donne-moi la permission de tuer le chat, qui est un voleur".
L’homme lui a répondu : "Comme tu as dit du lachon ara, tu deviendras sa nourriture".
Immédiatement, le chat s’est jeté sur la souris et l’a tuée.
Quand les enfants de la souris ont vu cela, ils se sont enfuis dans les fentes des rochers et les trous de la terre.

Rabbi Yossef Caro commente : Nous apprenons de ce midrach la gravité du châtiment de celui qui dit du lachon ara, puisque la souris a dit la vérité, et pourtant elle a reçu un châtiment qui s’étend à toutes ses générations : être poursuivie par le chat, parce qu’elle avait dit du lachon ara sur lui.

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-> "Qu'il soit aussi difficile à tes yeux de faire sortir un mot de la bouche qu'un dinar de la poche"
['Hovot haLévavot]

-> "Celui qui désire la vie doit garder sa langue du mal, car elle est le cadeau le plus merveilleux qui a été donné à l’homme par son Créateur, et il doit veiller à ce qui sort de sa bouche avec la plus grande attention et la garder de paroles interdites."
[‘Hafets ‘Haïm]

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-> Rabbi David Pinto (la voie à suivre n°670) enseigne :
"L'exil vient en punition de la médisance ...
On trouve une allusion au lien entre exil et médisance dans les mots mêmes. En effet, les 2 dernières lettres de "lachon ara" sont Noun et ‘Ayin, celles là mêmes qui composent le mot hébreu "na" (נע) qui signifie "errer".

J’ai une fois découvert le lien de causalité qui existe entre la calomnie et l’exil : c’est une "mesure pour mesure". En effet, en calomniant son prochain on cherche à le dénigrer aux yeux des gens afin que ceux-ci le déconsidèrent et ne lui fassent plus confiance.
En décrétant la fuite et l’errance pour le médisant, D. fait que ce dernier se trouve toujours en situation d’étranger. Par conséquent on ne lui fera pas confiance, on ne prêtera pas attention à ses paroles et il s’en trouvera dénigré."

->Dans son livre "Pa’had David" (Yitro), Rabbi David Pinto a objecté à la guémara (Shabbat 31a) selon laquelle au moment du jugement de tout homme, on lui demande : "As-tu espéré la délivrance?" que de 2 choses l’une : si l’on pose la question aux tsadikim, ils ont évidemment espéré, la question n’a pas de raison d’être ; et si elle s’adresse aux réchaïm, ils ne savent pas ce que c’est que la délivrance ni qui est le machia’h pour l’espérer, par conséquent dans tous les cas, il semble que D. n’ait rien à demander!

Rabbi David Pinto répond que la question s’adresse à ceux qui certes, savent ce que c’est que la délivrance et qui est le machia’h, mais qui par ailleurs sont ceux qui retardent la délivrance.
Ce sont ceux qui disent du lachon ara et sont habités de la haine gratuite qui chassent la Présence Divine (chékhina), et à plus forte raison retardent son habitation parmi nous.
A eux, on demande : "Si vous savez ce que c’est que la délivrance, comment se fait-il qu’à cause de vos intérêts personnels vous l’ayez retardée, vous empêchant ainsi vous-mêmes de l’espérer comme il convient?"

Lachon ara : s’élever en rabaissant autrui

+ Le Lachon ara : s'élever en rabaissant autrui (par le Sifté 'Haïm) [Métsora]

-> Le Maguid qui s’est révélé à notre maître rabbi Yossef Caro lui a dit : "Celui qui dit du lachon ara sur autrui, on lui enlève ses mérites et on les donne à la personne dont il a parlé, et c’est absolument vrai. Si les hommes savaient cela, ils se réjouiraient en entendant qu’on dit du lachon ara sur eux, comme si on leur faisait un cadeau d’argent et d’or."

Il faut comprendre la signification de ce châtiment. Quelle justice y a-t-il dans le fait que les mérites de celui qui parle passent à celui dont il parle? Nous ne trouvons pas à propos des autres fautes qu’à cause de la faute, d’autres mérites soient perdus.
Quelle est donc la raison de ce châtiment spécial de la faute du lachon ara?

Le rav Dessler a expliqué que l’attirance que l’on éprouve à dire du lachon ara vient d’un défaut qui existe en l’homme, à savoir sa tendance à se mesurer non pas selon sa valeur intrinsèque réelle, mais en se comparant aux autres.
Quand on se trouve en compagnie, on évalue les mouvements, les paroles et l’habillement en se demandant comment l’autre va y réagir. Comment est-ce que je vais lui apparaître, qu’est-ce qui ne va pas lui plaire?
C’est un sentiment qui appauvrit les mouvements de l’homme, consciemment ou inconsciemment.
Cette dépendance provient d’une attitude erronée. En effet, on estime qu’une qualité n’est à considérer comme telle que lorsque l’autre la reconnaît, si bien que celui qu’on méprise devient méprisable.
A cause de ce sentiment erroné, l’homme risque de prendre plaisir aux compliments dont on l’abreuve, alors qu’il sait au fond de lui même qu’il ne possède pas les qualités dont il est question. Ce critère est faux!

A partir de là se développe le goût de dire du lachon ara.
En racontant ce que l’autre a fait de mal, celui qui parle met en valeur sa propre supériorité par rapport à lui, puisqu’aucun homme ne parle d’un défaut qui existe également chez lui.
Quand il raconte, c’est comme s’il disait : "Voici le défaut qui s’attache à Untel, alors que moi j’en suis exempt".
Celui qui dit du lachon ara veut s’élever, se mettre en valeur, non au moyen de ses propres qualités, mais en rabaissant l’autre.
Même si ce n’est pas dit explicitement, cela existe dans l’inconscient. On tire de l’honneur de la honte de l’autre!

Comme le but du locuteur était de se construire en détruisant l’autre, de s’élever sur les ruines de l’autre, il est puni par un châtiment mesure pour mesure : C’est l’autre qui sera construit à ses frais!
Ses mérites passeront à celui dont il a dit du lachon ara, et le passif de l’autre passera à celui qui a parlé. Ainsi, il sera racheté de ses fautes en étant puni mesure pour mesure.
Ce qu’il voulait faire à autrui, c’est à lui qu’on l’a fait.

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+ "On le mènera au Cohen, et le Cohen sortira" (Métsora 14,2-3)

=> Si le Cohen sort vers le lépreux à l’extérieur du camp, que signifie donc "on le mènera au Cohen"?

Le Ktav Sofer répond :
On sait que celui qui dit du mal de son prochain lui donne toute sa Torah et ses mitsvot.
C’est ce qui se trouve ici en allusion dans le verset : "Ceci sera la loi (Torah) du lépreux", c’est la fin de la Torah du lépreux, qui a dit du lachon ara, "on le mènera au Cohen" = on amènera cette Torah au mérite du Cohen, à savoir du tsadik dont il a dit du mal.
En effet, de façon générale, on dit du lachon ara sur les tsadikim. Ceux qui dirigent la génération sont appelés du nom de "Cohen".

"Tel est le rite relatif à l’holocauste, à l’oblation, à l’expiatoire et au délictif, à l’offrande inaugurale et au sacrifice rémunératoire" (Tsav 7,37)

=> Dans ce verset, les premiers sacrifices sont évoqués au singulier [en hébreu], alors que les é derniers le sont au pluriel. Pourquoi cette différence?

Rabbi Yossef Caro (Ohr Tsadik) explique que Hachem ne désire pas que Ses enfants fautent, aussi la Torah mentionne-t-elle au singulier les sacrifices apportés pour obtenir l’expiation d’un péché, laissant entendre le souhait qu’ils soient inexistants ou le moins nombreux possible.
Par contre, l’offrande inaugurale et le sacrifice rémunératoire figurent au pluriel, afin d’exprimer le vœu que ces sacrifices, apportés pour procurer de la satisfaction à Hachem et se plier à Sa volonté, soient le plus nombreux possible.

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-> "Tel est le rite relatif à l’holocauste (Ola - עֹלָה), à l’oblation (min'ha - מִּנְחָה), à l’expiatoire ('hatat - חַטָּאת) et au délictif (acham - אָשָׁם)" (Tsav 7,37)

-> Le ‘Hida (‘Homat Anakh) souligne que les initiales en hébreu des noms de ces sacrifices sont les mêmes que celles des mots avone (faute), mach’hit (ruine), ‘héma (courroux) et af (colère), allusion au fait que les sacrifices annulent ces forces malfaisantes.

-> Ceci explique également ce qu’écrit le Tour (Ora’h ‘Haïm, 237) : la raison pour laquelle nous disons "véhou ra’houm" dans la prière d’Arvit et non dans celles de Cha’harit et de Min’ha est que, pour ces dernières, on apportait un sacrifice perpétuel pour l’expiation des fautes du peuple juif, si bien que, comme le soulignent nos Sages, il n’arrivait pas qu’un homme dorme à Jérusalem avec un péché en main.
Concernant la prière d’Arvit, elle n’était pas accompagnée par l’apport d’un sacrifice, aussi nos Maîtres ont-ils institué qu’on y récite "véhou ra’houm".
D’ailleurs, le verset commençant par "véhou ra’houm" énumère ensuite toutes les forces malfaisantes précitées : "Mais Lui, plein de miséricorde, pardonne les fautes (avone), pour ne pas consommer des ruines (yachrit) ; bien souvent, Il laisse Sa colère (apo) s’apaiser et n’a garde de déchaîner tout Son courroux (‘hamato)".
=> Du fait qu’à Arvit on n’apportait pas de sacrifice, on prie Hachem d’annuler ces forces malfaisantes.

-> Le premier verset du Shéma commence par un Chin (ש) et se termine par un Dalet (ד), ce qui forme le mot chèd (démon - שד), allusion au pouvoir de la récitation du Shéma de détruire les démons.
En ôtant ces 2 lettres des premiers (שמע) et dernier mots (אחד) du verset, il leur reste les lettres Mèm, Ayin, Aleph et ‘Hèt, initiales de : mach’hit, avone, af et ‘héma, allusion supplémentaire au fait que la récitation du Shéma nous permet, tout comme les sacrifices, d’annuler les forces malfaisantes.
[d'après le Séfer Ets ha'Haïm]

"Tout ustensile d’argile où il aura bouilli sera brisé" (Tsav 6,21)

-> Si un ustensile absorbe le goût d'un aliment non casher, il prend le même statut halakhique que l'aliment absorbé. Toutefois, s'il est possible extraire ce 'goût' interdit des parois de l'ustensile (ex: en métal), on pourra "cachériser" cet ustensile et son utilisation redeviendra permise.
Cependant, il est impossible d'extraire le 'goût' absorbé par un ustensile en argile ; par conséquent, il n'y a aucune façon de rendre son utilisation possible.
[même trempé dans un mikvé, il ne devient pas pur]

-> Le Kli Yakar explique que l’homme plongé dans la faute, tel l'ustensile d’argile qui absorbe en lui le goût de l’interdit, n’a aucune réparation possible et doit briser son cœur et ses habitudes de faute.
C’est seulement avec un cœur brisé qu’il pourra en arriver à la pureté et la perfection véritables.
Selon le rabbi de Kotzk, il n’y a rien de plus entier qu’un cœur brisé.

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+ "Tout ustensile en argile où y tomberait (quelque chose d'impur), tout ce qui sera à l'intérieur sera impur, et vous le briserez" (Chémini 11,33)

-> Rachi : Un récipient en argile ne devient impur que de son intérieur [et non de sa partie extérieure] (guémara ‘Houlin 25a).

=> Pourquoi en est-il ainsi?

Rabbi Mena'hem Mendel de Kotsk explique :
En fait, l'argile c'est de la terre. Et la terre n'a pas de valeur et d'importance intrinsèque.
Ainsi, toute la valeur d'un ustensile en argile n'est pas de par sa matière, mais uniquement de par sa fonction qui est de pouvoir contenir autre chose.
Or, un ustensile peut contenir dans son espace intérieur. C'est pourquoi, un ustensile en argile ne contracte l'impureté que dans son espace intérieur, car c'est là que réside toute la valeur d'un tel objet.
Il en est de même pour l'être humain, qu'Hachem a créé à partir de la terre. Un homme n'a d'importance que s'il a de l'intériorité. C'est ce qu'il a à l'intérieur de lui qui lui donne de la valeur.

"Et le jour où apparaîtra de la chair vive, l’individu sera impur" (Tazria 13,14)

-> Rachi commente : "Et le jour : le texte nous enseigne qu’il y a des jours où tu peux procéder à l’examen et d’autres où tu ne peux pas. De ce verset, nos Sages ont dit qu’on laisse au jeune marié les 7 jours qui suivent le festin [du mariage avant d’examiner s’il y a cas de lèpre] sur lui-même, son vêtement ou sa maison."

=> Néanmoins, comment comprendre qu’un jeune marié puisse être atteint de lèpre, alors que celle-ci sanctionne un péché et que, le jour du mariage, tous les péchés sont absous?

-> Le rav de Kaziglov explique que, après que Hachem a pardonné ses fautes au ‘hatan, il a le statut d’un tsadik. Dès lors, D. se montre extrêmement pointilleux à son égard, comme Il le fait envers les justes, si bien que de très légers manquements peuvent lui être reprochés. Ceux-ci peuvent le rendre passible de lèpre, mais il ne sera examiné qu’après les 7 jours suivant son mariage.

->Certains commentent que le jour du mariage les fautes des mariés sont pardonnées.
Mais à l'image de Yom Kippour, il ne s'agit que des fautes vis-à-vis d'Hachem, car pour celles vis-à-vis d'autrui nous devons leur demander pardon.

"Si tout (le corps) est devenu blanc, il est pur" (Tazria 13,13)

=> Comment comprendre que quand les tâches de Tsaraat (sorte de lèpre) blanches recouvrent une partie du corps, le lépreux est impur, mais quand elles recouvrent tout son corps, il est pur?

-> Le Chaaré Sim'ha dit qu'on peut le comprendre d'après l'allusion suivante :
Si quelqu'un a de mauvais comportements, mais qu'en parallèle, il a des qualités, cette personne est plus dangereuse que celui qui est complètement mauvais, et il faut encore plus s'en éloigner. En effet, celui qui a des qualités, les gens voient en lui un certain modèle sur certains points et risquent de se laisser influencer par lui et alors de capter aussi ses défauts. Pour éviter ce danger, il convient de s'en éloigner.
Mais celui qui est entièrement mauvais, les gens ne voient en lui aucun exemple et ne vont pas être influencer par lui. Il n'est donc pas autant nécessaire de l'écarter.
Ainsi, celui qui est complètement atteint de Tsaraat, allusion à celui qui est entièrement impur et mauvais, il est ''pur'', c'est-à-dire qu'on n'a pas tellement besoin de l'écarter et de l'éloigner, car tous savent qu'il n'y a rien à tirer de lui et sa mauvaise influence sera donc neutralisée.

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-> "Il se rasera, mais ne rasera pas la partie affectée" (Tazria 13,33)

Le Séfer Ha’Hinoukh voit dans cette mitsva la leçon de morale suivante :
"Cela vient nous insinuer qu’il faut supporter toute la peine ou tout le châtiment envoyé par Hachem sans protester. On ne doit pas croire qu’il y a une possibilité de les annuler et de les cacher aux autres, il faut seulement supplier D. de nous guérir."

Il doit crier "Impur, impur!" (Tazria 13,45)

-> Nos Sages (guémara Shabbat 67a) expliquent : "Le lépreux doit informer les autres de sa souffrance."
Rachi commente : "Il doit le faire lui-même."

=> Pourquoi le lépreux devait-il informer le public de son état, plus que les autres malades?

L’auteur du Midrach Yonathan nous éclaire en s’appuyant sur l’interprétation de Rachi du verset : "D. entendit la voix du jeune homme" = "Nous en déduisons que la prière du malade lui-même vaut mieux que celle d’autrui pour lui".

Le Zohar s’interroge : pourquoi le lépreux est-il appelé "enfermé"?
Il répond : parce que l’accès à sa prière est fermé dans le ciel.
[impact du lachon ara sur nos prières : http://todahm.com/2018/12/09/limportance-de-garder-sa-langue-4e-partie ]
C’est la raison pour laquelle il doit renseigner les gens sur son état, afin qu’ils prient en sa faveur. Quant aux personnes atteintes d’une autre maladie, il est préférable qu’elles prient elles-mêmes.

Que conseiller aux étudiants en Torah pour qu’ils réussissent dans leur étude?
=
Rabbi Méir Abou'hatsira (Baba Méïr, fils de Baba Salé) répond à cette question du rav Yéhouda Adès : "Qu’ils gardent leurs yeux et leurs bouches ; c’est le secret de la réussite."