Si nous comprenions les raisons des décrets Divins et si leur essence nous était révélée, cette connaissance neutraliserait nos épreuves dans la vie, et nous ne serions donc plus sujets à la récompense et au châtiment.

[rav ‘Haïm Friedlander]

[ainsi, si une chose nous apparaît comme mauvaise, c’est uniquement en apparence, et ce afin de permettre l’existence du libre arbitre.
Cependant, si on aurait la possibilité de tout comprendre et de tout pouvoir nous accorder, et bien nous ne pourrions pas faire mieux que ce que nous avons actuellement. Toute situation est pour mon bien ultime, puisque décrétée par mon papa Hachem.]

Unicité de chaque juif

+ Chaque juif a un apport unique à transmettre à l’Histoire juive :

-> « De même que 2 personnes n’ont pas le même visage … [ainsi] chaque individu a un devoir particulier de révéler Hachem »
[rav Eliyahou Dessler – Mikhtav méEliyahou]

-> « Non seulement chaque personne se voit assigner un rôle spécifique de révéler l’honneur d’Hachem [dans ce monde], mais elle doit également accomplir sa tâche particulière telle qu’elle a été déterminée par Hachem dans Sa suprême sagesse. »
[Ram’hal – Daat Tvounot – Siman 128]

[envier autrui, ne pas se satisfaire de notre situation/moyens/capacités …, c’est refuser d’accepter les outils que D. met à notre disposition afin de réaliser notre mission unique dans ce monde.]

« Rien ne peut s’opposer à la téchouva.
Même si quelqu’un a pu commettre toutes les fautes du monde, il pourra [toujours] faire téchouva sur chacune d’elles »

[Chla haKadoch – Roch Hachana – Dérékh ‘Haïm To’ha’hat Moussar 114]

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[Précisions :
-> une personne qui faute volontairement, pensant qu’elle pourra ensuite faire téchouva, il lui sera alors extrêmement difficile de le faire car ce qui l’a poussé à fauter est cette capacité à se faire pardonner.
-> remettre notre téchouva à plus tard, c’est jouer avec le feu, car qui sait combien de temps il nous reste à vivre, si le machia’h ne sera pas déjà arrivé (le repentir ne sera alors plus possible), si l’envie nous passe et qu’on oubliera de le faire avec autant de sincérité, …]

-> « [L’étude de la] Torah [a la capacité de nous] sauver … de souffrances qui sont aussi difficiles que la mort »

[Tikouné Zohar – Tikoun 22]

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-> Le Zohar (vol.I,27a) nous enseigne que nos difficultés dans l’étude de la Torah permettent d’expier nos fautes.

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-> « Heureux est celui qui fait des efforts dans la Torah »
[midrach Yalkout Chimoni Béréchit 2,20]

Selon nos Sages, si une personne fait des efforts afin d’étudier avec force la Torah, afin d’accomplir des actes de ‘hessed, alors on la dispensera de souffrances dans d’autres domaines de la vie.

[ainsi, non seulement nous gagnons une récompense éternelle et infinie, mais en plus les efforts que nous y investissons viennent remplacer des souffrances que nous devrions de toute façon avoir! ]

« Même une personne qui faute durant toute sa vie, elle peut quand même être considérée comme un tsadik, tant qu’elle n’abandonne jamais et qu’elle continue à se battre [pour vaincre son yétser ara]. »

[Séfer Ménou’ha véKédoucha – écrit par un élève du rav ‘Haïm de Volozhin]

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-> « Ton peuple : tous sont tsadikim » (Yéchayahou 60,21)

Le désespoir

+ Le désespoir – d’après rabbi Na’hman de Breslev :

1°/ Le mot : « oyvé’ha » (tes ennemis – איבך) est l’acronyme de : « il n’y a pas de [raison d’avoir du] désespoir dans le monde. Du tout! » (én yéouch baolam klal – אין יאוש בעולם כלל).

=> Quoiqu’il puisse se passer dans notre vie, nous n’avons absolument aucune raison de désespérer. En effet, en tant que juif nous avons papa Hachem en permanence à nos côtés, et rien ne peut nous arriver s’Il n’a pas émis un décret en ce sens!

Le yétser ara cherche à générer en nous une forme de désespoir, car un tel état d’esprit nous empêche de se rapprocher de D., et d’atteindre nos véritables objectifs dans la vie.

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2°/ Le terme : « yéouch » (désespoir – יאוש) a une valeur numérique de : 317.
Le mot : Eliézer (אליעזר), qui est la combinaison de : « kEli » (mon D. – אלי) et « ézer » (mon aide – עזר), a une guématria de : 318, ce qui est un de plus que le désespoir.

=> Lorsque l’on est dans un état où l’on arrive à désespérer de la vie, il faut s’élever d’un = c’est-à-dire ajouter en face de nous Un, se rattacher de l’Unique (notre papa Hachem).
En effet, tant que l’on est persuadé que : « D. est mon aide! » (Eliézer), qu’à chaque instant Il nous chouchoute et qu’Il ne nous abandonnera jamais, alors il n’y a pas de raison de désespérer de notre vie.

-> Le repos que nous ressentons pendant Shabbath, n’est pas uniquement un repos du travail en ce jour. Mais plutôt, il nous amène la capacité de se sentir calme et tranquille d’esprit durant tous les autres jours de la semaine.

[rav Eliyahou Méïr Bloch – Péniné Daat]

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-> « Le Shabbath n’a pas été donné uniquement aux juifs afin qu’ils réalisent une mitsva.
L’essence même du Shabbath est un cadeau : le cadeau de la tranquillité d’esprit. »
[Rav Shlomo Wolbe – Alei Chour]