Paracha vaye’hi

–         « Les yeux seront pétillants de vin, les dents toutes blanches de lait » (vaye’hi 49,12)

[Léka’h Tov] – Talmud Kétouvot 111b : « Rabbi Yo’hanan dit : celui qui révèle la blancheur de ses dents (par un sourire) à son ami est supérieur à celui qui lui offre du lait à boire, comme il est écrit : « les dents toutes blanches de lait ». Ne lis pas des « dents blanches » mais plutôt la « blancheur (l’éclat) des dents. »

Avot déRabbi Nathan 13,4 : « Accueille toute personne avec un visage lumineux. Comme cela ? Cela nous enseigne que même si un homme donnait à son prochain tous les bienfaits de la terre, mais avec une mine affligée, le verset considère qu’il ne lui a rien offert. En revanche, celui qui accueille son prochain avec un visage lumineux, bien qu’il ne lui ait rien donné, le verset considère qu’il lui a offert tous les présents du monde ».

Selon le Méïri, le devoir d’accueillir tout homme avec un visage lumineux reste de vigueur même lorsque l’on n’éprouve aucune affection particulière pour notre interlocuteur. De plus, même si sa conduite devait nous déplaire, même si sa manière de penser nous était étrangère, ou encore si sa compagnie devait ronger notre patience, il conviendrait malgré tout de l’accueillir avec bienveillance.

–         « Yossef partit ensevelir son père» (vaye’hi 50,7)

[Léka’h Tov] – Sota 13a : « Lorsqu’ils arrivèrent à la grotte de Ma’hpéla, Essav se manifesta et s’opposa à l’enterrement. Il leur dit : « … cette part est à moi ». Ses neveux lui répondirent : « tu l’as vendue à notre père ». Essav reprit : « si j’ai vendu ma double part d’aînesse, ai-je pour autant vendu la première part, qui me revient en ma qualité de simple frère ? » Ils rétorquèrent : « oui ! Comme il est écrit : « le sépulcre que j’ai acquis dans le pays de cana’an » (vaye’hi 50,5 – Rashi sur ce verset : Yaakov prit tout l’argent et l’or qu’il avait apporté de la maison de lavan, en fit un tas et dit à essav : « prends cela en échange de ta part dans le caveau – de ma’hpela »). Essav reprit : « montrez moi alors le contrat de vente ». Les frères lui répondirent : « il se trouve en Egypte. Qui ira donc le chercher ? Naftali qui est rapide comme la gazelle ».

Houchim, le fils de dan, se trouvait sur les lieux, et il était malentendant. Il demanda : « que se passe-t-il ? » On lui dit : « cet homme empêche l’enterrement jusqu’à ce que naftali revienne d’Egypte. » Houchim s’exclama alors : « et jusque-là, l’honneur de mon grand-père sera ainsi bafoué ! » Saisissant un bâton, il frappa essav vigoureusement sur le crâne (qui mourut sur le coup) ».

Le rav hayim Chmoulevitz (Qovets Si’hot 5731, p.165) demande pourquoi seul houchim eut-il à cœur de réagir pour l’honneur de son grand-père pendant que ses oncles patientaient sans protester ?

Il explique que ce texte constitue un exemple probant du phénomène d’accoutumance. Nous tolérons au final des choses auxquelles nous n’aurions jamais adhéré en temps normal. De même, les enfants de yaakov, au fil du débat contre leur oncle essav, ils pensent gagner du terrain et se persuadent que dans un instant encore, ils pourront enfin enterrer leur père. Mais après chaque nouvelle réplique, la discussion  reprend de plus belle. Sans qu’ils ne s’en aperçoivent, les pourparlers s’étendent en longueur et entre-temps, la dépouille de yaakov reste indignement négligée. Mais houchim du fait de sa surdité, perçut les informations d’une toute autre manière. N’ayant pas suivi le fil des délibérations, la situation se manifesta à lui soudainement, dans toute sa réalité : « l’honneur de mon grand-père est bafoué ! » Sans hésitation, il saisit aussitôt un bâton et met un terme à ce manège. Parce qu’il ne se laissa pas rattraper par l’accoutumance à la situation, il se préserva d’une patience malvenue et coupa court à une situation inacceptable.

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-> Rivka avait prophétisé : « Pourquoi devrai-je vous perdre ensemble le même jour » (Béréchit 27,45)

Cependant, il ne moururent pas le même jour, puisque la mort de Yaakov s’était produite 77 jours avant celle d’Essav.
La prophétie de Rivka concernait leur enterrement simultané.
La tête d’Essav fut enterrée près du caveau de Ma’hpéla, et son corps au mont Séir.
[…]

Les saints enterrés dans le caveau de Ma’hpéla ne sont pas considérés comme morts. Il est même interdit de dire qu’ils sont décédés.
Il sont comme de leur vivant, mais ils vivent au sein de la terre.
Même de nos jours, ils ne sont pas différents de ce qu’ils furent lors de leur décès. (Zohar – Térouma)
[…]

[D’après le Zohar,] lorsqu’un juif vertueux vient à mourir, son âme se dirige vers le caveau de Ma’hpéla. Les Patriarches le voient et se réjouissent de leur postérité.
[Méam Loez – Vayé’hi 50,13]

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