Paracha Térouma

– « Et voici le prélèvement que vous prendrez d’eux : de l’or (= Za’av), de l’argent (= Kessef) et du cuivre (= Né’hoshét) » (Térouma 25,3).

Rashi nous dit sur le passage « de l’or, de l’argent, du cuivre, … » : « Tous ont été offerts par don volontaire. Chacun selon ce que son cœur l’a porté à donner … ».

1°/ Pour le Béer Yitshak ce verset est un signe de la grande générosité des Bnei Israël. En général, on donne des petites sommes, et c’est seulement une fois que le cœur s’est véritablement ouvert qu’on donne de grosses sommes.
La Torah, nous fait l’éloge des Bnei Israël en disant qu’ils ont commencé par apporter les choses de grande valeur.

2°/ Le Hatam Sofer découvre au travers de ce verset une allusion aux jours de l’année.
– Le mot Za’av est constitué de 3 lettres : le zayin (= valeur numérique de 7 et qui représente le 7e jour, le Shabbath), le hé (= 5) et le bét (= 2)  – le 2e et 5e jours correspondent au lundi et au jeudi, jours où l’on lit la Torah).
– Dans le mot Kessef, il y a : le kaf (= yom Kippour), le same’h (= soukot) et le pé (= Pourim).
– Enfin, le mot Né’hoshét comprend : un noun (= nérot de Hanouka), un hé (= hodesh = les rosh hodesh, dont rosh hashana), un shin (= shavouot, shémini atséret et sim’hat Torah) et un tav (= taanit = les jeûnes).

3°/ Parmi les nombreux niveaux dans le don de la tsédaka, on peut en trouver 3 en allusion dans ce verset :
– celui que l’on fait lorsque l’on est en pleine santé et que l’on se sent parfaitement bien.
Les initiales du mot Za’av forment : Zé Hanoten Bari (= celui-ci donne en pleine santé).
– celui que fait l’homme lorsqu’il est malade et qu’il a besoin de la miséricorde de D.
Kessef = shéroé Sakana Potéa’h (= quand il voit le danger il ouvre la main).
– le don fait par un homme sérieusement malade, et qui en dernier recours en appel à la tsédaka.
Né’hoshét = tinat HoShéamar Tnou (= le don d’un malade qui a dit : donnez »).

Dans le même ordre d’idée, selon le Daat Zékenim, lorsque l’on donne la tsédaka alors qu’on est en bonne santé, c’est compté comme si on donnait de l’or. Si c’est parce qu’on est malade, c’est compté comme de l’argent … et si c’est après notre mort, c’est du cuivre.

En ce qui concerne le mot Za’av, le Ben Ich Haï apporte un très joli jeu de mot. Si on remplace chaque lettre du mot Za’av par la lettre qui suit, on obtient le mot ‘houg (zaïn devient het, hei devient vav, bet devient guimel), qui veut dire :  « cercle », faisant allusion à la roue de la fortune. En un seul instant, on peut perdre l’argent amassé pendant toute une vie de labeur. Rien n’est normal, acquis, remercions D. à chaque instant pour tous les bienfaits qu’Il nous octroie.

Le Ben Ich Haï fait également remarquer concernant  le mot Za’av, que les lettres sont placées en ordre décroissant (zaïn (7), hei (5) , bet (2)). Lorsque notre but principal est d’amasser des richesses, on n’en sort pas grandi, au contraire …

– « Tu feras des tentures de chèvres pour [servir] de tente sur le Sanctuaire (Michkan) » (Térouma 26,7).

-> Il fallait recouvrir les grandes richesses du Sanctuaire par de simples tentures en peau de chèvre.
Pourquoi cela?

On peut apprendre de ce verset la façon dont un juif doit se comporter avec les richesses que D. lui a donné.
Vis-à-vis de l’extérieur, l’homme doit s’efforcer de se conduire avec simplicité et modestie, pour ne pas éveiller la jalousie parmi ses voisins et connaissances.
De tout temps, les nations non juives, ont voulu marquer leur puissance par de belles constructions, et elle n’ont pas survécu. Le peuple juif n’a pas créé de grandes constructions extérieures, préférant la discrétion, le développement et la transmission des richesses intérieures.
=> Construisons et faisons vivre un beau Temple dans notre cœur pour D., au lieu d’investir vainement de l’énergie dans le paraître aux yeux d’autrui.

-> Rabbi Ména’hem Mendel de Prémichlan enseigne sur ce verset :
Il y a 2 sortes de tsadikim :
– celui qui va être le même à l’intérieur et à l’extérieur : rien qu’en le voyant, on sait que c’est un tsadik.
– mais il y a également celui dont les qualités sont cachées, et pour un observateur occasionnel, ce tsadik n’a rien de spécial, c’est comme une personne « ordinaire ».
Lequel des 2 est-il préférable?

Le verset déclare : « Tu feras des tentures de chèvres pour [servir] de Tente sur [recouvrant] le Michkan » = puisque nous avons tous un Michkan en nous, cela implique que nous devons recouvrir notre sainteté intérieure, nos grandeurs spirituelles internes.
[même si j’atteins de très hauts niveaux, je ne dois pas l’exposer aux yeux de tous, et au contraire faire preuve d’humilité (c’est grâce à D., et c’est pour ça que j’ai été créé), en recouvrant cela de rideaux ordinaires (« de poil de chèvre »).]

À propos kol26
rak kol26. Tous unique, tous unis!

2 Responses to Paracha Térouma

  1. Terouma says:

    Tous uniques et tous unis, ça va bien à Terouma !
    http://www.torah-box.com/chavoua-tov/terouma-5771,59.php

    • kol26 says:

      Merci à toute l’équipe de Torah box pour les initiatives nombreuses et de qualité, qui contribuent à nous faire découvrir et aimer toujours plus la Torah !!!

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