Paracha Kedochim

– « Chaque homme, sa mère et son père vous craindrez et vous observez Mes shabbaths, Je suis l’Eternel votre D. » (Kedochim 19,3)

1°/ Dans les 10 commandements on à : « Honore ton père et ta mère! »
Quelle est la différence entre le respect et l’honneur?
Rashi : « Qu’est-ce que la crainte? Il ne s’assoit pas à sa place, ni parler à sa place, ni contredire ses paroles. Qu’est-ce que l’honneur? Il doit leur donner à manger et à boire, les habiller et les chausser, les faire entrer et sortir ».
Pourquoi l’ordre des parents n’est pas le même?
Rashi : « Ici le verset a fait précéder la mère au père parce qu’il est révélé devant D. que le fils craint son père plus que sa mère; tandis que pour l’honneur à donner aux parents, le père est évoqué avant la mère, parce qu’il est révélé à D., que le fils honore sa mère plus que son père parce qu’elle l’encourage avec des paroles agréables ».
Pourquoi y-a-t-il une juxtaposition entre l’observance du sabbath et la crainte des parents?
Rashi : « Le verset juxtapose l’observance du shabbath à la crainte du père pour dire : bien que Je t’ai ordonné la crainte du père, si ton père te dit : « Profane le Shabbath », ne l’écoute pas. Il en est de même pour tous les autres commandements ».
La Torah dit :  « un homme doit craindre », afin d’enseigner qu’un homme doit obéir à ses parents en tout temps, tandis qu’une femme, après son mariage, doit respecter la volonté de son mari plutôt que celle de ses parents (cf. Rashi).

2°/ Le Hida dit à propos de ce verset : « tu veux honorer ton père et ta mère? Dis un nouveau commentaire de Torah le Shabath ».

–  « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, Je suis Hachem » (Kedochim 19,18)

1°/ Quel est le rapport entre le début et la fin de ce verset?
Rabbi Haïm Vital explique que lorsque 2 personnes s’aiment sincèrement, D. souhaite leur proximité et fait reposer sa présence entre eux.
On en trouve l’allusion dans le mot aava (« amour »), qui a la valeur numérique de 13. Ainsi, lorsqu’il y a un amour réciproque, il y a 2 fois aava (13), soit 26, qui est la valeur numérique du nom de D. : le Tétragramme.
2°/ Rashi, rapport sur ce passage : « Rabbi Akiva dit : « c’est un grand  principe de la Torah » [aimer son prochain comme soi-même].
On peut y rapprocher la réponse de Hillel à une personne lui demandant de lui enseigner toute la Torah le temps qu’elle se tienne « sur un pied » : « Ce que tu n’aimes pas, ne le fais pas à autrui« .
3°/ La valeur numérique du mot « comme toi-même » (« kamo’ha ») équivaut à 86, même valeur que le mot Elokim, nom divin sous son attribut de justice. A la fin du verset, il y a l’attribut de bonté (« Je suis Hachem »).
Le Hida explique que lorsqu’un juif parvint à aimer son prochain de tout son cœur, il transforme l’attribut divin de justice en clémence.
L’annulation de son « Moi » (Kamo’ha = comme toi-même = attribut de rigueur) pour autrui amène la bonté.

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